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            Étienne de Silhouette (1709-1767)

            La Découverte
            EAN : 9782707197610
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 224
            Format : 135 x 220 mm
            Étienne de Silhouette (1709-1767)
            Le ministre banni de l'histoire de France

            Collection : Cahiers libres
            Date de parution : 11/01/2018
            Si la postérité a boudé Étienne de Silhouette, la langue française a retenu son patronyme qui désigna d’abord un portrait dessiné de profil. Derrière cette esquisse monochrome, se cache pourtant un homme haut en couleur. Thierry Maugenest livre ici une biographie enlevée de ce ministre de Louis XV qui taxa la finance et la noblesse pour soulager les pauvres.
            Si la postérité a boudé Étienne de Silhouette, la langue française a retenu son patronyme, passé dans l’usage commun, qui désigna d’abord un portrait dessiné de profil. Derrière cette « silhouette » monochrome, se cache pourtant un homme haut en couleur.
            Grand voyageur, écrivain, espion, homme d’État, Étienne de Silhouette fut...
            Si la postérité a boudé Étienne de Silhouette, la langue française a retenu son patronyme, passé dans l’usage commun, qui désigna d’abord un portrait dessiné de profil. Derrière cette « silhouette » monochrome, se cache pourtant un homme haut en couleur.
            Grand voyageur, écrivain, espion, homme d’État, Étienne de Silhouette fut l’un des hommes les plus connus de son temps. Alors que rien ne le prédestinait à atteindre les sommets du pouvoir, ce brillant philosophe des Lumières, lecteur de Confucius, traducteur de Pope, protégé de madame de Pompadour, deviendra ministre des Finances de Louis XV.
            Nous sommes en 1759, trente ans avant la Révolution française. Tandis que le peuple, accablé sous les impôts, est en proie à la famine, la politique lancée par Étienne de Silhouette va ébranler Versailles. Aussitôt aux affaires, le nouvel homme fort de l’État n’hésite pas, en effet, à taxer très lourdement les privilégiés afin de soulager les indigents. On ne lui pardonnera jamais pareil affront. Ridiculisé, évincé, calomnié : rien ne sera épargné à celui qui réunit contre lui la noblesse, la finance et le parti dévot qui tentent de le bannir de l’histoire de France. Cette biographie enlevée, qui s’appuie sur de nombreux documents d’époque, redonne vie à ce personnage d’exception, et rend justice à son audacieuse politique égalitaire. 
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            EAN : 9782707197610
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 224
            Format : 135 x 220 mm
            La Découverte
            18.00 €
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            Ils en parlent

            À moins d'être un spécialiste du règne de Louis XV ou un fidèle lecteur de notre revue vous n'avez sûrement jamais entendu parler d'Étienne de Silhouette. (…)
            Fouillant les écrits de l'époque et de rares travaux à son sujet, [Thierry Maugenest] nous retrace le parcours de ce jeune ambitieux et idéaliste, sa détermination et ses ruses pour arriver au pouvoir, ses soutiens et ses ennemis, avant sa chute finale. Il finira petit seigneur dévot, proche de son peuple, ses ennemis s'assurant que tout ce qui est étriqué, éphémère ou approximatif soit considéré « à la Silhouette », ce qui donnera le nom commun que nous utilisons.
            Son héritage méritait mieux que cela : c'est fait.
            Alter Eco

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • eternel Posté le 11 Juillet 2018
              Livre facile d'accès et facile à lire. L'importance et l'oeuvre de cet homme sont en effet à découvrir, bien loin qu'il fût de ce que son nom nous inspire aujourd'hui. En cela remercions Thierry Maugenest. Cependant, si cette biographie le met en valeur, je trouve que l'auteur, voulant trop bien faire pour la mémoire de M. de Silhouette, le présente sous un aspect trop parfait. Cette icône étonnante et complexe du temps passé, maintenant ressuscitée, ne mériterait-elle pas une nouvelle biographie plus critique à son égard, afin de rendre l'homme plus humain?
