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Robert Laffont
EAN : 9782221216217
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 214
Format : 122 x 182 mm

La Chatte sur un toit brûlant

Pierre LAVILLE (Traducteur), Catherine FRUCHON-TOUSSAINT (Introduction)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 22/11/2018
Redécouvrez la version originale de l’œuvre de Tennessee Williams dans une traduction de Pierre Laville, inédite en poche.

Il a fallu attendre plus de quarante ans pour voir publiée en France la traduction du texte original de La Chatte sur un toit brûlant, que Tennessee Williams considérait comme sa meilleure oeuvre dramatique et qui lui valut un second prix Pulitzer en 1955. Jusqu’alors, seule la version scénique, modifiée...

Il a fallu attendre plus de quarante ans pour voir publiée en France la traduction du texte original de La Chatte sur un toit brûlant, que Tennessee Williams considérait comme sa meilleure oeuvre dramatique et qui lui valut un second prix Pulitzer en 1955. Jusqu’alors, seule la version scénique, modifiée à la demande d’Elia Kazan, était disponible.
« Dans le sud des États-Unis, au coeur de la propriété d’un des plus riches exploitants d’une plantation de coton, toute une famille se réunit le temps d’une journée autour du chef de clan pour fêter son anniversaire. Hormis la présence de domestiques, d’un médecin et d’un prêtre, le patriarche est entouré des siens : sa femme, ses deux fils Brick et Gooper, accompagnés de leurs femmes respectives, Maggie, surnommée “la chatte”, et Mae, enceinte de son sixième enfant. Il fait chaud, les esprits sont à vif, les antagonismes entre les uns et les autres resurgissent peu à peu, le ton monte, et à la fin de la journée le banquet aura tourné au cauchemar. »
Catherine Fruchon-Toussaint

