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            Le Gardien de nos frères

            Belfond
            EAN : 9782714471048
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 400
            Format : 134 x 190 mm
            Le Gardien de nos frères

            Collection : Belfond Pointillés
            Date de parution : 14/01/2016
            Entre 1939 et 1967, de Paris à Toulouse et de New York à Tel Aviv, l’extraordinaire destin de deux êtres fracassés par la guerre.
            Rien ne prédestinait Simon et Léna à se rencontrer. Lui appartient à la bourgeoisie juive parisienne, patriote, laïque et assimilée ; il a été maquisard et blessé au combat. Elle est issue d’un milieu de petits commerçants polonais et a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie.
            En 1945, la guerre...
            Rien ne prédestinait Simon et Léna à se rencontrer. Lui appartient à la bourgeoisie juive parisienne, patriote, laïque et assimilée ; il a été maquisard et blessé au combat. Elle est issue d’un milieu de petits commerçants polonais et a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie.
            En 1945, la guerre leur a tout pris. Chacun de leur côté, ils vont accepter une mission très particulière : rechercher des enfants juifs cachés par leurs parents dans des familles, des orphelinats ou des couvents, quand il s’avère que ceux-ci ne rentreront pas des camps. Simon parce que son petit frère Elie a disparu dans des conditions mystérieuses ; Léna car elle espère ainsi redonner du sens à sa vie. Et cela va les entraîner bien au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer.
            C’est l’histoire de deux jeunes révoltés qui, dans une France exsangue, vont se reconstruire grâce à la force de l’amour. De Paris à Toulouse, d’Israël à New-York, un roman d’aventure porté par le souffle de l’Histoire.
             
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            EAN : 9782714471048
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 400
            Format : 134 x 190 mm
            Belfond
            19.00 €
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            Ils en parlent

            «Dans son roman précédent, Sans oublier (Belfond), Ariane Bois racontait l’histoire de ces enfants juifs cachés pendant la guerre. Avec ce livre, elle nous plonge dans l’immédiat après-guerre.
            Quelques vers récités par un Haïtien en plein cœur de Manhattan renvoient Simon Mandel à son passé. Il retourne sur ses traces, celles du jeune homme qui s’engagea dans un maquis. Blessé à la fin de la guerre, il découvre que la barbarie nazie lui a tout pris. Ses parents ont été déportés, son frère est mort au combat lors du débarquement en Normandie, et sa sœur a été tuée lors d’un transfert d’enfants juifs vers la Suisse. Il ne lui reste qu’un frère, Elie, disparu dans le Sud-Ouest de la France où il s’était caché avec sa mère. Ne pouvant reprendre sa vie tranquille d’étudiant, il décide d’aider la cause des « Dépisteurs ». Ces jeunes Juifs, anciens combattants et maquisards, sillonnent la France afin de retrouver les enfants cachés pendant la guerre et dont les parents ne sont pas rentrés des camps. Il espère également retrouver Elie. Il fait équipe avec Léna, jeune Polonaise rescapée du ghetto de Varsovie, dont il tombe amoureux. Dans une France bouleversée, les deux jeunes gens essaient de donner un sens à leur vie et de retrouver une raison de vivre. Ce roman est un bel hommage à ces hommes et à ces femmes qui se sont engagés pour permettre la construction d’un monde meilleur.»
            Isabelle Couriol / Librairie de Paris - Saint-Étienne - 42
            «Après la seconde guerre mondiale, Simon, jeune homme juif, part à la recherche de son petit frère placé dans une famille pendant la guerre. Un texte sensible qui nous plonge dans la résistance juive, le scoutisme pendant la guerre, nous fait cotoyer des justes. Un roman émouvant sur la famille, l’amitié et la résistance. Je recommande !»
            La Procure - Lyon - 69

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Klergau Posté le 28 Mars 2019
              Ariane Bois, Le gardien de nos frères - 2016 Maquisard en 1944, dans la résistance juive, Simon Mandel, à la fin de la guerre, part à la recherche de son petit frère Elie, 10 ans. Sa nourrice Marie-Noëlle est décédée d’un infarctus. Il le recherche partout où on a abrité des enfants juifs. Il se fait dépisteur pour en retrouver d’autres aussi. C’est là qu’il rencontre Léna, une rescapée du ghetto de Varsovie. Ariane Bois s’est fortement documentée pour écrire ce roman et on a droit, dans les soixante-dix premières pages, à beaucoup de détails sur la résistance et les enjeux politiques de l’époque. Les amoureux de données historiques y trouveront leur compte. Moi, j’avais un peu hâte d’entrer dans l’histoire plus personnelle de Simon et de Léna et c’est bien sûr à ce moment que j’ai vraiment commencé à apprécier le roman et à partager la quête éperdue de Simon. L’œuvre nous offre quelques surprises qui sont les bienvenues dans ce monde de désolation, mais jamais l’auteure ne tombe dans le mélodrame. L’écriture est simple, efficace. C’est un nouveau pan des années 40 qui s’éclaire ici. J’ai bien aimé.
