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10/18
EAN : 9782264039194
Code sériel : 3698
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

En marge, mémoires

Brice MATTHIEUSSENT (Traducteur)
Date de parution : 19/08/2004
Entre formidable appétit pour la vie, amour de la nature, et mélancolie profonde, Jim harrison se livre dans une passionnante autobiographie.

Dans cette luxuriante autobiographie, Jim Harrison commence par le récit de son enfance. Mais plutôt que d’en distiller les détails, le grand romancier américain en retient surtout les images intenses, celles imprégnées de nourritures délicieuses, de feuilles fraîches et de bruits de rivière, car seule « la sensualité marque la...

Dans cette luxuriante autobiographie, Jim Harrison commence par le récit de son enfance. Mais plutôt que d’en distiller les détails, le grand romancier américain en retient surtout les images intenses, celles imprégnées de nourritures délicieuses, de feuilles fraîches et de bruits de rivière, car seule « la sensualité marque la mémoire ». Dès lors, l’écriture déroule un formidable et gargantuesque appétit pour la vie, mais aussi une mélancolie profonde dont Jim Harrison, comme tout hédoniste, n’est pas exempt. Mais le plus extraordinaire est encore dans cette folle déclaration d’amour adressée à la littérature. En marge, dans le fond, n’est traversé que par un seul récit : celui d’une vie vouée à l’écriture.

« Des coups de blues, des parties de rigolade, des plages de solitude, l'amitié, tels sont les ingrédients mélangés dans ce cocktail à boire cul sec : attention, il est très fort. À consommer sans modération. »
 Éric Neuhoff, Figaro Madame

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EAN : 9782264039194
Code sériel : 3698
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Ces pages débordent d'énergie, de tendresse, de colère et d'émotion. (...) Des coups de blues, des parties de rigolade, des plages de solitude, l'amitié, tels sont les ingrédients mélangés dans ce cocktail à boire cul sec : attention, il est très fort. À consommer sans modération. »
Éric Neuhoff, Figaro Madame

« Lisez En marge, c'est un livre si riche, si passionnant que l'auteur peut se permettre de ne pas dire un mot de ses romans, nouvelles et poèmes ! Il donne tellement sur sa vie intérieure, ses réflexions, ses rêves, ses tourments, son amour pour la nature, ses chiens, ses amis, son culte de la beauté des femmes, du vin, que ceux qui n'ont jamais lu un livre de Harrison iront dévaliser leur libraire à la recherche du plaisir des mots. Les autres ne l'en aimeront qu'un peu plus pour sa franchise, son humour et son désespoir chronique. »
Bruno Corty, Le Figaro Littéraire

« Vous en connaissez, vous, un gars qui donne envie de voyager tout en restant chez soi au coin du feu, devant un bon plat, bien mitonné, bien arrosé, accompagné d'un bon bouquin ? (...) En plus d'être une merveilleuse confession, En marge nous rappelle, loin des annotations nombrilistes autofictionnelles, la place de l'Homme sur terre. »
Cendrine de Susbielle, Virgin Megapresse

