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L'Île Bleue
Juin 1940
Date de parution : 25/08/2016
Éditeurs :
Robert Laffont

L'Île Bleue

Juin 1940

Date de parution : 25/08/2016

Ne cherchez pas l’Île Bleue sur la carte d’Indre-et-Loire. Ni même la stèle dédiée à Bertrand Carré… J’y suis retourné juste avant cette réédition. Rien. Il n’en restait rien.
Nous avions...

Ne cherchez pas l’Île Bleue sur la carte d’Indre-et-Loire. Ni même la stèle dédiée à Bertrand Carré… J’y suis retourné juste avant cette réédition. Rien. Il n’en restait rien.
Nous avions quatorze, quinze ans. Notre royaume, c’était l’Île Bleue, mystique univers et secret terrain de jeu où l’imagination nous emportait hors...

Ne cherchez pas l’Île Bleue sur la carte d’Indre-et-Loire. Ni même la stèle dédiée à Bertrand Carré… J’y suis retourné juste avant cette réédition. Rien. Il n’en restait rien.
Nous avions quatorze, quinze ans. Notre royaume, c’était l’Île Bleue, mystique univers et secret terrain de jeu où l’imagination nous emportait hors de nous-mêmes. Jusqu’à ce matin lumineux de juin 40 où en un instant, nous sommes entrés dans l’adolescence en basculant dans une vraie guerre, tels que nous étions, jouant pour de bon.
Trois panzers, surgis du bois, de l’autre côté de la rivière, venaient de stopper en avant du pont. Bertrand jubilait. Maïté irradiait. Debout hors de sa tourelle, tranquille, presque souriant, comme en vacances, un lieutenant allemand qui n’avait pas vingt ans nous observait à la jumelle…
Et le vent des fantasmes s’est levé ! L’amour, l’honneur, l’orgueil… Le clan, le royaume, le territoire… Le mystère de la vie, de la mort… L’insolence de l’âme et du coeur, le théâtre des grands sentiments, la dévotion charnelle, la beauté… Et la peur, le désespoir, les rêves en miettes, la réalité, le destin…
Ainsi voulions-nous être, les adolescents de ce temps, ou tout au moins l’avons-nous cru.
Jean Raspail.
5 juillet 2016

