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Sonatine
EAN : 9782355841736
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Duane est dépressif

Sophie ASLANIDES (Traducteur)
Date de parution : 16/01/2014

Après La Dernière Séance et Texasville, le grand retour du héros culte de Larry McMurtry, Duane Moore, interprété au cinéma par Jeff Bridges.

Pour Karla, c’est l’évidence même : son mari Duane est en pleine dépression. Il néglige son entreprise et se désintéresse des problèmes, pourtant nombreux, de ses enfants. Plus inquiétant encore, il a décidé de ne plus conduire son pick-up, mais de se déplacer à pied le long des routes, ce...

Pour Karla, c’est l’évidence même : son mari Duane est en pleine dépression. Il néglige son entreprise et se désintéresse des problèmes, pourtant nombreux, de ses enfants. Plus inquiétant encore, il a décidé de ne plus conduire son pick-up, mais de se déplacer à pied le long des routes, ce qui au Texas constitue une véritable hérésie. Pour Duane, cependant, la vérité est ailleurs : il a toujours fait ce que les autres attendaient de lui, il a été un citoyen modèle, un mari modèle, un entrepreneur modèle, et il n’en peut plus. Ce qu’il veut maintenant, c’est vivre pour lui-même, à son rythme, et établir ses propres priorités ; « vivre délibérément et non plus automatiquement », comme l’écrivait Thoreau. Aussi décide-t-il de s’installer seul avec un chien dans une cabane à la sortie de la ville. Nettoyer le désert des déchets qui le polluent, faire du vélo, lire À la recherche du temps perdu, sa nouvelle vie, ponctuée de rencontres rocambolesques et de tragédies douloureuses, lui apportera-t-elle le bien-être auquel il aspire ?
Larry McMurtry signe avec cette oeuvre magistrale, saluée par une critique unanime, un chef-d’œuvre d’une profonde humanité.

Larry McMurtry est né en 1936 à Wichitta Falls (Texas). Romancier et scénariste, il a reçu un oscar pour Brokeback Mountain. Son roman Lonesome Dove a obtenu le prix Pulitzer en 1986. Il vit à Archer City, au Texas, où il a ouvert une des plus grandes librairies indépendantes des États-Unis.

« Larry McMurtry a un sens tout à fait unique de l’environnement, un véritable génie comique, et une intensité intellectuelle qui évoque Saul Bellow. Son talent est démesuré, aucun de ses romans ne peut vous laisser indifférent, et ses héros font partie de mon panthéon personnel. » Jim Harrison

