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Robert Laffont
EAN : 9782221218860
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 528
Format : 1 x 215 mm

La Débâcle

Date de parution : 22/08/2019

Du 10 juin 1940, quand le gouvernement s’enfuit de Paris, au 17, où Pétain annonce la demande d’armistice, huit jours qui ont défait la France.
« Le niveau d’essence dans le réservoir baissait dangereusement. Mme Perret se plaignait en permanence, se disputait avec Bernard qui voulait lui prendre la carte....

Du 10 juin 1940, quand le gouvernement s’enfuit de Paris, au 17, où Pétain annonce la demande d’armistice, huit jours qui ont défait la France.
« Le niveau d’essence dans le réservoir baissait dangereusement. Mme Perret se plaignait en permanence, se disputait avec Bernard qui voulait lui prendre la carte. À l’horizon en face de la colonne montaient de grandes lueurs orangées : un bombardement ? des dépôts de carburant en flammes ? Exténuée, sentant le mal au coeur revenir, gênée dans ses vêtements moites de transpiration, sa combinaison trop serrée, Jacqueline a fini par s’endormir, la tête sur l’épaule de la domestique et le chien sur ses genoux, bercée par les grincements d’essieux, les hennissements et le claquement des sabots, et un choeur de filles qui, quelque part derrière, chantaient du Tino Rossi… »
Jetés sur les routes de l’exode, une famille de grands bourgeois, un soldat, un avocat fasciste, une femme seule et beaucoup d’autres, dans une vaste chasse à courre à l’échelle d’un pays où nul ne sait encore qui sonnera l’hallali.
Avec La Débâcle, tout à la fois fresque au vitriol, road-trip hyperréaliste, chronique d’une débandade et récit initiatique, Romain Slocombe ajoute une pièce maîtresse à son grand roman noir national.

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EAN : 9782221218860
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 528
Format : 1 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Foufoubella Posté le 31 Juillet 2020
    J'ai rarement lu un roman qui portait aussi bien son titre. La débâcle, oui, vraiment (mais précisons-le bien, au niveau de son sujet pas de sa prose). Romain Slocombe nous entraîne sur les chemins de l'exode, du 10 au 17 juin 1940. Paris est sur le point d'être prise, la France ne va pas tarder à capituler et rendre les armes. Des bruits de couloir courent, vite, très vite, il faut fuir et tenter de rejoindre une France, si ce n'est libre, moins occupée par l'ennemi. Huit jours qui, s'ils ne changeront pas le cours de l'histoire, feront L Histoire, petite et grande, avec ces 100 000 tués sur les routes et les milliers d'orphelins qu'ils feront. Car si la guerre de 14 était avant tout une guerre de militaires, dans les tranchées, la guerre 39-45 a touché énormément de civils. Voilà donc, en ce printemps 1940, des familles entières qui battent le pavé, se mettant en route, en voiture, en train, ou tout simplement à pied. Elles pensent retrouver un peu de sérénité dans les campagnes, certains ne parviendront même pas au bout de la rue. Car le chemin est long, très long sur cette route de l'exode, et semé d'embûches.... J'ai rarement lu un roman qui portait aussi bien son titre. La débâcle, oui, vraiment (mais précisons-le bien, au niveau de son sujet pas de sa prose). Romain Slocombe nous entraîne sur les chemins de l'exode, du 10 au 17 juin 1940. Paris est sur le point d'être prise, la France ne va pas tarder à capituler et rendre les armes. Des bruits de couloir courent, vite, très vite, il faut fuir et tenter de rejoindre une France, si ce n'est libre, moins occupée par l'ennemi. Huit jours qui, s'ils ne changeront pas le cours de l'histoire, feront L Histoire, petite et grande, avec ces 100 000 tués sur les routes et les milliers d'orphelins qu'ils feront. Car si la guerre de 14 était avant tout une guerre de militaires, dans les tranchées, la guerre 39-45 a touché énormément de civils. Voilà donc, en ce printemps 1940, des familles entières qui battent le pavé, se mettant en route, en voiture, en train, ou tout simplement à pied. Elles pensent retrouver un peu de sérénité dans les campagnes, certains ne parviendront même pas au bout de la rue. Car le chemin est long, très long sur cette route de l'exode, et semé d'embûches. Romain Slocombe nous entraîne sur les pas de divers personnages, des anonymes parmi d'autres anonymes, des noms et des visages parmi d'autres noms et visages; d'univers différents ou semblables, fuyant pour des causes différentes mais ayant pour point commun la peur au ventre et la volonté de s'en sortir sans trop de dégâts. Nous rencontrerons la famille Perret, plus précisément la fille de la famille, qui loin d'être sotte comprend très vite que l'heure est grave. Cette famille des beaux quartiers parisiens qui bourre la grosse voiture de choses aussi inutiles que futiles, persuadée qu'elle arrivera chez belle-maman à temps pour