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Sonatine
EAN : 9782355841484
Code sériel : 44
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Les Âges sombres

Pierre DEMARTY (Traducteur)
Date de parution : 16/05/2012

Avec La Compagnie des menteurs, Karen Maitland a renouvelé le thriller historique. Avec Les Âges sombres, elle confirme sa maîtrise absolue du genre.

Avec La Compagnie des menteurs, Karen Maitland a renouvelé le thriller historique. Avec Les Âges sombres, elle confirme sa maîtrise absolue du genre.

1321. Les habitants d’Ulewic, une petite cité isolée de l’est de l’Angleterre, sont sous le joug de leur seigneur et de l’Église, celle-ci ayant supplanté, depuis quelques années,...

Avec La Compagnie des menteurs, Karen Maitland a renouvelé le thriller historique. Avec Les Âges sombres, elle confirme sa maîtrise absolue du genre.

1321. Les habitants d’Ulewic, une petite cité isolée de l’est de l’Angleterre, sont sous le joug de leur seigneur et de l’Église, celle-ci ayant supplanté, depuis quelques années, le paganisme qui régnait dans la région. Non loin du village s’est installée une petite communauté chrétienne de femmes, des béguines originaires de Belgique. Sous l’autorité de sœur Martha, elles ont jusqu’alors été assez bien tolérées. Mais les choses commencent à changer. Le pays connaît en effet des saisons de plus en plus rigoureuses, les récoltes sont gâchées, les troupeaux dévastés et le besoin d’un bouc émissaire se fait sentir. Neuf hommes du village, dont on ignore l’identité, vont profiter de la tension qui commence à monter pour restaurer un ordre ancien et obscur. Renouant avec de terribles rites païens, usant de la terreur, du meurtre et de la superstition, ils vont s’en prendre aux béguines, qui devront les démasquer et élucider les secrets du village avant que la région ne soit mise à feu et à sang.

Avec cet ouvrage d’une intelligence et d’une érudition peu communes, Karen Maitland nous entraîne dans un Moyen-Âge d’un réalisme stupéfiant, sans jamais se départir d’un extraordinaire sens de l’intrigue et du suspense. Après La Compagnie des menteurs, élu meilleur livre de l’année par le New York Times et salué par une critique unanime, elle se hisse désormais au rang des grands maîtres du genre, aux côtés d’Umberto Eco ou de Iain Pears.

Karen Maitland est née en 1956. Elle vit en Angleterre, dans le Norfolk. Après La Compagnie des menteurs, Les Âges sombres est son deuxième roman publié en France chez Sonatine Éditions.

