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Belfond
EAN : 9782714479488
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 134 x 190 mm

Je voudrais que la nuit me prenne

Collection : Belfond Pointillés
Date de parution : 16/08/2018
Prix Femina des lycéens 2018
« Leur mensonge préféré aux parents, ils viennent le soir vous dire au revoir, on est à moitié endormis et eux vous murmurent “Je serai toujours là, mon délice, mon ange de la joie douce, merveille de l’amour enchanté”, ils caressent votre front, que ça rentre bien dans votre tête.... « Leur mensonge préféré aux parents, ils viennent le soir vous dire au revoir, on est à moitié endormis et eux vous murmurent “Je serai toujours là, mon délice, mon ange de la joie douce, merveille de l’amour enchanté”, ils caressent votre front, que ça rentre bien dans votre tête. Ce doit être pour cela que ça fait si mal le jour où ce n’est plus vrai, où la main d’un père ou d’une mère ne se posera plus sur le front d’un enfant que l’on n’est plus depuis longtemps. Et si cela
arrive vraiment trop tôt, on est fauché net. On peut mourir et vivre longtemps. »

Loin du bruit du monde, Clémence grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie. Mais elle n’a pas la voix d’une petite fille et ses mots sont ceux d’un mystère cruel. Que s’est-il passé pour que l’innocence se borde ainsi de noir ?
Plongée vertigineuse et poétique dans l’univers de l’enfance, Je voudrais que la nuit me prenne raconte le danger du bonheur. Entre trouble et éclairs de joie, ce roman explore le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos plus proches.
Et la redoutable force du souvenir.

 
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EAN : 9782714479488
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 134 x 190 mm
Belfond

Ils en parlent


"Je voudrais que la nuit me prenne" est un roman qui raconte le danger du bonheur. Il explore le lien qui nous unit à nos proches, la force du souvenir et invite à plonger dans l'univers de l'enfance.
Ouest-France

