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EAN : 9782264016126
Code sériel : 2168
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 177 x 108 mm

Dalva

Brice MATTHIEUSSENT (Traducteur)
Date de parution : 01/03/1991

Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s’installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient : l’amour de Duane, les deuils, l’arrachement à ce fils nouveau-né qu’elle cherche obstinément. Meurtrie mais debout, elle découvre l’histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d’une Amérique...

Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s’installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient : l’amour de Duane, les deuils, l’arrachement à ce fils nouveau-né qu’elle cherche obstinément. Meurtrie mais debout, elle découvre l’histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d’une Amérique violente. Chef-d’œuvre humaniste, Dalva est un hymne à la vie.

«Le roman des grands espaces : la preuve, par la littérature, que l’on est ce que l’on fait. Une invitation à la sculpture de soi.»
François Busnel, L’Express

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Brice Matthieussent

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EAN : 9782264016126
Code sériel : 2168
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 177 x 108 mm

Ils en parlent

Le plus beau roman de Jim Harrison est un fabuleux triptyque virevoltant autour de l’image et les souvenirs de Dalva, une femme sensible qui rapproche dans sa mémoire les traces d’un amour révolu, le temps et l’espace, la violence des êtres et le destin du peuple sioux, l’histoire et la géographie des États-Unis, dans son ranch au fin fond du Nebraska. Le chef-d’oeuvre d’un immense auteur hélas récemment disparu.
Erik Fitoussi / Librairie Passages

