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Belfond
EAN : 9782714481481
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 134 x 190 mm

L'île aux enfants

Collection : Belfond Pointillés
Date de parution : 14/03/2019
Pauline, six ans, et sa petite sœur Clémence coulent des jours heureux sur l’île qui les a vues naître, la Réunion. Un matin de 1963, elles sont kidnappées au bord de la route et embarquent de force dans un avion pour la métropole, à neuf mille kilomètres de leurs parents.... Pauline, six ans, et sa petite sœur Clémence coulent des jours heureux sur l’île qui les a vues naître, la Réunion. Un matin de 1963, elles sont kidnappées au bord de la route et embarquent de force dans un avion pour la métropole, à neuf mille kilomètres de leurs parents. À Guéret, dans la Creuse, elles sont séparées.
1998 : quelques phrases à la radio rouvrent de vieilles blessures. Frappée par le silence dans lequel est murée sa mère, Caroline, jeune journaliste, décide d’enquêter et s’envole pour la Réunion, où elle découvre peu à peu les détails d’un mensonge d’État.  
À travers l’évocation de l'enlèvement méconnu d'au moins deux mille enfants réunionnais entre 1963 et 1982, dans le but de repeupler des départements sinistrés de la métropole, Ariane Bois raconte le destin de deux générations de femmes victimes de l’arbitraire et du secret. L’histoire d’une quête des origines et d’une résilience, portée par un grand souffle romanesque.
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EAN : 9782714481481
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 134 x 190 mm

