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        Dalva

        10/18
        EAN : 9782264016126
        Code sériel : 2168
        Façonnage normé : POCHE
        Format : 177 x 108 mm
        Dalva

        Brice MATTHIEUSSENT (Traducteur)
        Date de parution : 01/03/1991

        Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s’installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient : l’amour de Duane, les deuils, l’arrachement à ce fils nouveau-né qu’elle cherche obstinément. Meurtrie mais debout, elle découvre l’histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d’une Amérique...

        Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s’installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient : l’amour de Duane, les deuils, l’arrachement à ce fils nouveau-né qu’elle cherche obstinément. Meurtrie mais debout, elle découvre l’histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d’une Amérique violente. Chef-d’œuvre humaniste, Dalva est un hymne à la vie.

        «Le roman des grands espaces : la preuve, par la littérature, que l’on est ce que l’on fait. Une invitation à la sculpture de soi.»
        François Busnel, L’Express

        Traduit de l’anglais (États-Unis)
        par Brice Matthieussent

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        EAN : 9782264016126
        Code sériel : 2168
        Façonnage normé : POCHE
        Format : 177 x 108 mm
        10/18
        7.50 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Jerry_Can Posté le 7 Janvier 2018
          Est-ce l’infime part de sang indien coulant dans ses veines qui a doté Dalva d’un esprit libertaire ? Est-ce son histoire prenant sa source au cœur du Nebraska qui l’a modelée à son image et fait d’elle une nature sauvage ? Dalva est une femme impétueuse, multiple et forte découvrant ses failles à quarante-cinq ans sonnés. Elle est un orvet glissant entre les bras de ses nombreux amants ne sachant pas la retenir. Elle s’est nourrie de voyages, de carrières aussi différentes les unes des autres, ne parvenant jamais à s’arrimer réellement quelque part. Il lui aura fallu près de cinq décennies pour trouver désespérément ce qu’elle tentait de fuir à travers sa quête éperdue de liberté, d’amours sans lendemain, de routes parcourues. Aujourd’hui, en 1986, elle revient chez elle pour fouiller son passé et aller enfin à la rencontre d’elle-même. Dalva se met en tête de faire la lumière sur les jours les plus sombres de sa jeunesse et gagne le Nebraska. En accordant à son amant du moment, un universitaire, le privilège de prendre connaissance du journal de J.W Northridge, son arrière-grand-père rallié à la cause du peuple Sioux, elle renoue avec l’histoire de sa famille... Est-ce l’infime part de sang indien coulant dans ses veines qui a doté Dalva d’un esprit libertaire ? Est-ce son histoire prenant sa source au cœur du Nebraska qui l’a modelée à son image et fait d’elle une nature sauvage ? Dalva est une femme impétueuse, multiple et forte découvrant ses failles à quarante-cinq ans sonnés. Elle est un orvet glissant entre les bras de ses nombreux amants ne sachant pas la retenir. Elle s’est nourrie de voyages, de carrières aussi différentes les unes des autres, ne parvenant jamais à s’arrimer réellement quelque part. Il lui aura fallu près de cinq décennies pour trouver désespérément ce qu’elle tentait de fuir à travers sa quête éperdue de liberté, d’amours sans lendemain, de routes parcourues. Aujourd’hui, en 1986, elle revient chez elle pour fouiller son passé et aller enfin à la rencontre d’elle-même. Dalva se met en tête de faire la lumière sur les jours les plus sombres de sa jeunesse et gagne le Nebraska. En accordant à son amant du moment, un universitaire, le privilège de prendre connaissance du journal de J.W Northridge, son arrière-grand-père rallié à la cause du peuple Sioux, elle renoue avec l’histoire de sa famille et son propre parcours. Devenue mère, à l’âge de quinze ans, et contrainte d’abandonner son enfant, elle conçoit le désir ardent de retrouver ce fils aujourd’hui trentenaire. Dalva n’a jamais plus donné la vie par la suite en ayant soin de recouvrir les cendres de ces trente années la séparant de cet évènement pour ne pas qu’elles s’embrasent de nouveau. L’âge aidant, elle réalise enfin que ses efforts furent vains, qu’elle n’a jamais oublié et n’oublierait jamais malgré d’autres conquêtes, malgré la distance mise entre le lieu où elle perdit à la fois son innocence et sa virginité et sa vie d’adulte. Elle ignore encore si elle cherche dans ce fils les traits d’un amour défunt, son premier amour, le plus pur et le plus authentique de tous ou si elle veut rattraper le temps, apprendre à le découvrir, à reconnaître sa part d’elle-même dans cet être dont elle ignore tout si ce n’est les premiers cris. Et la nature de ce Nebraska qu’elle connaît si bien devient un refuge, un berceau, un écrin dans lequel elle se réfugiait plus jeune et où elle tente de soulager sa peine et ses questionnements aujourd’hui. La Dalva mature s’abandonne avec la même effusion aux balades à cheval, aux baignades, à l’eau vive dénouant son corps et apaisant son âme, au chant des coyotes crevant le silence et aux couchers de soleil annonçant le calme de la nuit. Une œuvre sensible dans laquelle la nature tient un rôle prépondérant. Un hommage appuyé à la condition féminine à travers des personnages aussi déterminés qu’indépendants. Une épopée portée par la verve d’un Harrison, sachant évoquer aussi bien les souffrances du peuple Sioux qu’un Nebraska resté sauvage.
