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            Par Lisez, publié le 05/03/2019
            Voici ce que la lecture d'un bon livre fait à votre cerveau

            Certaines lectures nous transportent, à tel point que l’on est capable de ressentir intensément ce que vivent les personnages. Mais comment les livres font-ils pour développer ainsi notre empathie ? Et que se passe-t-il vraiment au niveau de notre cerveau ?

            L’idée que la lecture développe notre empathie n’est pas nouvelle. En 2013, un article publié dans Science Mag révélait que lire de la fiction nous pousse à nous identifier aux personnages et à tenter de comprendre leurs sentiments et motivations. Une projection qui n’a que des effets positifs puisque l’on ressort de nos lectures plus altruiste et à l’écoute des autres. Depuis, de nombreuses études ont été réalisées sur le sujet et sont nombreuses à arriver à la même conclusion. Mais si l’on a bien compris l’influence de la lecture sur nos émotions, que se passe-t-il vraiment dans notre cerveau au moment où l’on se plonge dans un roman ? Dans son livre Reader, Come Home, qui s’appuie sur plusieurs études scientifiques, Maryanne Wolf, professeure à l’université de Tufts (Massachussetts), explique que notre cerveau s’éclaire dès lors qu’il est confronté à une œuvre de fiction qui le passionne.

            Ainsi, ce n’est pas seulement la partie du cerveau qui traite le langage qui s’active mais aussi celles qui traitent le toucher ou le mouvement. Maryanne Wolf cite une étude menée par des neuroscientifiques de l’université de Stanford qui "ont découvert que lorsqu’on lit une œuvre de fiction avec beaucoup d’attention, des régions de notre cerveau s’alignent sur ce que les personnages font ou ressentent". En d’autres termes, si un personnage pour lequel vous éprouvez une forte empathie se met à courir, il y a de fortes chances pour qu’un effet miroir se crée dans votre tête. Et il en va de même pour les sentiments. La professeure cite en exemple le roman Anna Karénine de Léon Tolstoï : "Quand Anna saute sur les rails, inconsciemment vous sautez aussi. Les neurones qui se déploient quand vous bougez vos jambes et votre tronc vont s’activer quand vous allez lire qu’Anna vient de sauter devant un train. De la même façon, tout au long de la lecture, de nombreuses parties de votre cerveau vont s’activer pour comprendre pourquoi elle est si désespérée et vous allez ressentir une profonde empathie pour elle".

            Vous l’aurez donc compris, quand on lit, notre cerveau vit de nombreuses aventures. Tout en étant bien confortablement installé dans notre canapé, on est capable de sentir et de ressentir des choses avec beaucoup d’intensité. Il est important de noter que cette réponse émotionnelle s’applique aux lectures qui nous touchent profondément et plus particulièrement aux œuvres de fiction. Comme si l'on avait besoin d'une bonne raison pour ouvrir un livre…

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