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Bois sauvage
Jean-Luc Piningre (traduit par)
Date de parution : 05/09/2013
Éditeurs :
10/18

Bois sauvage

Jean-Luc Piningre (traduit par)
Date de parution : 05/09/2013

Bois Sauvage, Mississippi, 2005. Esch a quatorze ans, un père désabusé et une fratrie bancale : Randall qui rêve d’échappée, Skeet et son pitbull, Junior, en mal de tendresse. Grandie...

Bois Sauvage, Mississippi, 2005. Esch a quatorze ans, un père désabusé et une fratrie bancale : Randall qui rêve d’échappée, Skeet et son pitbull, Junior, en mal de tendresse. Grandie trop vite sur une terre oubliée, enceinte, elle l’ignore mais dans dix jours, une tornade va frapper la Louisiane. C'est...

Bois Sauvage, Mississippi, 2005. Esch a quatorze ans, un père désabusé et une fratrie bancale : Randall qui rêve d’échappée, Skeet et son pitbull, Junior, en mal de tendresse. Grandie trop vite sur une terre oubliée, enceinte, elle l’ignore mais dans dix jours, une tornade va frapper la Louisiane. C'est Katrina, la mère de tous les ouragans, qui telle Médée est venue semer la désolation...

Ode sublime à l'amour, à la nature et à la rédemption, Bois sauvage est un roman envoûtant, aux accents faulknériens, porté par un lyrisme sensuel et une grâce insensée.