            • Eroblin Posté le 8 Janvier 2019
              On connaît le drame de la Shoah, la tragédie de ces familles séparées, déchirées, assassinées. En France, des enfants juifs ont été cachés dans des familles, ils sont restés avec elles en attendant le retour hypothétique de leurs parents. Mais après la guerre, que s’est-il passé pour tous ces enfants pour la plupart orphelins ? C’est ce qu’on découvre dans ce roman très émouvant qui met en scène deux jeunes gens chargés de retrouver la trace de ceux qui ont été placés dans des familles ou dans des institutions religieuse. Simon Mandel a tout perdu pendant la guerre, ses parents ont été déportés et exterminés, sa sœur assassinée et son frère mort en combattant les Allemands. Il ne lui reste plus qu’un petit frère Elie qu’il va chercher partout en France. C’est pour cette raison qu’il accepte, en compagnie d’une jeune juive polonaise dont toute la famille a disparu, de sillonner les campagnes françaises à la recherche d’enfants placés. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin car, parfois, ceux ou celles qui ont mis à l’abri ces enfants, ont bien du mal à les laisser partir. Et ce n’est pas forcément parce qu’ils se sont attachés à... On connaît le drame de la Shoah, la tragédie de ces familles séparées, déchirées, assassinées. En France, des enfants juifs ont été cachés dans des familles, ils sont restés avec elles en attendant le retour hypothétique de leurs parents. Mais après la guerre, que s’est-il passé pour tous ces enfants pour la plupart orphelins ? C’est ce qu’on découvre dans ce roman très émouvant qui met en scène deux jeunes gens chargés de retrouver la trace de ceux qui ont été placés dans des familles ou dans des institutions religieuse. Simon Mandel a tout perdu pendant la guerre, ses parents ont été déportés et exterminés, sa sœur assassinée et son frère mort en combattant les Allemands. Il ne lui reste plus qu’un petit frère Elie qu’il va chercher partout en France. C’est pour cette raison qu’il accepte, en compagnie d’une jeune juive polonaise dont toute la famille a disparu, de sillonner les campagnes françaises à la recherche d’enfants placés. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin car, parfois, ceux ou celles qui ont mis à l’abri ces enfants, ont bien du mal à les laisser partir. Et ce n’est pas forcément parce qu’ils se sont attachés à eux mais parce qu’il y a encore un fort relent d’antisémitisme dans cette France libérée. On pense à l’affaire des enfants Finaly, ces deux frères recueillis par une religieuse qui ne voulait pas les rendre à une tante, leur seule famille, sous prétexte qu’ils étaient baptisés dans la vraie foi… C’est encore ajouter de la souffrance à ceux qui ont déjà souffert, c’est ainsi que le vit Simon quand il retrouve son frère et qu’il doit se battre pour le récupérer. Et je ne parle pas de ces orphelins qui, après le traumatisme de la séparation d’avec leurs parents, en vivent un deuxième quand on vient les chercher pour les emmener dans des orphelinats gérés par des institutions juives. Il leur en a fallu de la force pour grandir et se reconstruire. C’est donc un roman émouvant à lire absolument pour ne pas oublier.
