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EAN : 9782264058485
Code sériel : 4720
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 624
Format : 108 x 177 mm

Gains

Claude DEMANUELLI (Traducteur), Jean DEMANUELLI (Traducteur)
Date de parution : 05/09/2013

1830. La famille Clare crée à Boston une fabrique de savon. Un siècle et demi plus tard, trustant l’industrie des détergents et l’ère du marketing, la voilà multinationale. 1998. Quarante ans, mère divorcée, Laura Bodey est courtier immobilier à Lacewood, siège des usines Clare Inc. Dans l’ombre de l’empire Clare,...

1830. La famille Clare crée à Boston une fabrique de savon. Un siècle et demi plus tard, trustant l’industrie des détergents et l’ère du marketing, la voilà multinationale. 1998. Quarante ans, mère divorcée, Laura Bodey est courtier immobilier à Lacewood, siège des usines Clare Inc. Dans l’ombre de l’empire Clare, sa vie va soudain basculer, piégée par le cancer capitaliste...

Revisitant l’histoire folle du libéralisme, Richard Powers interroge l’état du monde, se glisse dans le secret des êtres et signe un roman visionnaire, provocateur et bouleversant.

Traduit de l’anglais (États-Unis)
Par Claude et Jean Demanuelli

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EAN : 9782264058485
Code sériel : 4720
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 624
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • bilodoh Posté le 2 Mars 2021
    Un roman aux deux histoires, la saga d’une grande entreprise et la vie d’une femme aux prises avec le cancer. Un livre un peu déconcertant, sans chapitres ni démarcation visuelle entre les époques. On peut être au 19e siècle avec les Clare, des commerçants anglais et un immigrant plein d’espoirs, doué pour fabriquer les chandelles. Et sans transition, on passe à l’histoire de Laura, fin du vingtième siècle, agente immobilière prospère, mère deux enfants adolescents, un ex-mari et un amant. On suivra l’historique du savon, à travers les découvertes scientifiques et les crises économiques, avec des travailleurs acharnés, des génies de la finance et du marketing et l’irrésistible croissance d’une multinationale. Un ton neutre qui tient du documentaire, qui explique la chimie du savon et des produits dérivés et présente l’essor de la compagnie Clare sous un jour essentiellement positif. En parallèle, on accompagnera Laura dans sa vie quotidienne, à travers les visites à l’hôpital, les ravages de la maladie et de la chimiothérapie. Des pages pleines d’émotions, touchantes, réalistes, avec les hauts et les bas d’une famille ordinaire. Un roman difficile à noter, tant ces deux trames sont différentes. Pour la saga du savon, j’ai appris des choses sur... Un roman aux deux histoires, la saga d’une grande entreprise et la vie d’une femme aux prises avec le cancer. Un livre un peu déconcertant, sans chapitres ni démarcation visuelle entre les époques. On peut être au 19e siècle avec les Clare, des commerçants anglais et un immigrant plein d’espoirs, doué pour fabriquer les chandelles. Et sans transition, on passe à l’histoire de Laura, fin du vingtième siècle, agente immobilière prospère, mère deux enfants adolescents, un ex-mari et un amant. On suivra l’historique du savon, à travers les découvertes scientifiques et les crises économiques, avec des travailleurs acharnés, des génies de la finance et du marketing et l’irrésistible croissance d’une multinationale. Un ton neutre qui tient du documentaire, qui explique la chimie du savon et des produits dérivés et présente l’essor de la compagnie Clare sous un jour essentiellement positif. En parallèle, on accompagnera Laura dans sa vie quotidienne, à travers les visites à l’hôpital, les ravages de la maladie et de la chimiothérapie. Des pages pleines d’émotions, touchantes, réalistes, avec les hauts et les bas d’une famille ordinaire. Un roman difficile à noter, tant ces deux trames sont différentes. Pour la saga du savon, j’ai appris des choses sur l’histoire des États-Unis et de l’entreprise et réalisé à quel point nous sommes entourés d’objets que nous tenons pour acquis, mais qui ont nécessité des décennies d’innovations. L’aspect documentaire est donc réussi, puisque j’ai appris. Pour la vie de Laura, j’ai été touchée par son histoire. Peut-être parce que je connais des femmes qui ont souffert, mais aussi parce qu’on ne sait jamais qui pourrait être atteint par la maladie. Au final, un pavé intéressant, même s’il n’est pas très facile d’accès.
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  • Rotkif Posté le 27 Novembre 2020
    Un gros pavé. Quelques longueurs mais on en retient principalement l'expression d'une réelle maîtrise littéraire par Richard Powers
  • SciencesInfuses Posté le 30 Novembre 2018
    Nous pourrions rentrer dans une grande épopée familiale avec ses hauts et ses bas, ses héros, ses parvenus, ses vilains canards, ses enfants ou parents disparus ou bannis. Bien écrit, l'on pourrait s'en contenter. Mais ce roman de Richard Powers surprend en subvertissant ce qui pourrait sembler comme un panégyrique linéaire des pionniers de l'industrie chimique du 19ème à la fin du 20ème siècle par l'intercalation d'une ligne de vie tout ce qu'il y a de plus contemporain. Le personnage de Laura Bodey et son histoire casse cette linéarité par la manière dont ils sont insérés dans le roman et par la critique de la notion de progrès continu, positif et exponentiel qui en jaillit. La finesse de l'écriture permet d'éviter toutefois les écueils d'une critique pamphlétaire. Le choix de l'auteur d'attribuer un cancer des ovaires à Laura Bodey est loin d'être anodin. En 1998, c'est en effet un des cancers qui ne présente pas de lien avec une exposition environnementale à certaines formes de pollutions. Or les suspicions et la danse des intérêts vont bon train autour de Laura Bodey tandis que sa préoccupation principale est au final de préparer son départ au regard de ses prérogatives personnelles.