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EAN : 9782221216217
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 214
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ingannmic Posté le 13 Mars 2020
    Autour du couple bancal que forment Brick et Margaret, l'auteur met en évidence la duplicité, la malveillance et la manipulation qui régissent les rapports entre ses personnages, membres d'une riche lignée devant sa fortune à l'exploitation du coton. Le chef de famille, qui règne sur le domaine d'une main de fer, fête ses soixante-cinq ans. Il vient par ailleurs d'apprendre qu'il est gravement malade. Cette nouvelle excite la convoitise, provoque l'empressement de son fils aîné Gopper et de sa femme, fièrement enceinte d'un sixième enfant. Le couple compte sur l'incapacité de Brick et Margaret à donner un héritier à la famille pour bénéficier d'un favoritisme testamentaire. Brick, frère cadet de Gooper, ancien champion sportif, est plongé dans un désespoir auto destructeur et dans une addiction croissante à la bouteille depuis la mort de son meilleur ami. L'écœurement agressif qu'il exprime envers son entourage n'épargne pas son épouse Margaret -ou "Maggie la chatte", ainsi qu'elle se surnomme elle-même-, chargée d'une frustration dont elle refrène la violence pour tenter de reconquérir son dépressif et alcoolique de mari. Et pourtant, Brick, complètement indifférent pour sa part à ces histoires d'héritage, est ouvertement -presque indécemment- préféré de ses parents. Les face-à-face successifs, en jouant sur... Autour du couple bancal que forment Brick et Margaret, l'auteur met en évidence la duplicité, la malveillance et la manipulation qui régissent les rapports entre ses personnages, membres d'une riche lignée devant sa fortune à l'exploitation du coton. Le chef de famille, qui règne sur le domaine d'une main de fer, fête ses soixante-cinq ans. Il vient par ailleurs d'apprendre qu'il est gravement malade. Cette nouvelle excite la convoitise, provoque l'empressement de son fils aîné Gopper et de sa femme, fièrement enceinte d'un sixième enfant. Le couple compte sur l'incapacité de Brick et Margaret à donner un héritier à la famille pour bénéficier d'un favoritisme testamentaire. Brick, frère cadet de Gooper, ancien champion sportif, est plongé dans un désespoir auto destructeur et dans une addiction croissante à la bouteille depuis la mort de son meilleur ami. L'écœurement agressif qu'il exprime envers son entourage n'épargne pas son épouse Margaret -ou "Maggie la chatte", ainsi qu'elle se surnomme elle-même-, chargée d'une frustration dont elle refrène la violence pour tenter de reconquérir son dépressif et alcoolique de mari. Et pourtant, Brick, complètement indifférent pour sa part à ces histoires d'héritage, est ouvertement -presque indécemment- préféré de ses parents. Les face-à-face successifs, en jouant sur les mécanismes qui opposent, tout en les liant, les personnages (rejet et désir, domination et mépris...) nous font appréhender la jalousie des uns, l'hypocrisie des autres, dévoilent les arrangements conjugaux aliénants, et révèle le poids des convenances, d'une morale sans doute puritaine qui, en stigmatisant toute différence, tout plaisir, induit un mal-être dont on refuse d'assumer, de reconnaître, même, les causes véritables et profondes. La chambre de Brick et Margaret, lieu de cristallisation des frustrations, des échecs, sert de décor, les protagonistes y déboulent tour à tour au mépris de toute intimité, ces irruptions donnant l'impression que les uns épient les autres en permanence, et imposent par leur présence intempestive une forme de harcèlement psychologique...
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  • Mladoria Posté le 6 Mars 2020
    "Je t'aime Brick", à ce stade ma chère Maggie c'est plus de l'amour, c'est de la rage !!! Lu et interprété au lycée en version originale, c'est avec beaucoup de curiosité que j'ai souhaité relire cette pièce en français. Eh bien, je n'en avais pas compris (ou retenu) grand chose car tous les sous-entendus, tout le drame familial, les implications sociales liée à l'époque, les relations extrêmement fortes voire violentes et pourtant d'un amour profond entre les différents membres de cette famille s'étaient envolées. Je n'avais retenu que le tempérament ardent de Maggie la chatte. Il demeure mais il y a tellement plus dans cette histoire d'amour au-delà de tout, passionnel, filial, arrangée, à la dérive. Toutes les facettes de l'amour se succèdent par cette soirée d'orage où les masques tombent et la vérité crue et terriblement difficile à avaler s'effeuille peu à peu. Magistrale pièce dans une atmosphère d'une moiteur suffocante, une vraie cocotte-minute au bord du débordement.
  • InhiF Posté le 18 Janvier 2020