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • AdrienMaxilaris Posté le 12 Février 2020
    Poétique et cru comme la vie souvent l’est, un bel éloge à la vie et à l’absence, profonde restée en nous, par ceux que nous aimions, aimons.
  • Mesmotssurlesleurs Posté le 20 Décembre 2019
    Clémence, petite fille qui grandit. Elle a quoi ? 8 ans à peine, peut-être. 8 + 16 à tout casser. Un tourbillon d'enfance au milieu de ce couple merveilleux. Mais peu à peu, les coins de la jolie photo jaunissent, se cornent, vieillissent. Il y a quelque chose n'est ce pas ? Dans la voix. Oui, je crois. Il y a quelque chose, quelque chose qui ne va pas. Et pourtant il est beau cet ombilicœur, ce cordon inaltérable qui les tisse. De la mère à la fille, de la femme au mari, de la fille aux parents, de l'homme à la femme, du père à l'enfant. Oui, elle est belle cette famille-là, douce et folle quelquefois. Oui, il est beau cet amour-là, doux et fort à la fois. Mais cette voix... quelque chose ne va pas. Je ferme tout juste ce livre. Je le pose à peine. A grand peine. Je laisse mes yeux se noyer, dans l'eau salée, l'eau de mère, de père. Mon cœur gonflé du triste, gorgé du beau, bat encore, trop fort. J'ai bu la tasse je crois. Pourtant, dès l'aube du roman, j'ai pris le temps. Je me suis mouillée la nuque. J'y suis entrée... Clémence, petite fille qui grandit. Elle a quoi ? 8 ans à peine, peut-être. 8 + 16 à tout casser. Un tourbillon d'enfance au milieu de ce couple merveilleux. Mais peu à peu, les coins de la jolie photo jaunissent, se cornent, vieillissent. Il y a quelque chose n'est ce pas ? Dans la voix. Oui, je crois. Il y a quelque chose, quelque chose qui ne va pas. Et pourtant il est beau cet ombilicœur, ce cordon inaltérable qui les tisse. De la mère à la fille, de la femme au mari, de la fille aux parents, de l'homme à la femme, du père à l'enfant. Oui, elle est belle cette famille-là, douce et folle quelquefois. Oui, il est beau cet amour-là, doux et fort à la fois. Mais cette voix... quelque chose ne va pas. Je ferme tout juste ce livre. Je le pose à peine. A grand peine. Je laisse mes yeux se noyer, dans l'eau salée, l'eau de mère, de père. Mon cœur gonflé du triste, gorgé du beau, bat encore, trop fort. J'ai bu la tasse je crois. Pourtant, dès l'aube du roman, j'ai pris le temps. Je me suis mouillée la nuque. J'y suis entrée doucement. Parce que vous savez, si on ne se méfie pas, 206 pages, ça s'engloutit. Un claquement de doigts et tout est lu. Mais pas avec Isabelle Desesquelles. Non, avec ses mots à elle, on s'attarde, on relit, on s'imprègne, on écoute. Tout doux. Prend le temps, lecteur. Regarde-les, effleure-les, prends-en soin. Des phrases comme ça c'est fragile, ça ne se cueille pas, ce sont elles qui vous cueillent. Des edelweiss. Voilà ce qu'elle écrit. Des edelweiss. Accrochées aux pages. Alors, si vous y allez, tournez-les doucement. Ça prend du temps de regarder, de toucher avec les yeux. Ça prend du temps de s'attarder, de déguster. Ça prend, tout. Les yeux, l'esprit, le cœur. Et puis ça nous laisse, à genoux. Parce que devant la puissance du talent, on s'incline, évidemment. Et on attend. Que la nuit nous laisse, peut-être.
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  • Stelphique Posté le 5 Décembre 2019
    Ce que j’ai ressenti: ✨Je voudrais que le vœu ne soit pas malheureux…Et pour toujours. Clémence, c’est cette petite fille émerveillée par les beautés du jour et sensible aux étincelles de la nuit. Elle a cette capacité à nous conter les souvenirs de sa vie entre poésie et fantaisie. Elle a en elle, ce pouvoir de nous émouvoir au bord des larmes. Une sorte de tendresse qu’elle fait naître dans son néant. Pour jamais. Je voudrais que le voeu me prenne moi aussi. ✨Je voudrais que le jour lui donne… Encore un peu de lumière pour son Edelweiss. Qu’il éclaire encore son « ombilicoeur » et fasse éclore son « Passionnaliter » dans tous les dictionnaires du monde. Qu’il éblouisse encore les recoins de sa vie et éclater de paillettes toute la fantaisie de son innocence d’enfant. Qu’il traverse l’éternité. Pour jamais. Je voudrais que le jour me prenne moi aussi. ✨Je voudrais que le bonheur s’emmêle… Dans ses cheveux, dans ses yeux, dans ses désirs, dans les petits riens qui font tout. Qu’il lui remplisse encore plus ses bras de souvenirs, tous plus heureux, les uns que les autres. Qu’il pousse encore et encore, le bonheur, parce qu’on l’aura planté avec une belle graine,... Ce que j’ai ressenti: ✨Je voudrais que le vœu ne soit pas malheureux…Et pour toujours. Clémence, c’est cette petite fille émerveillée par les beautés du jour et sensible aux étincelles de la nuit. Elle a cette capacité à nous conter les souvenirs de sa vie entre poésie et fantaisie. Elle a en elle, ce pouvoir de nous émouvoir au bord des larmes. Une sorte de tendresse qu’elle fait naître dans son néant. Pour jamais. Je voudrais que le voeu me prenne moi aussi. ✨Je voudrais que le jour lui donne… Encore un peu de lumière pour son Edelweiss. Qu’il éclaire encore son « ombilicoeur » et fasse éclore son « Passionnaliter » dans tous les dictionnaires du monde. Qu’il éblouisse encore les recoins de sa vie et éclater de paillettes toute la fantaisie de son innocence d’enfant. Qu’il traverse l’éternité. Pour jamais. Je voudrais que le jour me prenne moi aussi. ✨Je voudrais que le bonheur s’emmêle… Dans ses cheveux, dans ses yeux, dans ses désirs, dans les petits riens qui font tout. Qu’il lui remplisse encore plus ses bras de souvenirs, tous plus heureux, les uns que les autres. Qu’il pousse encore et encore, le bonheur, parce qu’on l’aura planté avec une belle graine, et beaucoup d’attentions. Qu’il la porte jusqu’au rivage, ou rien n’est impossible. Pour jamais. Je voudrais que le bonheur me prenne moi aussi. ✨Je voudrais que l’amour l’inonde… Qu’il lui fasse pousser des nageoires ou une queue de sirène. Qu’il lui ouvre tellement grand les yeux, que son cœur se remplirait de passions qu’elle devine