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Sonatine
EAN : 9782355841569
Code sériel : 60
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Baltimore

Héloïse ESQUIÉ (Traducteur)
Date de parution : 27/09/2012

Unanimement considéré comme l’un des plus grands documents sur le crime américain jamais écrits, le livre culte de David Simon, créateur légendaire des séries The Wire (Sur écoute) et Treme.

Baltimore, fin du siècle dernier. Une des villes au taux de criminalité le plus élevé des États-Unis. Journaliste au Baltimore Sun, David Simon a suivi pendant un an, jour après jour, les inspecteurs de l’unité des homicides de la ville. Depuis le premier coup de fil annonçant un meurtre jusqu’au...

Baltimore, fin du siècle dernier. Une des villes au taux de criminalité le plus élevé des États-Unis. Journaliste au Baltimore Sun, David Simon a suivi pendant un an, jour après jour, les inspecteurs de l’unité des homicides de la ville. Depuis le premier coup de fil annonçant un meurtre jusqu’au classement du dossier, David Simon était là, inlassablement, derrière l’épaule des enquêteurs, sur les scènes de crime, dans les salles d’interrogatoire, au service des urgences. Durant de longues heures, il a partagé jour et nuit leur quotidien dans les rues de la ville, aux marges de la société. Des tensions raciales aux circuits de la drogue, en passant par les décisions politiques, judiciaires et administratives, parfois aberrantes, David Simon passe en revue chacun des aspects du crime à Baltimore. Et c’est avec une empathie rare, un réalisme et un sens du détail exceptionnels qu’il nous offre ce portrait profondément humain d’une cité à la dérive. De ce document exceptionnel naîtra, quelques années plus tard, la série Sur écoute, aujourd’hui légendaire, que David Simon a écrite en collaboration avec George Pelecanos, Richard Price et Dennis Lehane.

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EAN : 9782355841569
Code sériel : 60
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lucas2 Posté le 2 Novembre 2020
    Plus réel, tu meurs. La vérité sur les bas-fonds de Baltimore, crue et sans fioritures. Plus forte que la plupart des polars. Un regard exceptionnel sur le monde du crime et de la justice en Amérique. Ce récit s'apparente à un documentaire romancé, extrêmement bien détaillé. On avance par phases, dans ce que l'on pourrait appeler le processus criminel. Avec comme épilogue une immersion au tribunal, l'apothéose, comment dire, le couronnement du travail des enquêteurs et de la justice... je vous laisse découvrir. Un récit atypique, d'une grande puissance, très bien écrit, qui donne envie de regarder la série qui en a été inspirée, "the wire". (plus d'avis sur PP)
  • taganga2000 Posté le 4 Septembre 2020
    Si on lit @Baltimore comme un roman, ce que j'ai fait, on risque d'être déçu car énumérer les meurtres commis à Baltimore pendant un an ne fait pas un bon roman. Ici les personnages sont réels, les noms des membres de la police judiciaire n'ont pas été changé et ce que Simon a gagné en authenticité il l'a forcément perdu en narration. Impossible de développer la psychologie des personnages sans altérer la réalité ou risquer d'être censuré par les autorités qui avaient imposé un droit de regard avant la sortie du livre, donc pas de psychologie du tout ou trop peu pour rendre son livre plus humain. J'ai donc trouvé la lecture très longue surtout sur la première partie du livre qui ne concerne que les enquêtes, la partie où les procès de ces mêmes enquêtes sont développés est beaucoup plus intéressante. Faut-il pour autant condamner ce roman ? Non plutôt le reclasser en enquête journalistique de très haute volée car s'immerger un an dans les équipes de la PJ au point faire oublier aux enquêteurs qu'un journaliste était présent est probablement un tour de force de Simon et arriver à retranscrire toutes ses notes en un récit cohérent a certainement... Si on lit @Baltimore comme un roman, ce que j'ai fait, on risque d'être déçu car