    Il est toujours étonnant de voir à quel point le brillant Tennessee Williams sait capturer, et même aimer, je l'en soupçonne, la bêtise crasse de ses personnages, leur vulgarité, leurs excès, leur manque d'humanité. Il exerce sur nous un coup de maître en nous faisant à la fois les détester et se reconnaître en eux. L'écriture est d'une efficacité admirable et les dialogues saisissants. Un incontournable de la scène et du cinéma que je n'avais pas encore découvert !
  • Felina Posté le 18 Mars 2019
    Tennesse William est un grand dramaturge américain, dont je n'ai jamais lu d'oeuvres, même si plusieurs me font de l'oeil, telles que "Un tramway nommé désir" pour lequel l'auteur reçu le prix Pulitzer, "La ménagerie de verre" qui fut, quant à elle la pièce de théâtre qui le fit connaître au grand public. "La chatte sur un toit brûlant" est une de ses pièces les plus connues. Lors d'une réunion de famille pour l'anniversaire du patriarche Big Daddy, ses deux fils accompagnés de leurs épouses et rejetons - pour l'un d'eux - se retrouvent pour fêter l'événement, mais progressivement les rancoeurs prennent la place de la cordialité et l'anniversaire tourne à la discorde. Il faut dire que les deux couples sont très différents. Gooper et sa femme Mae ont une ribambelle d'enfants et une situation confortable, tandis que Brick est un peu le vilain petit canard. Alcoolique et dépressif, il ne touche plus sa femme, Margaret surnommée la chatte, contre qui il a de gros griefs, comme par exemple le suicide de son meilleur ami, Skipper. Les choses pourraient-elles aller plus mal? Cette pièce de théâtre célèbre se décompose en trois actes avec pour décor une chambre à coucher. En quelques mots,... Tennesse William est un grand dramaturge américain, dont je n'ai jamais lu d'oeuvres, même si plusieurs me font de l'oeil, telles que "Un tramway nommé désir" pour lequel l'auteur reçu le prix Pulitzer, "La ménagerie de verre" qui fut, quant à elle la pièce de théâtre qui le fit connaître au grand public. "La chatte sur un toit brûlant" est une de ses pièces les plus connues. Lors d'une réunion de famille pour l'anniversaire du patriarche Big Daddy, ses deux fils accompagnés de leurs épouses et rejetons - pour l'un d'eux - se retrouvent pour fêter l'événement, mais progressivement les rancoeurs prennent la place de la cordialité et l'anniversaire tourne à la discorde. Il faut dire que les deux couples sont très différents. Gooper et sa femme Mae ont une ribambelle d'enfants et une situation confortable, tandis que Brick est un peu le vilain petit canard. Alcoolique et dépressif, il ne touche plus sa femme, Margaret surnommée la chatte, contre qui il a de gros griefs, comme par exemple le suicide de son meilleur ami, Skipper. Les choses pourraient-elles aller plus mal? Cette pièce de théâtre célèbre se décompose en trois actes avec pour décor une chambre à coucher. En quelques mots, Tennessee Williams brosse le portrait psychologique de chacun des personnages de façon efficace, il faut dire que l'écriture de théâtre n'a rien à voir avec celle d'un roman, et l'auteur ne peut se permettre des digressions à n'en plus finir. L'écriture de Tennessee William est efficace et directe, il ne fait pas de fioriture, ni de tournure de phrases ampoulées. Ce serait plutôt la vérité nue, saupoudrée de sarcasme. Malgré le format choisi, c'est-à-dire le registre du théâtre, l'auteur dépeint avec justesse des relations complexes entre les personnages, et pour la plupart, tous ressentent une certaine insatisfaction, une certaine détresse affective. A travers cette famille - d'autres personnages secondaires ceux-là, interviennent quelque fois comme le révérend Tooker ou le docteur Baugh - Tennessee William met en avant des thèmes essentiels tels que la pression sociale, l'ambition, l'alcoolisme, la jalousie, la maternité, l'homosexualité... La place de la femme est plus qu'intéressante, dans cette société du sud américain. "La chatte sur un toit brûlant" est sortie au cinéma en 1958, avec dans les rôles principaux, la très belle Elizabeth Taylor qui jouait Margaret, et Paul Newman son mari Brick. Il est d'ailleurs précisé en introduction, que c'est la première fois qu'est publié le texte original écrit par Tennessee Williams, car Elia Kazan lors de sa mise en scène de l'oeuvre modifia le dernier acte de la pièce, cette version scénique perdura comme seule source de l'oeuvre jusqu'à maintenant. Aux États-Unis, le texte a été publié avec les deux versions de l'acte III. (...)
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  • Seabiscuit Posté le 15 Août 2018
    Tout n'est que Dualité. L'autorité parentale, l'homosexualité difficilement vivable. Tennessee Williams nage comme un poisson dans l'eau dans ce qu'il connait le mieux. Il règle ses comptes avec la lourdeur des coutumes et d'une famille régie par les lois paternelles, avec la difficulté des personnages à afficher ce qu'ils sont, ce qu'ils pensent, ce qu'ils veulent être mais aussi ce qu'ils ont raté. J'adore !!!!
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