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Roggy Posté le 5 Mai 2020
    Dans la pure atmosphère de la littérature de grands espaces, on avance dans le récit comme on avance en terre inconnue. L’écriture de Jim Harrison contient la quintessence de l'Amérique : des grandes villes aux grands espaces, de la violence de la ville à la sauvagerie de la nature, des turpitudes passées aux bassesses présentes, de la tradition à la modernité, des mythes fondateurs à la peu reluisante vérité d'un passé maquillé, des indiens aux cow-boys. La nature est toujours magnifiée, devenant un personnage en soi, portée par une langue de feu et de grâce. Parce que les grands espaces ne mentent jamais et que rien dans la nature ne va à contre-sens, l’auteur américain, contemplateur amoureux de rivières, de montagnes et des animaux, profite de cette immersion pour traiter les thématiques récurrentes qui lui sont chères telles la cause indienne, la condition de la femme, l’appartenance à la terre et la rédemption avant qu’il ne soit trop tard des personnages à la croisière des chemins. Les descriptions enchanteresses et poétiques de la nature, les tirades pleines d’esprit et l’humour cynique qui frôle parfois l’insolence, rythment cette saga dépaysante, passionnante, engagée et pleine de sagesse. Dalva est le chef-d'oeuvre de Jim Harrison. Profondément humaniste, il... Dans la pure atmosphère de la littérature de grands espaces, on avance dans le récit comme on avance en terre inconnue. L’écriture de Jim Harrison contient la quintessence de l'Amérique : des grandes villes aux grands espaces, de la violence de la ville à la sauvagerie de la nature, des turpitudes passées aux bassesses présentes, de la tradition à la modernité, des mythes fondateurs à la peu reluisante vérité d'un passé maquillé, des indiens aux cow-boys. La nature est toujours magnifiée, devenant un personnage en soi, portée par une langue de feu et de grâce. Parce que les grands espaces ne mentent jamais et que rien dans la nature ne va à contre-sens, l’auteur américain, contemplateur amoureux de rivières, de montagnes et des animaux, profite de cette immersion pour traiter les thématiques récurrentes qui lui sont chères telles la cause indienne, la condition de la femme, l’appartenance à la terre et la rédemption avant qu’il ne soit trop tard des personnages à la croisière des chemins. Les descriptions enchanteresses et poétiques de la nature, les tirades pleines d’esprit et l’humour cynique qui frôle parfois l’insolence, rythment cette saga dépaysante, passionnante, engagée et pleine de sagesse. Dalva est le chef-d'oeuvre de Jim Harrison. Profondément humaniste, il est aussi un cri d’amour aux femmes libres.
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  • ghislainemota Posté le 5 Mai 2020
    Deuxième tentative de lecture et cette fois ci c'est la bonne. Comme la première fois je n'ai pas été enthousiasmée par la vie de Dalva mais c'est la consultation des archives de la famille à Dalva qui m'a interpellée. L'arrière grand-père Northridge était missionnaire et ami des sioux au point de tuer des soldats qui humiliaient ce peuple. Harrison, écrivain américain nous interpelle sur le génocide des amérindiens et plus particulièrement sur le massacre de Wounded Knee en1890 durant lequel furent mitraillés plus de 200 Sioux dont des enfants et des femmes. Un roman à l'âme triste.
  • Ingannmic Posté le 17 Mars 2020
    En réponse à un journaliste qui, lors d'une interview, lui demandait s'il était déjà tombé amoureux de l'un de ses personnages, Jim Harrison répondait par l'affirmative, admettant être tombé amoureux de Dalva... Je le comprends. Moi aussi, je suis tombée amoureuse de Dalva, et je ne parle pas que du personnage. En effet, si le roman de Jim Harrison doit en partie son charme à cette héroïne inoubliable, il est aussi remarquable par ses nombreuses autres qualités. La première étant sans doute liée à la façon dont il évoque l'Amérique, loin des clichés qu'elle peut parfois incarner. Ce n'est pas de celle des gratte-ciel, des fast-foods, de l'agitation et de la violence urbaines, dont il est ici question. Dans l'Amérique de Jim Harrison, il faut prendre son temps pour écouter les oiseaux, reconnaître les plantes, camper au bord des ruisseaux, mitonner des petits plats dans lesquels vous aurez rajouté quelques herbes sauvages... C'est l'Amérique des grands espaces, des ranchers bourrus, des élevages de chevaux. Une Amérique un peu schizophrène aussi, qui oscille entre modernité et traditions, et qui compose tant bien que mal avec ce pesant fardeau que représente l'héritage des guerres indiennes. Et Dalva incarne à merveille cette Amérique que d'aucuns qualifieraient d'"éternelle"... En réponse à un journaliste qui, lors d'une interview, lui demandait s'il était déjà tombé amoureux de l'un de ses personnages, Jim Harrison répondait par l'affirmative, admettant être tombé amoureux de Dalva... Je le comprends. Moi aussi, je suis tombée amoureuse de Dalva, et je ne parle pas que du personnage. En effet, si le roman de Jim Harrison doit en partie son charme à cette héroïne inoubliable, il est aussi remarquable par ses nombreuses autres qualités. La première étant sans doute liée à la façon dont il évoque l'Amérique, loin des clichés qu'elle peut parfois incarner. Ce n'est pas de celle des gratte-ciel, des fast-foods, de l'agitation et de la violence urbaines, dont il est ici question. Dans l'Amérique de Jim Harrison, il faut prendre son temps pour écouter les oiseaux, reconnaître les plantes, camper au bord des ruisseaux, mitonner des petits plats dans lesquels vous aurez rajouté quelques herbes sauvages... C'est l'Amérique des grands espaces, des ranchers bourrus, des élevages de chevaux. Une Amérique un peu schizophrène aussi, qui oscille entre modernité et traditions, et qui compose tant bien que mal avec ce pesant fardeau que représente l'héritage des guerres indiennes. Et Dalva incarne à merveille cette Amérique que d'aucuns qualifieraient d'"éternelle" : l'un de ses aïeuls a laissé à ses descendants une immense propriété au sein de laquelle elle revient, après avoir vécu quelques années à Santa Monica. Elle y retrouve ses chevaux, la maison de son enfance, les rivières dans lesquelles elle se baigne en compagnie de sa jument, les prairies où