Ils en parlent

« Un livre à lire » 
Denis Faroud / France Bleu

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • saphoo Posté le 9 Mai 2020
    voici donc une réalité qui avait été trop longtemps dissimulée, la lumière fut et cette infamie quel que peu réparée. Il était temps ! Mais hélas combien d'enfants arrachés à leur famille et placés comme des objets, traités souvent comme des esclaves par des paysans peu scrupuleux de tirer profit d'une main d'oeuvre gratuite. Honte à eux ! Même si au départ ce sont nos politiques d'alors qu'il faut incriminer, c'est bien ces familles qui ont largement profité de ces pauvres mômes qu'il convient de condamner. Heureusement bien d'autres familles ont adopté ces enfants avec amour et considérés comme tels. C'est un récit déchirant, émouvant, qui permet de révéler sans pathos ce drame de l'époque. J'ai beaucoup aimé la plume et les personnages, la construction du récit. Je ne savais rien de cette histoire et certainement comme beaucoup de français à qui on cache la vérité ou on la déguise de façon à ne pas soulever le voile du mensonge et du scandale. Hélas combien de drames se sont joués sans qu'on le sache ni même qu'on le soupçonne ! Maquillés par des faux espoirs, des vaines promesses d'un avenir meilleur. Tout ça par l'orgueil des hommes de vouloir ou... voici donc une réalité qui avait été trop longtemps dissimulée, la lumière fut et cette infamie quel que peu réparée. Il était temps ! Mais hélas combien d'enfants arrachés à leur famille et placés comme des objets, traités souvent comme des esclaves par des paysans peu scrupuleux de tirer profit d'une main d'oeuvre gratuite. Honte à eux ! Même si au départ ce sont nos politiques d'alors qu'il faut incriminer, c'est bien ces familles qui ont largement profité de ces pauvres mômes qu'il convient de condamner. Heureusement bien d'autres familles ont adopté ces enfants avec amour et considérés comme tels. C'est un récit déchirant, émouvant, qui permet de révéler sans pathos ce drame de l'époque. J'ai beaucoup aimé la plume et les personnages, la construction du récit. Je ne savais rien de cette histoire et certainement comme beaucoup de français à qui on cache la vérité ou on la déguise de façon à ne pas soulever le voile du mensonge et du scandale. Hélas combien de drames se sont joués sans qu'on le sache ni même qu'on le soupçonne ! Maquillés par des faux espoirs, des vaines promesses d'un avenir meilleur. Tout ça par l'orgueil des hommes de vouloir ou croire faire mieux, laisser son nom quelque part sur une plaque rutilante de vanité, gonfler des chiffres, redresser une économie, peuplée des régions désertiques mais au nom quel droit ont ils pu clamer cette fourberie ? Certainement pas celui des droits de l'homme ! C'est bien de mettre en avant par un roman de tels drames pour savoir et ne plus laisser dans l'ombre la vérité.
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  • fanculo Posté le 13 Avril 2020
    L'auteur Anaîs Bois , nous rappelle ,sous la forme d'un roman, un pan peu glorieux d'une période de l'histoire de la France dans les années 1963 à 1982. Nous suivons le destin tragique de deux fillettes, Pauline et Clemence,Réunionnaises, leurs enlèvements par les services sociaux qui font miroiter aux parents une vie meilleure en métropole .l'état se chargera de leurs éducations, aller à l'école, avec la promesse de revenir pour les vacances scolaires. Mais la vérité est toute autre .ils sont mis dans des familles d'accueil, ouvriers dans des fermes , et pour les plus chanceux adoptés par des familles. Une chape de plomb s'abat sur les agissements de l'état. Les parents n'ont aucune nouvelle de leurs enfants, ni les moyens de savoir ce qu'iils sont devenus, ni de défendre leurs droits. La deuxième partie est racontée par la fille de Pauline qui part à la recherche de sa mère etde la sienne. Une enquête qui se révèle difficile car elle se trouve face à un mur de silencede la part de l'administration qui cache les faits et de la part de la population meurtrie , coupable de n'avoir pas defendu ses e.nfants. Ils ont tous peurs de... L'auteur Anaîs Bois , nous rappelle ,sous la forme d'un roman, un pan peu glorieux d'une période de l'histoire de la France dans les années 1963 à 1982. Nous suivons le destin tragique de deux fillettes, Pauline et Clemence,Réunionnaises, leurs enlèvements par les services sociaux qui font miroiter aux parents une vie meilleure en métropole .l'état se chargera de leurs éducations, aller à l'école, avec la promesse de revenir pour les vacances scolaires. Mais la vérité est toute autre .ils sont mis dans des familles d'accueil, ouvriers dans des fermes , et pour les plus chanceux adoptés par des familles. Une chape de plomb s'abat sur les agissements de l'état. Les parents n'ont aucune nouvelle de leurs enfants, ni les moyens de savoir ce qu'iils sont devenus, ni de défendre leurs droits. La deuxième partie est racontée par la fille de Pauline qui part à la recherche de sa mère etde la sienne. Une enquête qui se révèle difficile car elle se trouve face à un mur de silencede la part de l'administration qui cache les faits et de la part de la population meurtrie , coupable de n'avoir pas defendu ses e.nfants. Ils ont tous peurs de la vérité qui apparaîtra au grand jour et à la connaissance de tout le monde. Le roman d Ariane bois est un roman témoignage, émouvant. De fait dont nous n'avions pas eu connaissance à l'époque. Alors que cela se passait chez nous en France ! Avec l'accord de notre gouvernement ,! A LIRE Histoire à ne pas oublier.
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  • sev95110 Posté le 1 Avril 2020
    Mettre une note à ce récit, 5 étoiles ne suffisent pas... Ce scandale d’Etat ! Avoir kidnappé tant d’enfants Réunionnais, les avoir arrachés à leur famille, leur avoir mentis...pfff je ne saurai décrire davantage ceux que je ressens en fermant ce livre ! Rage, colère, souffrance, émotion, retrouvailles... Émouvant, percutant...
  • rotko Posté le 12 Mars 2020