dans les gestes de Lise et Just ou dans les chants de sa maman folle. Que chaque partage resplendisse dans le creux de ses mains. Qu’il l’a guide dans toutes les vagues de l’enfance vers des plages paisibles. Pour jamais. Je voudrais que l’amour me prenne moi aussi. ✨Je voudrais que le ciel l’illumine… De mille feux. Qu’il lui montre un chemin d’étoiles pour revenir sur la plage. Qu’il éloigne les orages, et fasse ressortir toute la signification de la beauté de son prénom. Qu’il scintille de mille espoirs et implose en lueurs d’éternité. Qu’il fasse éclore tous les vœux que tous, ont accrochés candidement, dans le noir. Pour Jamais. Je voudrais que le ciel me prenne moi aussi. ✨Je voudrais que la littérature lui parle… Encore avec cette immense douceur. Qu’elle lui dise les mots qui apaisent et qu’elle s’amuse avec elle, sur des parterres d’expressions. Qu’elle l’inspire pour chercher toujours à aller plus loin, plus vite et plus confiante encore quand les silences lui viennent. Pour jamais. Je voudrais que la littérature me prenne moi aussi. ✨J’ai fait des vœux, en vain. Des vœux heureux à l’éternité. Parce qu’à attraper la mort, à la soustraire de nos vies, elle nous revient encore plus fort. Je voudrais que la nuit me prenne moi aussi, pour ne jamais avoir à vivre un tel drame. Je voudrais que la nuit s’éloigne maintenant. Pour ne voir plus que la vie. Je veux un edelweiss à mes doigts. Ma note Plaisir de Lecture 9/10
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  • michelangelo Posté le 11 Novembre 2019
    Aussi dense en émotion que court et acéré, ce roman touche à l’intime des relations père-mère-enfant. Clémence semble avoir arrêté de grandir à huit ans. C’est son récit pétri de mystère et de poésie enfantine que l’auteure nous invite à partager. Les parents forment un couple solaire, sans cesse à la recherche du plaisir et du bonheur partagé. La naissance de Clémence va consolider ces liens et c’est à trois qu’ils traversent l’existence, éclaboussés par un bonheur trop parfait. La fillette nous conte ce merveilleux voyage dans sa prime jeunesse avec des parents aimants. La veille des huit ans de Clémence, tout semble s’arrêter. Les nuages se sont subitement amoncelés. Le discours s’écrit au passé, Clémence semble restée plantée là sans jamais parvenir à grandir alors que les années passent. Les parents eux-mêmes sont comme anesthésiés et avoir perdu ce bonheur qui paraissait éternel. Des questions lourdes pointent. La joie se transforme en tristesse ou en désespoir, la vie se fige et prend des allures de mort, les parfums enivrants deviennent nauséabonds… Comme si le malheur avait frappé à la porte et qu’on l’ait laissé entrer. Isabelle Desesquelles utilise les périphrases, les ellipses, les esquives poétiques pour amener son propos qui vacille entre réminiscences... Aussi dense en émotion que court et acéré, ce roman touche à l’intime des relations père-mère-enfant. Clémence semble avoir arrêté de grandir à huit ans. C’est son récit pétri de mystère et de poésie enfantine que l’auteure nous invite à partager. Les parents forment un couple solaire, sans cesse à la recherche du plaisir et du bonheur partagé. La naissance de Clémence va consolider ces liens et c’est à trois qu’ils traversent l’existence, éclaboussés par un bonheur trop parfait. La fillette nous conte ce merveilleux voyage dans sa prime jeunesse avec des parents aimants. La veille des huit ans de Clémence, tout semble s’arrêter. Les nuages se sont subitement amoncelés. Le discours s’écrit au passé, Clémence semble restée plantée là sans jamais parvenir à grandir alors que les années passent. Les parents eux-mêmes sont comme anesthésiés et avoir perdu ce bonheur qui paraissait éternel. Des questions lourdes pointent. La joie se transforme en tristesse ou en désespoir, la vie se fige et prend des allures de mort, les parfums enivrants deviennent nauséabonds… Comme si le malheur avait frappé à la porte et qu’on l’ait laissé entrer. Isabelle Desesquelles utilise les périphrases, les ellipses, les esquives poétiques pour amener son propos qui vacille entre réminiscences joyeuses et souvenirs douloureux ou réflexions terribles ou simplement troubles. Jamais l’auteure ne tombe dans le pathétique ou le voyeurisme indécent. Elle nous révèle avec les mots d’une enfant la difficulté de surmonter une disparition brusque autant qu’insoutenable émotionnellement. Le charme et la finesse de Clémence va finir par amener ses parents vers une résilience non pas souhaitée mais bénéfique pour leur couple. En toute chose la vie doit continuer et l’on doit pouvoir faire le deuil de tout, même du pire. La force bouleversante des souvenirs ne doit pas empêcher le nécessaire regard qu’on doit porter à ceux qui restent et au futur qui se construit, quoi qu’il arrive. Ce roman a reçu le Prix Femina des lycéens. Il me semble logique que ce soient des jeunes qui aient récompensé un livre sur les liens familiaux. Il me semble également logique que la qualité d’écriture de Isabelle Desesquelles soit également récompensé par un beau prix littéraire. Michelangelo 11/11/2019
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  • Jenndrix Posté le 13 Septembre 2019
    Ce livre me cueille à l’âme. Il souffle et anime exactement ce qui me travaille depuis que je suis mère. Depuis que j’ai mis « au monde la mort », le sujet me pétrifie. Chaque nouveau pas vers le deuil a résonné en moi. Ajouter la responsabilité d’une vie sur terre c’est aussi risquer de la perdre et par là même condamner l’amour incommensurable. Submerger par une peine immense et impossible à confondre, ce père trouve des parades pour continuer à faire face. Vivre pour que sa fille ne soit pas totalement engloutie par l’oubli. Invoquer l’imaginaire pour refuser l’abîme et ne pas être soi-même, avaler par la nuit. Isabelle Desesquelles trouve toujours les mots pour conter les sujets sensibles avec élégance et justesse.
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