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Jean-Luc Piningre

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EAN : 9782264060198
Code sériel : 4721
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782264060198
Code sériel : 4721
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Laveze 20/08/2023
    BOIS SAUVAGE de JESMYN WARD On est dans le bayou, à Bois Sauvage, dans le Mississippi, ils vivent dans la « Fosse », le père qui boit trop et bricole à droite à gauche, Randall, l’aîné qui se traîne en attendant d’être repéré par un coach de basket, Skeet, le suivant dont l’unique horizon est China, son pitbull, Junior le petit dernier en manque de sa mère décédée. Et puis, il y a la narratrice, Esch, la seule fille, 14 ans, toute retournée quand elle voit Manny, d’ailleurs elle ne partage désormais ses faveurs qu’avec lui. Tout ce petit monde survit au jour le jour, on mange régulièrement, on va à l’école quand on a l’âge, Randall supplée le père quand il est trop bourré, Skeet peut nourrir son chien, mais trois événements vont converger pour faire vaciller cet équilibre précaire. La météo prévoit dans les jours à venir une tempête tropicale, China le pitbull met bas des chiots et Esch vient de découvrir qu’elle est enceinte. Le père essaye de motiver les enfants à se préparer pour la tempête mais ils se sont préparés si souvent pour rien que ses appels sont peu attendus d’autant que Skeet a un combat de chiens en vue, Randall, un match de basket et Esch se demande comment elle ve cacher son état. Néanmoins on remplit des bouteilles d’eau, on renforce les volets avec du bois récupéré, on emmagasine des victuailles et chacun vaque à ses propres occupations. Mais chaque jour qui passe la météo devient inquiétante, on est en 2005, c’est Katrina qui s’annonce. National Book Award 2011, c’est un très bon roman que propose JESMYN WARD, fait de phrases courtes et incisives elle dépeint avec brio et sans pathos, la confrontation d’une famille avec l’ouragan le plus puissant que la Mississippi est connu. Je vous le conseille.BOIS SAUVAGE de JESMYN WARD On est dans le bayou, à Bois Sauvage, dans le Mississippi, ils vivent dans la « Fosse », le père qui boit trop et bricole à droite à gauche, Randall, l’aîné qui se traîne en attendant d’être repéré par un coach de basket, Skeet, le suivant dont l’unique horizon est China, son pitbull, Junior le petit dernier en manque de sa mère décédée. Et puis, il y a la narratrice, Esch, la seule fille, 14 ans, toute retournée quand elle voit Manny, d’ailleurs elle ne partage désormais ses faveurs qu’avec lui. Tout ce petit monde survit au jour le jour, on mange régulièrement, on va à l’école quand on a l’âge, Randall supplée le père quand il est trop bourré, Skeet peut nourrir son chien, mais trois événements vont converger pour faire vaciller cet équilibre précaire. La météo prévoit dans les jours à venir une tempête tropicale, China le pitbull met bas des chiots et Esch vient de découvrir qu’elle est enceinte. Le père essaye de motiver les enfants à se préparer pour la tempête mais ils se sont préparés si souvent pour rien que ses appels sont peu attendus d’autant que Skeet a un combat...
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  • titifra 10/10/2022
    Grâce au #tartetatinbookclub sur Instagram lancé par le compte @Mangez_des_tartes, j'ai enfin sorti ce roman de ma pile à lire, cette relique ! Véritable roman américain, Jesmyn Ward raconte ici la vie d'une famille noire américaine de Louisiane juste avant le déferlement de l'ouragan Katrina sur l'état, à travers le personnage d'Esch, jeune adolescente de 14 ans. Pauvre, la famille vivote entre larcins, combats de chiens et charité. J'ai commencé ce roman sans trop savoir à quoi m'attendre et au début de ma lecture, le style m'a laissé perplexe ; je me suis même posé la question de la traduction puisque certaines phrases ne faisaient pas forcément sens même si avec le contexte on finissait par comprendre. Il y a tout même quelques scènes particulièrement imagées pour montrer la violence du monde dans lequel évolue Esch et ce que ce monde fait sur elle alors qu'elle est en plein questionnement quant à son identité, son rapport aux autres et surtout son rapport aux hommes et à son corps. Malgré tout cela reste une belle lecture car on ne reste pas insensible au personnage d'Esch et à sa vision de la vie ; on est même touché par la solidarité entre les membres de la famille et les moments où ils nous montrent que dans ce monde de brutes, la famille est toujours là pour soutenir. Si le début de la lecture a été assez âpre en raison du style de narration choisie, je me suis finalement habituée et j'ai adhéré à la vie des protagonistes, j'ai résonné en écho aux doutes d'Esch, sans pour autant approuver tout ce qu'elle fait mais justement on a envie de lui souffler à l'oreille pour l'aider dans son cheminement. En