            • mjaubrycoin Posté le 24 Janvier 2018
              Bravo aux Editions La Découverte qui permettent enfin au grand public de découvrir (sans jeu de mots!) une personnalité du Siècle des Lumières, vraiment hors du commun, Etienne de Silhouette, ministre méconnu de Louis XV, dont le patronyme n'est passé à la postérité que sous la forme d'un nom commun, qui s'est donné la lourde mission de redresser les finances du royaume en répartissant la charge fiscale sur tous les sujets, en luttant contre les excès du luxe et du gaspillage et en mettant en oeuvre l'attribution des pensions selon le mérite du destinataire. Philosophe érudit, traducteur de Confucius dès 1729 (ce qui n'était pas un mince exploit à une époque où la Chine restait "terra incognita"), Silhouette a toujours été révolté par les lourdes inégalités sociales qui réduisaient à la misère les paysans, qui étaient cependant les seuls producteurs véritables de la première richesse du pays, à savoir les vivres; Frappé par l'immense pauvreté qu'il découvrit dans les campagnes dès son enfance (il est né en 1709 période dénommée "le petit âge glaciaire" en raison du froid mordant qui a régné pendant plusieurs années, entrainant un cortège de famines et d'épidémies) , il veut , qu'à... Bravo aux Editions La Découverte qui permettent enfin au grand public de découvrir (sans jeu de mots!) une personnalité du Siècle des Lumières, vraiment hors du commun, Etienne de Silhouette, ministre méconnu de Louis XV, dont le patronyme n'est passé à la postérité que sous la forme d'un nom commun, qui s'est donné la lourde mission de redresser les finances du royaume en répartissant la charge fiscale sur tous les sujets, en luttant contre les excès du luxe et du gaspillage et en mettant en oeuvre l'attribution des pensions selon le mérite du destinataire. Philosophe érudit, traducteur de Confucius dès 1729 (ce qui n'était pas un mince exploit à une époque où la Chine restait "terra incognita"), Silhouette a toujours été révolté par les lourdes inégalités sociales qui réduisaient à la misère les paysans, qui étaient cependant les seuls producteurs véritables de la première richesse du pays, à savoir les vivres; Frappé par l'immense pauvreté qu'il découvrit dans les campagnes dès son enfance (il est né en 1709 période dénommée "le petit âge glaciaire" en raison du froid mordant qui a régné pendant plusieurs années, entrainant un cortège de famines et d'épidémies) , il veut , qu'à défaut d'une égalité impossible à atteindre, chacun puisse enfin vivre dignement du fruit de son travail sans crouler sous des impôts plus injustes les uns que les autres. Précédent de trois siècles un ancien Président de la République qui s'était illustré par une formule choc (peu mise en application par ailleurs), il a réellement déclaré la guerre à la finance représentée au 18ème siècle par la redoutable caste des fermiers généraux chargés de collecter les impôts et prélevant au passage pour leur propre bourse, une part non négligeable de cette manne extorquée aux miséreux. Silhouette ne tarda pas à réunir sur sa personne l'hostilité de toutes les classes sociales dominantes, y compris le clergé qui pratiquait déjà fort peu les préceptes évangéliques de partage et d'aide au prochain.. L'ironie la plus féroce fut employée pour le tourner en ridicule (cette tare dont on ne peut jamais se défaire) et le pousser à la chute. Si les réformes de cet esprit avant-gardiste avaient pu voir le jour, la face de l'histoire de France aurait probablement été changée et ce qui apparait certain c'est que la Révolution Française n'aurait probablement pas été illustrée par le cortège sanglant d'exécutions et d'exactions en tout genres, liées à une volonté de revanche face au mépris des puissants. Silhouette n'a laissé que peu de traces historiques et ceux qui peuvent se vanter de connaître (un peu) le 18ème siècle (je me flatte modestement de faire partie de cette catégorie) n'en avaient, pour la plupart, jamais entendu parler. Merci donc à Thierry Maugenest d'avoir travaillé sur la biographie de ce grand homme, austère et pudique, animé d'un foi profonde, qui n'eut que le tort de naître dans un pays où les privilèges sont tellement enracinés que ceux qui cherchent à les combattre, ont bien du souci à se faire...