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EAN : 9782355841484
Code sériel : 44
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nimeriell Posté le 25 Mai 2020
    Les livres de Karen Maitland me semblent tous aussi bons les uns que les autres, quoiqu'il me semble avoir très légèrement moins apprécié celui-ci que La compagnie des Menteurs et surtout La Malédiction du Norfolk, pour lequel mon amour est indicible. Je pense que c'est parce que j'ai un peu moins aimé les personnages: pas de Zophiel, pas de Camelot, pas de Raffaele... J'aime souvent des personnages masculins, mais il y en avait très peu ici, et ceux que l'on peut rencontrer sont presque tous détestables au possible (exception faite à Ralph, évidemment). J'aurais bien voulu connaître mieux la vie d'Ulfrid, par exemple, qui est un prêtre pathétique, dans tous les sens du terme. J'ai cependant beaucoup aimé Servante Martha, Guérisseuse Martha (toutes les Marthas, en vérité), Pègue, et même Osmanna. Pour Béatrice, eh bien, on repassera... elle interprète la conduite des gens sans imaginer qu'ils ont une âme et des raisons, derrière, et c'était assez énervant, même si sa vie était assez triste. Pour le coup, la fin était plus explicite que dans les autres romans de Karen Maitland, j'ai moins eu ce sentiment de 'j'en veux encore'. J'ai adoré l'ambiance sombre du livre et les dialogues, comme toujours dans ses romans, qui... Les livres de Karen Maitland me semblent tous aussi bons les uns que les autres, quoiqu'il me semble avoir très légèrement moins apprécié celui-ci que La compagnie des Menteurs et surtout La Malédiction du Norfolk, pour lequel mon amour est indicible. Je pense que c'est parce que j'ai un peu moins aimé les personnages: pas de Zophiel, pas de Camelot, pas de Raffaele... J'aime souvent des personnages masculins, mais il y en avait très peu ici, et ceux que l'on peut rencontrer sont presque tous détestables au possible (exception faite à Ralph, évidemment). J'aurais bien voulu connaître mieux la vie d'Ulfrid, par exemple, qui est un prêtre pathétique, dans tous les sens du terme. J'ai cependant beaucoup aimé Servante Martha, Guérisseuse Martha (toutes les Marthas, en vérité), Pègue, et même Osmanna. Pour Béatrice, eh bien, on repassera... elle interprète la conduite des gens sans imaginer qu'ils ont une âme et des raisons, derrière, et c'était assez énervant, même si sa vie était assez triste. Pour le coup, la fin était plus explicite que dans les autres romans de Karen Maitland, j'ai moins eu ce sentiment de 'j'en veux encore'. J'ai adoré l'ambiance sombre du livre et les dialogues, comme toujours dans ses romans, qui montrent le petit peuple plutôt que les chevaliers, contrairement à beaucoup de romans historiques se passant au Moyen-Âge que j'ai pu lire. Une excellente lecture qui m'a permis de découvrir les béguignes dont j'avais peu entendu parler et qui m'intéressent pas mal à présent ! Je prie pour que les autres romans de Mme Maitland soient traduits, sinon, il faudra que je les lise en anglais ; cette auteure fait partie de mes préférés :)
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  • brunotm Posté le 6 Août 2019
    J’aime le Moyen Âge et j’aime lire des livres sur cette période, des essais ou des romans. J’ai découvert « Les Âges sombres » au hasard d’un tweet et je l’ai acheté, puis dévoré. Le Bas Moyen Âge a vu apparaître des communautés de Béguines réunissant des femmes refusant le mariage, qui vivaient de leur travail et qui prêchaient la Bible. Si le mouvement s’est bien développé sur le continent, les quelques tentatives en Grande-Bretagne n’ont pas connu le même succès. C’est l’histoire (fictive) de l’un de ces béguinages et des rapports (difficiles) de ses membres avec les habitants d’un village (fictif lui aussi) que nous raconte Karen Maitland. Elle nous plonge dans un XIVe siècle sombre, où les pauvres triment tandis que les nobles les ignorent et l’Église les ruine. En marge du village, il y a la forêt, avec ses légendes et sa sorcière. Dans cette ambiance, des monstres surgissent pendant la nuit, des enfants disparaissent et on déterre des morts du cimetière qui jouxte l’église... Les hommes et les femmes de ce village sont pris en étau entre leurs croyances païennes, l’Eglise qui voudrait les convaincre, la communauté secrète des Maîtres-Huants qui les soumet, tout en se méfiant de ses béguines... J’aime le Moyen Âge et j’aime lire des livres sur cette période, des essais ou des romans. J’ai découvert « Les Âges sombres » au hasard d’un tweet et je l’ai acheté, puis dévoré. Le Bas Moyen Âge a vu apparaître des communautés de Béguines réunissant des femmes refusant le mariage, qui vivaient de leur travail et qui prêchaient la Bible. Si le mouvement s’est bien développé sur le continent, les quelques tentatives en Grande-Bretagne n’ont pas connu le même succès. C’est l’histoire (fictive) de l’un de ces béguinages et des rapports (difficiles) de ses membres avec les habitants d’un village (fictif lui aussi) que nous raconte Karen Maitland. Elle nous plonge dans un XIVe siècle sombre, où les pauvres triment