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Warrenbismuth Posté le 15 Août 2020
    Vous appréciez les romans, les novellas de Jim HARRISON mais vous ignorez à peu près tout du bonhomme ? Séance de rattrapage possible et même conseillée avec ce petit pavé de quelque 500 pages, autobiographie sans fioritures de l’auteur qui remonte ses origines à partir de ses grands-parents qu’il raconte en fouillant ses souvenirs. HARRISON a reçu une éducation calviniste qui l’a marqué pour la suite de son parcours. Féru de musique classique et de jazz, de nature et d’histoire, de femmes et de grosses bouffes, de pêche, de chasse et d’excès en tous genres, HARRISON se confie avec émotion mais sans larmichettes : son œil gauche perdu à jamais à 7 ans lors d’un incident avec une jeune fille, son père et sa sœur tués dans un accident de voiture alors que Jim a une vingtaine d’années (ces deux drames jouent un rôle prépondérant dans la vie future de l’auteur), ses débuts hésitants en tant que poète (ce n’est que plus tard qu’il se met à la prose). Cela est loin de sauter aux yeux lorsqu’on lit l’œuvre de Jim HARRISON, mais il a pourtant traversé de nombreuses périodes de dépression, il en fait part, d’ailleurs avec pudeur, dans ce livre,... Vous appréciez les romans, les novellas de Jim HARRISON mais vous ignorez à peu près tout du bonhomme ? Séance de rattrapage possible et même conseillée avec ce petit pavé de quelque 500 pages, autobiographie sans fioritures de l’auteur qui remonte ses origines à partir de ses grands-parents qu’il raconte en fouillant ses souvenirs. HARRISON a reçu une éducation calviniste qui l’a marqué pour la suite de son parcours. Féru de musique classique et de jazz, de nature et d’histoire, de femmes et de grosses bouffes, de pêche, de chasse et d’excès en tous genres, HARRISON se confie avec émotion mais sans larmichettes : son œil gauche perdu à jamais à 7 ans lors d’un incident avec une jeune fille, son père et sa sœur tués dans un accident de voiture alors que Jim a une vingtaine d’années (ces deux drames jouent un rôle prépondérant dans la vie future de l’auteur), ses débuts hésitants en tant que poète (ce n’est que plus tard qu’il se met à la prose). Cela est loin de sauter aux yeux lorsqu’on lit l’œuvre de Jim HARRISON, mais il a pourtant traversé de nombreuses périodes de dépression, il en fait part, d’ailleurs avec pudeur, dans ce livre, à plusieurs reprises, mais sans ressasser. Une entrée dans la vie active entre déchirement de la perte de ses proches, son mariage, son militantisme (qu’il juge de pacotille) de gauche en faveur des droits civiques, des petits boulots chiants qui lui rapportent des queues de cerises, et bien sûr ces évocations sur les abus, entre alcool, cocaïne, tabac et fréquentation assidue de boîtes de strip-teases. Ici se terre le HARRISON sombre, atteint d’une sorte de déficience mentale due aux excès sur de longs épisodes de sa vie, le tout accompagné jusqu’à sa mort de vertiges et autre claustrophobie. Mais il n’en est pas moins vrai qu’il aborde tout cela avec cet humour cinglant qui lui est propre. HARRISON a toujours été passionné par l’histoire des Autochtones, ceux que d’aucuns appellent avec erreur les amérindiens. Sa compassion pour eux est énorme et sincère. Parfois il en arrive à haïr ses égaux du peuple blanc, colonisateur et dévastateur. La littérature : bien sûr HARRISON en parle longuement dans ce texte. Entre ses amitiés avec les poètes, romanciers du XXe siècle, sa passion pour RILKE, FAULKNER et surtout pour DOSTOIEVSKI dont il cite le nom sans doute à plus de vingt reprises. D’ailleurs il nomme pas mal d’auteurs russes dans ses références de toute une vie, et se souvient de la dernière grosse dispute qu’il a eu avec sa mère avant qu’elle ne meure, c’était à propos du personnage de Kolia dans « Les frères Karamazov ». Récit parsemé de nombreuses réflexions philosophiques ou sociétales : « J’ai maintes fois remarqué que les gens qui regardent beaucoup la télévision ne semblent plus jamais capables de s’adapter au rythme réel de l’existence. La vitesse du passage des images devient, semble-t-il, la vitesse à laquelle ils aspirent en permanence et ils manifestent souvent de l’impatience et de l’ennui avec tout le reste. J’ai lu quelque part que les enfants deviennent tellement saturés de télévision et de jeux vidéo que le Valium est pour eux la seule alternative ». Il y a aussi les amitiés insubmersibles, notamment celles avec Tom McGUANE, Jack NICHOLSON (dont il dresse un étonnant et superbe portrait), Richard BRAUTIGAN, ceux qui ont quitté la piste trop vite par excès ou désespoir, toutes ces morts qui