énumérer les meurtres commis à Baltimore pendant un an ne fait pas un bon roman. Ici les personnages sont réels, les noms des membres de la police judiciaire n'ont pas été changé et ce que Simon a gagné en authenticité il l'a forcément perdu en narration. Impossible de développer la psychologie des personnages sans altérer la réalité ou risquer d'être censuré par les autorités qui avaient imposé un droit de regard avant la sortie du livre, donc pas de psychologie du tout ou trop peu pour rendre son livre plus humain. J'ai donc trouvé la lecture très longue surtout sur la première partie du livre qui ne concerne que les enquêtes, la partie où les procès de ces mêmes enquêtes sont développés est beaucoup plus intéressante. Faut-il pour autant condamner ce roman ? Non plutôt le reclasser en enquête journalistique de très haute volée car s'immerger un an dans les équipes de la PJ au point faire oublier aux enquêteurs qu'un journaliste était présent est probablement un tour de force de Simon et arriver à retranscrire toutes ses notes en un récit cohérent a certainement demandé un travail titanesque. Une lecture mitigée me concernant. Challenge USA Challenge pavé Challenge Multi-défis Pioche dans ma PAL
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  • devauxlucas Posté le 15 Janvier 2019
    Il faut bien le reconnaître, Baltimore traînait dans ma bibliothèque depuis un bon moment déjà. Je l'avais acheté à l'époque des sorties des saisons de "the wire"(sur écoute) du même auteur, et vu le pavé je n'avais pas eu encore le courage de m'atteler à la tâche : quasi 1000 pages quand-même! Mais voilà, the Wire me manquant terriblement, pour ne pas dire atrocement (étant déçu par tout ce qui a pu sortir en séries policières depuis, et de très très loin...), je me suis retrouvé peu à peu comme un junkie de la sublime série, au bord de la terrible rechute! J'attrape donc le kilo de papier et c'est parti pour un sacré fix! Baltimore, c'est un an passé au crible journalistique de David Simon... et comme pour the Wire, c'est une grande claque dans la g.....!!! Rien n'est enjolivé, rien n'est exagéré, rien n'est escamoté : c'est du brut de décoffrage, une année complète avec les inspecteurs de la criminelle d'une grande ville d'Amérique, en échec total, où la violence s'insinue comme la pollution : on le sait mais qu'y faire...une année complète avec des flics qui ne lâchent rien, qui sont là, sur la brèche, tout le temps, sans découragement malgré les... Il faut bien le reconnaître, Baltimore traînait dans ma bibliothèque depuis un bon moment déjà. Je l'avais acheté à l'époque des sorties des saisons de "the wire"(sur écoute) du même auteur, et vu le pavé je n'avais pas eu encore le courage de m'atteler à la tâche : quasi 1000 pages quand-même! Mais voilà, the Wire me manquant terriblement, pour ne pas dire atrocement (étant déçu par tout ce qui a pu sortir en séries policières depuis, et de très très loin...), je me suis retrouvé peu à peu comme un junkie de la sublime série, au bord de la terrible rechute! J'attrape donc le kilo de papier et c'est parti pour un sacré fix! Baltimore, c'est un an passé au crible journalistique de David Simon... et comme pour the Wire, c'est une grande claque dans la g.....!!! Rien n'est enjolivé, rien n'est exagéré, rien n'est escamoté : c'est du brut de décoffrage, une année complète avec les inspecteurs de la criminelle d'une grande ville d'Amérique, en échec total, où la violence s'insinue comme la pollution : on le sait mais qu'y faire...une année complète avec des flics qui ne lâchent rien, qui sont là, sur la brèche, tout le temps, sans découragement malgré les corps qui s'empilent, au coeur d'une bataille rangée, qui font front.... Vous qui comme moi avez passé devant the Wire de grands moments de TV, vous DEVEZ absolument lire Baltimore. On y trouve tout ce que David Simon n'a pu transmettre dans cette série par les images, et dieu sait qu'il en reste, et dieu sait qu'il nous en avait déjà servi une bonne lampée!!! Quel talent!