souper, en ce 10 juin 1940... Nous ferons ensuite connaissance avec le frère de madame Perret, avocat de son état, pro-allemands, pas pressé de quitter la capitale avec son épouse, persuadé qu'il ne lui arrivera rien de bien grave à Paris. Il finira par partir, à tort, à raison ? Viendra le tour de Lucien, soldat, qui ne cherche qu'une chose, retrouver rapidement sa bien-aimée, Hortense, à moitié juive, laissée à Paris. Les amoureux parviendront-ils à se retrouver ? Sans oublier une kyrielle d'autres personnages, hauts en couleur, qui se croiseront en ces journées difficiles. Il s'agissait du premier roman que je lisais de l'auteur qui est apparemment un spécialiste de cette période. le roman est en tout cas très bien documenté, il n'y a qu'à voir la bibliographie en fin d'ouvrage. Historiquement, j'ai appris beaucoup de choses sur cette période trouble dont on n'apprend finalement pas grand chose à l'école. L'écriture est soignée et riche même si j'ai trouvé pour ma part certaines scènes inutiles, d'autres quelque peu grand-guignolesques. Par contre, elle regorge de détails saisissants, je m'y croyais. Oui, je me voyais, moi, au milieu de cette foule qui ne peut plus avancer, de ce monde qui crie, pleure, hurle, a peur et faim, qui craint l'attaque à tout moment; je sentais la sueur de toutes ces personnes qui n'avaient pas d'autre choix que de marcher la peur au ventre avec pour seul bagage l'espoir. En résumé, un roman que j'ai trouvé particulièrement percutant sur cette période historique mais qui n'est pas d'accès facile. Si j'ai globalement aimé ma lecture, je reste cependant sur le souvenir d'un roman fastidieux qui ne plaira pas à tout le monde au vu de sa prise en main compliquée et de sa complexité. Les nombreux détails dont nous abreuve l'auteur peuvent en rebuter plus d'un même si, de mon point de vue, l'exercice est réussi. Mais si on s'intéresse un tant soit peu à l'histoire, particulièrement la deuxième guerre mondiale, ce roman est tout simplement passionnant. Challenge pavés 2020
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  • mesechappeeslivresques Posté le 31 Juillet 2020
    Du 10 au 17 juin 1940, alors que l'armée française est en pleine déroute et que le gouvernement déserte Paris pour Bordeaux, Romain Slocombe nous emporte aux côtés de ces milliers de civils qui ont pris la fuite face à l'avancée des Allemands. C'est à travers les destins croisés de plusieurs protagonistes pris en étau dans les routes de France, que nous devenons le témoin impuissant de cette débâcle et des bombardements qui causèrent de nombreuses victimes. Le contexte historique est vraiment passionnant, l'immersion garantie. Je tire mon chapeau à l'auteur pour le remarquable travail de documentation qu'il a effectué, pour la qualité et la minutie de cette reconstitution. Mais parfois, ces détails trop abondants, notamment dans la première partie du roman, ont freiné ma lecture. Néanmoins, la plume demeure fluide et l'intrigue se révèle être très bien ficelée, nous tenant en haleine jusqu'au dénouement qui m'a beaucoup surprise. Les personnages principaux, quant à eux fictifs, sont attachants pour certains et plus détestables pour d'autres. Le changement de point de vue au fil des chapitres nous permet d'avoir une vision large de ces événements dramatiques et Romain Slocombe n'épargne pas le lecteur des scènes difficiles. Une fresque historique qui nous restitue avec un réalisme saisissant... Du 10 au 17 juin 1940, alors que l'armée française est en pleine déroute et que le gouvernement déserte Paris pour Bordeaux, Romain Slocombe nous emporte aux côtés de ces milliers de civils qui ont pris la fuite face à l'avancée des Allemands. C'est à travers les destins croisés de plusieurs protagonistes pris en étau dans les routes de France, que nous devenons le témoin impuissant de cette débâcle et des bombardements qui causèrent de nombreuses victimes. Le contexte historique est vraiment passionnant, l'immersion garantie. Je tire mon chapeau à l'auteur pour le remarquable travail de documentation qu'il a effectué, pour la qualité et la minutie de cette reconstitution. Mais parfois, ces détails trop abondants, notamment dans la première partie du roman, ont freiné ma lecture. Néanmoins, la plume demeure fluide et l'intrigue se révèle être très bien ficelée, nous tenant en haleine jusqu'au dénouement qui m'a beaucoup surprise. Les personnages principaux, quant à eux fictifs, sont attachants pour certains et plus détestables pour d'autres. Le changement de point de vue au fil des chapitres nous permet d'avoir une vision large de ces événements dramatiques et Romain Slocombe n'épargne pas le lecteur des scènes difficiles. Une fresque historique qui nous restitue avec un réalisme saisissant le chaos qui a précédé l'appel de Pétain pour l'armistice. Une lecture forte, captivante de ces jours sombres et tragiques qu'a connus la France en 1940.