ont entachées son propre parcours. Il revient longuement sur son passage par Hollywood, son travail de scénariste (bien moins connu que celui d’écrivain), Hollywood avec qui il finit par se brouiller et reprend sa liberté. Le grand Jim ne fait pas l’impasse sur l’autocritique, loin de là, il sait d’ailleurs être cruel avec lui-même : « Je ne suis spécialiste d’aucun domaine, sinon celui de mon imagination, et je dois m’en contenter car c’est tout ce que j’ai ». Et avec pudeur, il témoigne des souffrances de la vie, des tragédies qui ne l’ont pas épargné : « J’ai souvent pensé que les membres survivants d’une famille accueillent la mort violente de leurs proches avec une répugnance durable. Quarante ans plus tard, cette humeur, cette atmosphère reviennent parfois, comme si l’on jetait un linceul sur moi ». La réputation de misogyne lui colle aux basques ? Il réplique. « Depuis belle lurette je suis convaincu que les femmes devraient occuper tous les postes gouvernementaux, moyennant quoi il y aurait moins de radotages insipides, de pets puants, de vantardises et d’épate. On pourrait y voir une solution simpliste apportée aux problèmes mondiaux, mais le fait est que j’en suis toujours convaincu ». Dans ce livre, HARRISON ne s’étend sur son obsession féminine, préfère parler de sa femme, de sa famille, comme si le HARRISON un poil obsédé, ou en tout cas attiré de manière un peu impulsive par la (jeune) gente féminine, n’avait pas sa place dans le présent récit. Et puis bien sûr nous retrouvons avec joie ce Jim amoureux de la nature, des paysages du Michigan, du Montana, de France même (où il se rendra souvent, il fut d’ailleurs subjugué par les gorges du Tarn, lui qui a vu tant de canyons grandioses dans son pays), mais faisant la part belle à un petit coin du Nebraska qu’il juge comme le plus beau paysage visible sur terre. Le HARRISON public, le HARRISON privé, pourtant homme fait d’un seul bloc, avec son émotivité, ses nuances, ses provocations, parfois cette sorte de j’menfoutisme masquant une profonde sensibilité derrière ses anecdotes foireuses, ces situations truffées de moments grotesques, qui bien sûr font rire aux éclats. Ces mémoires sont à la fois instructifs et touchants et, même si HARRSION ne fait que très peu référence à ses propres bouquins écrits au cours de plusieurs décennies, ce récit permet de mieux en comprendre la finalité. En refermant cette autobiographie écrite en 2002, on pourra enchaîner avec « Le vieux saltimbanque », qui en quelque sorte reprend « En marge » où HARRISON l’avait arrêté. https://deslivresrances.blogspot.fr/
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  • morris45 Posté le 22 Juin 2020
    "Ma vie aurait pu être différente, mais ça n'a pas été le cas" telle est la dernière phrase que nous livre Jim Harrison dans ce livre de Mémoires. Ce livre, je l'ai trouvé dans une petite boite à livres, en bord de plage, au tout début de la période de confinement. Quel plaisir de traverser cette période en compagnie de Jim Harrison, dont j'ai beaucoup aimé ses livres phares Dalva et Légendes d'Automne et d'autres encore. Ayant déjà lu pas mal de commentaires sur cet écrivain et visionné des reportages avec François Busnel, j'en ai découvert la face humaine. Le goût de la nature, des lacs et rivières, des forêts et des vastes plaines, de la pêche à la truite, des promenades solitaires est un véritable art de vivre. Conjugué avec les bons vins de France, la bonne chère, les amis fidèles, et l'amour partagé, on se retrouve avec Rabelais, ou le Bon Roi Henri IV, c'est un grand plaisir de lecture. Les relations difficiles avec l'argent, les compromissions de l'écrivain avec les requins d'Hollywood, le côté un peu bobo/people, apporte un éclairage sur l'auteur, peu visible dans ses œuvres Un livre qui devrait apporter beaucoup à tous les amoureux de Jim Harrison... "Ma vie aurait pu être différente, mais ça n'a pas été le cas" telle est la dernière phrase que nous livre Jim Harrison dans ce livre de Mémoires. Ce livre, je l'ai trouvé dans une petite boite à livres, en bord de plage, au tout début de la période de confinement. Quel plaisir de traverser cette période en compagnie de Jim Harrison, dont j'ai beaucoup aimé ses livres phares Dalva et Légendes d'Automne et d'autres encore. Ayant déjà lu pas mal de commentaires sur cet écrivain et visionné des reportages avec François Busnel, j'en ai découvert la face humaine. Le goût de la nature, des lacs et rivières, des forêts et des vastes plaines, de la pêche à la truite, des promenades solitaires est un véritable art de vivre. Conjugué avec les bons vins de France, la bonne chère, les amis fidèles, et l'amour partagé, on se retrouve avec Rabelais, ou le Bon Roi Henri IV, c'est un grand plaisir de lecture. Les relations difficiles avec l'argent, les compromissions de l'écrivain avec les requins d'Hollywood, le côté un peu bobo/people, apporte un éclairage sur l'auteur, peu visible dans ses œuvres Un livre qui devrait apporter beaucoup à tous les amoureux de Jim Harrison et ils sont nombreux.
