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Sachez que nous sommes toujours là
Stéphane Roques (traduit par)
Collection : Les Escales Récits
Date de parution : 13/01/2022
Éditeurs :
Les Escales
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Sachez que nous sommes toujours là

Stéphane Roques (traduit par)
Collection : Les Escales Récits
Date de parution : 13/01/2022
Œuvre de mémoire bouleversante, Sachez que nous sommes toujours là donne une vie et une voix à ceux dont on a tenté d’effacer toute trace.
Esther Safran Foer a grandi dans une famille dans laquelle le passé n’existait pas. Ses parents, rescapés de la Shoah, ne parlaient jamais de ce qu’ils avaient vécu. Ce n’est... Esther Safran Foer a grandi dans une famille dans laquelle le passé n’existait pas. Ses parents, rescapés de la Shoah, ne parlaient jamais de ce qu’ils avaient vécu. Ce n’est qu’à l’âge adulte qu’elle parvient à combler les silences de son enfance.
 
Esther apprend fortuitement qu’avant la guerre, son père était...
Esther Safran Foer a grandi dans une famille dans laquelle le passé n’existait pas. Ses parents, rescapés de la Shoah, ne parlaient jamais de ce qu’ils avaient vécu. Ce n’est qu’à l’âge adulte qu’elle parvient à combler les silences de son enfance.
 
Esther apprend fortuitement qu’avant la guerre, son père était marié avec une autre femme et qu’ensemble, ils avaient eu une fille. Elle est bouleversée d’apprendre l’existence de cette femme et de cette sœur inconnues, assassinées par les nazis. Esther décide alors de se mettre à la recherche de ce passé familial insoupçonné et de redonner une existence à ces deux personnes rayées de l’histoire.
 
Munie de quelques photos et d’une carte dessinée à la main, elle se met en quête de réponses et se rend en Ukraine. C’est ce voyage, empreint de tristesse et d’illuminations, qui l’aidera à donner une vie et un visage à ces inconnues, à les sortir de l’oubli et faire vivre leur souvenir. Une quête de vérité qui a inspiré à son fils Jonathan Safran Foer l’écriture de son best-seller Tout est illuminé.
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EAN : 9782365697095
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
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EAN : 9782365697095
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ils en parlent

"Une quête des origines fascinante."
Télérama.fr

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Zephyrine 25/03/2022
    Esther Safran Foer est une fille de survivants de la Shoah. Son fils, l'écrivain Jonathan Safran Foer, avait raconté la recherche des sauveurs de ces grands parents dans le livre romancé Tout est illuminé, Dans ce livre, c'est l'histoire réelle de sa famille qu'elle raconte. Elle retourne en Ukraine, dans les villages de ses parents, pour mettre au jour l'histoire de ses ancêtres, et de cette façon, leur montrer qu'ils sont toujours présent dans la mémoire. C'est un livre très émouvant, avec en plus une résonance particulière au vue de l'actualité urkainienne. Merci à Netgalley et Les Escales pour cette lecture.