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            • Annette55 Posté le 21 Décembre 2018
              Je referme cet ouvrage poignant , bouleversant , lu en deux jours en retenant mon souffle .... J'ai lu beaucoup de livres à propos de la Shoah et des camps de la mort mais celui - là vivra longtemps en moi ! De 1939 à 1967 il conte l'histoire de deux êtres seuls , fracassés et brisés par la guerre, Simon, orphelin ( il a perdu ses parents , son frére et sa soeur ). Il appartient à la bourgeoisie parisienne , laïque et patriote, maquisard et blessé au combat , Léna , issue d'un milieu de petits commerçants polonais qui a réussi, seule de sa fratrie à survivre au ghetto de Varsorvie . En 1945 , la guerre leur a tout pris...... Chacun de leur côté , ils vont accepter une mission trés particulière dont l'auteur a choisi de nous informer avec intelligence, une finesse saisissante de précision et de nostalgie pour ces coeurs blessés : rechercher des enfants cachés par leurs parents dans des familles pour les protéger du pire, des voisins, des institutions catholiques , des couples , des couvents , qui souvent, refusent de les rendre à leur famille .... On les appelait des" " Depisteurs " de l'oeuvre... Je referme cet ouvrage poignant , bouleversant , lu en deux jours en retenant mon souffle .... J'ai lu beaucoup de livres à propos de la Shoah et des camps de la mort mais celui - là vivra longtemps en moi ! De 1939 à 1967 il conte l'histoire de deux êtres seuls , fracassés et brisés par la guerre, Simon, orphelin ( il a perdu ses parents , son frére et sa soeur ). Il appartient à la bourgeoisie parisienne , laïque et patriote, maquisard et blessé au combat , Léna , issue d'un milieu de petits commerçants polonais qui a réussi, seule de sa fratrie à survivre au ghetto de Varsorvie . En 1945 , la guerre leur a tout pris...... Chacun de leur côté , ils vont accepter une mission trés particulière dont l'auteur a choisi de nous informer avec intelligence, une finesse saisissante de précision et de nostalgie pour ces coeurs blessés : rechercher des enfants cachés par leurs parents dans des familles pour les protéger du pire, des voisins, des institutions catholiques , des couples , des couvents , qui souvent, refusent de les rendre à leur famille .... On les appelait des" " Depisteurs " de l'oeuvre de secours aux enfants :OSE. Retrouver ces enfants devient un devoir moral et une priorité absolue aux quatre coins de la France. La revendication du retour de l'enfant pose un problème religieux, social et politique . Certains Depisteurs se heurtent à des refus catégoriques lorsqu'ils retrouvent des enfants déja baptisés au cours d'adoption , de prosélytisme , " âmes à sauver "" , main du seigneur "et autres raisonnements fallacieux .... Simon cherche son petit frère Elie , le dernier de sa fratrie , caché quelque part .....Fatigué , angoissé, assiégé d'obscures pensées , il prend soin de ces enfants dispersés et cachés même si son chagrin l'étouffe , aux côtés de Lena , fragile et lumineuse , passionnée, meurtrie par les épreuves,.... Turbulents, agressifs ou repliés sur eux - mêmes les orphelins savent tous qu'une tragédie à frappé leurs familles et que plus rien , désormais ne sera comme avant ..... Ils ont été terrifiés, battus parfois, humiliés, déçus par les adultes , ce sont des forteresses assiégées , ces enfants , ces gamins , privés de l'essentiel .... Cauchemars , ombres grises , wagons de plomb , névroses liées à la déportation , tant de moments perdus , tout se brouille et s'éfface sur le miroir de la mémoire pour Simon et Lena ! L'auteur revient sur les rafles, les arrestations, la vie d'après, la douleur intense, la colére, la souffrance incommensurable, intraduisible d'avoir tout perdu , le vide , la détresse, le courage de ces adultes de résister à l'instabilité ambiante . .... Sans parti pris, discrètement, l'auteur a reconstitué l'atmosphère de l'époque.... Le récit est minutieusement documenté, le travail de recherche, parfait, fouillé, précis , le contexte reconstitué sur le fil. Elle construit des personnages meurtris par la vie qui désirent compenser , comme une espèce de revanche sur la vie ! Ce trés bel ouvrage fait écho à la détresse des victimes de cette barbarie , fauchés et disparus en pleine vie d'amour et de promesses . Lena et Simon vont se reconstruire dans une France exsangue grâce à la force de l'amour ! L'histoire est bien plus compliquée mais n'en disons pas plus ,.... Ces enfants retrouvés incarnent l'espoir, le futur, la trace vivante et prometteuse du passage de leurs parents sur terre, là où l'absence et l'attente, le manque ont créé des gouffres,... Merci à l'auteur pour son travail et la mise en exergue d'un point de vue plutôt méconnu de cette période ! À lire absolument , ce n'est qu'un conseil , bien sûr !
