Lisez! icon: Search engine

UnPur

Belfond
EAN : 9782714481948
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 134 x 190 mm
Nouveauté
UnPur

Collection : Belfond Pointillés
Date de parution : 22/08/2019
Quand l’enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ?
Garder ce qui disparaît, c’est l’œuvre d’une vie. C’est notre enfance.
 
Benjaminquejetaime et Julienquejetaime, c’est ainsi que leur mère les appelle. Tous les trois forment une famille tournesol aux visages orientés vers le bonheur. Le destin en décide autrement quand un inconnu pose les yeux sur les jumeaux, se demandant lequel...
Garder ce qui disparaît, c’est l’œuvre d’une vie. C’est notre enfance.
 
Benjaminquejetaime et Julienquejetaime, c’est ainsi que leur mère les appelle. Tous les trois forment une famille tournesol aux visages orientés vers le bonheur. Le destin en décide autrement quand un inconnu pose les yeux sur les jumeaux, se demandant lequel il va choisir.
 
Quarante ans plus tard s’ouvre le procès du ravisseur, il n’est pas sur le banc des accusés, et c'est sa victime que l'on juge.
Quand l’enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ?
 
De l’Italie – Bari et Venise – au Yucatán et ses rites maya ancestraux se déploie ici l’histoire d’un être dont on ne saura jusqu’au bout s’il a commis l’impardonnable.
 
À sa manière frontale et poétique, Isabelle Desesquelles joue avec la frontière mouvante entre la fiction et le réel, et éclaire l’indicible.
Roman de l’inavouable, UnPur bouscule, envoûte et tire le fil de ce que l’on redoute le plus.
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782714481948
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 134 x 190 mm

Ils en parlent

" Il fallait oser mettre des mots sur l'inavouable, sur ce qu'on ne veut pas, surtout pas connaître ou imaginer. Isabelle Desesquelles est allée jusqu'au bout à nos risques et périls. Il n'est pas dit qu'on en sorte indemnes. "
Florence Dalmas / Vaucluse Matin