tandis que les nobles les ignorent et l’Église les ruine. En marge du village, il y a la forêt, avec ses légendes et sa sorcière. Dans cette ambiance, des monstres surgissent pendant la nuit, des enfants disparaissent et on déterre des morts du cimetière qui jouxte l’église... Les hommes et les femmes de ce village sont pris en étau entre leurs croyances païennes, l’Eglise qui voudrait les convaincre, la communauté secrète des Maîtres-Huants qui les soumet, tout en se méfiant de ses béguines venues de Flandres pour s’implanter dans ce trou perdu d’Angleterre. Karen Maitland fait parler plusieurs de ces personnages, puisque chaque chapitre a un narrateur ou une narratrice, adulte ou enfant. L’histoire avance ainsi, la tension grimpant d’un cran à chaque page, pendant que que l’étau se resserre autour du béguinage que les villageois, le Seigneur, le prêtre et les Maîtres-Huants voudraient voir disparaître. C’est sans compter sur la ténacité de ces femmes, chacune ayant une personnalité bien trempée. Malgré quelques défauts (c’est quand même une vision très stéréotypée du Moyen Âge), Karen Maitland réussit à nous faire voyager dans le temps et à nous tenir en haleine tout le long du roman. Et même si la fin est un peu prévisible, je recommande ce livre à tous les fans de littérature historique.
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  • ishtar76 Posté le 1 Janvier 2019
    Difficile de classer ce roman qui oscille entre l'historique et le fantastique. Néanmoins ce fut pour moi une lecture agréable tellement l'écriture est fluide, l'univers sombre magnifiquement mis en place, la psychologie des personnages, parfois attachants, bien travaillée. Sur le côté historique, je pense qu'il n'y a pas grand chose à dire, il semble bien respecté. Je ne connaissais pas trop cette tradition du béguinage mais cela ne m'étonne pas qu'il soit mal passé à l'époque, plutôt patriarcale et surtout embourbée dans les superstitions et le manque d'éducation. Le livre porte bien son titre et décrit une période funeste de l'histoire de l'Angleterre et surtout de ce petit hameau, Ulewic. Il explore sans concession les mœurs et croyances moyen-âgeuses, la place de l'Eglise et de la femme dans la société de l'époque. Cependant, la fin m'a parue un peu rapide, un peu précipité comme le départ des femmes. J'aurai aimé que certains secrets soient dévoilés, que l'on sache de qu'il est advenu de certains personnages et du village.
  • Esorlecram Posté le 6 Novembre 2018
    C'est encore dans le Moyen Age que Karen Maitland puise son inspiration pour nous raconter cette histoire. Elle parvient toujours aussi bien à nous faire entrer dans ce monde sale aux odeurs nauséabondes, peuplé de diables, de sorcières, partagé entre la crainte de Dieu et celle de monstres issus de mille et une superstitions. Aucun problème donc pour avaler cette brique de 670 pages. Pourtant je n'ai pas ressenti le même plaisir qu'à la lecture de « La compagnie des menteurs » L'auteure nous décrit la vie de béguines dans un petit village anglais. La plupart sont originaires de Bruges, et sont donc rejetées tant par les villageois que par l'Eglise. Les temps n'ont malheureusement pas changé : les étrangers sont mal vus et nos béguines accusées de sorcellerie, même si elles soignent les malades et s'occupent des plus pauvres. Le curé du village, lâche et veule, ne supporte pas cette concurrence : il faut dire que ces béguines sont de vraies bigotes bien plus respectueuses que lui des préceptes de la religion. Et c'est là que le bât blesse. le roman est constitué par un grand nombre de courts chapitres, racontés par les personnages les plus importants, donc souvent... C'est encore dans le Moyen Age que Karen Maitland puise son inspiration pour nous raconter cette histoire. Elle parvient toujours aussi bien à nous faire entrer dans ce monde sale aux odeurs nauséabondes, peuplé de diables, de sorcières, partagé entre la crainte de Dieu et celle de monstres issus de mille et une superstitions. Aucun problème donc pour avaler cette brique de 670 pages. Pourtant je n'ai pas ressenti le même plaisir qu'à la lecture de « La compagnie des menteurs » L'auteure nous décrit la vie de béguines dans un petit village anglais. La plupart sont originaires de Bruges, et sont donc rejetées tant par les villageois que par l'Eglise. Les temps n'ont malheureusement pas changé : les étrangers sont mal vus et nos béguines accusées de sorcellerie, même si elles soignent les malades et s'occupent des plus pauvres. Le curé du village, lâche et veule, ne supporte pas cette concurrence : il faut dire que ces béguines sont de vraies bigotes bien plus respectueuses que lui des préceptes de la religion. Et c'est là que le bât blesse. le roman est constitué par un grand nombre de courts chapitres, racontés par les personnages les plus importants, donc souvent par les béguines elles-mêmes. Le lecteur a droit jusqu'à plus soif à des éloges de Dieu, au rappel de la façon de vivre en accord avec Lui. C'est d'autant plus énervant que nos béguines ne sont pas des êtres plus moraux que d'autres. La responsable, par exemple, est un modèle de froideur inhumaine, croyant faire le bien alors que seul son orgueil la pousse à vivre et à agir selon des règles qu'elle respecte aveuglement sans vrai sentiment. Bref, mon avis est contrasté, partagé entre le talent d'écriture de Maitland et l'idolâtrie religieuse des béguines.