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            • ingridfasquelle Posté le 27 Novembre 2018
              Grand reporter et critique littéraire, Ariane Bois a déjà publié plusieurs romans, Et le jour pour eux sera comme la nuit (Ramsay, 2009 ; J'ai lu, 2010), Le Monde d'Hannah (Robert Laffont, 2011 ; J'ai Lu 2014), et Sans oublier (Belfond, 2014 ; J'ai Lu, 2016, prix Charles-Exbrayat). Tous trois ont été salués unanimement par la critique, par quatre prix littéraires, et traduits à l'étranger. Le gardien de nos frères a reçu le Prix de la ville de Mazamet et le Prix de la ville de Vabre. Il est aussi lauréat du Prix Wizo, prix le plus prestigieux récompensant chaque année une œuvre littéraire française d'intérêt juif. De l’horreur de la Shoah et des camps de la mort, je pensais que tout avait été dit et pourtant le roman d’Ariane Bois offre un point de vue nouveau sur cette période de l’Histoire. Avec une rare intensité, elle revient sur les rafles et les arrestations, évoque Drancy, le Vel d’Hiv’, les trains pour l’est, mais aussi l’horreur de la déportation, de la captivité et le retour en France, la vie d’après, la douleur et la colère et l’impossibilité de revivre après avoir tant perdu… C’est poignant ! Elle raconte surtout l’action des dépisteurs... Grand reporter et critique littéraire, Ariane Bois a déjà publié plusieurs romans, Et le jour pour eux sera comme la nuit (Ramsay, 2009 ; J'ai lu, 2010), Le Monde d'Hannah (Robert Laffont, 2011 ; J'ai Lu 2014), et Sans oublier (Belfond, 2014 ; J'ai Lu, 2016, prix Charles-Exbrayat). Tous trois ont été salués unanimement par la critique, par quatre prix littéraires, et traduits à l'étranger. Le gardien de nos frères a reçu le Prix de la ville de Mazamet et le Prix de la ville de Vabre. Il est aussi lauréat du Prix Wizo, prix le plus prestigieux récompensant chaque année une œuvre littéraire française d'intérêt juif. De l’horreur de la Shoah et des camps de la mort, je pensais que tout avait été dit et pourtant le roman d’Ariane Bois offre un point de vue nouveau sur cette période de l’Histoire. Avec une rare intensité, elle revient sur les rafles et les arrestations, évoque Drancy, le Vel d’Hiv’, les trains pour l’est, mais aussi l’horreur de la déportation, de la captivité et le retour en France, la vie d’après, la douleur et la colère et l’impossibilité de revivre après avoir tant perdu… C’est poignant ! Elle raconte surtout l’action des dépisteurs de l’Œuvre de Secours aux Enfants (OSE) qui, dans l’immédiat après-guerre, ont cherché à récupérer les orphelins de la Shoah qui avaient été cachés pour échapper aux Nazis. Ariane Bois, dont le récit est minutieusement documenté, insiste bien sur la situation des enfants qui avaient été cachés par leurs parents avant leur déportation. Remis à des voisins, confiés à des nourrices ou à des couvents, ces enfants, souvent jeunes, finissent déjudaïsés, adoptés et font l’objet du prosélytisme des institutions catholiques qui, bien souvent, refusent de les rendre à leur famille. Retrouver ces enfants devient donc un objectif prioritaire, un devoir moral, au fur et à mesure que les œuvres juives prennent conscience de l'ampleur de la catastrophe et qu’il apparaît évident que les parents ne rentreront pas de déportation. Il faut bien se rendre compte que la revendication du retour de ces enfants au sein du judaïsme pose, en cet immédiat après-guerre, un problème à la fois politique, social et religieux. Elle est notamment incomprise des autorités de tutelle et de l’opinion, prompts à juger que les Juifs font du racisme à l’envers tant leur attitude semble aller à l’encontre des pratiques républicaines de laïcité… C’est tout bonnement incompréhensible et révoltant, quand on pense que ce sont des enfants, des orphelins qui plus est, qui sont au cœur de ces batailles juridiques ! Qui aura mission de s’occuper d’eux, à qui confier ces enfants qui ont tout perdu ? À des familles d’accueil ? Les garder en collectivité ? Et dans ce cas précis, qui en assumera le financement ? Ariane Bois explique très bien ces questions dans son récit. Elle montre bien à quel point quitter leur famille d’adoption constitue un drame de plus pour ces enfants cachés à qui d’ailleurs on ne demande pas l’avis ! Les déchirements sont d’autant plus douloureux qu bien souvent les différentes parties se disputent… Le contexte historique et social est si fidèlement restitué que le roman prend presque des allures de véritable document. Cela ne nuit en rien au déroulement de l’intrigue, tant Ariane Bois a réussi à créer des personnages dont la psychologie ne s’efface pas au profit des nombreuses données historiques dont elle nourrit son récit. On ressent parfaitement la douleur et la détresse de certains enfants, la difficulté et la colère de certains membres survivants pour les localiser et les récupérer après parfois plusieurs années de recherche puis de tractation. C’est effrayant, saisissant même, de réalisme ! On garde à l’esprit que trop d’enfants ont été l’objet de litiges, ballottés au gré des procédures et l’on s’étonne encore des ruptures qu’il leur a fallu encore endurer une fois la guerre finie ! Le gardien de nos frères prend pour toile de fond un épisode mal connu de l’histoires des Juifs de France. Ariane Bois éclaire l’une des conséquences singulières du vécu des enfants ayant échappé à la mort dans la Shoah et signe un roman poignant à lire absolument !