  • mimipinson 02/03/2022
    #8243;Je suis descendante de survivants de la Shoah, ce qui par définition, signifie que notre histoire est complexe et tragique. #8243; Parce que son enfance est faite de secrets, de non-dits, de silence, et parfois de révélations abruptes, Esther Safran Foer a entrepris la quarantaine venue, de rechercher activement ce que fut son histoire familiale. Pour elle, était venu le temps de combler les failles et les silences. D’abord aux USA, directement auprès de sa mère vieillissante et peu prompte à parler, en consultant tous azimut les archives juives, les mémorial, associations, les nombreux sites généalogiques ; puis vint le tour de son fils, Jonathan qui à l’occasion d’un séjour en Ukraine d’où provient son grand-père, en tira un roman (que je lirai par la suite) faute d’avoir pu trouver sur place les informations concernant la famille qui a protégé et caché son grand-père. De cet ouvrage est né un projet de voyage d’Esther. #8246;Je voulais faire savoir à mes ancêtres que je ne les avais pas oubliés. Que nous sommes toujours là. #8246; Ce récit est l’histoire de ce voyage, de cette recherche fructueuse, mais également l’histoire émouvante et chaotique de cette famille soumise comme tant d’autres à la destruction et l’humiliation. J’ai... #8243;Je suis descendante de survivants de la Shoah, ce qui par définition, signifie que notre histoire est complexe et tragique. #8243; Parce que son enfance est faite de secrets, de non-dits, de silence, et parfois de révélations abruptes, Esther Safran Foer a entrepris la quarantaine venue, de rechercher activement ce que fut son histoire familiale. Pour elle, était venu le temps de combler les failles et les silences. D’abord aux USA, directement auprès de sa mère vieillissante et peu prompte à parler, en consultant tous azimut les archives juives, les mémorial, associations, les nombreux sites généalogiques ; puis vint le tour de son fils, Jonathan qui à l’occasion d’un séjour en Ukraine d’où provient son grand-père, en tira un roman (que je lirai par la suite) faute d’avoir pu trouver sur place les informations concernant la famille qui a protégé et caché son grand-père. De cet ouvrage est né un projet de voyage d’Esther. #8246;Je voulais faire savoir à mes ancêtres que je ne les avais pas oubliés. Que nous sommes toujours là. #8246; Ce récit est l’histoire de ce voyage, de cette recherche fructueuse, mais également l’histoire émouvante et chaotique de cette famille soumise comme tant d’autres à la destruction et l’humiliation. J’ai beaucoup aimé la simplicité, la force et la tendresse avec laquelle Esther Safran Foer complète le puzzle familial. Marié à un homme dont la famille n’a eu le même vécu ni le même rapport à l’Europe, ressentait fortement le besoin de s’approprier cette part de son histoire qui lui avait été cachée, et qu’elle tient tant à transmettre à ses fils et ses petits -enfants. Ce recueil se veut simplement écrit, illustré intelligemment, et abondamment documenté.
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  • motspourmots 17/02/2022
    C'est une drôle d'expérience que d'enchaîner la lecture de Tout est illuminé, le premier roman de Jonathan Safran Foer et celle de Sachez que nous sommes toujours là, le récit de sa mère, Esther qui vient à la fois éclairer sa démarche et apporter un témoignage rare sur l'importance de la mémoire et de la transmission pour une famille qui a bien failli ne jamais exister. Née en 1946 en Allemagne, dans un camp de réfugiés juifs rescapés de la Shoah, Esther a grandi aux États-Unis dans l'absence d'un passé que ses parents, seuls survivants de leurs familles respectives, ou son entourage n'évoquaient jamais. Elle a appris à l'âge adulte que son père, qui s'est donné la mort alors qu'elle n'avait que 8 ans avait eu une autre famille avant d'épouser sa mère. Une femme et une petite fille assassinées en 1941 comme des milliers de juifs de cette région d'Europe centrale victimes de la volonté d'extermination des forces nazies et de l'antisémitisme d'une partie de la population. Esther n'a plus qu'une obsession, retrouver la piste de cette demi-sœur et de sa mère, remplir un maximum de branches de l'arbre généalogique de la