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        • sandrine57 Posté le 31 Décembre 2017
          En 1986, Dalva a 45 ans. Pas encore l'heure du bilan mais le besoin de faire la paix avec un passé marqué par les deuils et les séparations, son père mort en Corée, son grand-père, Duane, son premier amour disparu dans l'océan...et le fils dont elle a été séparé à la naissance, né de cet amour interdit, ce fils de 30 ans qu'elle veut désespérément retrouver. Quand les circonstances l'obligent à quitter la Californie, elle retrouve le ranch familial du Nebraska et emmène avec elle Michael, son amant du moment, un professeur d'histoire qui s'intéresse aux journaux de son arrière-grand-père. Il s'engage à chercher son fils en échange des archives convoitées. Et tandis qu'il essaie de s'adapter aux grandes plaines de l'Ouest américain et qu'il découvre les écrits de John Wesley Northridge, botaniste et missionnaire auprès des indiens, Dalva plonge dans ses souvenirs... Dalva, c'est d'abord le roman d'une femme forte, volontaire, solitaire. Une femme de la Prairie qui a dans les veines le sang des Sioux et des colons suédois. Une femme mûre qui abrite en son sein l'adolescente qu'elle a été et qui pleure toujours son enfant abandonné. C'est aussi une histoire d'amour ou plutôt d'amours. Celui de Dalva... En 1986, Dalva a 45 ans. Pas encore l'heure du bilan mais le besoin de faire la paix avec un passé marqué par les deuils et les séparations, son père mort en Corée, son grand-père, Duane, son premier amour disparu dans l'océan...et le fils dont elle a été séparé à la naissance, né de cet amour interdit, ce fils de 30 ans qu'elle veut désespérément retrouver. Quand les circonstances l'obligent à quitter la Californie, elle retrouve le ranch familial du Nebraska et emmène avec elle Michael, son amant du moment, un professeur d'histoire qui s'intéresse aux journaux de son arrière-grand-père. Il s'engage à chercher son fils en échange des archives convoitées. Et tandis qu'il essaie de s'adapter aux grandes plaines de l'Ouest américain et qu'il découvre les écrits de John Wesley Northridge, botaniste et missionnaire auprès des indiens, Dalva plonge dans ses souvenirs... Dalva, c'est d'abord le roman d'une femme forte, volontaire, solitaire. Une femme de la Prairie qui a dans les veines le sang des Sioux et des colons suédois. Une femme mûre qui abrite en son sein l'adolescente qu'elle a été et qui pleure toujours son enfant abandonné. C'est aussi une histoire d'amour ou plutôt d'amours. Celui de Dalva pour Duane, passionné mais interdit par la morale. Celui de John Wesley pour la fragile Aase. de brèves amours qui ont eu de lourdes conséquences... Mais Dalva, c'est aussi l'épopée des cow-boys et des indiens dans l'Ouest américain. Ceux du XIXè siècle qui a vu les indiens brimés, dépossédés de leurs terres, contaminés, massacrés, exterminés par l'homme blanc. Et ceux de 1986 où les fiers cow-boys ne sont plus que des ranchers acculés à la ruine et les indiens de pauvres hères parqués dans des réserves, minés par l'alcoolisme. Pourtant, malgré ses bases passionnantes, Dalva souffre de longueurs, peut-être due au personnage de Michael qui prend trop de place dans le récit alors qu'il est plus pitoyable qu'intéressant. Ses déboires de citadin perdu dans un ranch peuvent prêter à sourire mais sa tendance à l'alcoolisme et sa libido exacerbée le rendent exaspérant et inutile. Heureusement Dalva, Duane, Northbridge et ceux qui les entourent redonnent de l'allant à un roman qui s'enlisent parfois dans les détails. Et le final est superbe, à la fois optimiste et émouvant. Bilan en demi-teinte : de belles histoires, de beaux personnages, des paysages de légende mais un manque de souffle et beaucoup de bavardages.
