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Les Escales
EAN : 9782365695640
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 140 x 225 mm
Nouveauté

Les Aquatiques

Collection : Domaine français
Date de parution : 19/08/2021
Le roman d’émancipation d’une femme africaine au XXIe siècle, entre ombre et lumière.
« Je n’étais jamais retournée sur la tombe de Madeleine. N’y avais jamais apporté son repas préféré, de l’huile de palme, du sel ou une cruche de vin de raphia. Madeleine, pour autant que je m’en souvienne, préférait le vin rouge. Mais enfin, le vin de raphia, c’est ce que... « Je n’étais jamais retournée sur la tombe de Madeleine. N’y avais jamais apporté son repas préféré, de l’huile de palme, du sel ou une cruche de vin de raphia. Madeleine, pour autant que je m’en souvienne, préférait le vin rouge. Mais enfin, le vin de raphia, c’est ce que l’on déposait sur la tombe des morts dans le Haut-Fènn. »
Vingt ans après la mort de sa mère, Katmé Abbia, enseignante, apprend que la tombe doit être déplacée. Son mari, Tashun, préfet de la capitale, voit dans ce nouvel enterrement l’occasion providentielle de réparer les erreurs du passé et surtout de donner un coup d’accélérateur à sa carrière politique. Quand Samy, artiste tourmenté, ami et frère de toujours de Katmé, est arrêté et jeté en prison, les ambitions politiques de son mari entrent en collision avec sa vie et la placent devant un choix terrible.
Porté par une écriture puissante où l’âpreté du réel le dispute à un humour à froid, Les Aquatiques est à la fois le portrait intérieur d’une femme qui se révèle à elle-même et une réflexion profonde sur les jeux de pouvoir dans une société africaine contemporaine.
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EAN : 9782365695640
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 304
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Un fort beau et bon roman gorgé d'une saine colère."
Elisabeth Quin / ARTE "28 Minutes"

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • spleen Posté le 2 Octobre 2021
    Les Aquatiques : c'est une immersion intégrale au cœur de l'Afrique sub-saharienne contemporaine dans un pays imaginaire , le Zambuena ... Le ton est donné , à la fois drôle et tragique , dès le prologue , avec le rappel du premier enterrement de Madeleine, à la hâte , avec un cercueil trop juste, une tombe trop petite pour cette femme non respectable car non mariée avec deux filles qu'elle a eu d'un homme riche et puissant . Katmé, 13 ans à l'époque n'a pas versé une larme , ne pardonnant pas à sa mère de les avoir abandonnées. Vingt ans plus tard, Katmé est Maman Préfète, l'épouse de Tashun, un homme politique ambitieux et prêt à tout. Elle a une vie dorée , fréquentant la bonne société de la capitale , profitant des nombreux privilèges liés au statut de son mari . Elle est , pour tous, le modèle de la femme qui a réussi , ancienne enseignante , elle a un mari puissant et riche et deux enfants ... L'édifice se craquelle lors de l'arrestation de son meilleur ami, Samuel , un artiste qui vient de réaliser la première exposition de ses œuvres , osées et perturbantes , accusé d'homosexualité... Les Aquatiques : c'est une immersion intégrale au cœur de l'Afrique sub-saharienne contemporaine dans un pays imaginaire , le Zambuena ... Le ton est donné , à la fois drôle et tragique , dès le prologue , avec le rappel du premier enterrement de Madeleine, à la hâte , avec un cercueil trop juste, une tombe trop petite pour cette femme non respectable car non mariée avec deux filles qu'elle a eu d'un homme riche et puissant . Katmé, 13 ans à l'époque n'a pas versé une larme , ne pardonnant pas à sa mère de les avoir abandonnées. Vingt ans plus tard, Katmé est Maman Préfète, l'épouse de Tashun, un homme politique ambitieux et prêt à tout. Elle a une vie dorée , fréquentant la bonne société de la capitale , profitant des nombreux privilèges liés au statut de son mari . Elle est , pour tous, le modèle de la femme qui a réussi , ancienne enseignante , elle a un mari puissant et riche et deux enfants ... L'édifice se craquelle lors de l'arrestation de son meilleur ami, Samuel , un artiste qui vient de réaliser la première exposition de ses œuvres , osées et perturbantes , accusé d'homosexualité dans ce pays ancré dans ses croyances religieuses profondes et où l'homosexualité est impensable . Cet événement survient au même moment où la tombe de Madeleine doit être déplacée pour construire une autoroute . Mais pour Katmé, seule compte la libération de Samy alors que son mari voit dans ce nouvel enterrement qu'il veut grandiose ,une opportunité à saisir avant l'élection au poste de gouverneur . Les questions existentielles qu'elle avait éludées jusqu'à présent la hantent . Cette rétrospection où elle sait bien qu'elle n'a fait que des choix par défaut , qu'elle a renoncé à ses rêves pour rester dans le moule , l'oblige à décider : continuer d'obéir à son mari et à la norme bien pensante ou bien sauver Samy par tous les moyens et pouvoir se regarder en face ... Osvalde Lewat nous fait voyager dans une Afrique toujours gangrenée par des hommes politiques corrompus ,des élections truquées , des présidents qui s'accrochent à leur pouvoir et une société patriarcale guindée dans des principes moraux d'un autre temps avec également une violence qui ne demande qu'à s'exprimer. Un roman qui secoue car l'auteur remue des sujets dérangeants sans compromis , pas de langue de bois, les choses sont dites avec franchise et écrites avec réalisme, humour et un brin de férocité , enrobées dans une prose imagée . J'ai grandement apprécié cette lecture et je remercie beaucoup Masse Critique et les Editions Les Escales pour ce beau moment !