famille, retracer les parcours et les histoires... C'est une drôle d'expérience que d'enchaîner la lecture de Tout est illuminé, le premier roman de Jonathan Safran Foer et celle de Sachez que nous sommes toujours là, le récit de sa mère, Esther qui vient à la fois éclairer sa démarche et apporter un témoignage rare sur l'importance de la mémoire et de la transmission pour une famille qui a bien failli ne jamais exister. Née en 1946 en Allemagne, dans un camp de réfugiés juifs rescapés de la Shoah, Esther a grandi aux États-Unis dans l'absence d'un passé que ses parents, seuls survivants de leurs familles respectives, ou son entourage n'évoquaient jamais. Elle a appris à l'âge adulte que son père, qui s'est donné la mort alors qu'elle n'avait que 8 ans avait eu une autre famille avant d'épouser sa mère. Une femme et une petite fille assassinées en 1941 comme des milliers de juifs de cette région d'Europe centrale victimes de la volonté d'extermination des forces nazies et de l'antisémitisme d'une partie de la population. Esther n'a plus qu'une obsession, retrouver la piste de cette demi-sœur et de sa mère, remplir un maximum de branches de l'arbre généalogique de la famille, retracer les parcours et les histoires de chacun de ses membres. Et retrouver la famille qui a caché son père au péril de leurs vies. Pour cela, elle dispose d'une photo et d'annotations au dos partiellement effacées. Cette même photo qui sera le point de départ de la quête de son fils, Jonathan qui fera le voyage en Ukraine en 1998 et transformera le vide qu'il trouvera à l'emplacement du village de Trochenbrod en matière romanesque. Dix ans après, Esther fera le voyage à son tour, riche de toutes les informations minutieusement recueillies au cours de ses recherches, et glissera à chaque emplacement commémoratif d'un lieu de massacre une carte représentant les membres de la famille afin que "nos ancêtres sachent que nous sommes toujours là". Le récit d'Esther Safran Foer est richement documenté et possède la force de la réflexion d'une femme dont la volonté est avant tout de reconstituer. Ce qui donne à cette quête personnelle une dimension puissamment universelle. Notamment en éclairant l'après immédiat, ce qui n'est pas souvent fait. Les camps de réfugiés administrés par les américains ou les russes où les conditions n'étaient pas forcément meilleures ; les refus d'accueil des survivants par nombre de pays (y compris les États-Unis qui mettront en place des conditions drastiques) ; l'antisémitisme qui ne disparaît pas pour autant ; et l'injonction au silence car personne n'avait plus envie d'entendre parler de "tout ça". L'auteure a fait une brillante carrière dans la communication politique, a épousé un homme dont la famille était éloignée de l'Europe et de ses morts, et partage avec ses trois fils ce besoin de reconstitution. Qui trouve à la fin de cet édifiant et émouvant récit, la plus belle des justifications qui soit lorsque pour la première fois, l'un des fils d'Esther pourra raconter à son petit garçon tout juste né l'histoire complète de ses origines. De quoi terminer cette lecture la gorge serrée, émue d'avoir côtoyé tous ces noms revenus d'entre les morts par la force des mots et la volonté de mémoire. Une persévérance de l'intelligence, pour combler les vides et repousser le néant.
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  • ckdkrk169 08/02/2022
    Un témoignage bouleversant devant lequel personne ne sera indifférent. La mère de l’auteure rescapée de la Shoah a enterré son passé, comment a-t-elle pu survivre ? « La chance et l’intuition l’ont peut-être sauvée, mais je sais qu’il y a autre chose ». En plongeant dans le passé de sa famille, Esther découvre tout un pan d’histoire et une demi-sœur inconnue jusque-là. En reconstituant son destin et celui de ses proches, l’horreur de la barbarie nazie surgit. Elle mène l’enquête au plus près des événements, jusqu’en Ukraine. Au travers des témoignages et photos puis de rencontres, la vérité se dessinera. Des photos sont insérées en complément du récit qui se lit comme un roman. Un livre de mémoire pour ne pas oublier tous les disparus et se souvenir de tous ceux, ces justes, qui ont pu aider ces malheureux.