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EAN : 9782355841736
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • legranddelphes Posté le 15 Juin 2020
    quel excellent récit ! avec pour dommages collatéraux la lecture de Proust. Bravo Larry McMurtry pour ce tour de force :D
  • nadiouchka Posté le 8 Novembre 2019
    Un Texan de 62 ans (à Thalia) – professionnellement florissant - bonnes conditions de vie avec une belle maison – une épouse (Karla), qui lui a donné quatre enfants qui eux, ont donné des petits-enfants – soudain, sans savoir pourquoi, gare sa voiture et s’en va à pieds… : »Deux ans après avoir fêté son soixantième anniversaire, Duane Moore – un type qui, une fois son permis en poche, n’avait conduit que des pick-up – gara le sien sous son auvent et décida dorénavant de ne se déplacer qu’à pied. » Que lui arrive-t-il ? Problème de couple ? Coup de blues ? Un souci ? « That is the question.» Et c’est le thème de « Duane est dépressif », le troisième volet d’une trilogie (après « Texasville ») de Larry McMurtry, écrivain américain, qui a connu bien du succès (prix Pulitzer – un Oscar – scénariste de « Brokeback Mountain ». Le récit est divisé en trois parties, et celles-ci évoquent les diverses évolutions de Duane. Notre Duane, en fait, veut rattraper le temps perdu. Faire tellement de choses qu’il n’a pas eu l’occasion d’effectuer auparavant – il veut pouvoir admirer la faune et la flore (des paysages grandioses) … Autant dire qu’il voudrait un peu mieux vivre et il consulte une psychiatre. Après... Un Texan de 62 ans (à Thalia) – professionnellement florissant - bonnes conditions de vie avec une belle maison – une épouse (Karla), qui lui a donné quatre enfants qui eux, ont donné des petits-enfants – soudain, sans savoir pourquoi, gare sa voiture et s’en va à pieds… : »Deux ans après avoir fêté son soixantième anniversaire, Duane Moore – un type qui, une fois son permis en poche, n’avait conduit que des pick-up – gara le sien sous son auvent et décida dorénavant de ne se déplacer qu’à pied. » Que lui arrive-t-il ? Problème de couple ? Coup de blues ? Un souci ? « That is the question.» Et c’est le thème de « Duane est dépressif », le troisième volet d’une trilogie (après « Texasville ») de Larry McMurtry, écrivain américain, qui a connu bien du succès (prix Pulitzer – un Oscar – scénariste de « Brokeback Mountain ». Le récit est divisé en trois parties, et celles-ci évoquent les diverses évolutions de Duane. Notre Duane, en fait, veut rattraper le temps perdu. Faire tellement de choses qu’il n’a pas eu l’occasion d’effectuer auparavant – il veut pouvoir admirer la faune et la flore (des paysages grandioses) … Autant dire qu’il voudrait un peu mieux vivre et il consulte une psychiatre. Après quoi, Duane est bien décidé à ne garder que le nécessaire et va s’installer avec un chien dans une cabane. Il part ainsi « A la recherche du temps perdu » – on va assister à certaines rencontres particulières – il va en profiter pour lire justement le livre cité ci-dessus – marcher et voir de nouveaux horizons – c’est un bon voyage que l’on découvre dans les presque 600 pages de cet ouvrage – voyage par la marche mais aussi voyage psychologique – on trouve de l’humanité et quant à la dépression, où est -elle ? Pas là en tout cas, heureusement ! Ce roman est vraiment drôle – touchant – Duane est si gentil – on trouve de l’humour noir, une certaine mélancolie – de la tendresse – en résumé : marche et lecture ? Pourquoi pas ? C’est bon pour la santé. 👍 📚 Si vous ressentez un peu de mélancolie, lisez ce livre et ça ira mieux après ! On dit bien que le rire est une excellente thérapie... 😍
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  • Judith63 Posté le 7 Mai 2019
    Que dire à part que j'ai adoré. Larry McMurtry m'avait déjà conquise avec ses Lonesome Dove, et il continue avec Duane est dépressif. Il est le seul à pouvoir parler de la dépression sur 592 pages sans qu'un seul passage ne soit de trop. Dès le début,et sans grande surprise au vue du titre, on sait que Duane est dépressif, au contraire du principal intéressé. Karla, sa femme, le devine au moment même où il part à pied en abandonnant son pick-up. Car oui, l'histoire se déroule au Texas, et de voir un homme à pied n'est pas un fait habituel. On rencontre au fil des pages des personnages haut en couleur, Karla qui a un penchant pour le shopping et l'alcool, Reg la cuisinière hors pair, Bobby Lee l'ami fidèle, devenu également dépressif suite à la perte d'une de ses testicules, Ruth la vieille secrétaire aveugle, et bien sûr Honor Carmichael, sa psychiatre. Ensemble, ils vont assister à la remise en question de Duane sur sa vie et son avenir (possible) ...
