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10/18
EAN : 9782264060198
Code sériel : 4721
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm

Bois sauvage

Jean-Luc PININGRE (Traducteur)
Date de parution : 05/09/2013

Bois Sauvage, Mississippi, 2005. Esch a quatorze ans, un père désabusé et une fratrie bancale : Randall qui rêve d’échappée, Skeet et son pitbull, Junior, en mal de tendresse. Grandie trop vite sur une terre oubliée, enceinte, elle l’ignore mais dans dix jours, une tornade va frapper la Louisiane. C'est...

Bois Sauvage, Mississippi, 2005. Esch a quatorze ans, un père désabusé et une fratrie bancale : Randall qui rêve d’échappée, Skeet et son pitbull, Junior, en mal de tendresse. Grandie trop vite sur une terre oubliée, enceinte, elle l’ignore mais dans dix jours, une tornade va frapper la Louisiane. C'est Katrina, la mère de tous les ouragans, qui telle Médée est venue semer la désolation...

Ode sublime à l'amour, à la nature et à la rédemption, Bois sauvage est un roman envoûtant, aux accents faulknériens, porté par un lyrisme sensuel et une grâce insensée.

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Jean-Luc Piningre

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EAN : 9782264060198
Code sériel : 4721
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Patience82 Posté le 19 Octobre 2020
    C'est une très belle lecture, un moment émouvant de la littérature américaine. Esch, quatorze ans, nous raconte 12 jours de sa vie. Et pas les 12 jours les plus faciles, puisque sa famille se prépare à affronter l'ouragan Katrina. On le sait, nous, que ce moment va être difficile à passer, qu'il laissera des traces indélébiles. Et on le sait que Esch et sa famille, avec leur vie faite de bouts de ficelle, ne sont pas préparées pour affronter une telle violence. Et pourtant, ils en ont déjà supporté, de la violence. Maman est morte en mettant au monde le petit dernier. Papa n'a pas réussi à affronter la charge de 4 enfants, il a préféré se réfugier dans l'alcool. Alors les enfants grandissent seuls et trop vite, à Bois Sauvage. L'histoire d'Esche est bouleversante. Elle essaie de se raccrocher à des choses de son âge comme son chien, mais tout la rattrape pour faire d'elle une adulte avant l'âge.
  • nadiouchka Posté le 26 Juillet 2020
    C'est avec « Le chant des revenants » (élu meilleur livre de l'année par le Magazine America – ainsi que le Grand Prix des Lectrices de Elle, dans la catégorie Roman en 2019), que j'ai connu Jesmyn Ward, un livre qui m'avait passionnée et je comptais bien continuer à lire cette auteure américaine (née au Mississippi où j'ai eu le plaisir d'aller, d'où un double intérêt). Le hasard a fait que je suis « tombée » sur « Bois sauvage » (lauréat du National Book Award), que l'on qualifie de « grande chronique familiale et sociale. » le livre que j'ai acquis se trouve dans la collection 10/18 des Editions Belfond). Jesmyn Ward, elle même venant d'une famille nombreuse, a été la première de la fratrie à bénéficier d'une bourse pour l'université. De « Bois sauvage », on a dit qu'il a été « enfanté par l'ouragan Katrina de 2005 « (Hubert Artus). En parlant d'enfants, c'est d'eux qu'il s'agit : la narratrice Esch (jeune adolescente de 14 ans) – ses frères Skeet ou Skeeter (qui n'a d'yeux que pour sa chienne pitbull China) – Junior - Randall. Ils vivent avec leur père désabusé depuis le décès de sa femme. Autant dire que les gamins se débrouillent à peu près tout seuls.. Esch a une passion, lire... C'est avec « Le chant des revenants » (élu meilleur livre de l'année par le Magazine America – ainsi que le Grand Prix des Lectrices de Elle, dans la catégorie Roman en 2019), que j'ai connu Jesmyn Ward, un livre qui m'avait passionnée et je comptais bien continuer à lire cette auteure américaine (née au Mississippi où j'ai eu le plaisir d'aller, d'où un double intérêt). Le hasard a