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Robert Laffont
EAN : 9782221064573
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1664

Le Comte de Monte-Cristo

Collection : Bouquins
Date de parution : 07/10/1993

«Derrière moi, invisible, inconnu, irrité, il y avait Dieu, dont je n'étais que le mandataire et qui n'a pas voulu retenir la foudre que j'avais lancée. Oh ! j'adjure ce Dieu, aux pieds duquel depuis dix ans je me prosterne chaque jour, j'atteste ce Dieu que j'avais fait le sacrifice...

«Derrière moi, invisible, inconnu, irrité, il y avait Dieu, dont je n'étais que le mandataire et qui n'a pas voulu retenir la foudre que j'avais lancée. Oh ! j'adjure ce Dieu, aux pieds duquel depuis dix ans je me prosterne chaque jour, j'atteste ce Dieu que j'avais fait le sacrifice de ma vie, et avec ma vie celui des projets qui y étaient enchaînés. Mais, je le dis avec orgueil, [...], Dieu avait besoin de moi, et j'ai vécu. Examinez le passé, examinez le présent, tâchez de deviner l'avenir, et voyez si je ne suis pas l'instrument du Seigneur ; les plus affreux malheurs, les plus cruelles souffrances, l'abandon de tous ceux qui m'aimaient, la persécution de ceux qui ne me connaissaient pas, voilà la première partie de ma vie ; puis, tout à coup, après la captivité, la solitude, la misère, l'air, la liberté, une fortune si éclatante, si prestigieuse, si démesurée, que, à moins d'être aveugle, j'ai dû penser que Dieu me l'envoyait dans de grands desseins. Dès lors, cette fortune m'a semblé être un sacerdoce ; dès lors, plus une pensée en moi pour cette vie [...] ; pas une heure de calme, pas une : je me sentais poussé comme le nuage de feu passant dans le ciel pour aller brûler les villes maudites. [...] ; de bon, de confiant, d'oublieux que j'étais, je me suis fait vindicatif, dissimulé, méchant, ou plutôt impassible comme la sourde et aveugle fatalité. Alors, je me suis lancé dans la voie qui m'était ouverte, j'ai franchi l'espace, j'ai touché au but : malheur à ceux que j'ai rencontrés sur mon chemin !»
Monte-Cristo, chap. CXII.