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  • belette2911 Posté le 4 Juin 2018
    1.500ème critique ! Anus horribilis… Voilà comment les Béguines Martha d’Ulewic, petit village perdu au fin fond du trou de cul de l’est de l’Angleterre, auraient pu résumer l’an de grâce 1321. JDM résumera cette première journée de mai qui commença sous des auspices merdiques pour bien des gens et qui, tel une goutte d’eau tombant sur le visage, donnera ensuite naissance à un torrent dévastateur. Voilà une brique que je viens de m’enfiler en même pas trois jours, dévorant chaque page comme une affamée, m’attachant à certains personnages ou ayant envie d’en trucider certains… Dieu mais qu’ils n’étaient pas très malins, en 1321 ! Dieu qu’ils étaient crédules, ces bonnes gens du fin fond de l’Angleterre profonde. Dieu qu’ils étaient manipulables ! On en faisait ce qu’on voulait… À la moindre chose qui ne tournait pas rond, que ce soit des changements climatiques, des épidémies, des maladies, il fallait de suite trouver un bouc émissaire et les étrangers de tout poils étaient tout trouvés pour se voir accuser de moult crimes qu’ils n’avaient pas commis. Vu l’époque, je leur pardonnerai leur imbécilité et leur manque de réflexion : ils n’étaient pas instruit, ils étaient crédules, qu’ils soient païens ou religieux, ne savaient pas vérifier les... 1.500ème critique ! Anus horribilis… Voilà comment les Béguines Martha d’Ulewic, petit village perdu au fin fond du trou de cul de l’est de l’Angleterre, auraient pu résumer l’an de grâce 1321. JDM résumera cette première journée de mai qui commença sous des auspices merdiques pour bien des gens et qui, tel une goutte d’eau tombant sur le visage, donnera ensuite naissance à un torrent dévastateur. Voilà une brique que je viens de m’enfiler en même pas trois jours, dévorant chaque page comme une affamée, m’attachant à certains personnages ou ayant envie d’en trucider certains… Dieu mais qu’ils n’étaient pas très malins, en 1321 ! Dieu qu’ils étaient crédules, ces bonnes gens du fin fond de l’Angleterre profonde. Dieu qu’ils étaient manipulables ! On en faisait ce qu’on voulait… À la moindre chose qui ne tournait pas rond, que ce soit des changements climatiques, des épidémies, des maladies, il fallait de suite trouver un bouc émissaire et les étrangers de tout poils étaient tout trouvés pour se voir accuser de moult crimes qu’ils n’avaient pas commis. Vu l’époque, je leur pardonnerai leur imbécilité et leur manque de réflexion : ils n’étaient pas instruit, ils étaient crédules, qu’ils soient païens ou religieux, ne savaient pas vérifier les dire des uns ou des autres, l’Église et les nobles avaient encore tout pouvoir sur eux et pouvaient leur servir des fake à volonté puisque eux-mêmes y croyaient, bien souvent… De nos jours, ils n’ont plus ce pouvoir, ils l’ont délégué à d’autres, mais j’ai l’impression que #9835; non, non, rien n’a changé #9834; tout tout à continué #9834; car l’Homme est toujours prompt à s’enflammer pour des futilités ou à gober ce qu’à brait l’âne du coin ou dans la télé. En 1321, ils avaient des circonstances atténuantes, eux. Nous avions beau être dans l’Histoire, puisque le roman s’appuie sur des faits réels et une part des légendes, mais je l’ai trouvé très contemporain, moi. Ce polar historique donnera la voix à plusieurs narrateurs, ce qui nous permet de nous balader dans le récit en suivant des personnages différents, de suivre leurs pensées, d’en apprendre plus sur eux. Ils sont humains, réalistes, avec des pensées et des actions bien de leur époque. Pas de dichotomie dans les personnes qui gravitent dans ce roman, ils sont travaillés et si je pensais que Philip D’Acaster allait avoir un grand rôle en tant que salaud tout comme les Maîtres-Huants, ils sont resté, au final, plus en retrait que je ne l’aurais pensé. On peut toujours me surprendre, donc. Impossible de s’embêter, je le suis gorgée des faits historiques, je me suis plongée dans le passé, me suis baladée dans les temps obscurs et tout en me gavant de l’histoire, je suis arrivée à la conclusion que cette époque n’aurait pas été faite pour moi car certaines questions sur la religion n’était pas bonnes à poser à voix haute. L’auteure a fait aussi un super travail au niveau de l’écriture, la rendant accessible, même dans les descriptions qui, sans cela, aurait pu rendre le récit lourd. Pas de soucis, il est d’une fluidité tout en évitant un style plat. Un polar historique qui parle de croyances, de foi, d’acceptation de la différence de l’autre, de la place de la femme en cette époque (derrière les fourneaux, évidemment, avec autant de droit qu’un animal), de crédulité, de propagande, de manipulations des foules, de fourberie (et pas de Scapin) et de jalousie.
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