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  • Ldo Posté le 1 Octobre 2021
    Dans un pays fictif qui rappelle certaines dictatures africaines, le Zambuena, Osvalde Lewat dresse le portait d’une femme, Katmé, qui après plusieurs évènements traumatisants, va vouloir s’affranchir du carcan sociétal et marital. Ce roman met en avant des questions très actuelles : la place de la femme dans la société, le divorce, l’homosexualité non-dépénalisée, la corruption… Le personnage de Katmé n’est pas vraiment attachant (et le style est un peu froid, sauf dans un passage particulièrement violent) mais on ne peut que compatir à la souffrance et au sentiment d’amertume de cette femme. C’est un bon premier roman mais je n’ai pas ressenti assez d’empathie envers les protagonistes pour que ce soit une lecture marquante.
  • Kittiwake Posté le 29 Septembre 2021
    Du haut de ses treize ans, Katmé n’a pas versé une larme le jour lors de l’enterrement de sa mère, témoignant de la rancune envers cette femme qui l’avait abandonnée. Des années plus tard, dans ce pays imaginaire d’Afrique subsaharienne, elle quitte son poste de professeur « Bonne sauce », autrement dit enseignante d’économie ménagère au lycée, pour revêtir le costume de « Madame Préfète ». Son ambitieux mari envisage de procéder à une nouvelle cérémonie, avec le faste qui avait manqué la première fois aux funérailles bon marché. Derrière cette volonté de réhabilitation, se dessinent les tractations d’une campagne électorale qui pourrait le hisser au rang de gouverneur. Samuel, le frère de coeur de Katmé, l’artiste à la sensibilité exacerbée, pourrait représenter un obstacle sur le chemin de gloire du politicien : dans ce pays où l’homosexualité est sévèrement punie, les moeurs contre nature du jeune homme déchainent les passions. Entre tradition et modernité, c’est un portrait de l’Afrique du vingt-et-unième siècle que nous propose Osvalde Lewat. A travers le portrait et les confidences d’une jeune femme qui choisit de rejeter toute forme de compromission, dût-elle pour cette raison subir l’opprobre de ses proches, c’est aussi un état... Du haut de ses treize ans, Katmé n’a pas versé une larme le jour lors de l’enterrement de sa mère, témoignant de la rancune envers cette femme qui l’avait abandonnée. Des années plus tard, dans ce pays imaginaire d’Afrique subsaharienne, elle quitte son poste de professeur « Bonne sauce », autrement dit enseignante d’économie ménagère au lycée, pour revêtir le costume de « Madame Préfète ». Son ambitieux mari envisage de procéder à une nouvelle cérémonie, avec le faste qui avait manqué la première fois aux funérailles bon marché. Derrière cette volonté de réhabilitation, se dessinent les tractations d’une campagne électorale qui pourrait le hisser au rang de gouverneur. Samuel, le frère de coeur de Katmé, l’artiste à la sensibilité exacerbée, pourrait représenter un obstacle sur le chemin de gloire du politicien : dans ce pays où l’homosexualité est sévèrement punie, les moeurs contre nature du jeune homme déchainent les passions. Entre tradition et modernité, c’est un portrait de l’Afrique du vingt-et-unième siècle que nous propose Osvalde Lewat. A travers le portrait et les confidences d’une jeune femme qui choisit de rejeter toute forme de compromission, dût-elle pour cette raison subir l’opprobre de ses proches, c’est aussi un état de lieux du fonctionnement politique du pays, et la campagne électorale en exacerbe les aberrations. Si le propos est parfois drôle, grâce aux dialogues qui mettent en valeur les expressions imagées et fleuries qui sont un vrai bonheur, le récit est loin d’être mièvre et la violence n’est pas occultée. Le message est clair : il est une génération de femmes qui souhaitent se débarrasser du carcan des traditions qui relèguent les épouses au rang de faire-valoir de leur mari, avec une volonté réelle de vivre selon leurs aspirations personnelles. Un premier roman au franc-parler remarquable.