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EAN : 9782221064573
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1664
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • labergejessika Posté le 14 Septembre 2020
    Un très bon livre qui nous fait voyager dans le temps j’ai adoré et je continue la suite avec impatience. L’histoire me fait penser au masque de fer en soi, un jeune homme enfermé pour injustice qui finit par être libre.
  • MichaelAvalos Posté le 27 Août 2020
    Alors celui-là, quelle claque ! Bon, tout le monde le connaît ce livre, mais qui l'a lu en entier ? Je me suis replongé dans les classiques cet été, et mon dieu, Dumas, quel panache, quelle efficacité. La vengeance, bien sûr, est notre fil directeur. Mais ce qui m'a touché, c'est l'arc narratif particulier qui suit Edmond, et qui le transforme en Monte-Cristo. Il est bien jeune, bien naïf, bien innocent, notre matelot, quand commence cette fantastique histoire. Et au lieu d'avoir le traditionnel antagoniste, nous en avons trois, ou même plutôt quatre. Mais je ne garderai que les trois principaux en tête: Villefort, Danglars et Mondego. On a été baigné dans tant de films et de comics qui se sont directement inspirés de ces personnages, que le terrain paraît (presque) connu. Le héros "masqué" - son masque, c'est sa nouvelle identité - je crois qu'il est le premier de l'histoire de la littérature, ou du moins le plus important, et je pense qu'il en a influencé tant d'autres (je pense à Batman, bien sûr). Cet amour contrarié, ces décors mythiques - la cellule dans le château d'If, l'île de Monte-Cristo, le Paris du XIXème, les bals, les rumeurs, l'abbé... Alors celui-là, quelle claque ! Bon, tout le monde le connaît ce livre, mais qui l'a lu en entier ? Je me suis replongé dans les classiques cet été, et mon dieu, Dumas, quel panache, quelle efficacité. La vengeance, bien sûr, est notre fil directeur. Mais ce qui m'a touché, c'est l'arc narratif particulier qui suit Edmond, et qui le transforme en Monte-Cristo. Il est bien jeune, bien naïf, bien innocent, notre matelot, quand commence cette fantastique histoire. Et au lieu d'avoir le traditionnel antagoniste, nous en avons trois, ou même plutôt quatre. Mais je ne garderai que les trois principaux en tête: Villefort, Danglars et Mondego. On a été baigné dans tant de films et de comics qui se sont directement inspirés de ces personnages, que le terrain paraît (presque) connu. Le héros "masqué" - son masque, c'est sa nouvelle identité - je crois qu'il est le premier de l'histoire de la littérature, ou du moins le plus important, et je pense qu'il en a influencé tant d'autres (je pense à Batman, bien sûr). Cet amour contrarié, ces décors mythiques - la cellule dans le château d'If, l'île de Monte-Cristo, le Paris du XIXème, les bals, les rumeurs, l'abbé Faria, bien sûr, surtout l'abbé Faria ! Malgré les longueurs habituelles du format feuilleton, on se régale. Je vais me replonger dans d'autres Dumas pour la peine...
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  • Lecteur_75015 Posté le 31 Juillet 2020
    Un roman que j’ai dévoré pendant cette première semaine de vacances ! Malgré des longueurs à Rome, je suis tombé sous le charme de l’intrigue, pleine de coïncidences et d’invraisemblances ! Sans hésiter, je lirai le second tome.
  • Sak71 Posté le 14 Juillet 2020
    Le Comte de Monte Cristo représente selon moi la quintessence du roman à la française : langue exigeante, grande fresque historique et sociale, histoire d’amour dramatique à rebondissements multiple, roman de cape et d’épée, épreuves multiples pour le héros, érotisme hyper soft apte à déclencher l’imaginaire torride, triomphe du bien sur le mal, exotisme, bref le Comte de Monte Cristo est un voyage à part entière absolument merveilleux, accessible dès 12-13 ans aux enfants précoces grands lecteurs non abreuvés d’écran qui seront nourris de l’intérieur et durablement marqués par ce roman. Chef d’œuvre !
  • DroE77 Posté le 13 Juin 2020
    Edmond Dantès, jeune officier, revient d'un voyage à bord du Pharaon, le navire de l'armateur Morrel. Il a dû remplacer le capitaine Leclère, décédé durant le voyage. Grâce à cela, il pourra aider financièrement son père et épouser sa fiancée, Mercédès. Son bonheur fait naître la jalousie de Danglars, employé de Morrel, et de Fernand, épris de Mercédès. Sachant que Dantès a dû faire le voyage à l'île d'Elbe, ces derniers l'accusent de fomenter un complot bonapartiste. Il est arrêté le jour de son mariage. En effet, sans le savoir, Caderousse, un membre de l’équipage, alcoolique invétéré, aide les sombres projets de Danglars. Dantès, retrouvant la liberté après quatorze ans de prison, apprend que son père est mort de faim, et que Mercédes, sa fiancée, le croyant mort, a épousé Fernand Mondego, le pêcheur épris d'elle, et qui est devenu comte de Morcerf. En 1838, il prend le nom de Comte de Monte-Cristo. C’est là qu’il décide de faire sa vengeance à ses ennemis. Il décide de se venger du banquier Danglars. Grâce à sa fortune, il va parvenir à le ruiner. Puis vient le tour de Villefort. Poussée par Monte-Cristo, sa femme empoisonne des membres de sa famille pour... Edmond Dantès, jeune officier, revient d'un voyage à bord du Pharaon, le navire de l'armateur Morrel. Il a dû remplacer le capitaine Leclère, décédé durant le voyage. Grâce à cela, il pourra aider financièrement son père et épouser sa fiancée, Mercédès. Son bonheur fait naître la jalousie de Danglars, employé de Morrel, et de Fernand, épris de Mercédès. Sachant que Dantès a dû faire le voyage à l'île d'Elbe, ces derniers l'accusent de fomenter un complot bonapartiste. Il est arrêté le jour de son mariage. En effet, sans le savoir, Caderousse, un membre de l’équipage, alcoolique invétéré, aide les sombres projets de Danglars. Dantès, retrouvant la liberté après quatorze ans de prison, apprend que son père est mort de faim, et que Mercédes, sa fiancée, le croyant mort, a épousé Fernand Mondego, le pêcheur épris d'elle, et qui est devenu comte de Morcerf. En 1838, il prend le nom de Comte de Monte-Cristo. C’est là qu’il décide de faire sa vengeance à ses ennemis. Il décide de se venger du banquier Danglars. Grâce à sa fortune, il va parvenir à le ruiner. Puis vient le tour de Villefort. Poussée par Monte-Cristo, sa femme empoisonne des membres de sa famille pour faire hériter son fils Édouard. Découverte, elle s'empoisonne à son tour avec son fils. C’est pourquoi Villefort devient fou. Une fois sa vengeance accomplie, Monte-Cristo repart en Orient en compagnie de la femme qu'il aime, Haydée. J’ai été transportée par ce livre, par son thème de vengeance. En effet, lorsque Dantès est injustement condamné à la prison à vie par ses ennemis (Villefort, Danglars, et Fernand), il passe chaque instant à planifier sa vengeance. C’est incroyable la façon que Dantès s’est vengé. Comme c’était impressionnant et réfléchi longuement ! Voilà un bon exemple de ne pas se laisser faire. C’est l’un des moments du livre qui était le plus intéressant de voir la façon écrit de son plan d’action. Vous allez comprendre la psychologie du personnage principal : « J'ai mon orgueil pour les hommes, serpents toujours prêts à se dresser contre celui qui les dépasse du front sans les écraser du pied. Mais je dépose cet orgueil devant Dieu, qui m'a tiré du néant pour me faire ce que je suis. » (p.176). Le chemin du Comte de Monte-Cristo en est un épique captivant - ceux qui ont commencé par la jalousie, sont passés à la trahison, puis ont trouvé facile de commettre un meurtre. Lisez ce livre. C’est l’un des livres les plus célèbres !
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