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        • Warrenbismuth Posté le 18 Décembre 2017
          Dalva paraît être une de ces quarantenaires libérées comme certaines décennies en ont pondu (nous sommes ici dans les années 1980), et pour meubler ses journées elle travaille dans le social et collectionne les amants en Californie. En fait, elle traîne une longue histoire émaillée de drames derrière elle : son père mort en Corée alors qu’elle n’avait que 9 ans, son grand-père (le père de substitution) lorsqu’elle en avait 17, son petit ami Duane évaporé dans la nature alors qu’à 15 ans elle était enceinte d’un enfant qu’elle abandonne par ailleurs dès son accouchement. Je vois que vos zygomatiques se mettent en ordre de marche. La mère de Dalva, Naomi, est une indienne, ce qui va mener le lecteur jusque dans les archives d’un certain Northridge, arrière grand-père de Dalva, et témoin de pas mal d’atrocités commises par les blancs sur les indiens, les Sioux notamment, au XIXème siècle. Ce roman va nous mener au Nebraska, où se déroule la majeure partie de l’action. Jim HARRISON va nous faire patiemment remonter la généalogie de la famille de Dalva, notamment grâce à son petit ami Michael qui a entrepris de la raconter après avoir exhumer des malles pleines d’écrits des... Dalva paraît être une de ces quarantenaires libérées comme certaines décennies en ont pondu (nous sommes ici dans les années 1980), et pour meubler ses journées elle travaille dans le social et collectionne les amants en Californie. En fait, elle traîne une longue histoire émaillée de drames derrière elle : son père mort en Corée alors qu’elle n’avait que 9 ans, son grand-père (le père de substitution) lorsqu’elle en avait 17, son petit ami Duane évaporé dans la nature alors qu’à 15 ans elle était enceinte d’un enfant qu’elle abandonne par ailleurs dès son accouchement. Je vois que vos zygomatiques se mettent en ordre de marche. La mère de Dalva, Naomi, est une indienne, ce qui va mener le lecteur jusque dans les archives d’un certain Northridge, arrière grand-père de Dalva, et témoin de pas mal d’atrocités commises par les blancs sur les indiens, les Sioux notamment, au XIXème siècle. Ce roman va nous mener au Nebraska, où se déroule la majeure partie de l’action. Jim HARRISON va nous faire patiemment remonter la généalogie de la famille de Dalva, notamment grâce à son petit ami Michael qui a entrepris de la raconter après avoir exhumer des malles pleines d’écrits des ancêtres. Tour à tour, Michael et Dalva seront les narrateurs de ce roman historique. Mais là où ça se corse, c’est qu’il y a aussi les écrits retrouvés de Northridge, des lettres écrites par d’autres personnages du livre, également mises à la connaissance du lecteur, les va-et-vient incessants entre passé et présent donnent un peu le tournis, et les nombreux supports racontant cette épopée (dialogues, souvenirs, narrations, lettres, écrits, témoignages) peuvent perdre un lecteur peu assidu. La trame me rappelle en partie cette trilogie labyrinthique de John DOS PASSOS « U.S.A. » où l’on finissait par ne plus très bien savoir où l’on mettait les pieds. C’est ce que j’ai ressenti dans ce livre, mais attention, c’est ma seule faute : motivé par un Jim HARRISON – celui considéré par ailleurs comme son œuvre majeure -, je n’ai pas vu partir le coup et je me suis mis à l’ouvrage de manière peu concentrée, et en fin de compte le sentiment comme il nous arrive parfois d’être un peu passé à côté de ce que le livre voulait me raconter. De plus, contrairement aux autres livres d’HARRISON que j’ai lus, et malgré les critiques pourtant élogieuses sur le point suivant, je n’ai personnellement pas trouvé les personnages attachants, pas assez poussés, creusés. En revanche, les écrits retrouvés de Northridge sont d’un intérêt historique certain, et comme ils tendent à se renouveler de plus en plus rapidement au fil du roman, ils m’ont fait avancer car ils sont passionnants et implacables. Passionnants sont aussi