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  • sweetie Posté le 9 Janvier 2019
    Attention, ceci n'est pas un polar! Et c'est ce qui lui donne toute son importance. En 1987, David Simon, jeune journaliste au Baltimore Sun, profite d'une grève annoncée au journal, pour orchestrer son projet de suivre quotidiennement la Brigade criminelle de la ville de Baltimore. « Soudain, on m'avait donné l'accès à un monde caché, voire volontairement ignoré par tout ce journalisme dépassionné. » De janvier à décembre 1988, Baltimore, une année dans les rues meurtrières, restitue les scènes de crime, les enquêtes minutieuses des inspecteurs, leurs doutes, leur entêtement et leur folle passion pour un métier ingrat, difficile et totalement prenant. En dépit du sordide et de l'insoutenable existant dans les rues déshumanisées d'une grande cité, David Simon réussit à captiver mois après mois et on se prend d'affection pour ces hommes qui traquent le criminel à tous les jours, Baltimore comptant plus de 300 meurtres par année, « des meurtres sans finasserie, l'un après l'autre, chacun une variation unique du même mal éternel. » Ce récit coup de poing a aussi été le prélude aux séries télévisées Baltimore et The Wire que Simon a scénarisées. À lire donc pour tous les amateurs de romans policiers et pour... Attention, ceci n'est pas un polar! Et c'est ce qui lui donne toute son importance. En 1987, David Simon, jeune journaliste au Baltimore Sun, profite d'une grève annoncée au journal, pour orchestrer son projet de suivre quotidiennement la Brigade criminelle de la ville de Baltimore. « Soudain, on m'avait donné l'accès à un monde caché, voire volontairement ignoré par tout ce journalisme dépassionné. » De janvier à décembre 1988, Baltimore, une année dans les rues meurtrières, restitue les scènes de crime, les enquêtes minutieuses des inspecteurs, leurs doutes, leur entêtement et leur folle passion pour un métier ingrat, difficile et totalement prenant. En dépit du sordide et de l'insoutenable existant dans les rues déshumanisées d'une grande cité, David Simon réussit à captiver mois après mois et on se prend d'affection pour ces hommes qui traquent le criminel à tous les jours, Baltimore comptant plus de 300 meurtres par année, « des meurtres sans finasserie, l'un après l'autre, chacun une variation unique du même mal éternel. » Ce récit coup de poing a aussi été le prélude aux séries télévisées Baltimore et The Wire que Simon a scénarisées. À lire donc pour tous les amateurs de romans policiers et pour tous ceux et celles que la passion anime.
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  • Tagrawla Posté le 2 Novembre 2018
    Voilà. J'ai essayé de faire durer le plus longtemps possible cette œuvre aussi épaisse qu'un classique russe, mais le triste moment des derniers mots de la dernière page arrive toujours quoi qu'on fasse et j'ai terminé Baltimore cette nuit. Et maintenant, je vais tenter maladroitement – tout le monde est maladroit en comparaison de David Simon – de vous convaincre de le lire à votre tour. En 1988, David Simon était journaliste local pour le Baltimore Sun quand il a eu une idée saugrenue et irréalisable : passer un an au sein de la brigade criminelle de sa ville. Normalement, personne n'aurait dû accepter la présence à plus que temps plein d'un journaliste au sein d'une brigade criminelle et personne, pas même Simon lui-même, ne sait pourquoi sa demande lancée au culot a été acceptée. Mais elle l'a été, et il a ainsi passé quinze heures par jour, six jours par semaine pendant une année complète à accompagner partout les flics qui enquêtent sur les meurtres. Il n'a rédigé Baltimore sur la base de ses très nombreuses notes et de ses souvenirs que plusieurs années plus tard. Le premier choc est purement littéraire : le style journalistique n'est pas toujours des plus... Voilà. J'ai essayé de faire durer le plus