  • Valmyvoyou_lit 13/01/2022
    L’enfance d’Esther Safran Foer a été remplie de silence et de révélations traumatisantes, énoncées avec parcimonie. Elle a toujours su qu’elle était « la descendante de survivants de la Shoah » (p. 9), « rassembler les fragments de [son] histoire familiale a été la quête de toute une vie. » (p. 9) Vers la quarantaine, elle a souhaité connaître le passé et a découvert que son père avait eu une autre famille, pendant la guerre, et que sa femme et sa fille avaient été assassinées par les nazis. Son père n’est plus là pour raconter et sa mère, qui ne veut pas évoquer cette période, ne semble pas en avoir parlé avec son époux. Esther savait que son papa devait sa vie à une famille ukrainienne, qui l’avait caché, mais elle ignorait que ses proches avaient été tués dans un ghetto. Dans son livre Tout est illuminé, son fils, l’écrivain Jonathan Safran Foer, a retracé son propre voyage en Ukraine, dont l’objectif était de retrouver ces personnes héroïques. Son récit mêle la fiction et au réel, puisque sa quête n’a pas abouti. L’auteure décide, à son tour, d’enquêter sur la vie de ceux qui ne sont plus là. Elle désire que l’on... L’enfance d’Esther Safran Foer a été remplie de silence et de révélations traumatisantes, énoncées avec parcimonie. Elle a toujours su qu’elle était « la descendante de survivants de la Shoah » (p. 9), « rassembler les fragments de [son] histoire familiale a été la quête de toute une vie. » (p. 9) Vers la quarantaine, elle a souhaité connaître le passé et a découvert que son père avait eu une autre famille, pendant la guerre, et que sa femme et sa fille avaient été assassinées par les nazis. Son père n’est plus là pour raconter et sa mère, qui ne veut pas évoquer cette période, ne semble pas en avoir parlé avec son époux. Esther savait que son papa devait sa vie à une famille ukrainienne, qui l’avait caché, mais elle ignorait que ses proches avaient été tués dans un ghetto. Dans son livre Tout est illuminé, son fils, l’écrivain Jonathan Safran Foer, a retracé son propre voyage en Ukraine, dont l’objectif était de retrouver ces personnes héroïques. Son récit mêle la fiction et au réel, puisque sa quête n’a pas abouti. L’auteure décide, à son tour, d’enquêter sur la vie de ceux qui ne sont plus là. Elle désire que l’on se souvienne de celle qui était sa demi-sœur et qu’elle n’a pas connue. Elle ne possède même pas son prénom. « C’était une enfant parmi au moins six millions de juifs, parmi près d’un million et demi d’autres enfants assassinés lors de la Shoah, et il n’y avait aucun moyen de savoir si cette enfant avait seulement existé. Comment se souvenir de quelqu’un qui n’a pas laissé de trace ? » (p. 11) Elle veut rappeler l’existence de cette petite, faire savoir à ses ancêtres qu’elle ne les a pas oubliés et qu’elle et sa famille sont toujours là, que les nazis ne sont pas parvenus à éteindre leur lignée. C’est la raison pour laquelle le début du livre demande beaucoup d’attention : les noms sont nombreux ; j’ai été très émue par cette volonté de faire revivre ceux qui le portaient, de rappeler leur existence. Appuyée par ses proches, Esther Safran Foer reconstitue l’histoire familiale. Elle consulte des archives, contacte des associations, retrouve des cousins et se rend en Ukraine, munie de quelques photos, de plans dessinés de mémoire par des survivants et de cartes de Nouvel-An. Son périple est, émotionnellement, très chargé. J’ai été bouleversée par le récit de ses investigations. En effet, certains fils se dénouent et elle découvre le destin de Juifs ukrainiens décimés par la barbarie nazie. L’émotion est très forte, lorsque l’auteure apprend les exactions subies par ses ancêtres, mais aussi lorsqu’elle découvre les actes de courage de ceux qui, malgré le danger, ont ouvert leur porte. J’ai, aussi, été très touchée, par les rencontres favorisées par sa quête. Ce récit est une aventure humaine poignante, d’autant plus forte que les faits sont véridiques. Je pressens que certains passages m’ont marquée à jamais. Ce magnifique livre de mémoire m’a étreint le cœur.
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