quelques rites indiens exposés çà et là. Attention, je ne suis pas en train d’écrire que le reste du livre ne mérite pas que l’on s’y penche. Au contraire, je crois qu’il est très réussi, mais qu’il faut l’entamer avec à l’esprit qu’il s’agit d’un roman ambitieux, avec de nombreuses portes qui s’ouvrent et se referment, et qu’il ne se lit peut-être pas exactement de la même manière qu’un autre HARRISON. D’ailleurs, l’humour est ici bien moins présent que dans d’autres de ses œuvres, c’est aussi ce qui peut décontenancer. Jim HARRISON avait vu encore plus grand, puisque de très nombreuses notes prises pendant l’écriture de « Dalva » n’ont pu ici trouver leur place. Ce sera chose faite juste dix années après la sortie de « Dalva » avec une suite en 1998 : « La route du retour ». Nous y reviendrons sans doute, avec certainement plus d’assiduité. Entre ses deux dates, HARRISON aura écrit plusieurs recueils de novelas (courts romans ou longues nouvelles, c’est selon) mais aucun vrai roman. https://deslivresrances.blogspot.fr
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        • indieb10 Posté le 7 Août 2017
          Une plongée dans l'histoire de l'Amérique Dalva est avant tout un roman d'ambiance - pas d'intrigues majeures, pas de péripéties importantes... Pas de finalité incontournable, si ce n'est celle de découvrir, de nous ouvrir les yeux sur une période historique des États-Unis et de ses retombées : une 'conquête de l'Ouest' pas toujours glorieuse. L'auteur nous emporte en plein cœur des grands espaces du Nebraska et de ses états voisins, aux côtés de Dalva, une femme de quarante-cinq ans avec qui la vie n'a pas toujours été tendre. Arrière-petite-fille de John Wesley Northbridge, un missionnaire chargé de prêcher la bonne parole auprès des Sioux, Dalva a l'héritage de ses ancêtres collé à la peau. Revenue sur les terres de son grand-père à la suite d'un incident professionnel, elle renoue avec son passé et, sans chronologie linéaire, nous ramène à son enfance et au temps où son grand-père était encore de ce monde. Elle nous parle aussi de Duane, l'homme de sa vie, et de son fils abandonné à la naissance qu'elle aimerait tant connaître aujourd'hui ; elle donne la parole à Michael, un de ses amants troublés, professeur de son état, qui souhaite écrire sur son arrière-grand-père. Et elle n'oublie jamais de dépeindre la... Une plongée dans l'histoire de l'Amérique Dalva est avant tout un roman d'ambiance - pas d'intrigues majeures, pas de péripéties importantes... Pas de finalité incontournable, si ce n'est celle de découvrir, de nous ouvrir les yeux sur une période historique des États-Unis et de ses retombées : une 'conquête de l'Ouest' pas toujours glorieuse. L'auteur nous emporte en plein cœur des grands espaces du Nebraska et de ses états voisins, aux côtés de Dalva, une femme de quarante-cinq ans avec qui la vie n'a pas toujours été tendre. Arrière-petite-fille de John Wesley Northbridge, un missionnaire chargé de prêcher la bonne parole auprès des Sioux, Dalva a l'héritage de ses ancêtres collé à la peau. Revenue sur les terres de son grand-père à la suite d'un incident professionnel, elle renoue avec son passé et, sans chronologie linéaire, nous ramène à son enfance et au temps où son grand-père était encore de ce monde. Elle nous parle aussi de Duane, l'homme de sa vie, et de son fils abandonné à la naissance qu'elle aimerait tant connaître aujourd'hui ; elle donne la parole à Michael, un de ses amants troublés, professeur de son état, qui souhaite écrire sur son arrière-grand-père. Et elle n'oublie jamais de dépeindre la nature et les paysages sauvages qui sont ceux de ses origines ni de nous raconter ce qui fait son pays... Le ton intimiste servit par son journal offre une dimension authentique à l’œuvre de Jim Harrison. Entre poésie et tranche de vie, émotions et dose d'humour, Dalva est une saga familiale fascinante qui s'ancre parfaitement dans l'histoire troublée entre Indiens d'Amérique et Colonisateurs Blancs.