fait que je suis « tombée » sur « Bois sauvage » (lauréat du National Book Award), que l'on qualifie de « grande chronique familiale et sociale. » le livre que j'ai acquis se trouve dans la collection 10/18 des Editions Belfond). Jesmyn Ward, elle même venant d'une famille nombreuse, a été la première de la fratrie à bénéficier d'une bourse pour l'université. De « Bois sauvage », on a dit qu'il a été « enfanté par l'ouragan Katrina de 2005 « (Hubert Artus). En parlant d'enfants, c'est d'eux qu'il s'agit : la narratrice Esch (jeune adolescente de 14 ans) – ses frères Skeet ou Skeeter (qui n'a d'yeux que pour sa chienne pitbull China) – Junior - Randall. Ils vivent avec leur père désabusé depuis le décès de sa femme. Autant dire que les gamins se débrouillent à peu près tout seuls.. Esch a une passion, lire de la mythologie et, dans l'ouvrage, il est souvent question de Médée dont on peut dire que, elle aussi, comme Katrina, sème la désolation. Nous sommes donc au Mississippi (Louisiane). Esch se décrit comme petite et noire et on rencontre de nombreux autres personnages dans ce milieu pauvre qui est en attente d'un ouragan classé catégorie 5, du nom de Katrina. Il faut renforcer leur fragile demeure, faire des provisions (tout ce que l'on fait lorsqu'une telle catastrophe arrive), si on refuse d'évacuer les lieux. On apprend que Esch est enceinte et qu'elle fait son possible pour le cacher en restant bien vaillante et courageuse comme les autres et tous se soutiennent, tandis que leur père se consacre à la boisson en s'occupant très peu de ses enfants. Pour ne pas arranger les choses, un jour il se blesse gravement en perdant trois doigts…. Esch, devenue donc femme trop tôt, nous raconte (par l'intermédiaire de Jesmyn Ward), leur vie dans un style tout simple mais direct. Ce qui ressort très bien, c'est cette obsession de Esch pour la mythologie avec surtout la figure de Médée qui grandit de plus en plus à mesure qu'approche Katrina, car, comme elle, elle est venue pour tuer. Chronique familiale, sociale et d'un réalisme profond – très fort – mais… oui pour ma part il y a un petit bémol : celui de la description, trop poussée des combats de chiens (China est élevée pour cela) – je peux dire que le chapitre « Le huitième jour : qu'ils sachent » a été difficile à lire (pages 188 à 214) car rien n'est épargné des horribles blessures pendant le combat de China et Kilo. C'est mon avis personnel et cela n'engage que moi. A part cela, « Bois sauvage » est encore un livre excellent de Jesmyn Ward, ce qui ne m'étonne pas. Mais je n'en dirai pas plus de ce roman à découvrir. J'ai voulu relever les dernières lignes : « China. Elle reviendra, grande et droite, sans petits et sans lait. Elle verra tout en bas notre cercle de feu, et elle saura que j'ai veillé, que je me suis battue. Elle aboiera et ça voudra dire : « Ma soeur. » Les étoiles étouffent le ciel mais pas le silence. Elle le sait, elle, que j'attends un bébé. »
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  • DoubleMarge Posté le 2 Juillet 2020
    " Ce roman en huis-clos pourrait être terrible, dans cette chaleur gluante, avec l’attention centrée sur la chienne qui accouche et dont Skeet pourra vendre les petits s’ils survivent, le danger qui plane en permanence, la violence omniprésente, et l’ouragan qui menace. Tout est en place pour un drame imminent dont on ne sait pas bien d’où il va venir tellement ces gens nous semblent sous pression, menacés en permanence. Peu de choix et forcément les mauvais, tout est toujours sur le point de mal tourner. Si chaque action entreprise peut déboucher sur un désastre, c’est par l’amour que le livre se sauve. La fratrie est unie comme les doigts de la main. Que reste-t-il dans un monde dévasté où la vie ne tient qu’aux maigres fils de l’aléatoire ? Que reste-t-il à ceux qui sont prisonniers depuis des siècles d’une violence sociale sans issue ? La solidarité, la loyauté, garder les pieds bien plantés dans la mauvaise terre, et tous pour un." Extrait d'un article de Paul-Romain Valère dans DM