  • Arakasi Posté le 3 Décembre 2018
    Un matin, Duane Moore, modeste entrepreneur quinquagénaire de la petite ville texane de Thalia, est pris d’une étrange lubie. Alors qu’il s’apprêtait à prendre place dans son pick-up - le véhicule indispensable de tout bon texan - il décide soudain de se rendre à son travail à pied. Rien de bien méchant, trois ou quatre kilomètres de marche, pas plus. Mais l’entourage de Duane ne voit pas du tout les choses de cette façon. A Thalia, personne, absolument personne, ne se déplace à pied s’il peut faire autrement. Karla, son épouse, monte immédiatement sur ses grands chevaux : il est évident que son mari s’apprête à la quitter ! Le reste de la ville préfère miser sur une crise de démence inoffensive que l’on espère passagère. D’autant plus que l’intéressé persiste et signe. Il continue à marcher, méprisant tout moyen de transport autre que ses jambes, évite au maximum sa famille inquiète et envahissante, se désintéresse complètement de son entreprise… Un ami bien intentionné pense avoir trouvé la solution de ce curieux mystère : Duane doit être dépressif, cette curieuse maladie qui, comme chacun le sait, n'atteint d’habitude que les yankees. Duane ne se sent pas particulièrement dépressif - d’ailleurs,... Un matin, Duane Moore, modeste entrepreneur quinquagénaire de la petite ville texane de Thalia, est pris d’une étrange lubie. Alors qu’il s’apprêtait à prendre place dans son pick-up - le véhicule indispensable de tout bon texan - il décide soudain de se rendre à son travail à pied. Rien de bien méchant, trois ou quatre kilomètres de marche, pas plus. Mais l’entourage de Duane ne voit pas du tout les choses de cette façon. A Thalia, personne, absolument personne, ne se déplace à pied s’il peut faire autrement. Karla, son épouse, monte immédiatement sur ses grands chevaux : il est évident que son mari s’apprête à la quitter ! Le reste de la ville préfère miser sur une crise de démence inoffensive que l’on espère passagère. D’autant plus que l’intéressé persiste et signe. Il continue à marcher, méprisant tout moyen de transport autre que ses jambes, évite au maximum sa famille inquiète et envahissante, se désintéresse complètement de son entreprise… Un ami bien intentionné pense avoir trouvé la solution de ce curieux mystère : Duane doit être dépressif, cette curieuse maladie qui, comme chacun le sait, n'atteint d’habitude que les yankees. Duane ne se sent pas particulièrement dépressif - d’ailleurs, c’est quoi, une dépression ? - mais, poussé par un mélange de curiosité et d’ennui, il accepte de voir une jeune psychanalyste venue de Boston. Ce qui me frappe toujours chez Larry McMurtry, c’est la profonde bienveillance qu’il manifeste vis à vis de ses personnages. Il ne les ménage pas pourtant, ne nous épargne aucun de leurs défauts ou de leurs faiblesses, mais il ne les juge jamais, préférant les laisser évoluer en toute simplicité. D’autres écrivains auraient pu regarder de haut les “bouseux” plutôt bas-de-plafond de Thalia, mais McMurtry ne leur manifeste ni mépris, ni répulsion. Il les comprend, les prend en empathie et fait d’eux des humains à part entière, pauvres héros d’une pauvre Amérique, mais aussi dignes d’intérêt que des brillants journalistes de New York ou des politiciens de Washington. Avec “Duane est dépressif”, il signe une oeuvre très touchante, portrait d’un homme d’une gentillesse et d’une bonhomie confondantes, découvrant à l’aube de la vieillesse qu’il a oublié de vivre sa vie, et de son entourage, tout aussi paumé que lui. On y retrouve la mélancolie tempérée d’humour noir qui caractérise l’ensemble de son oeuvre, avec toujours un fond d’optimisme et de tendresse qui évite au récit de devenir justement trop “dépressif”. Le roman a beau daté d’une vingtaine d’années, je pense que sa lecture reste indispensable pour comprendre, sans acrimonie, une certaine Amérique perdue et dépolitisée - je ne parle même pas de celle qui a porté un excité misogyne et raciste au pouvoir, mais de celle, trop souvent oubliée par les médias et les romanciers, qui a laissé la chose se faire, par découragement, indifférence ou incompréhension.
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  • Stockard Posté le 6 Septembre 2018