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        • Plume86 Posté le 23 Juillet 2017
          Il y a un peu plus d’un an déjà, Jim Harrison, dit Big Jim, quittait notre monde. Je ne m’étais jamais vraiment penchée sur l’œuvre de ce grand romancier américain; ma seule expérience de lecture fut un bon jour pour mourir et ce roman m’avait profondément ennuyée. Je dois remercie le club de lecture Picabo River Book Club, consacré à la littérature nord-américaine, (je vous invite à aller jeter un coup d’œil sur la page Facebook) de m’avoir donné l’occasion de m’intéresser à une de ses œuvres, grâce à la lecture commune de cet été. Je me suis donc lancée dans l’un des romans les plus appréciés par les lecteurs, Dalva, sans vraiment savoir dans quoi je m’embarquais. Et je peux vous dire dès à présent, que j’ai vraiment découvert un grand auteur grâce à ce roman merveilleux (contrairement à un bon jour pour mourir). J’ai même bien peur que ma chronique ne soit pas à la hauteur de cet écrivain talentueux. Je vais toutefois faire mon possible pour retranscrire mes impressions et émotions ressentis durant ma lecture. Dalva c’est avant tout une femme. Une femme qui fait face à son propre passé mais aussi à celui de sa famille et de... Il y a un peu plus d’un an déjà, Jim Harrison, dit Big Jim, quittait notre monde. Je ne m’étais jamais vraiment penchée sur l’œuvre de ce grand romancier américain; ma seule expérience de lecture fut un bon jour pour mourir et ce roman m’avait profondément ennuyée. Je dois remercie le club de lecture Picabo River Book Club, consacré à la littérature nord-américaine, (je vous invite à aller jeter un coup d’œil sur la page Facebook) de m’avoir donné l’occasion de m’intéresser à une de ses œuvres, grâce à la lecture commune de cet été. Je me suis donc lancée dans l’un des romans les plus appréciés par les lecteurs, Dalva, sans vraiment savoir dans quoi je m’embarquais. Et je peux vous dire dès à présent, que j’ai vraiment découvert un grand auteur grâce à ce roman merveilleux (contrairement à un bon jour pour mourir). J’ai même bien peur que ma chronique ne soit pas à la hauteur de cet écrivain talentueux. Je vais toutefois faire mon possible pour retranscrire mes impressions et émotions ressentis durant ma lecture. Dalva c’est avant tout une femme. Une femme qui fait face à son propre passé mais aussi à celui de sa famille et de l’histoire de son pays, les États-Unis. On découvre une femme forte, comme je les aime dans la littérature, essayant tant bien que mal à vivre avec le poids de l’abandon contraint de son enfant, trente ans auparavant. Seulement, à l’âge de 45 ans, un chamboulement intérieur la pousse à retrouver cet enfant, ce fils, le fruit de cet amour de jeunesse. Dalva c’est aussi l’histoire de l’arrière-grand-père de Dalva, un botaniste et missionnaire auprès des indiens. Le lecteur suit la trace de cet homme grâce aux extraits de son journal élaboré entre 1865 et 1891. A travers ce dernier, c’est l’Histoire des États-Unis qui nous est contée et plus particulièrement l’extermination des millions d’indiens par les côlons poussés par la cupidité. On retrouve dans cette fresque familiale, tout l’amour que peut porter Jim Harrison à sa terre natale au travers de nombreuses références culturelles (littérature, musique…) disséminées dans le récit mais aussi au travers de la description des grands espaces (notamment le middlewest) qui font des États-Unis un pays extrêmement riche et diversifié. C’est ce que j’aime dans cette littérature que l’on dénomme nature writing, cette impression d’évasion, de liberté, de renouveau, de bouffées d’oxygène que je ressens face à ce genre de description de la nature. Les États-Unis est le pays (avec le Japon) qui, lors de mes voyages, m’a le plus procuré le sentiment d’être désorientée, hypnotisée, par la beauté et la sérénité des paysages. J’ai retrouvé ce sentiment en lisant Dalva. Ce roman, c’est l’Homme, avec un grand H, face à ce qui a de plus beau au monde, face à la chose qui l’absorbe, la nature. Jim Harrison provoque les américains, en les mettant face à leurs erreurs, leurs responsabilités, ces atrocités engendrées par leurs ancêtres. Il