elle s'allonge parfois nue, la nuit, pour observer les étoiles. Elle renoue aussi avec le souvenir des hommes qui ont marqué sa vie : son grand-père, qui s'est occupé d'elle comme de sa propre fille, suite au décès précoce de son père, et Duane, l'indien qui fut son premier amour, dont elle eut un fils qu'elle dut abandonner, n'étant alors âgée que de 15 ans... A l'approche de la cinquantaine, elle ressent le besoin de retrouver ce fils inconnu. Difficile de définir l'héroïne de ce roman sans donner l'impression de tomber dans la caricature : elle est belle, intelligente, cultivée, tolérante... et elle est plus que cela ! Elle est à la fois "moderne", dans le sens où elle est entièrement indépendante, libre de ses paroles comme de ses affections, et en même temps profondément attachée aux valeurs pérennes que sont l'amour de la nature, le goût des plaisirs simples. Le récit est en partie constitué de la transcription de son journal intime, de quoi nous donner toute la mesure de la personnalité complexe et attachante de Dalva. Jim Harrison n'en néglige pas pour autant ses autres protagonistes. Je ne vous les citerai pas tous, mais il me semble intéressant de mentionner au moins l'un d'eux, John Wesley Northbridge, l'arrière grand-père de son héroïne, missionnaire méthodiste à la fois prêtre et horticulteur, chargé d'enseigner aux tribus indiennes les rudiments de l'agriculture... Homme sensible et généreux, lui aussi proche de la nature, il sera anéanti par l'injustice et la cruauté avec lesquelles ses compatriotes traiteront lesdites tribus. C'est lui qui constituera le domaine dont jouiront après lui ses descendants, tout comme il leur lèguera une partie de sang indien, en s'unissant avec une jeune Sioux. J'ai trouvé ce roman tout simplement magnifique. Jim Harrison nous livre un récit foisonnant, érudit, lyrique, et même drôle, par moments (certaines situations sont assez cocasses). Il fait preuve d'une maîtrise admirable, faisant se répondre passé et présent sans jamais perdre le lecteur, et sait nous émouvoir aussi bien par l'évocation des errements de ses personnages que par celle d'un milieu naturel pour lequel il semble avoir beaucoup de respect et d'amour.
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  • Perlaa Posté le 5 Février 2020
    Quatre étoiles pour cette fresque, étoiles gagnées une à une au fur et à mesure de ma progression dans la lecture. Je n'étais pas loin de me ranger auprès des lecteurs mitigés. Et puis j'ai fini par me laisser entraîner doucement et subtilement dans les plaines du Middle West et de ses habitants d'hier et d'aujourd'hui. Roman célébré pour l'hommage rendu à la mémoire des Indiens, quelle ne fut pas ma surprise et mon malaise de découvrir que l'action commence en 1986 en Californie, ou en Arizona après un trop court passage en Nebraska. Le roman part du désir de Dalva, 45 ans, fière et mystérieuse, de retrouver ses racines et son fils abandonné à sa naissance. Elle confie à Michael, chercheur historien, le soin d'exploiter les écrits de Northridge, son ancêtre, fondateur d'une propriété prospère, à l'origine d'une descendance forte et fragile à la fois et véritable défenseur du peuple Sioux. Toute une filiation, de cet arrière grand-père Northridge, évangéliste, planteur, missionnaire agricole, arrivé au Nebraska en 1870, à l'excentrique et avisé grand-père , du fils John Wesley, tué trop jeune en Corée... Quatre étoiles pour cette fresque, étoiles gagnées une à une au fur et à mesure de ma progression dans la lecture. Je n'étais pas loin de me ranger auprès des lecteurs mitigés. Et puis j'ai fini par me laisser entraîner doucement et subtilement dans les plaines du Middle West et de ses habitants d'hier et d'aujourd'hui. Roman célébré pour l'hommage rendu à la mémoire des Indiens, quelle ne fut pas ma surprise et mon malaise de découvrir que l'action commence en 1986 en Californie, ou en Arizona après un trop court passage en Nebraska. Le roman part du désir de Dalva, 45 ans, fière et mystérieuse, de retrouver ses racines et son fils abandonné à sa naissance. Elle confie à Michael, chercheur historien, le soin d'exploiter les écrits de Northridge, son ancêtre, fondateur d'une propriété prospère, à l'origine d'une descendance forte et fragile à la fois et véritable défenseur du peuple Sioux. Toute une filiation, de cet arrière grand-père Northridge, évangéliste, planteur, missionnaire agricole, arrivé au Nebraska en 1870, à l'excentrique et avisé grand-père , du fils John Wesley, tué trop jeune en Corée à sa fille Dalva ; tous ont eu leur vie intimement liée au peuple autochtone Sioux. Alternant les retours en arrière, il nous faut cheminer dans les pensées tortueuses de de Michael et les rêveries troublantes de Dalva, les principaux narrateurs. Michael est une sorte de double de l'auteur. Gaffeur impénitent, il est guidé par ses addictions à l'alcool et au sexe féminin. La vie quotidienne, faite de chevauchées, d'observations, de rencontres et de questionnements, de lectures, constitue l'essentiel de l'histoire. La question indienne est introduite peu à peu par le biais des écrits de Northridge. Contemporains de la Conquête de l'Ouest, de l'avancée du chemin de fer après la guerre de Sécession, au moment de la disparition des bisons, de la malnutrition, de la victoire sur les troupes de Custer, de la Danse des Esprits, du massacre de Wounded Knee, et de la loi Dawes, les textes assez courts portent témoignage de la grande intelligence de cœur de Northridge. Tout un pan de l'histoire nous parvient comme toile de fond où la tolérance, la compréhension et la rébellion ont donné à cet ancêtre ses lettres de noblesse. Au-delà du constat de la lente agonie du peuple Sioux et de la paupérisation actuelle de la région je retiendrai la tendresse de l'auteur pour ses personnages, tous ses personnages, Naomi, la mère de Dalva, qui parle chaque soir à son mari défunt sur la balancelle dans la véranda, le vieux Lundquist qui aime tant la vie et Dalva apaisée qui parvient à trouver en elle sa part d'héritage indien. C'est avec justesse que l'on a pu écrire que ce roman mêlait le profane et le sacré.
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  • CoolWriter Posté le 10 Décembre 2019
    Un bouquin merveilleux !
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…