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  • Zippo Posté le 15 Avril 2020
    Immersion totale dans l'un des moments les plus tragiques de notre histoire, la Débâcle. Les lecteurs assidus de Romain Slocombe connaissent son talent à nous faire voyager dans l'Histoire, notamment celle de l'Occupation. Nous partageons, dans ce roman, le sort de plusieurs Français qui prennent la route pour se réfugier, en juin 1940, au-delà de la Loire devant l'avancée des troupes allemandes. Ils viennent de Paris et l'un d'entre eux quitte son unité livrée à elle-même, en province, pour rejoindre sa compagne. Parmi ceux qui quittent Paris, il y a une famille aisée qui abandonne son luxueux logement du XVIème arrondissement, avec leurs enfants, dont une jeune fille qui, adolescente, découvre ses premiers émois. Il y a aussi un nationaliste qui, par haine de la République, de la démocratie souhaite la victoire de l'Allemagne nazie. C'est toute une humanité que l'auteur nous présente. Bonne ou mauvaise, altruiste ou égoïste. Ce récit a pour décor un cadre infernal : masses apeurées, épuisées, affamées tout au long des routes… Mitraillage de ces colonnes de civils par l'aviation ennemie. Sur les bords des routes, visions de chaos : cadavres d'hommes , de femmes et d'enfants, chevaux morts, véhicules en panne ou à cours d'essence… C'est un lecture poignante avec plusieurs personnages attachants. L'auteur,... Immersion totale dans l'un des moments les plus tragiques de notre histoire, la Débâcle. Les lecteurs assidus de Romain Slocombe connaissent son talent à nous faire voyager dans l'Histoire, notamment celle de l'Occupation. Nous partageons, dans ce roman, le sort de plusieurs Français qui prennent la route pour se réfugier, en juin 1940, au-delà de la Loire devant l'avancée des troupes allemandes. Ils viennent de Paris et l'un d'entre eux quitte son unité livrée à elle-même, en province, pour rejoindre sa compagne. Parmi ceux qui quittent Paris, il y a une famille aisée qui abandonne son luxueux logement du XVIème arrondissement, avec leurs enfants, dont une jeune fille qui, adolescente, découvre ses premiers émois. Il y a aussi un nationaliste qui, par haine de la République, de la démocratie souhaite la victoire de l'Allemagne nazie. C'est toute une humanité que l'auteur nous présente. Bonne ou mauvaise, altruiste ou égoïste. Ce récit a pour décor un cadre infernal : masses apeurées, épuisées, affamées tout au long des routes… Mitraillage de ces colonnes de civils par l'aviation ennemie. Sur les bords des routes, visions de chaos : cadavres d'hommes , de femmes et d'enfants, chevaux morts, véhicules en panne ou à cours d'essence… C'est un lecture poignante avec plusieurs personnages attachants. L'auteur, fin connaisseur de l'histoire de la Seconde guerre mondiale, ne cache rien de l'impréparation de la France à entrer dans ce conflit, alors que la propagande officielle ne cessait de clamer que l'armée française était la meilleure du monde...Certains généraux étaient de vieilles badernes totalement dépassés par les évènements. Romain Slocombe lève également le voile sur ces dirigeants d'entreprise qui n'ont pas digéré les avancées sociales issues du Front Populaire en 1936, et qui souhaitent un régime autoritaire pour "mater" les ouvriers. Les généraux, proches de la Cagoule et autres mouvements d'extrême droite, sont également évoqués. Eux aussi souhaitaient ardemment la chute de la République...et bien sûr, chez tous ces haineux un antisémitisme exacerbé. Du 10 au 17 juin 1940 : une semaine en enfer. C'est la période au cours de laquelle se déroule ce récit. Les lecteurs qui ont apprécié, entre autres, L'Affaire Léon Sadorski, L'Etoile jaune de Léon Sadorski, Sandorski et l'Ange du péché, Monsieur le Commandant, ne pourront qu'adorer ce livre. Merci et Bravo à Romain Slocombe.