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Mesmotssurlesleurs Posté le 13 Novembre 2019
    Je suis vide, vidée. Epuisée. L'impression que ce livre m'a tout pris. Ne plus pouvoir lire. S'arrêter. Reprendre. Aimer. Adorer. Se demander si c'est normal de tant accrocher. Oui. Au point que mon cœur est gros au moment où je referme ces pages, si gros que je le sens battre au fond de ma gorge. Il a souffert. Ne savait plus comment battre. J'en ai lu des histoires difficiles, des livres éprouvants. Mais là, par moment... la bile pas loin des dents. Et le malaise. Et la rage. Et les poings. Et puis, de l'autre côté, l'admiration pour cette écriture folle. Lire l'enfant qui disparaît, et l'enfance qui le suit. L'homme qui n'en a que le nom. L'horreur qui suit. Et l'abîme, profond, qui engloutit. Lire les chocolats chauds, l'amour maternel, le fraternel, l'insouciance. Puis le rapt et l'horreur. Le monstre. La souffrance. L'ensuite. L'enfant mort resté au fond du corps d'adulte. L'adulte brisé qui cherche comment vivre encore. Comment vivre après. J'ai lu tout ça. Lu à ne plus en pouvoir, de la place San Marco jusqu'au fond du pire. Mais j'ai surtout lu une merveille d'écriture, de celles qui vous emmènent, vous prennent la main et ne vous la lâchent que bien plus... Je suis vide, vidée. Epuisée. L'impression que ce livre m'a tout pris. Ne plus pouvoir lire. S'arrêter. Reprendre. Aimer. Adorer. Se demander si c'est normal de tant accrocher. Oui. Au point que mon cœur est gros au moment où je referme ces pages, si gros que je le sens battre au fond de ma gorge. Il a souffert. Ne savait plus comment battre. J'en ai lu des histoires difficiles, des livres éprouvants. Mais là, par moment... la bile pas loin des dents. Et le malaise. Et la rage. Et les poings. Et puis, de l'autre côté, l'admiration pour cette écriture folle. Lire l'enfant qui disparaît, et l'enfance qui le suit. L'homme qui n'en a que le nom. L'horreur qui suit. Et l'abîme, profond, qui engloutit. Lire les chocolats chauds, l'amour maternel, le fraternel, l'insouciance. Puis le rapt et l'horreur. Le monstre. La souffrance. L'ensuite. L'enfant mort resté au fond du corps d'adulte. L'adulte brisé qui cherche comment vivre encore. Comment vivre après. J'ai lu tout ça. Lu à ne plus en pouvoir, de la place San Marco jusqu'au fond du pire. Mais j'ai surtout lu une merveille d'écriture, de celles qui vous emmènent, vous prennent la main et ne vous la lâchent que bien plus loin. Ne vous la lâchent plus. Parfois on entre dans un livre comme dans un moulin, et parfois non. Il est des livres qui nous font nous arrêter sur leur pas, ne pas le presser. Cette fois-là, j'ai essuyé mes pieds, pris le temps, regardé. Je m'étais doutée. Et à peine ma tête passée, je l'ai vu, le tapis persan d'encre, et les mots travaillés, et les phrases ajustées. On n'est pas chez n'importe ici. Madame Desesquelles on dit. Celle qui a écrit beau le laid. Celle qui a poétisé l'immonde. Celle qui a écrit le cœur abîmé et l'esprit mutilé. Celle qui vous prend à la gorge et vous coupe le souffle du bout de sa plume. J'ai fini ce livre un soir, tôt, mais pas moyen pourtant d'en ouvrir un autre. Il me collait et m'empêchait d'y voir clair. Au matin, presque une gueule de bois, l'ivresse de la veille restait encore. J'avais bu trop de ses mots pour rester sobre. Mais je ne m'arrêterai pas là, je vous lirai à nouveau Mme Desesquelles, et ma tête tournera encore. Et encore. Et encore.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Zinzine Posté le 4 Novembre 2019
    La couverture de ce livre avec cette ribambelle d'enfants dans un escalier et ce titre un peu bizarre ne me préparait pas au choc que j'ai ressenti à cette lecture. le début est intriguant puisqu'on sait juste que dans un procès,un homme est la victime mais se trouve dans le box des accusés. Ensuite nous faisons connaissance avec deux frères jumeaux qui vivent avec leur mère, une femme qui les eu très jeune et qui les adore. L'un des jumeaux est enlevé et va devenir le jouet d'un couple pervers (on pense un peu à Fourniret). Sa vie est épargné mais il va être victime de sévices physiques et mentaux. Tout est vu depuis l'oeil de ce personnage. On ne sait que par bribe l'effet qu'a eu la disparition de l'enfant sur le frère et la mère. Ce livre est très glauque avec des scènes parfois insoutenables mais très prenant. On voit l'évolution de l'enfant devenu adulte avec ses tourments, ses angoisses, sa culpabilité. Mais bon Ames sensibles s'abstenir.