dénonce l’extermination des indiens, un génocide qui malheureusement n’est pas vraiment reconnu comme tel, alors que des millions de personnes ont péri en emportant avec elles leurs cultures, leurs langues, leur histoire. Et tout cela par pure cupidité, pour récupérer des terres. Jim Harrison y dénonce l’hypocrisie d’un gouvernement américain peu soucieux des désastres d’une ingérence dans un peuple complètement différent des côlons, un peuple avant tout de chasseurs nomades, qui est contraint, par soucis de « civilisation », de se mettre au pas, de vivre comme de gentils petits agriculteurs, de s’installer sur une terre (et tant qu’à faire un sol peu fertile…), d’adopter la religion et les coutumes de l’homme blanc. Dalva est une véritable remise en question, une démarche de prise de conscience de la honte et la responsabilité pesant sur les têtes des génocidaires. Comme le disait Jim Harrison dans une interview, « c’est le fantôme dans l’armoire, le cadavre de chacun » (en parlant du massacre des indiens). On perçoit également dans ce roman, l’amour que porte l’auteur à la terre, à la ruralité et toutes ces petites villes et villages animés par ses habitants, souvent pauvres mais simples, bons, et accueillants. C’est une manière pour Big Jim de combattre la civilisation urbaine en donnant une voix aux petites gens bien souvent les oubliés de ce pays gigantesque. Dans une interview il disait: « Il faut donner une voix aux gens qui n’en ont pas. Je crois que c’est ça la responsabilité de l’écrivain ». Dalva est enfin une quête d’identité pour Dalva et son fils abandonné. C’est un roman qui aborde le thème de l’adoption avec subtilité et douceur à la fois. Le seul défaut que j’ai trouvé à ce roman, se trouve dans la troisième et dernière partie du récit. Ce passage m’a semblé s’essouffler quelque peu, tirer en longueur, et du coup perdre son rythme de croisière, qui ,ma fois, est lent, mais certainement nécessaire à l’ambiance recherchée. Vous l’aurez compris, Dalva aborde énormément de thèmes chers à ce bon vieux Big Jim. J’ai tenté d’en parcourir modestement une partie qui s’est révélée au cours de ma lecture, mais j’en ai très certainement oublié. Il est de ces livres qu’il me faudra incontestablement relire pour en apprécier toutes sa profondeur et ses messages. Mon expérience de lecture a pour le moins été étrange avec ce bouquin. Je désirais enchaîner les pages, en boire tout mon soûl, tant l’histoire me happait, mais en même temps, j’avais le sentiment opposé de vouloir le reposer pour le déguster très lentement. Ce qui m’amène à dire que Dalva est comme un de ces grands crus que l’on se doit de prendre le temps de savourer et d’y revenir fréquemment pour retrouver le plaisir ressenti bien que la tentation soit grande de vider la bouteille d’un coup… Dalva est le genre de roman qui me rappelle mon amour, mon fascination pour les États-Unis avec ses grands espaces absolument revigorants et grandioses, avec ce monde rural et ces petites gens qui y vivent et me plaisent tant. Roman âpre, dur, mélancolique, nostalgique, mais aussi tendre à la fois, Dalva est une ode à la liberté, à l’évasion, à la fuite vers l’avant. Big Jim nous a laissé une œuvre coup de poing mettant son peuple face à ses responsabilités dans l’extermination des indiens. Je lirai avec plaisir la suite de cette saga, la route du retour. Lisez Dalva pour découvrir avant tout l’écrivain amoureux du peuple indien, de la terre, de la nature et des plaisirs simples de la vie.
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        Ils en parlent

        Le plus beau roman de Jim Harrison est un fabuleux triptyque virevoltant autour de l’image et les souvenirs de Dalva, une femme sensible qui rapproche dans sa mémoire les traces d’un amour révolu, le temps et l’espace, la violence des êtres et le destin du peuple sioux, l’histoire et la géographie des États-Unis, dans son ranch au fin fond du Nebraska. Le chef-d’oeuvre d’un immense auteur hélas récemment disparu.
        Erik Fitoussi / Librairie Passages
        Lisez inspiré avec 10/18 !
        Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…
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