    Ce récit en deux parties évoque un triste épisode de la politique française visant à repeupler la Creuse par le transfert et l’ « adoption » sur place d’enfants réunionnais, ici Pauline et sa sœur Clémence. Au pays d’origine, naturel, chaleureux succèdent un milieu paysan, âpre, un climat rude, et en dépit de bonnes intentions locales, la séparation d’avec sa sœur, une série de déboires divers dus à cette transplantation forcée. L’auteur, sans tomber dans le mélodrame, force pourtant la dose avec un kidnapping initial, de grossières tromperies sur la destination, des aperçus sur les mauvais traitements, des tentatives de suicides, les atteintes à l’identité, des attouchements, des remarques racistes etc. Est-ce bien l’enfant ou l’adolescente qui raconte son parcours ? C’est l’auteure qui s’en charge dans un récit démonstratif qui ne craint pas les commentaires à l’usage du lecteur : « Elle est l’animal effrayé dont on change la cage, celle qu’on pousse dans la voiture si loin des siens »p.100 . Après le milieu paysan, Pauline devient « Isabelle chez les employés», où des maladresses diverses génèrent et accentuent son malaise. Vient le temps de la Crise, quand Pauline, victime d’une perte de mémoire (!) découvre le certificat d’adoption. Le style ne rachète pas... Ce récit en deux parties évoque un triste épisode de la politique française visant à repeupler la Creuse par le transfert et l’ « adoption » sur place d’enfants réunionnais, ici Pauline et sa sœur Clémence. Au pays d’origine, naturel, chaleureux succèdent un milieu paysan, âpre, un climat rude, et en dépit de bonnes intentions locales, la séparation d’avec sa sœur, une série de déboires divers dus à cette transplantation forcée. L’auteur, sans tomber dans le mélodrame, force pourtant la dose avec un kidnapping initial, de grossières tromperies sur la destination, des aperçus sur les mauvais traitements, des tentatives de suicides, les atteintes à l’identité, des attouchements, des remarques racistes etc. Est-ce bien l’enfant ou l’adolescente qui raconte son parcours ? C’est l’auteure qui s’en charge dans un récit démonstratif qui ne craint pas les commentaires à l’usage du lecteur : « Elle est l’animal effrayé dont on change la cage, celle qu’on pousse dans la voiture si loin des siens »p.100 . Après le milieu paysan, Pauline devient « Isabelle chez les employés», où des maladresses diverses génèrent et accentuent son malaise. Vient le temps de la Crise, quand Pauline, victime d’une perte de mémoire (!) découvre le certificat d’adoption. Le style ne rachète pas des épisodes cousus de fil blanc : l’emploi de mots comme « maugréer » ou « morigéner » sonne mal. J’ai donc fini la première partie sans être convaincu, la deuxième partie, jugée encore plus explicative par les Babeliotes, ne m’a pas tenté. Pourquoi à une fiction maladroite ne pas préférer un documentaire où les faits parlent d’eux-mêmes : sur France culture, « "Enfants de la Creuse" : une mémoire défaillante sur un crime impuni » . http://bit.ly/2TK0DRC
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  • Aproposdelivres Posté le 18 Février 2020
    C’est autour d’une tragédie historique qu’Ariane Bois écrit son roman. En 1963, ,Michel Debré , premier ministre de Charles de Gaulle et député de la Réunion décide d’organiser la migration d’enfants réunionnais en Métropole, dans des départements souffrants de l’exode rurale comme la Creuse, la Lozère ou le Gers… Les enfants sont choisis dans les familles les plus fragiles, les parents sont souvent analphabètes et ils se laissent berner par la promesse d’un avenir meilleur et ils ne reverront jamais leurs enfants. Dans cette histoire, Pauline et Clémence Rivière, deux sœurs de 6 et 4 ans, sont enlevées et embarquées de force dans un avion pour la Métropole. Là-bas, elles seront séparées et le lecteur suivra la nouvelle vie de Pauline : d’abord hébergée dans une famille d’agriculteurs, elle sera ensuite adoptée par une famille aisée et aimante. Après un choc et une méningite, elle oublie et occulte ses souvenirs de La Réunion et de sa famille d’origine. C’est donc plus de trente ans plus tard, que sa propre fille, Caroline, découvre ce secret et décide de mener l’enquête sur les origines de sa mère et de sa famille. À travers le destin de ces deux fillettes, Ariane Bois met en lumière... C’est autour d’une tragédie historique qu’Ariane Bois écrit son roman. En 1963, ,Michel Debré , premier ministre de Charles de Gaulle et député de la Réunion décide d’organiser la migration d’enfants réunionnais en Métropole, dans des départements souffrants de l’exode rurale comme la Creuse, la Lozère ou le Gers… Les enfants sont choisis dans les familles les plus fragiles, les parents sont souvent analphabètes et ils se laissent berner par la promesse d’un avenir meilleur et ils ne reverront jamais leurs enfants. Dans cette histoire, Pauline et Clémence Rivière, deux sœurs de 6 et 4 ans, sont enlevées et embarquées de force dans un avion pour la Métropole. Là-bas, elles seront séparées et le lecteur suivra la nouvelle vie de Pauline : d’abord hébergée dans une famille d’agriculteurs, elle sera ensuite adoptée par une famille aisée et aimante. Après un choc et une méningite, elle oublie et occulte ses souvenirs de La Réunion et de sa famille d’origine. C’est donc plus de trente ans plus tard, que sa propre fille, Caroline, découvre ce secret et décide de mener l’enquête sur les origines de sa mère et de sa famille. À travers le destin de ces deux fillettes, Ariane Bois met en lumière ce scandale de l’Histoire trop méconnu : l’exil forcé de plus de deux milles enfants réunionnais vers la Métropole entre 1960 et 1980. Un déportement organisé par l’État français qui arrachait et enlevait ces enfants à des parents démunis. Certains enfants ont été adoptés dans des familles aimantes et ont pu aller à l’école, mais malheureusement d’autres ont été exploités et maltraités. Voilà une lecture bouleversante et nécessaire sur ce sujet fort et poignant.
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