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            • Brize Posté le 24 Janvier 2018
              Avant de devenir un nom commun, silhouette fut le nom d’un homme qui occupa le poste de ministre des finances en 1759. Il entreprit de lancer des réformes qui visaient avant tout à soulager le peuple du poids intolérable des impôts pesant sur lui, en taxant ceux qui détenaient les biens. Malheureusement, l’opposition de la noblesse ne fut pas le seul obstacle qu’Etienne de Silhouette rencontra. La guerre en cours engloutissait en effet dans la foulée les recettes engrangées. Le ministre finit par être démis de ses fonctions, banni des affaires publiques et, à plus long terme, de la postérité. L’ouvrage de Thierry Maugenest exhume ainsi une figure de notre histoire qu’il est dommage d’avoir occultée. Il nous rappelle au passage que la monarchie française, si elle avait été plus avisée en écoutant ce type de conseiller, aurait pu s’amender et se pérenniser, au lieu de foncer droit dans le mur. Il évoque aussi des éléments capitaux de toute la première partie du 18ème siècle : la mini-période glaciaire de 1709, année de naissance d’Etienne de Silhouette, et les nombreux hivers rigoureux qu’a connus sa génération, avec pour corollaires des récoltes compromises et la famine parmi le peuple ; la désastreuse... Avant de devenir un nom commun, silhouette fut le nom d’un homme qui occupa le poste de ministre des finances en 1759. Il entreprit de lancer des réformes qui visaient avant tout à soulager le peuple du poids intolérable des impôts pesant sur lui, en taxant ceux qui détenaient les biens. Malheureusement, l’opposition de la noblesse ne fut pas le seul obstacle qu’Etienne de Silhouette rencontra. La guerre en cours engloutissait en effet dans la foulée les recettes engrangées. Le ministre finit par être démis de ses fonctions, banni des affaires publiques et, à plus long terme, de la postérité. L’ouvrage de Thierry Maugenest exhume ainsi une figure de notre histoire qu’il est dommage d’avoir occultée. Il nous rappelle au passage que la monarchie française, si elle avait été plus avisée en écoutant ce type de conseiller, aurait pu s’amender et se pérenniser, au lieu de foncer droit dans le mur. Il évoque aussi des éléments capitaux de toute la première partie du 18ème siècle : la mini-période glaciaire de 1709, année de naissance d’Etienne de Silhouette, et les nombreux hivers rigoureux qu’a connus sa génération, avec pour corollaires des récoltes compromises et la famine parmi le peuple ; la désastreuse guerre dite de sept ans, qui mena la France à la débâcle en ruinant ses prétentions aux conquêtes extérieures, tandis que l’Angleterre affirmait la puissance de son empire (en Amérique du Nord et en Inde en particulier). Tous ces éléments enrichissent et éclairent cet essai biographique qui a le mérite, en quelques deux cents pages, d’aller à l’essentiel. L’auteur s’intéresse d’abord aux années d’apprentissage d’Etienne de Silhouette. On y découvre un jeune homme qu’on qualifierait maintenant de surdoué. Etudes classiques menées brillamment et tambour battant, complétées par le fameux « Grand Tour » européen. Celui-ci lui permet d’engranger des tonnes d’observations diverses, sur l’art, l’économie et la politique des pays visités, lesquelles feront l’objet d’une publication sous forme d’essai en quatre volumes. C’est aussi l’occasion pour le jeune homme de nouer des relations utiles pour sa carrière à venir. Convaincu que le bien commun doit être le souci de tout gouvernement, Silhouette a rapidement idée de la manière dont il conviendrait de procéder pour rétablir en France la confiance que le peuple perd en son roi. Mais il sait aussi que, parce qu’il est issu de la petite noblesse, il doit se faire un nom s’il veut espérer un jour parvenir au pouvoir, pour y mettre ses idées en application. Ses écrits lui permettre de se distinguer comme lettré, apprécié des esprits de son temps et il n’hésite pas à faire parler de lui en suscitant la controverse. Etienne de Silhouette aura cinquante ans lorsqu’il sera nommé ministre des finances. L’auteur survole rapidement (et c’est très bien car cela évite d’alourdir le propos, ce que n’aurait pas manqué de faire une biographie exhaustive) les fonctions qu’il occupe jusque-là. Il souligne cependant qu’il a passé de nombreuses années en Angleterre, dans une banque puis à l’ambassade. Ses rapports réguliers à Versailles, concernant en particulier les forces militaires sur place, sont très appréciés. On regrettera, comme l’auteur, que Silhouette ne se soit jamais dévoilé personnellement, dans ses écrits ou dans des lettres. L’image qu’il donne, y compris dans sa jeunesse, est celle d’un personnage foncièrement droit mais qui paraissait fort austère. Il sera marié à une épouse de 14 ans plus jeune que lui, décédée à quarante-deux ans sans qu’ils aient eu d’enfants. Evincé de son poste de ministre, Etienne de Silhouette sera ensuite l’objet d’une cabale qui mêlera dénigrement et art de tourner en ridicule, comme l’époque savait si bien le faire. De « l’habit à la silhouette », dépourvu de toute poche puisqu’on n’a plus d’argent à y mettre, à la silhouette tout court, le nom d’un homme est ainsi progressivement effacé de la mémoire collective. On ne peut que remercier Thierry Maugenest d’avoir voulu l’y réinscrire !
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