  • AugustineBarthelemy Posté le 27 Octobre 2019
    Il suffit de peu de choses pour qu’une vie bascule : celle de Benjamin a radicalement changé à cause d’un petit short bleu trop petit. Benjaminquejetaime et Julienquejetaime sont des frères jumeaux heureux, complices, qui partagent avec leur mère une relation fusionnelle. Ils ont huit ans et les souvenirs ne sont que ceux du bonheur. Oh ! bien sûr, parfois, ils ont un peu honte de cette mère solaire qui peut danser dans la rue sans raison, ou qui s’enfuit d’un bar sans payer, juste pour connaître la sensation que ça fait. Une mère qui fait sans le père, qui fait sans son rêve, celui d’être actrice, mais qui se consacre à ses fils, ses puits d’amour qu’elle crée chaque jour pour eux. Mais le voyage à Venise sonne la fin des heures gaies : Benjamin, mauvaise tête de devoir porter un short trop petit, refuse le cioccalato con pane que sa mère adore et veut partager avec eux. Il sort du café sur la place Saint Marc. Et le voilà soudainement plaqué contre un ceinturon qui lui laissera une marque à vie sur le menton, avec un mouchoir chloroformé sous le nez. Benjaminquejetaime disparaît. Un nouvel horizon s’ouvre à... Il suffit de peu de choses pour qu’une vie bascule : celle de Benjamin a radicalement changé à cause d’un petit short bleu trop petit. Benjaminquejetaime et Julienquejetaime sont des frères jumeaux heureux, complices, qui partagent avec leur mère une relation fusionnelle. Ils ont huit ans et les souvenirs ne sont que ceux du bonheur. Oh ! bien sûr, parfois, ils ont un peu honte de cette mère solaire qui peut danser dans la rue sans raison, ou qui s’enfuit d’un bar sans payer, juste pour connaître la sensation que ça fait. Une mère qui fait sans le père, qui fait sans son rêve, celui d’être actrice, mais qui se consacre à ses fils, ses puits d’amour qu’elle crée chaque jour pour eux. Mais le voyage à Venise sonne la fin des heures gaies : Benjamin, mauvaise tête de devoir porter un short trop petit, refuse le cioccalato con pane que sa mère adore et veut partager avec eux. Il sort du café sur la place Saint Marc. Et le voilà soudainement plaqué contre un ceinturon qui lui laissera une marque à vie sur le menton, avec un mouchoir chloroformé sous le nez. Benjaminquejetaime disparaît. Un nouvel horizon s’ouvre à lui : celui du Gargouilleur. Quarante ans plus tard, Benjamin réapparaît. Il est sur le banc des accusés. Au tribunal, on l’observe comme une bête curieuse. Dégoût, compassion ? comment le regardera-t-on ? Et Julien, comment réagira-t-il à la réapparition de son frère ? Que pensera-t-il de son parcours ? Mais surtout, une question : pourquoi Benjamin ne s’est pas enfui plus tôt ? Et pourquoi n’a-t-il pas refait surface auprès de sa famille chérie ? Car à Bari, où le Gargouilleur l’a séquestré, Benjamin est devenu son « enfant chéri ». Dans cette maison qui voisinait un chemin de fer, il était parfois laissé seul, en compagnie d’une femme, une « vieille » filiforme aux chevilles graisseuses, qui vit sous la coupe du Gargouilleur, qui s’occupe du foyer en se taisant avec obstination. L’enfant lui refuse toute affection, prend un malin plaisir à ne pas manifester ses émotions, à s’interdire de trouver bon ce qu’elle prépare. Ce n’est pas sa mère, et toute trace d’affection qu’il pourrait lui montrer serait une trahison. Le monde de Benjamin se réduit de manière drastique : une chambre où il a l’ultime privilège de choisir le papier peint, une baignoire dans laquelle il s’immerge totalement, toujours dans la tentation de ne pas reprendre son souffle, dans une eau qui ne sera jamais assez chaude pour le laver. Car Benjamin est plus que sale, il est impur. Une impureté qu’il veut fuir mais dans laquelle il se réfugie aussi, dans ce bain, il aime y pisser, et demeurer dans sa pisse. Comme le porc qu’il est devenu. Avec son bourreau, il découpe et compile des articles de presse sur le cyclisme. Obstinément, il traque tout ce qui concerne le vélo, cherche à satisfaire son kidnappeur, à détourner