longtemps possible cette œuvre aussi épaisse qu'un classique russe, mais le triste moment des derniers mots de la dernière page arrive toujours quoi qu'on fasse et j'ai terminé Baltimore cette nuit. Et maintenant, je vais tenter maladroitement – tout le monde est maladroit en comparaison de David Simon – de vous convaincre de le lire à votre tour. En 1988, David Simon était journaliste local pour le Baltimore Sun quand il a eu une idée saugrenue et irréalisable : passer un an au sein de la brigade criminelle de sa ville. Normalement, personne n'aurait dû accepter la présence à plus que temps plein d'un journaliste au sein d'une brigade criminelle et personne, pas même Simon lui-même, ne sait pourquoi sa demande lancée au culot a été acceptée. Mais elle l'a été, et il a ainsi passé quinze heures par jour, six jours par semaine pendant une année complète à accompagner partout les flics qui enquêtent sur les meurtres. Il n'a rédigé Baltimore sur la base de ses très nombreuses notes et de ses souvenirs que plusieurs années plus tard. Le premier choc est purement littéraire : le style journalistique n'est pas toujours des plus goûtus pour les amateurs de littérature, pourtant, cette enquête de fond pourrait être un roman. Sauf qu'un roman serait beaucoup moins riche, la réalité dépassant toujours de beaucoup la fiction. Et outre la forme, il y a le fond. Je n'ai pas souvenir d'avoir jamais lu quoi que ce soit d'autre qui ait traité à ce point de tous les aspects d'un sujet. C'est juste absolument hallucinant à quel point tout y est, tout est palpable. Bien sûr, il y a les meurtres, mais il n'y a jamais rien de racoleur dans la description des scènes de crimes. C'est systématiquement sordide car tous les meurtres sont sordides. Il y a le quotidien des flics, leur part inaliénable d'éthique et celle qui est à géométrie variable. Il y a le racisme, souvent d'ailleurs plus social qu'ethnique. Il y a le poids de la politique, la corruption, la morgue et ses dissections, les questionnements, les bières que les flics s'enfilent sur un parking pour décompresser, les coupables, les témoins, les victimes, les affaires irrésolues, les trafics de drogues, les gosses qui meurent sous les coups – quand ça n'est que ça - les spécialistes des armes, le ghetto, les grossièretés, le tribunal, les jurés, … Tout, il y a absolument tout ce à quoi sont confrontés les flics d'une brigade criminelle d'une grande ville américaine à la fin des années quatre-vingt. C'est dense, fort, intelligent, précis et complètement exempt de jugement. C'est toute la force de David Simon : qu'il parle des flics, des toxicos, des dealers, peu importe, il ne perdra jamais son respect, son empathie et même, de son propre aveux dans la post-face, son amour. On n'écrit pas mille pages sur des gens sans les aimer. Et on ne lit pas ces mêmes pages pour en sortir indemne. J'aime énormément les séries écrites par David Simon pour les mêmes raisons : parce que ce type là n'est pas seulement intelligent, il n'a pas seulement l’œil et l'empathie qu'il faut pour nous narrer le quotidien de tous ces marginaux – car les flics de brigades criminelles ne sont pas moins des marginaux – encore sait-il le faire avec énormément de respect pour les gens dont il nous parle. Mais quand il écrit, c'est encore mieux, encore plus précis, encore plus réel. Baltimore est une œuvre absolument énorme, et pas seulement par son épaisseur. En outre, on comprend bien mieux l'Amérique d'aujourd'hui quand on a jeté un œil sur cette Amérique des années quatre-vingt. Et pourtant, je déteste par ailleurs les romans policiers, c'est dire. Un journaliste qui n'a pas lu David Simon n'a rien lu. En fait, si ça ne tenait qu'à moi, la lecture de Baltimore serait obligatoire pour tous. Mais je ne peux pas vous y contraindre, seulement vous le recommander de toutes mes forces.
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