  • Annette55 Posté le 23 Juin 2020
    Après la lecture de «  Les Moissons funèbres » et «  Le chant des revenants » lus en 2020, voici une très belle peinture de cette communauté noire américaine . «  Bois sauvage » , Mississippi 2005: . Jesmyn Ward réussit à rendre poétique et vivante , passionnante et captivante l’histoire d’Esch quatorze ans , déjà enceinte de Manny, un ami de son frère Randall, féru de basket , Skeeter , son deuxième frère passionné d’élevage de chiens de combats—— China , sa chienne est dressée pour tuer —-Claude le père —— alcoolique, désabusé , malheureux , perdu ——depuis que Rose sa femme , leur mère est morte d’une hémorragie à la naissance de Junior , huit ans ...en mal de tendresse... Évoluant dans un huit- clos violent et brutal, une fratrie où chacun fait comme il le peut , Esch , la narratrice, intelligente , scolarisée ,doit lire un livre de mythologie durant les vacances, n’a pas su se refuser à Manny après tant d’autres, pas assez fortement pour dire non... Elle décrit le monde qui l’entoure au jour le jour, avec ses mots , métaphores concrètes ancrées dans la réalité d’un quotidien très dur marqué par l’extrême pauvreté... Après la lecture de «  Les Moissons funèbres » et «  Le chant des revenants » lus en 2020, voici une très belle peinture de cette communauté noire américaine . «  Bois sauvage » , Mississippi 2005: . Jesmyn Ward réussit à rendre poétique et vivante , passionnante et captivante l’histoire d’Esch quatorze ans , déjà enceinte de Manny, un ami de son frère Randall, féru de basket , Skeeter , son deuxième frère passionné d’élevage de chiens de combats—— China , sa chienne est dressée pour tuer —-Claude le père —— alcoolique, désabusé , malheureux , perdu ——depuis que Rose sa femme , leur mère est morte d’une hémorragie à la naissance de Junior , huit ans ...en mal de tendresse... Évoluant dans un huit- clos violent et brutal, une fratrie où chacun fait comme il le peut , Esch , la narratrice, intelligente , scolarisée ,doit lire un livre de mythologie durant les vacances, n’a pas su se refuser à Manny après tant d’autres, pas assez fortement pour dire non... Elle décrit le monde qui l’entoure au jour le jour, avec ses mots , métaphores concrètes ancrées dans la réalité d’un quotidien très dur marqué par l’extrême pauvreté , matérielle et morale , le désœuvrement, la violence , la douleur du deuil. Grandie trop vite , Esch cherche des réponses et du réconfort. Face à la catastrophe de Katrina , la mère de tous les ouragans , sa FORCE impitoyable : maisons englouties , paysage ravagé, arbres déracinés, routes disparues , parpaings sortis de terre, gymnases disparus, lignes à haute tension zigzaguant dans la boue comme des gros serpents feignants, pavillons retombés au milieu des rails , vitres explosées apparaissent au sein de la fratrie une tendresse et une humanité sans pareilles , la tension émotionnelle est à son comble . Le style est direct, cru, sans fioritures , beaucoup de dialogues habillent cette chronique familiale et sociale . Le lecteur n’est pas prêt d’oublier la désolation qui suit le passage de l’ouragan crachant sa puissance dévastatrice —— dont La Fratrie ressortira vivante —— Crasse, sang, chair, Nature humaine et Animale déchaînée ( combats de chiens difficiles à lire) , tendresse et violence , sensualité et grâce hantent ce récit naturaliste d’une humanité lyrique , à la fois puissante et délicate .... Un roman envoûtant difficile à critiquer, il faut le lire , tellement la tension émotionnelle est forte, les passions violentes , les personnages hauts en couleur. «  Blottis les uns contre les autres , on a essayé de se frotter pour se redonner chaud , mais c’était impossible. On était comme des branches mouillées, entassées, rien que des débris humains au milieu de tout le reste ».
