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Belfond
EAN : 9782714453228
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Il faut qu'on parle de Kevin

Date de parution : 09/02/2012

À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de la cafétéria et un professeur. Dans des lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva, sa mère, retrace l’itinéraire meurtrier de Kevin.

Elle se souvient qu’elle a eu du mal...

À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de la cafétéria et un professeur. Dans des lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva, sa mère, retrace l’itinéraire meurtrier de Kevin.

Elle se souvient qu’elle a eu du mal à sacrifier sa brillante carrière pour devenir mère. Qu’elle ne s’est jamais faite aux contraintes de la maternité. Que dès la naissance elle s’est heurtée à un enfant difficile. Que l’arrivée de Celia, petite sœur fragile et affectueuse, n’a fait que creuser le fossé entre mère et fils. Qu’elle aura passé des années à scruter les agissements de Kevin sans voir que son ambivalence envers lui n’avait d’égale que la cruauté et la malveillance du rejeton. Et, quand le pire survient, Eva veut comprendre : qu’est-ce qui a poussé Kevin à commettre ce massacre ? Et quelle est sa propre part de responsabilité ?

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EAN : 9782714453228
Façonnage normé : EPUB2
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • celinedr Posté le 28 Octobre 2021
    Bon bon bon…comment vais-je réussir à parler de cette histoire ?! Mes débuts avec elle ont été assez laborieux. J’ai commencé par la trouver longue. Très longue. J’ai ressenti une profonde antipathie pour cette mère qui, les premiers temps, n’éprouve rien pour son enfant si ce n’est de l’embarras. D’ailleurs, une fois le livre refermé et maintenant encore je m’interroge sur son poids dans cette tragédie mais aussi et surtout sur la façon qu’à eu Kevin de grandir, de penser, d’agir. A-t-elle indirectement une part de responsabilité ? Je ne trancherai pas. Aime-t-on un enfant qui vous rend la vie impossible ? Un être naît il mauvais ou finit-il par le devenir ? Kevin a été un bébé » difficile » et un enfant puis un adolescent marginal et extrêmement intelligent. Une intelligence hors du commun, utilisée à mauvais escient, combinée avec une personnalité machiavélique et un manque total d’empathie. Pas de doute, Kevin fait vraiment très froid dans le dos. Il est imprévisible. Et ce, jusqu’au dénouement qui, au moment où j’écris ces quelques lignes, me perturbe encore. Une conclusion de la part de cet adolescent à laquelle je ne m’attendait pas une seule seconde. Mais, comme je vous le... Bon bon bon…comment vais-je réussir à parler de cette histoire ?! Mes débuts avec elle ont été assez laborieux. J’ai commencé par la trouver longue. Très longue. J’ai ressenti une profonde antipathie pour cette mère qui, les premiers temps, n’éprouve rien pour son enfant si ce n’est de l’embarras. D’ailleurs, une fois le livre refermé et maintenant encore je m’interroge sur son poids dans cette tragédie mais aussi et surtout sur la façon qu’à eu Kevin de grandir, de penser, d’agir. A-t-elle indirectement une part de responsabilité ? Je ne trancherai pas. Aime-t-on un enfant qui vous rend la vie impossible ? Un être naît il mauvais ou finit-il par le devenir ? Kevin a été un bébé » difficile » et un enfant puis un adolescent marginal et extrêmement intelligent. Une intelligence hors du commun, utilisée à mauvais escient, combinée avec une personnalité machiavélique et un manque total d’empathie. Pas de doute, Kevin fait vraiment très froid dans le dos. Il est imprévisible. Et ce, jusqu’au dénouement qui, au moment où j’écris ces quelques lignes, me perturbe encore. Une conclusion de la part de cet adolescent à laquelle je ne m’attendait pas une seule seconde. Mais, comme je vous le disais, Kevin est