bref, un début laborieux mais très vite chassé par le reste qui est placé à hauteur de cœur et d'humain. Petit bémol : il m'a maqué l'après Katrina et j'aurais aimé savoir comment la famille va se reconstruire après ce drame.Grâce au #tartetatinbookclub sur Instagram lancé par le compte @Mangez_des_tartes, j'ai enfin sorti ce roman de ma pile à lire, cette relique ! Véritable roman américain, Jesmyn Ward raconte ici la vie d'une famille noire américaine de Louisiane juste avant le déferlement de l'ouragan Katrina sur l'état, à travers le personnage d'Esch, jeune adolescente de 14 ans. Pauvre, la famille vivote entre larcins, combats de chiens et charité. J'ai commencé ce roman sans trop savoir à quoi m'attendre et au début de ma lecture, le style m'a laissé perplexe ; je me suis même posé la question de la traduction puisque certaines phrases ne faisaient pas forcément sens même si avec le contexte on finissait par comprendre. Il y a tout même quelques scènes particulièrement imagées pour montrer la violence du monde dans lequel évolue Esch et ce que ce monde fait sur elle alors qu'elle est en plein questionnement quant à son identité, son rapport aux autres et surtout son rapport aux hommes et à son corps. Malgré tout cela reste une belle lecture car on ne reste pas insensible au personnage d'Esch et à sa vision de la vie ; on est même touché par la solidarité...
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  • Matildany 01/03/2022
    Bois Sauvage,  c'est l'endroit dans le bayou où grandit Esch, quatorze ans, un coin d'Amérique rempli de laissés-pour -compte, où l'on vit de menus larcins, de paris sur des combats de chiens, et de débrouille. Bois Sauvage, c'est son foyer, entre un père parfois tyrannique sous emprise de l' alcool, qui dirige sa fratrie tant bien que mal après le décès de sa femme, morte en couche à l'arrivée du petit Junior. Randall, l'aîné, vise une bourse grâce au basket. Skeeter, lui, ne s'occupe que de China, sa pitt-bull de combat, qui vient de mettre au monde sa première portée, gage de quelques billets qui amélioreront leur rude quotidien. Et en toile de fond, Katrina, l'ouragan, qui s'annonce... La violence, dans les combats de chiens, ou quand les éléments se déchaînent,  côtoient la tendresse, avec des mots simples, mais des images puissantes et formidablement poétiques. Esch nous livre son quotidien,  ses désillusions aussi, puisqu'après s'être donnée à Manny, un ami de Randall, elle réalise conjointement qu'elle est enceinte,  et qu'il ne l'aime pas, comme elle l'espérait. Nourrie de mythologie,  elle lie son destin à celui de Médée, épaule ses frères avec loyauté dans leurs petits trafics, camoufle sa grossesse aux yeux de tous, tout en étant fascinée par la chienne devenue mère, en manque de repères de maternité. Le compte à rebours avant l'arrivée de Katrina rajoute en tension dramatique et en fait un bouquin impossible à lâcher ! Bois Sauvage,  c'est l'endroit dans le bayou où grandit Esch, quatorze ans, un coin d'Amérique rempli de laissés-pour -compte, où l'on vit de menus larcins, de paris sur des combats de chiens, et de débrouille. Bois Sauvage, c'est son foyer, entre un père parfois tyrannique sous emprise de l' alcool, qui dirige sa fratrie tant bien que mal après le décès de sa femme, morte en couche à l'arrivée du petit Junior. Randall, l'aîné, vise une bourse grâce au basket. Skeeter, lui, ne s'occupe que de China, sa pitt-bull de combat, qui vient de mettre au monde sa première portée, gage de quelques billets qui amélioreront leur rude quotidien. Et en toile de fond, Katrina, l'ouragan, qui s'annonce... La violence, dans les combats de chiens, ou quand les éléments se déchaînent,  côtoient la tendresse, avec des mots simples, mais des images puissantes et formidablement poétiques. Esch nous livre son quotidien,  ses désillusions aussi, puisqu'après s'être donnée à Manny, un ami de Randall, elle réalise conjointement qu'elle est enceinte,  et qu'il ne l'aime pas, comme elle l'espérait. Nourrie de mythologie,  elle lie son destin à celui de Médée, épaule ses frères avec loyauté dans leurs petits trafics, camoufle sa grossesse aux yeux de tous,...
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  • rezkilarras 08/06/2021
    Un roman puissant, épique, récompensé par un National Book Award en 2011. Bois Sauvage, Mississipi. Une famille afro-américaine se prépare à affronter un ouragan dévastateur : Katrina. Cette famille misérable, habitant une cabane vétuste, mal équipée, le pourra-t-elle ? Esch, la narratrice, 14 ans, est passionnée de sexe et de mythologie grecque ; elle est enceinte d'un ami de son frère. Elle n'est entourée que d'hommes : 3 frères et un père. Randall, 17 ans, ne rêve que de basket pour s'en sortir. Skeeter, 16 ans, a une relation fusionnelle avec sa chienne China. Junior, 8 ans, n'a jamais connu la mère décédée en le mettant au monde. Le père, buveur, taciturne, travaille dans une casse. Le récit s'étale sur 12 jours durant lesquels Jesmyn Ward nous plonge dans l'avant, durant et l'après Katrina de cette famille. Ce roman, le 1er consacré à Katrina que je lis, laissera un souvenir indélébile. Durant sa lecture, les images apocalyptiques de la TV resurgissaient: morts, inondations, familles dans les rues, abandonnées à leur sort, livrées à elles mêmes. Un roman brillant, fortement recommandé.