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  • LettresCapitales Posté le 19 Février 2020
    Avec La débâcle (Ed. Robert Laffont), Romain Slocombe renoue avec le genre historique dédié à la Seconde guerre, mettant à cette occasion en valeur tout son art de restaurateur d’un tableau déjà fortement imprimé dans la mémoire collective française. Il faut reconnaître que les tons auxquels il fait appel sont d’une force chromatique impressionnante, souvent cruels et sans nuances. Le sujet s’y prête amplement, s’il fallait encore le préciser, comme d’ailleurs le montre tout aussi magistralement son contenu narratif. Rarement, des outils littéraires comme, par exemple, celui de l’énumération, ont été censés emporter avec une telle force le lecteur dans des couloirs d’un enfer que seuls les mots superlatifs sont capables de décrire et de construire dans une pareille accumulation. Mais comment faire sinon pour montrer avec réalisme et distance une telle souffrance ? Pour y répondre, nous donnons la parole à Romain Slocombe.
  • Christlbouquine Posté le 7 Janvier 2020
    Juin 1940, le gouvernement français quitte Paris. Cet abandon donne le signal d’un exode gigantesque qui jette les populations sur les routes. On retrouve dans ce roman, pêle-mêle, Jacqueline Perret embarquée avec ses parents, son frère et leur bonne dans la voiture familiale pour rejoindre la propriété des grands-parents ; Lucien Schraut, soldat déserteur qui veut rejoindre la femme qu’il aime ; Paul Guirlange, avocat fasciste accompagné de sa femme Marie-Louise ; Hortense Gutkind, la jeune femme dont Lucien est amoureux. Tous se retrouvent bloqués au milieu de ce vaste chaos où chacun cherche à sauver sa peau. Ce roman est puissant par sa force d’évocation. Les scènes apocalyptiques qu’il décrit lors des bombardements, les morts et les blessés qui jalonnent la route sont montrés dans toute leur cruauté et leur crudité. La psychologie des personnages auxquels l’auteur s’attache sont aussi extrêmement bien rendus avec leurs faiblesses, leurs petitesses, leur égoïsme et parfois leurs moments d’héroïsme. Un roman qui rend compte avec force de ce que dut être cette période complexe, sans rien cacher des comportements humains. L’auteur retrace par ailleurs avec beaucoup de détails passionnants la déroute des soldats, l’incompréhension générale et cette espèce de période où personne ne sait... Juin 1940, le gouvernement français quitte Paris. Cet abandon donne le signal d’un exode gigantesque qui jette les populations sur les routes. On retrouve dans ce roman, pêle-mêle, Jacqueline Perret embarquée avec ses parents, son frère et leur bonne dans la voiture familiale pour rejoindre la propriété des grands-parents ; Lucien Schraut, soldat déserteur qui veut rejoindre la femme qu’il aime ; Paul Guirlange, avocat fasciste accompagné de sa femme Marie-Louise ; Hortense Gutkind, la jeune femme dont Lucien est amoureux. Tous se retrouvent bloqués au milieu de ce vaste chaos où chacun cherche à sauver sa peau. Ce roman est puissant par sa force d’évocation. Les scènes apocalyptiques qu’il décrit lors des bombardements, les morts et les blessés qui jalonnent la route sont montrés dans toute leur cruauté et leur crudité. La psychologie des personnages auxquels l’auteur s’attache sont aussi extrêmement bien rendus avec leurs faiblesses, leurs petitesses, leur égoïsme et parfois leurs moments d’héroïsme. Un roman qui rend compte avec force de ce que dut être cette période complexe, sans rien cacher des comportements humains. L’auteur retrace par ailleurs avec beaucoup de détails passionnants la déroute des soldats, l’incompréhension générale et cette espèce de période où personne ne sait bien quoi faire au milieu de ce grand moment de déroute où rien ne semble maîtrisé. La documentation est précise donnant encore plus de relief et de réalité aux événements. C’est passionnant, on dévore ce roman page après page à la suite des personnages créés par Romain Slocombe jusqu’à l’annonce de la demande d’armistice annoncée par Pétain et à la perpétration de nouvelles atrocités, notamment le massacre des soldats sénégalais par les troupes d’invasion allemandes. Un magnifique travail de reconstitution et de mémoire.
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