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Robert Laffont
EAN : 9782221221303
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

37, étoiles filantes

Date de parution : 16/08/2018
Sous le ciel étoilé de Paris, un jour de 1937, Alberto Giacometti n’a qu’une idée en tête : casser la gueule à Jean-Paul Sartre ! C’est cette histoire, son origine et sa trépidante conclusion, qui sont ici racontées.

« Grognant dans son patois haut en couleur des montagnes, Alberto a déjà fait volte-face. Il est à nouveau en position sur le trottoir. Scrutant les confins de la rue Delambre. Pas du côté Raspail par lequel il vient d’arriver, mais dans l’autre sens, en direction de la station de...

« Grognant dans son patois haut en couleur des montagnes, Alberto a déjà fait volte-face. Il est à nouveau en position sur le trottoir. Scrutant les confins de la rue Delambre. Pas du côté Raspail par lequel il vient d’arriver, mais dans l’autre sens, en direction de la station de métro Edgar Quinet. Rapidement, il repère la silhouette tassée de Jean-Paul, petite figurine de pâte à modeler brunâtre qui avance péniblement à la manière d’un Sisyphe qui porterait sur son dos tout le poids du gris de Paris et qui dodeline à une vingtaine de mètres de distance, manquant de se cogner, ici à un passant, là à un réverbère. “Ah, te voilà ! Bousier de littérature ! Attends que je t’attrape, chacal !” »
Une comédie tourbillonnante constellée de pensées sur la création et de rencontres avec des femmes espiègles, mystérieuses et modernes.