  • Maghily 05/05/2021
    Le roman se découpe en 12 journées/chapitres : 10 avant l’arrivée de l’ouragan, le jour-même et le lendemain. Dès le début, l’ambiance est poisseuse : il fait chaud, Esch et ses frères évoluent dans une bicoque au milieu des bois où la terre et la poussière rougeâtre s’insinuent partout. Ils sont pauvres et leur père est constamment saoul. Pour échapper à cette vie miséreuse, chaque membre de la famille s’est choisi un refuge : pour Esch, ce sont les rêveries au sujet de Manny et la mythologie grecque qu’elle lit pour ses cours ; pour Skeet, ce sont les soins accordés à sa pitbull et ses chiots ; pour Randall, c’est le basket et, pour Junior, ce sont les nouilles chinoises et ses errances dans le soubassement de la maison. Chacun tente de mener sa barque malgré le manque : celui de la mère [morte peu après avoir donné naissance à Junior], celui de l’argent, de la nourriture et, surtout celui de l’amour. Mes sentiments envers les personnages étaient mêlés de dégoût et de pitié. J’ai mis du temps à m’attacher vraiment à eux. Je crois que cela vient en partie de la narration. La plume de l’autrice est assez particulière : elle mélange un langage vulgaire, très oralisé et empli de fautes de syntaxe, à des métaphores qui se veulent poétiques. Cela détonne par moments. Tout est écrit à la première personne du singulier, on suit le point de vue d’Esch. Tout au long du roman, on ressent une certaine tension qui provient de différents éléments : la peur d’Esch d’avouer sa situation, la menace de l’ouragan et des colères du père, la mort qui rôde autour de China et l’enjeu du match de Randall. Mais, la lumière au milieu de toute cette merde, c’est l’amour que se portent les personnages [malgré les disputes] et les grandes mains de Big H., leur voisin et meilleur ami. C’est par cette figure discrète mais toujours présente quand ils en ont besoin que viendra l’espoir… Je ne peux pas dire que j’ai aimé ma lecture, même si la seconde partie m’a semblé plus fluide. Néanmoins, je reconnais le talent de l’autrice pour nous immerger dans son univers, si différent du nôtre. Elle parvient à proposer des personnages qui restent mystérieux mais dont on parvient à comprendre le fonctionnement. Par cette famille, elle nous permet d’appréhender ce que c’est d’être pauvre et noir dans le Mississippi du début des années 2000. Et que dire de ses descriptions post-ouragan ?! Elles font froid dans le dos !Le roman se découpe en 12 journées/chapitres : 10 avant l’arrivée de l’ouragan, le jour-même et le lendemain. Dès le début, l’ambiance est poisseuse : il fait chaud, Esch et ses frères évoluent dans une bicoque au milieu des bois où la terre et la poussière rougeâtre s’insinuent partout. Ils sont pauvres et leur père est constamment saoul. Pour échapper à cette vie miséreuse, chaque membre de la famille s’est choisi un refuge : pour Esch, ce sont les rêveries au sujet de Manny et la mythologie grecque qu’elle lit pour ses cours ; pour Skeet, ce sont les soins accordés à sa pitbull et ses chiots ; pour Randall, c’est le basket et, pour Junior, ce sont les nouilles chinoises et ses errances dans le soubassement de la maison. Chacun tente de mener sa barque malgré le manque : celui de la mère [morte peu après avoir donné naissance à Junior], celui de l’argent, de la nourriture et, surtout celui de l’amour. Mes sentiments envers les personnages étaient mêlés de dégoût et de pitié. J’ai mis du temps à m’attacher vraiment à eux. Je crois que cela vient en partie de la narration. La plume de l’autrice est assez particulière :...
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    Jesmyn Ward : "Le chant des revenants", la voix des réprouvés

    Deux fois récompensée du National Book Award, la jeune quadragénaire Jesmyn Ward publie avec Le chant des revenants (Sing, Unburied, Sing en VO) une chronique à la fois cruelle et tendre sur la salutaire solidarité familiale d'une poignée de personnages nés noirs ou métis dans un Mississippi encore aujourd'hui souvent confronté au démon du racisme.

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    Si Jesmyn Ward ne vient pas à toi, c’est toi qui ira à elle. François Busnel s’est envolé à destination du Mississippi pour rencontrer l’autrice afro-américaine dont le roman Le Chant des revenants (Belfond) vient d’être publié en France. Découvrez tout de suite cette interview.

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