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Belfond
EAN : 9782714451071
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 368
Format : 140 x 225 mm

Plus doux que la solitude

Françoise ROSE (Traducteur)
Date de parution : 03/09/2015
« Yiyun Li excelle à rendre les vies ordinaires broyées par les aberrations du système Mao, les drames obscurs des sans-grades dans les villes de province et les carnages plus intimes des sentiments. Elle déploie un art du récit concentré et intimiste, tissé de mots simples et d’images classiques. »
David Fontaine, Le Canard enchaîné
Des révolutions étudiantes de la place Tian’anmen au déracinement dans lequel les États-Unis maintiennent leurs migrants aujourd’hui, l’histoire de trois amis au destin brisé par un mystérieux accident. Servie par un style à l’élégance distanciée, une œuvre saisissante qui explore les tréfonds de la nature humaine, et notamment l’idée que... Des révolutions étudiantes de la place Tian’anmen au déracinement dans lequel les États-Unis maintiennent leurs migrants aujourd’hui, l’histoire de trois amis au destin brisé par un mystérieux accident. Servie par un style à l’élégance distanciée, une œuvre saisissante qui explore les tréfonds de la nature humaine, et notamment l’idée que même la plus innocente des personnes est capable du plus glacial des crimes… 
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EAN : 9782714451071
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 368
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Le sujet de Yiyun Li semble être l’isolement auquel nous réduit le monde contemporain. Au cœur de Plus doux que la solitude, flotte cette thématique universelle : Nous sommes, tous à notre façon, prisonniers du passé. »
Telegraph
 
« Le récit froid et profond de Yiyun Li vous précipite dans les affres des héritages familiaux et des différences culturelles, d’une manière troublante mais incroyablement perspicace. »
Kirkus review
 
« Il y a un quelque chose de particulier dans  l’équilibre, la netteté, le calme apparent de la prose de Yiyun Li qui la rapproche d’un Tchekhov. Avec sa neutralité, elle est capable de nimber les vies complexes, agitées et colorées de ses personnages d’une brume cotonneuse. Pourtant, grâce à la juxtaposition entre tragédies politiques et tragédies intimes, on décèle sous l’apparente passivité le vibrant sarcasme à l’œuvre dans Plus doux que la solitude. »
New York Times Book Review