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  • lehibook Posté le 25 Mai 2019
    Une autobiographie surprenante dans sa forme peu conventionnelle qui m’a permis de découvrir des aspects que j’ignorais d’un romancier que j’aime, poète égaré dans le roman et plus encore dans le cinéma (comme scénariste) . Sa sensualité débordante l’amenant à tous les excès, ses amis ,ses amours , ses emmerdes ( un manque d’argent constant pendant une partie de sa vie ) . Ses goûts : strip-tease, chasse et pèche , vins français , bouffes rabelaisiennes . Vraiment intéressant .
  • nath45 Posté le 28 Mai 2018
    Je referme les mémoires de Jim Harrison, en répondant à la question qu'il se pose à la fin de ce livre " Pourquoi quelqu'un s'intéresserait-il à mon autobiographie s'il n'a pas d'abord été ému par mes romans et mes poèmes ?". Je fais partie de cette catégorie, plus pour très longtemps, j'aime aussi découvrir l'Homme qui se cache derrière l'écrivain, et là je suis enchantée, j'ai rencontré un homme érudit, intelligent, au grand coeur, glouton, alcoolisé, passionné, fidèle en amitié, acharné, dépressif, amoureux. Et je suis aussi contente qu'il n'ait pas parlé de ses œuvres pour me, nous laisser la joie de les découvrir. Dans ce livre, nous le découvrons enfant dans une famille de fermier pauvre et aimante, sa scolarité épineuse, ses débuts d'écrivain, ses longues années chaotiques à Hollywood, son besoin de solitude et de grands espaces, ses passions pour la pêche et la chasse. Des mémoires comme l'ont voulu ses filles honnêtes. Il me reste à découvrir son œuvre et le retrouver avec " le vieux saltimbanque".
  • polarjazz Posté le 18 Août 2016
    La rentrée littéraire fait son come-back. J'y ai appris que Jim Harrison était décédé en mars dernier et que sa dernière oeuvre fait partie de cette rentrée littéraire 2016 (titre : Le vieux saltimbanque). Tout d'abord, merci à Babelio qui me fait découvrir des auteurs et des lectures improbables. "En marge" de Jim Harrison en fait partie. J'ai découvert un auteur proche de la nature, des animaux et des hommes. C'est un épicurien plutôt bourru dont l'existence chaotique révèle qu'écrire n'est pas de tout repos. Sa vie est n'est pas un long fleuve tranquille. Il perd un œil à l’âge de 7 ans ; son père et une de ses sœurs sont tués par un chauffard ivre. La famille vit dans la précarité mais il n'a jamais manqué d'amour. Très tôt, il s'intéresse à l'art et à l'écriture. Il est influencé par Keats, Dostoïevski puis plus tard par Kerouac, entre autres. Avant d'écrire des romans et des scénarios pour Hollywood - il admire Jack Nicholson et John Huston, il écrit de la poésie. Il enseigne la littérature anglaise à New-York. Il est gouverné par ses démons : l'alcool, les drogues. Il n'est pas épargné non plus par la dépression. J'ai... La rentrée littéraire fait son come-back. J'y ai appris que Jim Harrison était décédé en mars dernier et que sa dernière oeuvre fait partie de cette rentrée littéraire 2016 (titre : Le vieux saltimbanque). Tout d'abord, merci à Babelio qui me fait découvrir des auteurs et des lectures improbables. "En marge" de Jim Harrison en fait partie. J'ai découvert un auteur proche de la nature, des animaux et des hommes. C'est un épicurien plutôt bourru dont l'existence chaotique révèle qu'écrire n'est pas de tout repos. Sa vie est n'est pas un long fleuve tranquille. Il perd un œil à l’âge de 7 ans ; son père et une de ses sœurs sont tués par un chauffard ivre. La famille vit dans la précarité mais il n'a jamais manqué d'amour. Très tôt, il s'intéresse à l'art et à l'écriture. Il est influencé par Keats, Dostoïevski puis plus tard par Kerouac, entre autres. Avant d'écrire des romans et des scénarios pour Hollywood - il admire Jack Nicholson et John Huston, il écrit de la poésie. Il enseigne la littérature anglaise à New-York. Il est gouverné par ses démons : l'alcool, les drogues. Il n'est pas épargné non plus par la dépression. J'ai apprécié sa verve à propos de la communauté hollywoodienne : " Le producteur, le réalisateur et les acteurs "tiroir-caisse", sont aussi inutiles que mes actions pétrolières australiennes de jadis." A bon entendeur, salut.
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