    A la fin de "Texasville", on avait laissé la ville de Thalia et ses habitants déjantés pour apprendre que dans le tome suivant, Duane Moore, l'un desdits habitants – et de loin le plus rationnel de tous – était, selon les dires de sa femme Karla, gravement dépressif. Attaquant sur le même ton délirant que le tome précédent, Larry McMurtry nous décrit le jour où sans prévenir, Duane est rentré chez lui, à garé son pick-up dans le garage, planqué les clefs et décidé de ne plus jamais reposer son joufflu dans une voiture quelle qu'elle soit. Dorénavant, il serait un piéton et rien d'autre. Bon, le côté azimuté ne nait pas tant de cette décision qui, si elle paraît un peu extrême n'en est pas moins plutôt saine, que de la réaction des habitants du coin qui en concluent sans tarder que Duane est en train de faire une attaque ou quelque chose comme ça. Marcher ?! Faut avoir perdu le sens commun pour trouver ça normal. Karla, de son côté, pense que c'est la seule façon qu'a trouvé son mari pour lui annoncer qu'il souhaitait divorcer. Bref, un marcheur au pays du pick-up roi, il n'en faut pas plus à... A la fin de "Texasville", on avait laissé la ville de Thalia et ses habitants déjantés pour apprendre que dans le tome suivant, Duane Moore, l'un desdits habitants – et de loin le plus rationnel de tous – était, selon les dires de sa femme Karla, gravement dépressif. Attaquant sur le même ton délirant que le tome précédent, Larry McMurtry nous décrit le jour où sans prévenir, Duane est rentré chez lui, à garé son pick-up dans le garage, planqué les clefs et décidé de ne plus jamais reposer son joufflu dans une voiture quelle qu'elle soit. Dorénavant, il serait un piéton et rien d'autre. Bon, le côté azimuté ne nait pas tant de cette décision qui, si elle paraît un peu extrême n'en est pas moins plutôt saine, que de la réaction des habitants du coin qui en concluent sans tarder que Duane est en train de faire une attaque ou quelque chose comme ça. Marcher ?! Faut avoir perdu le sens commun pour trouver ça normal. Karla, de son côté, pense que c'est la seule façon qu'a trouvé son mari pour lui annoncer qu'il souhaitait divorcer. Bref, un marcheur au pays du pick-up roi, il n'en faut pas plus à cette bande de fondus pour faire un ramdam de tous les diables devant ces peut-être prémices de fin du monde. Enfin, une fois cette situation un tout petit peu farfelue posée, Larry McMurtry quitte le registre de la comédie pour nous plonger calmement dans le drame d'un homme qui, à l'âge de la retraite, prend conscience qu'il n'a rien fait d'autre de sa vie que passer son temps entre ses puits de pétrole, son pick-up et sa famille qu'il a fini par juger trop nombreuse et surtout beaucoup, beaucoup trop bruyante. Mais par contre déprimé, il n'a pas l'impression de l'être plus que ça, juste le sentiment d'avoir bêtement laissé filer les années et l'envie de découvrir de nouveaux horizons, mais à force de se faire répéter que bien sûr que si, il est dépressif, il se met à douter et décide d'aller consulter une psychiatre dont il va évidemment tomber amoureux et qui lui conseillera de lire "A la Recherche du Temps perdu". Pour quelqu'un n'ayant jamais ouvert un livre de sa vie, commencer directement par Proust va s'avérer un exercice périlleux. Malheureusement dans la vie de Duane tout va soudain le devenir, périlleux, après un drame personnel qui, disons-le, m'a presque affectée autant que lui... Avec cet opus, Larry McMurtry prend un virage à 180 degrés et si quelques situations continuent de faire grassement se tordre les flanelles (mais elles sont rares), la plupart du temps, on se retrouve pas loin d'avoir envie de chialer. Après une "Dernière Séance" très sympathique et un "Texasville" totalement déjanté, "Duane est dépressif" nous plongerait presque dans l'angoisse avec en pourboire, le sale coup que nous joue l'auteur en nous retirant trois (dont mon préféré) des personnages principaux, comme ça d'un coup hop, profitant de notre naïveté à croire les personnages fictifs éternels. Larry McMurtry n'a depuis longtemps plus rien à prouver mais au cas où, il confirme tout de même qu'avec ce troisième tome des aventures de Duane Moore, il est tout aussi apte à jouer la partition de l'humour grinçant que celle du répertoire dramatique. Alors, que Duane soit dépressif on n'en est pas sûr sûr mais par contre que je me sois retrouvée un poil démoralisée à la lecture de ce tome 3, là y'a pas de doute.
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