son attention de lui : les minutes que le Gargouilleur consacre à ses articles sont autant de minutes en moins qu’il passera dans la chambre de Benjamin. Lentement, dans un glissement presque naturel, de victime, il se fait complice. Il part sur les routes avec le Gargouilleur, traverse l’Italie, et l’aide à attirer des jeunes enfants dans les filets du prédateur. Qui se méfie d’un père qui se promène au parc avec son fils ? Même les gendarmes s’y laissent prendre, alors que leur victime est assoupie sur les sièges arrières de la voiture. Et puis un jour, cinq ans plus tard, la fuite. D’abord Rome, où celui qui a désormais treize ans se débrouille pour vivre : prostitution, cambriolage ? Mais Rome ne le sépare pas assez de l’influence de son kidnappeur. De ce qu’il a implanté en lui. Ce sera le Mexique, où il deviendra le gigolo d’une femme qui a le double de son âge et une enfant de huit ans, Marie. En échange de ses services sexuels et de cours de langue pour sa fille, Benjamin peut vivre à leurs côtés. Il n’est pas question d’amour, de toute façon, Benjamin est bien trop sale pour aimer. Et ses regards sont toujours tournés vers Marie, Marie qu’il aime regarder dormir avant de rejoindre sa mère dans sa chambre. Marie qui devient de plus en plus désirable, et un désir qu’il a de plus en plus de mal à contenir. Alors il faut fuir, encore. Encore plus loin. Ce sera le Yucatán, une région reculée, peu de monde, peu de tentation. Nature sauvage, comme la sienne. Nature dangereuse, comme lui. Pourtant, même dans ce lieu reculé, il assiste un soir aux ébats d’un couple indien, puis à l’accouchement de la femme. C’est une fille, et le couple l’invite avec eux, comme un parrain. Il nomme l’enfant, Régia. Ensemble, ils monteront un restaurant sur la côte. Il va pêcher des langoustes, c’est le seul mets qu’ils proposent et le restaurant ne désemplit jamais. C’est une sorte de paradis qu’il s’est reconstitué. Une vie sauvage, comme une tentative de retrouver son « état de nature », de retrouver l’homme non corrompu par la société. Mais même au paradis, le temps s’écoule. Et Régia, dont il est un deuxième père, a huit ans. Il remarque que son corps a changé, qu’il s’est allongé, creusé. Quand il la prend dans ses bras, l’innocence des débuts est balayée par le désir naissant pour ce corps qui se forme, qui se presse contre lui, inconscient, en recherche d’affection, pure et innocente. Le monstre en Benjamin a faim. Et le désir une tempête incontrôlable… UnPur, c’est la longue confession de Benjamin, un aveu et une plongée dans la psyché d’un homme, à présent âgé de cinquante ans, qui se décide enfin à parler à son frère jumeau après quarante ans de silence. Car bien plus que de connaître les raisons qui l’ont mené devant une cour de justice, ce qui tient le lecteur en haleine c’est la raison pour laquelle, alors que sa vie précédente n’était que bonheur, Benjamin n’est pas retourné dans sa famille après sa fuite. Et quand celle-ci nous est enfin dévoilée, elle révèle toute la pureté et la naïveté d’un enfant de huit ans dans le corps d’un homme de cinquante ans dévoré par une culpabilité indépassable. UnPur, un rapprochement entre l’article et le substantif, pour nous faire entendre le déchirement de Benjamin : un pur, l’enfant innocent dont on a volé l’enfance, et un impur, l’être contaminé par le Gargouilleur, aux pulsions malsaines auxquelles il ne résiste que difficilement. Dans une langue froide et clinique, Benjamin nous raconte le parcours d’un être brisé, d’une enfance qui s’est arrêtée trop tôt, trop violemment. Et de l’adulte que l’on devient, prisonnier entre la culpabilité et le monstre que l’on sent en soi. C’est aussi le récit d’un égoïsme, car dans sa douleur et sa souffrance, Benjamin oublie celle de son frère ; comment même pourrait-il la concevoir, l’imaginer ? Car le Gargouilleur n’a pas seulement détruit un être, mais toute une famille. On en a quelques bribes à travers la confession de Benjamin, des faits qui lui sont parvenus par Julien, qui avait tenté de renouer le contact mais qui s’était cogné à un mur de silence, presque d’indifférence. À la réalité sombre de Benjamin, à l’obscurité qui abrite son âme, succède alors la réalité amère de Julien, une dernière voix déchirante, celle