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  • PtitVincent Posté le 20 Mars 2020
    Une mère décédée lors de l'accouchement de Junior huit ans plus tôt, un père aux abonnés absents, noyé dans les vapeurs d'alcool, deux frères adolescents, l'un féru de basket dont il espère un avenir professionnel et l'autre qui élève sa chienne de combat, celle-ci venant d'accoucher de plusieurs chiots, promesse de quelques centaines de dollars. Telle est la famille d'Esch, adolescente afro-américaine, vivant dans une maison de Bois Sauvage, un quartier déshérité du Mississipi. La jeune fille pourrait construire sa vie entre les livres et sa famille de bric et de broc. Sauf que… sauf qu'à 15 ans la jeune fille est enceinte d'un copain de ses frères qui se contrefiche de son état, sauf que la famille vit au jour le jour, suivant le rythme et les exigences de la chienne et de ses bébés, et surtout, sauf que nous sommes en 2005 et qu'un ouragan approche, un ouragan nommé Katrina… Une famille impréparée à ce qui arrive, comme des milliers d'autres, toutes pauvres, la plupart noires. Et au fur du récit, on sent approcher la tempête tout comme le drame qui couve autour de cette famille. Jesmyn Ward, jeune auteure afro-américaine, est comparée par son éditeur avec Toni... Une mère décédée lors de l'accouchement de Junior huit ans plus tôt, un père aux abonnés absents, noyé dans les vapeurs d'alcool, deux frères adolescents, l'un féru de basket dont il espère un avenir professionnel et l'autre qui élève sa chienne de combat, celle-ci venant d'accoucher de plusieurs chiots, promesse de quelques centaines de dollars. Telle est la famille d'Esch, adolescente afro-américaine, vivant dans une maison de Bois Sauvage, un quartier déshérité du Mississipi. La jeune fille pourrait construire sa vie entre les livres et sa famille de bric et de broc. Sauf que… sauf qu'à 15 ans la jeune fille est enceinte d'un copain de ses frères qui se contrefiche de son état, sauf que la famille vit au jour le jour, suivant le rythme et les exigences de la chienne et de ses bébés, et surtout, sauf que nous sommes en 2005 et qu'un ouragan approche, un ouragan nommé Katrina… Une famille impréparée à ce qui arrive, comme des milliers d'autres, toutes pauvres, la plupart noires. Et au fur du récit, on sent approcher la tempête tout comme le drame qui couve autour de cette famille. Jesmyn Ward, jeune auteure afro-américaine, est comparée par son éditeur avec Toni Morrison. Ce qui au vu de ce roman est loin d'être probant (il faut toujours se méfier des éditeurs !). Mieux vaut s'en tenir au livre, sans comparaison hasardeuse. Car à travers ce livre, et les références à la mythologie grecque que lit Esch durant les douze jours du récit, l'auteure nous décrit la condition de la communauté noire encore aujourd'hui aux États-Unis : une pauvreté endémique, une population laissée à l'abandon où seuls le sport et les trafics en tout genre permettent de se sortir de l'ornière. Et nous présente une jeune adolescente touchante qui rêve d'une vie meilleure, comme piégée dans sa condition de fille, de noire et de pauvre. Une auteure que je compte suivre avec d'autres lectures.
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    Jesmyn Ward : "Le chant des revenants", la voix des réprouvés

    Deux fois récompensée du National Book Award, la jeune quadragénaire Jesmyn Ward publie avec Le chant des revenants (Sing, Unburied, Sing en VO) une chronique à la fois cruelle et tendre sur la salutaire solidarité familiale d'une poignée de personnages nés noirs ou métis dans un Mississippi encore aujourd'hui souvent confronté au démon du racisme.

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    Jesmyn Ward : découvrez son interview pour La Grande Librairie (vidéo)

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