  • jmb33320 Posté le 3 Juin 2018
    Je suis partagé sur ce roman, qui est à la fois très ambitieux et pourtant, par passages, un poil ennuyeux... Deux narrations en parallèle : l'une déroule la longue histoire d'une société spécialisée dans le savon, Clare, du début du 19ème siècle à nos jours. Elle se transformera en monstre de l'industrie chimique au fil des ans. L'autre narration incarne les conséquences des dégâts causés aux personnes et à l'environnement par l'utilisation massive de produits chimiques à travers la vie de Laura Bodey, un agent immobilier divorcée de 42 ans, du diagnostic de son cancer des ovaires jusqu'à son agonie... Ce roman est loin d'être manichéen, il est au contraire extrêmement subtil. Ce qui m'a un peu dérouté c'est avant tout les passages assez techniques sur le chimie des savons et lessives : je ne suis pas persuadé qu'il fallait aller jusqu'à infliger ça aux lecteurs... Pourtant tout fait sens et il reste de cette accumulation de détails l'impression d'un immense gâchis.
  • OhOceane Posté le 13 Mars 2017
    Powers retrace une généalogie du capitalisme et de la consommation moderne, à travers la société Clare. Plus de 150 ans de pratique commerciale s’étalent sous nos yeux, et on voit comment une petite société de savons devient un empire, en jouant de la publicité, de la stratégie marketing et l’incessante création de nouveaux désirs consuméristes. Le but unique, c’est le gain, encore et toujours, l’argent comme unique moteur d’une société en plein délire. La société Clare s’agrandit, s’enrichit, et s’épanouit comme une sorte de plante tentaculaire, mais une plante toxique, qui n’aura cure des conséquences de son âpreté aux gains, des poisons qu’elle relâche dans l’atmosphère. Car nous sommes dans une société des apparences et des mots, où la seule qualité de l’écologie est d’être une étiquette qui permet de vendre encore un peu plus En parallèle de cette histoire capitaliste, on suit la vie de Laura Bodey, agent immobilier qui vend du rêve américain sous forme de maisons à Lacewood, Illinois. La vie de Laura bascule quand elle se découvre un cancer des ovaires, résultat de l’empoisonnement chimique de son environnement. On retrouve alors la plume presque clinique de Powers, qui raconte ainsi la croissance de la tumeur de Laura, miroir... Powers retrace une généalogie du capitalisme et de la consommation moderne, à travers la société Clare. Plus de 150 ans de pratique commerciale s’étalent sous nos yeux, et on voit comment une petite société de savons devient un empire, en jouant de la publicité, de la stratégie marketing et l’incessante création de nouveaux désirs consuméristes. Le but unique, c’est le gain, encore et toujours, l’argent comme unique moteur d’une société en plein délire. La société Clare s’agrandit, s’enrichit, et s’épanouit comme une sorte de plante tentaculaire, mais une plante toxique, qui n’aura cure des conséquences de son âpreté aux gains, des poisons qu’elle relâche dans l’atmosphère. Car nous sommes dans une société des apparences et des mots, où la seule qualité de l’écologie est d’être une étiquette qui permet de vendre encore un peu plus En parallèle de cette histoire capitaliste, on suit la vie de Laura Bodey, agent immobilier qui vend du rêve américain sous forme de maisons à Lacewood, Illinois. La vie de Laura bascule quand elle se découvre un cancer des ovaires, résultat de l’empoisonnement chimique de son environnement. On retrouve alors la plume presque clinique de Powers, qui raconte ainsi la croissance de la tumeur de Laura, miroir de la croissance monstrueuse de la compagnie Clare. Et c’est comme si l’on sentait sur le visage de l’humanité une excroissance terrible, qui la défigure et l’assassine à petit feu. Powers interroge jusqu’à nos façons de consommer, notre acceptation de tout ces désirs nouveaux. Ces envies qui deviennent des besoins. Nous sommes notre propre esclave, notre meurtrier : jusqu’à quel point une société peut tenir ainsi ? La lutte de Laura contre son cancer, contre l’entreprise commercial qui l’a provoqué par sa négligence et son unique souci du gain, c’est la lutte d’une partie de l’humanité qui regarde l’autre partir dans une course folle vers la croissance, la consommation… La massification des gouts, c’est avant tout la recherche du gain, pas forcément un progrès sociale ou sanitaire, ou technologique. Ce sont autant de questionnements auxquels nous invite Richard Powers. Et j’avoue avoir pensé, en le lisant, aux keynotes d’Apple, tout les 6 mois, pour nous annoncer un ènième Iphone, ou Ipad, avec quelques millimètres de moins, une fonctionnalité en plus, et je pense aux millions de gens qui vont religieusement acheter le tout dernier modèle d’ Ipad, d’Iphone, d’Imac, et je pense aux cimetières technologiques où vont atterrir les matériels désormais obsolètes, et puis je pense aux salariés bien maltraités de Foxconc qui payent de leur santé, de leur vie, le privilège d’avoir un salaire minable, afin que nous profitions tout les 6 mois de la dernière trouvaille d’Apple pour gonfler ses gains, et nous de flatter notre égo boursouflé de consommateur égoïste. Bref, un livre fort, très fort, qui réussit à puiser dans des épreuves personnelles, intimes, de quoi interroger l’humanité.
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…