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  • Lucprax Posté le 1 Septembre 2021
    Un prologue, l’évocation de l’enterrement de la mère de la narratrice, vingt ans plus tôt ; une première partie en cinq chapitres, qui campe les personnages principaux, et la société des privilégiés d’une société africaine postcoloniale ; une deuxième partie, en une dizaine de chapitres pour le complot politicien contre la déviance homosexuelle, et pour le deuxième enterrement de la mère, comme fond d’intrigue politicienne d’une « élite » corrompue, où la narratrice, femme soumise aux codes du pouvoir, se cherche, en victime lucide ; une troisième partie en une dizaine de chapitres, pour le dénouement …. Une maturité surprenante pour l’écriture d’un premier roman, avec une sorte de jubilation à dire l’insoutenable, habituellement enfoui en chacun de nous par conventions sociales, pour masquer l’inhumain quotidien auquel on s’est habitué : tantôt avec un humour froid dénonçant le cocasse avec solennité ou une fausse indifférence ; tantôt dans le développement « osé » de descriptions de scènes violentes, si collectivement assumées qu’elles ne sauraient être tues en tant que tabous d’un humanisme dégénéré. L’ « âme » et le corps, sans fausse pudeur, ni vulgarité, pour reconstruire la possibilité de l’insoumission au théâtre social où se joue la reproduction d’une démocratie obsolète, fabrique de... Un prologue, l’évocation de l’enterrement de la mère de la narratrice, vingt ans plus tôt ; une première partie en cinq chapitres, qui campe les personnages principaux, et la société des privilégiés d’une société africaine postcoloniale ; une deuxième partie, en une dizaine de chapitres pour le complot politicien contre la déviance homosexuelle, et pour le deuxième enterrement de la mère, comme fond d’intrigue politicienne d’une « élite » corrompue, où la narratrice, femme soumise aux codes du pouvoir, se cherche, en victime lucide ; une troisième partie en une dizaine de chapitres, pour le dénouement …. Une maturité surprenante pour l’écriture d’un premier roman, avec une sorte de jubilation à dire l’insoutenable, habituellement enfoui en chacun de nous par conventions sociales, pour masquer l’inhumain quotidien auquel on s’est habitué : tantôt avec un humour froid dénonçant le cocasse avec solennité ou une fausse indifférence ; tantôt dans le développement « osé » de descriptions de scènes violentes, si collectivement assumées qu’elles ne sauraient être tues en tant que tabous d’un humanisme dégénéré. L’ « âme » et le corps, sans fausse pudeur, ni vulgarité, pour reconstruire la possibilité de l’insoumission au théâtre social où se joue la reproduction d’une démocratie obsolète, fabrique de monstres. « Saisi » dès le prologue, entre suspense dramatique, interpellation sociétale où le statut d’artiste a le rôle de révélateur, fous rires, beauté d’attachements sincères, et crispations d’horreur, le lecteur a du mal à interrompre sa lecture.
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  • thalou58 Posté le 27 Août 2021
    Au Zambuena, en Afrique. Katmé est marié à Tashun, préfet d’Akriba qui est prêt à tout pour réussir en politique. Katmé osera-t-elle l’affronter pour vivre enfin sans se rabaisser elle -même, puisque « les compromis mis bout à bout ne font pas une vie » ? Mon résumé est un peu sec, mais j’avais peur de donner une fausse image de l’intrigue. C’est que ce roman est un formidable portrait de femme que différentes épreuves (liées à sa mère, à son meilleur ami Samy…) vont révéler à elle -même. Le Zambuena est un pays imaginaire, mais le lecteur , par les références sociales, culinaires, religieuses… est vraiment plongé en Afrique, avec des personnages haut en couleur (la tante par exemple) et des questions qui interpellent (la place de l’Artiste dans une dictature, vivre son homosexualité dans une société qui la réprouve…). J’ai parfois eu du mal à lire certains passages, tant la violence est décrite crûment (les Aquatiques qui se déchaînent contre Samy, l’humiliation faite à Keuma, la propriétaire de la galerie…), mais c’est quand même un coup de cœur !

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