de l’homme à qui l’on a aussi arraché brutalement son enfance, son insouciance, et qui a affronté seul les conséquences de l’enlèvement de son jumeau. UnPur est le roman de l’indicible. Un texte qui aborde un sujet sensible, et qui évite l’écueil du manichéisme. C’est avec une certaine subtilité qu’Isabelle Desesquelles nous décrit l’âme humaine et ses tourments. La lutte de Benjamin contre lui-même est puissante et épuisante. Jusqu’au bout, le lecteur marche sur un fil et risque de basculer dans le vide : la confession de Benjamin est-elle réelle, les ellipses et les nombreux retours en arrière peuvent nous faire douter. Benjamin assouvit-il les fantasmes malsains qui le traversent ou imagine-t-il son parcours criminel pour mieux matérialiser le monstre qu’il croit être devenu ? Est-il condamné, jusqu’à la fin, à guetter, dans une attente interminable, suppliciante, le moment où il deviendra lui-même un voleur d’enfance ?
    Lire la suite
    En lire moins
  • letichat28 Posté le 11 Octobre 2019
    Le livre est addictif mais trop court et pas assez développé à mon goût, donc dommage...
  • melicemitakos Posté le 30 Septembre 2019
    Ils sont jumeaux. Ils s'appellent Benjamin et Julien mais leur maman qui les élève seule, les appelle Benjaminquejetaime et Julienquejetaime. Ils ont 8 ans. Ils sont en vacances à Venise. Ils sont deux pour affronter le monde, deux à côté de leur maman extravagante et solaire qui les dévore d’amour. Mais en quelques minutes ils ne font plus qu'un. Séparés. Séparés à cause du Gargouilleur, ce monstre pédophile qui a enlevé Benjamin cet été 1976. 40 ans plus tard, on retrouve Benjamin sur les bancs du tribunal. De victime, il est passé à accusé... de quoi ? A travers ce livre écrit à la premère personne, Benjamen explique à son frère, Julien, ce qui s’est passé. J’ai aimé retrouver la plume singulière de Isabelle Desequelles, qui encore une fois se penche sur l’absolue, la pureté de l’enfance et sur ces instants où tout bascule. Comment l’unpur peut être saggagé par l’impur, comment quelques minutes suffisent pour passer de l’âge d’or de l’enfance à celui de l’enfer. Elle s’interroge sur l’impact d’un drame sur nos vie. De ce que l’on fait de ça, de cette horreur que l’on porte en nous, de l’emprise des grands sur les tous petits… comment on survit, la place de... Ils sont jumeaux. Ils s'appellent Benjamin et Julien mais leur maman qui les élève seule, les appelle Benjaminquejetaime et Julienquejetaime. Ils ont 8 ans. Ils sont en vacances à Venise. Ils sont deux pour affronter le monde, deux à côté de leur maman extravagante et solaire qui les dévore d’amour. Mais en quelques minutes ils ne font plus qu'un. Séparés. Séparés à cause du Gargouilleur, ce monstre pédophile qui a enlevé Benjamin cet été 1976. 40 ans plus tard, on retrouve Benjamin sur les bancs du tribunal. De victime, il est passé à accusé... de quoi ? A travers ce livre écrit à la premère personne, Benjamen explique à son frère, Julien, ce qui s’est passé. J’ai aimé retrouver la plume singulière de Isabelle Desequelles, qui encore une fois se penche sur l’absolue, la pureté de l’enfance et sur ces instants où tout bascule. Comment l’unpur peut être saggagé par l’impur, comment quelques minutes suffisent pour passer de l’âge d’or de l’enfance à celui de l’enfer. Elle s’interroge sur l’impact d’un drame sur nos vie. De ce que l’on fait de ça, de cette horreur que l’on porte en nous, de l’emprise des grands sur les tous petits… comment on survit, la place de la puissance de l’imaginaire et des mots des autres (Rimbaud)… J’ai lu d’une traite ce livre. En hapnée certes, mais d’une traite tant l’écriture poétique de Isabelle Desequelle est addictive. J’ai rencontré des passages absconds au contours un peu flou, mais ces derniers m’ont soulagée car ils contrebalançaient avec d’autres passages très durs. J’en ai aimé la construction morcellée en puzzle, dont toutes les pièces assemblées à la fin du roman permettent un vision globale de cette histoire tragique. Une lecture qui ne me laisse pas indemne.
    Lire la suite
    En lire moins
Toute l'actualité des éditions Belfond
Découvrez les auteurs en vogue et les nouveautés incontournables de la scène internationale.

Lisez maintenant, tout de suite !