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sylvia34 Posté le 24 Novembre 2017
    Ce roman nous plonge dans la vie de 3 adolescents à Pekin en 1989, et dans leur vie d'adulte de nos jours, deux sont parties à l'étranger, un est resté à Pékin, après qu'un incident ait bouleversé leur destin. Ce roman est assez statique et se consacre principalement à nous faire partager avec beaucoup de finesse et de non-dit, l'état d'esprit, les sentiments de ces 3 personnages, à travers des aller- retours entre les deux périodes, comment chacun perçoit sa part de responsabilité. Il nous offre egalement un tableau du Pékin populaire de 1989 dans un siheyuan (maison traditionnelle transformée en habitation collective), contrastant avec le Pékin d'aujourd'hui, moderne et ouvert au libéralisme, et nous dépeint aussi l'isolement des chinois expatriés aux Etats-Unis.
  • pipige Posté le 3 Janvier 2016
    Roman sur l'adolescence, l'amitié, l'amour, l'absence, la solitude. Assez dure, certains diraient pessimistes, d'autres réalistes. Chacun se fera son opinion. L'histoire reste assez simple mais la narratrice parvient à faire vivre de façon assez dynamique l'amitié qui lie les 3 protagonistes, grâce en particulier au contexte post-Tiananmen de 1989, et à la chape de plomb tombant sur la société chinoise.
  • sandrine57 Posté le 28 Septembre 2015
    Abandonnée sur le seuil de deux soeurs vieilles filles, Ruyu a grandi à la campagne, élevée sans manifestations d'amour, mais avec beaucoup de dignité par celles qu'elle appelle ses grand-tantes. En août 1989, âgée de 15 ans, Ruyu arrive à Pékin pour intégrer le lycée. Elle s'installe chez tante Lan, oncle Zechen et leur fille Shaoai, une étudiante de 22 ans. Là vivent aussi Boyang et Moran qui font tout pour lui plaire et lui faire aimer leur ville. Mais Ruyu n'a pas appris à aimer. Pékin l'indiffère, elle se sent supérieure à ses deux nouveaux amis et, par-dessus tout, elle n'apprécie pas Shaoai dont elle partage la chambre et le lit. Boyang et Moran sont, quant à eux, très admiratifs de la jeune étudiante révoltée qui, en juin, à participer aux manifestations de la place Tian'anmen et risque d'être expulsée de son université. Plus de vingt ans après, Boyang s'occupe des obsèques de Shaoai. La jeune femme est morte, enfin !, pourrait-on dire, puisqu'elle était infirme depuis vingt ans, diminuée physiquement et mentalement, après avoir été empoisonnée. Par qui ? Il y a bien eu des soupçons mais personne n'a été inquiété. Boyang a prévenu par mail ses deux anciennes... Abandonnée sur le seuil de deux soeurs vieilles filles, Ruyu a grandi à la campagne, élevée sans manifestations d'amour, mais avec beaucoup de dignité par celles qu'elle appelle ses grand-tantes. En août 1989, âgée de 15 ans, Ruyu arrive à Pékin pour intégrer le lycée. Elle s'installe chez tante Lan, oncle Zechen et leur fille Shaoai, une étudiante de 22 ans. Là vivent aussi Boyang et Moran qui font tout pour lui plaire et lui faire aimer leur ville. Mais Ruyu n'a pas appris à aimer. Pékin l'indiffère, elle se sent supérieure à ses deux nouveaux amis et, par-dessus tout, elle n'apprécie pas Shaoai dont elle partage la chambre et le lit. Boyang et Moran sont, quant à eux, très admiratifs de la jeune étudiante révoltée qui, en juin, à participer aux manifestations de la place Tian'anmen et risque d'être expulsée de son université. Plus de vingt ans après, Boyang s'occupe des obsèques de Shaoai. La jeune femme est morte, enfin !, pourrait-on dire, puisqu'elle était infirme depuis vingt ans, diminuée physiquement et mentalement, après avoir été empoisonnée. Par qui ? Il y a bien eu des soupçons mais personne n'a été inquiété. Boyang a prévenu par mail ses deux anciennes amies mais aucune n'a répondu, ni fait le déplacement. Car, seul Boyang a fait sa vie en Chine; Ruyu et Moran vivent désormais, plus ou moins heureuses, aux Etats-Unis. Un roman au ton doux-amer qui commence deux mois après les événements de la place Tian'anmen. Dans une société toujours régie par les règles édictées par Mao, les anciens font profil bas, les étudiants se révoltent, les plus jeunes rêvent d'Amérique. Sur ce fond sociopolitique, Yiyun LI brosse le portrait de quatre personnages ambigus qui cherchent leur voies. L'habitation collective où vivent Boyang, Moran et Shaoai semble harmonieuse jusqu'à l'arrivée de Ruyu. Mais le feu couvait. Shaoai est en révolte et les conséquences de sa participation aux manifestations étudiantes pèsent sur son avenir. Elle risque une exclusion de l'Université qui lui fermerait les portes du monde du travail. Un problème réglé par l'empoisonnement dont elle est victime et qui fait d'elle une infirme pendant plus de vingt ans. Et, pendant que la jeune femme survit, prisonnière de son propre corps, les autres continuent leur chemin. Ruyu et Moran ont tenté leur chance aux Etats-Unis, sans toutefois trouver le bonheur, exilées, seules, en marge. Boyang a réussi dans les affaires, suffisamment pour entretenir une maîtresse plus jeune que lui, mais il ne s'est jamais engagé dans une relation sérieuse. Prisonniers de leur passé, ces trois-là sont finalement seuls au milieu de la foule... Un roman subtil qui, sous une apparente froideur, explore des sentiments très humains : l'amour, la haine, la jalousie, la solitude, le déracinement... C'est tragique, cynique, parfois tendre, à lire en tout cas.
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