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EAN : 9782221158821
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
EAN : 9782221158821
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • migdal 27/07/2020
    Juin 1940, mois funeste s’il en fut, est le temps où Jean Raspail nous mêne vers « L’île bleue », en Touraine. Atypique dans l’oeuvre du romancier, cet ouvrage débute comme un « club des cinq », avec des jeux enfantins en 1939, puis, la puberté arrivant, avec des comédies adolescentes au printemps 1940. L’auteur s’y incarne aux cotés de Bertrand, Pierre, Zigomar, Maïté et Zazanne et nous promène de gentilhommières en propriétés dans l’univers paisible et insouciant de la bourgeoise provinciale régie par des « tantes » bon enfant. Décor qui fut celui de l’enfance de notre Jean dans ses années de scoutisme. Arrive la débâcle qui nous projette dans une autre ambiance avec l’exode vers les châteaux tourangeaux du gouvernement, de ses fonctionnaires et de leurs dossiers. « Un gouvernement qui fout le camp dans un relent du jupon, un chef d’Etat qui ment, qui se débine, un peuple qui se débine, qui fuit, qui n’est plus qu’un chaos… ». Atmosphère que Roger Peyrefitte avait fort bien décrit dans « la fin des ambassades » en 1953 et que Raspail prolonge avec, par exemple, cette évocation « visiteur de haute taille et d’allure assez prétentieuse , coiffé d’un extravagant chapeau de feutre blafard dans le jour naissant,... Juin 1940, mois funeste s’il en fut, est le temps où Jean Raspail nous mêne vers « L’île bleue », en Touraine. Atypique dans l’oeuvre du romancier, cet ouvrage débute comme un « club des cinq », avec des jeux enfantins en 1939, puis, la puberté arrivant, avec des comédies adolescentes au printemps 1940. L’auteur s’y incarne aux cotés de Bertrand, Pierre, Zigomar, Maïté et Zazanne et nous promène de gentilhommières en propriétés dans l’univers paisible et insouciant de la bourgeoise provinciale régie par des « tantes » bon enfant. Décor qui fut celui de l’enfance de notre Jean dans ses années de scoutisme. Arrive la débâcle qui nous projette dans une autre ambiance avec l’exode vers les châteaux tourangeaux du gouvernement, de ses fonctionnaires et de leurs dossiers. « Un gouvernement qui fout le camp dans un relent du jupon, un chef d’Etat qui ment, qui se débine, un peuple qui se débine, qui fuit, qui n’est plus qu’un chaos… ». Atmosphère que Roger Peyrefitte avait fort bien décrit dans « la fin des ambassades » en 1953 et que Raspail prolonge avec, par exemple, cette évocation « visiteur de haute taille et d’allure assez prétentieuse , coiffé d’un extravagant chapeau de feutre blafard dans le jour naissant, entouré d’une camarilla tourbillonnante de petits secrétaires excités comme des puces et de chauffeurs bien découplés débarquant d’énormes valises de luxe sur le perron, et qui lui déclara se nommer Alexis Saint Léger Léger, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères venu prendre possession, sans même éprouver le besoin de s’excuser, du château réquisitionné pour y installer ses services. » et cette claque de la mère de Maïté, « Vous avez sans doute vos raisons Monsieur, mais c’est quand même un peu léger de votre part ». La tragédie arrive, peu après que la délégation d’armistice, conduite par le Général Hutzinger, soit passée quand Bertrand, réincarnation mythique du Connétable, sauve l’honneur. Le lieutenant Franz von Pikkendorff récupère les drapeaux impériaux conquis en 1918 des mains du Général Dentz, gouverneur des Invalides, puis poursuit sa progression vers le sud. Le 21 juin, ses blindés passent l’île bleue et le 29 juin, « c’est fait »… J’avoue que cette fin me navre car la « collaboration » qu’elle initie entre le soldat et la comédienne, la lâcheté quasi générale des personnages, manque pour le moins de panache et s’écarte de la droite ligne incarnée d’ordinaire par les héros de Jean Raspail. Ce roman méritait, à mes yeux, une conclusion plus noble. Mais, après tout, cette oeuvre est peut être plus biographique que romanesque et toute confession sincère mérite absolution.
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  • DidierLarepe 01/11/2016
    Magnifique, la débâcle vue par un ado, la vraie débâcle, celle d'un monde plus que d'un pays !
  • Pchabannes 12/03/2010
    L’Ile bleue nichée au bord de la Mulsanne. Royaume d’élection de Bertrand, image de l’absolu et de l’honneur, de Pierre et Zigomar, les épiciers, et moi, le pleutre, le couard, le monsieur tout-le-monde finalement et Maité, la Femme et Zazanne. Les vacances étaient rythmées par l’imagination des enfants d’avant les jeux vidéo et la télé. Le moindre fourré était transformé en fortin. Imaginez cette ile avec ses ponts, sa vieille tour et son antique omnibus noir siège de nos exploits guerriers. Eté 1939, l’annonce de l’affrontement surprend les nemrods solognots ou parisiens. Récit initiatique ou relation historique, nous assistons à la débâcle de la France et du gouvernement affairiste Radical-Socialiste. Après le 17 Juin, requiem pour le France. Bertrand, image des élites guerrières qui sauvèrent l’honneur en jouant la partie jusqu’au bout, rencontre Franz von Pikkendorff, 20 ans. Le 21 Juin, la partie fut jouée et je m’enfuyais. Les fantasmes claquent au vent, amour, honneur, orgueil, théâtre, insolence. De la réalité aux rêves en miettes.
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