insondable. La relation mère-fils. Parent – enfant. La plus belle, comme la nature le veut. Parfois aussi, la plus compliquée, bien que cette difficulté soit souvent tue. Celle qui revêt le plus de superlatifs. Ce lien indéfectible, quoi qu’on en dise. Un livre poignant qui, personnellement, m’a beaucoup déstabilisée. Une lecture que j’ai parfois dû mettre en attente. Un duo de protagonistes, car c’est bien mère et fils qui mènent la danse, comme j’en ai rarement ( jamais ?) lu. De la cruauté, de l’amour, de la folie, de l’attachement. Et une profonde incompréhension de l’âme humaine.
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  • Gilly83 Posté le 4 Octobre 2021
    Quelle claque ! Aucune chance d’oublier ce livre autant pour la qualité de l’écriture que pour le « glaçant « de l’histoire racontée. En tant que parent, on craint toujours pour ses enfants, on espère qu’ils ne feront pas de bêtises et puis, pour certains d’entre nous, le pire arrive : un assassin a grandi dans notre sein. Les lettres d’Eva apportent un point de vue très intéressant et captivant sur le sujet.
  • Sak71 Posté le 30 Septembre 2021
    Un très bon bouquin sur un sujet casse-pipe : la relation parent-enfant qui se passe mal, l'origine du Mal ; le récit est parfaitement mené, avec un rythme presque de polar vous interdisant de lâcher le livre ; la vision est subtile sur des sujets tels que la relation parents-enfants au temps du règne tout puissant de l' Éducation positive (au détriment du respect de la paix d'autrui) et de la Psychologie (au détriment de la loi et du bon sens), le voyage, le vide existentiel, le politiquement correct, etc ... Un livre dont vous vous souviendrez ...
  • Almalma Posté le 3 Septembre 2021
    Il y a des lectures qui vous troublent, vous mettent mal à l’aise, vous font réfléchir à des questions inconfortables, et pourtant vous ne pouvez pas vous empêcher de lire, avide du prochain inconfort que vous réservera le prochain chapitre. C’est exactement ce que j’ai ressenti à la lecture de ce roman dont j’entends parler depuis des années, sans oser me lancer. Ce qui m’a frappée, c’est que dans cette histoire personne n’a raison ou tort, personne n’est totalement bon ou mauvais, et j’ai aimé cette complexité, même chez Kevin qui passe d’abord pour un tortionnaire en couche taille 3 mois, avant de révéler progressivement certaines failles. idem pour la mère, que j’ai parfois détestée, puis admirée, et le père que j’ai perçu tantôt comme un ravi de la crèche exaspérant ou comme un héros d’optimisme à toute épreuve….je repense souvent à cette histoire et à ces personnages que je n’ai toujours pas réussi à cerner, c’est une lecture qui me marquera longtemps !
  • palamede Posté le 2 Septembre 2021
    Ah Kevin, un sale petit bonhomme dès sa plus tendre enfance. Du genre à crier sans cesse, à refuser le sein maternel, à faire fuir toutes les nounous, même les plus motivées. Disons-le sans détour : Kevin n'est pas aimable, Kevin a toujours été repoussant. Alors peut-on légitimement imaginer qu'Eva sa mère ait une quelconque responsabilité dans la folie meurtrière de son fils pour ne pas l'avoir vraiment désiré et s'être sentie incapable de l'aimer ? Son absence d'amour maternel est-il la cause de tout ou Kevin est-il né foncièrement mauvais ? A ces questions Lionel Shriver tente des réponses en remettant en cause magistralement le rôle qu'une mère est censé remplir et les sentiments qui doivent l'animer, faute de quoi, elle risque de voir ses enfants devenir des détraqués. Pourtant chacun sait, ou presque, que l'amour maternel ne va pas toujours de soi. C'est un lien qui souvent se tisse (ou pas) au fil des jours. de même on sait certains enfants « indomptables », des graines de voyous, voir des incarnations du mal (cf Rosemary's baby), en dépit de toute l'affection dont ils sont l'objet.
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