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            • Freelfe Posté le 9 Octobre 2018
              Le gardien de nos frères est un roman d’Ariane Bois publié par les Editions Charleston. Un drame historique de 368 pages coutant 8,50€. Un livre qui ne se lit pas vite, aux pages bien remplies, émotionnellement chargé, très détaillé. Ariane Bois a failli me perdre au début de son livre. D’un côté, nous avons la romancière, qui nous raconte une fiction sous fond historique. De l’autre, nous avons la journaliste, qui nous narre des détails véridiques. J’ai trouvé que le côté entre les deux ne se faisait pas très bien. Au départ, j’ai eu l’impression de lire un documentaire qu’on aurait mieux écrit. J’ai donc hésité à refermer ce livre. Et je serais passée à côté d’une lecture très marquante ! Au fur et à mesure que nous avançons, que nous découvrons la vie éprouvante de Simon, le calvaire de Léna. Nous nous attachons à ces personnages, à ce qu’ils vivent et à ce qu’ils ont vécu. Et l’écriture un peu brute et froide d’Ariane Bois rend ça magnifiquement bien et là où j’ai eu du mal au début, je l’ai trouvé parfaite par la suite. C’est brute et froid, à l’instar de ce moment de l’histoire. Pas de chichi ou de... Le gardien de nos frères est un roman d’Ariane Bois publié par les Editions Charleston. Un drame historique de 368 pages coutant 8,50€. Un livre qui ne se lit pas vite, aux pages bien remplies, émotionnellement chargé, très détaillé. Ariane Bois a failli me perdre au début de son livre. D’un côté, nous avons la romancière, qui nous raconte une fiction sous fond historique. De l’autre, nous avons la journaliste, qui nous narre des détails véridiques. J’ai trouvé que le côté entre les deux ne se faisait pas très bien. Au départ, j’ai eu l’impression de lire un documentaire qu’on aurait mieux écrit. J’ai donc hésité à refermer ce livre. Et je serais passée à côté d’une lecture très marquante ! Au fur et à mesure que nous avançons, que nous découvrons la vie éprouvante de Simon, le calvaire de Léna. Nous nous attachons à ces personnages, à ce qu’ils vivent et à ce qu’ils ont vécu. Et l’écriture un peu brute et froide d’Ariane Bois rend ça magnifiquement bien et là où j’ai eu du mal au début, je l’ai trouvé parfaite par la suite. C’est brute et froid, à l’instar de ce moment de l’histoire. Pas de chichi ou de fioriture. Le côté « documentaire » devient moins présent, ou peut-être me suis-je habituée ? Ce livre m’a beaucoup questionné. Ce qui est certainement le but du livre de cette autrice. Je ne connaissais pas du tout les évènements qu’elle nous raconte. Je ne parle pas de la seconde guerre, mais de l’après. On se questionne peu sur l’après en fait : que deviennent les enfants cachés une fois la guerre finie ? Le portrait que nous dresse l’autrice est cruellement juste. D’un côté, une nécessité pour le peuple juif de récupérer ces enfants. De l’autre, des familles aimantes et honnêtes à qui on retire froidement et subitement un être qu’ils ont appris à aimer. Au milieu, des enfants battus, violés, par des gens qui n’ont fait que profiter d’une main d’œuvre gratuite et qui réclame de l’argent ! Et la religion catholique qui n’a pas le bon rôle non plus qui, dans un mouvement (ou une mascarade ?) de piété, refuse de laisser « redevenir juif » les enfants qu’elle a fait catholique. Alors ont-ils bien fait, ces juifs survivants ? C’est la question avec laquelle je ressors. Leurs arguments sont louables, bienveillants et censées. Leurs intentions bonnes, clairement. Mais quand on voit la réalité ainsi exposée, certains de ces enfants enlevés à des foyers bons et aimants pour être placés dans un orphelinat (bon aussi mais ce n’est pas pareil.). Ça questionne, ça me questionne. L’autrice nous expose cela de manière neutre, sans donner son avis je trouve. La découverte de ces évènements, l’absence de parti pris, les questionnements autour rendent se livre excellent, frappant, poignant. Un livre que je ne suis pas prêt d’oublier !
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