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EAN : 9782221221303
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Vyvysama Posté le 15 Mai 2021
    Après cette lecture ,juste envie de retrouver les terrasses avec les amis ! Petite éloge de la vie parisienne en 1937 ,les artistes allant de terrasse en terrasse entre Montparnasse et Montmartre ,au gré du vent et des soirées ! L’insouciance ....ça fait du bien ,avec classe et élégance ,code d’honneur et répartie .La vie culturelle et artistique dans les rues de Paris ,avec une police corrompue ,juste avant le conflit mondial qui s’annonce . Une lecture agréable ,un petit voyage dans la VIE !
  • Laccro_liseuse Posté le 3 Mars 2021
    Si l'anecdote du malentendu entre Sartre et Giacometti est réelle et fournit l'idée de base de ce livre, c'est un grand roman qui se découvre page après page. En partant du fait que Giacometti a une très vive envie de casser la gueule de Jean-Paul Sartre (pour une tournure de phrase maladroite), Jérôme Attal nous emporte dans un Paris 1937 qui, historiquement flirte avec les débuts du fascisme, mais qui est aussi Paris joyeux, Paris festif et libéré. C'est un plaisir de déambuler dans les ruelles où tant d'artistes et de Grands se croisent. Si l'on aborde l'art, le processus de création et les doutes qui font irruption dans la carrière de ces âmes vagabondes, il n'en reste pas moins que ce roman parle aussi d'amour. Mais pas la romance mièvre et fade, non. Tout est subtile, tout est dosage. Entre les êtres qui parcourent cette histoire, au-delà du sentiment propre qui est présent entre les lignes, c'est bien la distance, trop ou trop peu, qui joue le rôle clef de la relation. Amitiés, amours, bourre pif et rigolade, telle est la vie d'antan qui nous manque autant aujourd'hui. Peut être n'y avait-il pas meilleur moment pour mettre en avant ce... Si l'anecdote du malentendu entre Sartre et Giacometti est réelle et fournit l'idée de base de ce livre, c'est un grand roman qui se découvre page après page. En partant du fait que Giacometti a une très vive envie de casser la gueule de Jean-Paul Sartre (pour une tournure de phrase maladroite), Jérôme Attal nous emporte dans un Paris 1937 qui, historiquement flirte avec les débuts du fascisme, mais qui est aussi Paris joyeux, Paris festif et libéré. C'est un plaisir de déambuler dans les ruelles où tant d'artistes et de Grands se croisent. Si l'on aborde l'art, le processus de création et les doutes qui font irruption dans la carrière de ces âmes vagabondes, il n'en reste pas moins que ce roman parle aussi d'amour. Mais pas la romance mièvre et fade, non. Tout est subtile, tout est dosage. Entre les êtres qui parcourent cette histoire, au-delà du sentiment propre qui est présent entre les lignes, c'est bien la distance, trop ou trop peu, qui joue le rôle clef de la relation. Amitiés, amours, bourre pif et rigolade, telle est la vie d'antan qui nous manque autant aujourd'hui. Peut être n'y avait-il pas meilleur moment pour mettre en avant ce roman.
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  • Nicolad Posté le 17 Janvier 2021
    Un style indéniable, des tournures remarquables, une syntaxe impeccable. Jérôme Attal sait écrire et c#x2019est un plaisir de le lire. En revanche si la forme est attrayante le fond est d#x2019un plat désespérant. Une histoire de vengeance après une phrase assassine : « il lui est enfin arrivé quelque chose » malheureusement dans ce livre il n#x2019arrive pas grand chose.
  • victoryhelene Posté le 8 Décembre 2019
    Jérôme Attal nous propose ici un bien singulier voyage. Il s'agit de remonter le temps et de vivre le rythme effréné de l'Entre-deux-guerres dans le monde foisonnant de la Rive gauche parisienne. Parce que le contexte est morose et que bientôt l'Europe va se couvrir d'un voile encore plus sombre, le milieu des artistes semble pris d'une frénésie extraordinaire. La guerre d'Espagne fait rage et le nazisme s'étend en cette année 1937, on a encore en mémoire le désastre de 14-18 et on craint un possible nouveau conflit. Mais Paris bouillonne de vie, de fêtes et de créations. Jérôme Attal y embarque son lecteur, lui fait arpenter les rues, avenues et immeubles du Baron Haussmann, les cafés, terrasses ou même bordels... le lecteur visite littéralement l'architecture et le paysage urbain parisien. Il y croise aussi toute sa faune diverse et variée, en particulier les intellectuels et artistes comme Breton, Cocteau, Picasso... En cela, cette oeuvre est un tableau vivant et joyeux, mieux qu'un guide touristique ! Cette fiction, à la fois humoristique et tendre, met en scène deux figures de l'époque, Alberto Giacometti et Jean-Paul Sartre. L'un est un Italien volubile au langage truculent, un séducteur, un amoureux, un passionné, un sculpteur qui... Jérôme Attal nous propose ici un bien singulier voyage. Il s'agit de remonter le temps et de vivre le rythme effréné de l'Entre-deux-guerres dans le monde foisonnant de la Rive gauche parisienne. Parce que le contexte est morose et que bientôt l'Europe va se couvrir d'un voile encore plus sombre, le milieu des artistes semble pris d'une frénésie extraordinaire. La guerre d'Espagne fait rage et le nazisme s'étend en cette année 1937, on a encore en mémoire le désastre de 14-18 et on craint un possible nouveau conflit. Mais Paris bouillonne de vie, de fêtes et de créations. Jérôme Attal y embarque son lecteur, lui fait arpenter les rues, avenues et immeubles du Baron Haussmann, les cafés, terrasses ou même bordels... le lecteur visite littéralement l'architecture et le paysage urbain parisien. Il y croise aussi toute sa faune diverse et variée, en particulier les intellectuels et artistes comme Breton, Cocteau, Picasso... En cela, cette oeuvre est un tableau vivant et joyeux, mieux qu'un guide touristique ! Cette fiction, à la fois humoristique et tendre, met en scène deux figures de l'époque, Alberto Giacometti et Jean-Paul Sartre. L'un est un Italien volubile au langage truculent, un séducteur, un amoureux, un passionné, un sculpteur qui compose les statues les plus petites possible. Alberto a d'ailleurs le sang chaud et décide de se venger de Sartre qui aurait prononcé la phrase de trop, « Il lui est enfin arrivé quelque chose », alors qu'il vient de se faire broyer le pied par une Américaine dans une américaine. Sartre se cherche. Il n'est pas encore le penseur de l'existentialisme mais il veut déjà se faire un nom. Il est laid, binoclard, orgueilleux, fourbe et se fait traiter de tous les noms par Alberto. Le lecteur suit avec jubilation les péripéties de ces deux personnages drolatiques, qui se démènent dans cet univers haut en couleur. Le langage est fleuri. Chaque phrase, chaque page, chacun des 37 chapitres est un tourbillon de drôlerie, un écrin d'envolées littéraires à déguster sans modération. Une gourmandise légère et aérienne qui promet un bon moment de détente.
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  • Nathv Posté le 4 Juin 2019
    Idée complètement décalée, mais parfaitement réussie, de mettre dans la tête d’Alberto (Giacometti) l’idée de casser la gueule à Jean-Paul (Sartre). Nous sommes donc fin des années ’30 dans le Paris des intellectuels et artistes – rive gauche – et suivons les péripéties d’Alberto : d’un accident de la route – une Américaine dans sa grosse voiture américaine lui ayant écrasé le pied – à la création de ses sculptures, sans oublier sa vie amoureuse compliquée et la présence omniprésente de son frère. Le ton est léger et décalé, la plume bien souvent humoristique et de qualité (attention néanmoins à la concordance des temps et l’emploi erroné du conditionnel en lieu et place du futur) et l’histoire truculente ne laisse pas le lecteur de marbre.
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