Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264075413
Code sériel : 5514
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Le chant des revenants

Charles RECOURSÉ (Traducteur)
Date de parution : 06/02/2020
 Élu Grand Prix des lectrices Elle, Le chant des revenants explore le cauchemar des Afro-Américains au cœur d’une Amérique à l’agonie. Consécration d’une auteure qui s’inscrit dans la droite lignée de Toni Morrison.
 
Seule femme à avoir reçu deux fois le National Book Award, Jesmyn Ward nous livre un roman puissant, hanté, d’une déchirante beauté, un road trip à travers un Sud dévasté, un chant à trois voix pour raconter l’Amérique noire, en butte au racisme le plus primaire, aux injustices, à la...
 
Seule femme à avoir reçu deux fois le National Book Award, Jesmyn Ward nous livre un roman puissant, hanté, d’une déchirante beauté, un road trip à travers un Sud dévasté, un chant à trois voix pour raconter l’Amérique noire, en butte au racisme le plus primaire, aux injustices, à la misère, mais aussi l’amour inconditionnel, la tendresse et la force puisée dans les racines.
Jojo n’a que treize ans mais c’est déjà l’homme de la maison. Son grand-père lui a tout appris : nourrir les animaux de la ferme, s’occuper de sa grand-mère malade, écouter les histoires, veiller sur sa petite sœur Kayla.
De son autre famille, Jojo ne sait pas grand-chose. Ces blancs n’ont jamais accepté que leur fils fasse des enfants à une noire. Quant à son père, Michael, Jojo le connaît peu, d’autant qu’il purge une peine au pénitencier d’État.
Et puis il y a Leonie, sa mère. Qui n’avait que dix-sept ans quand elle est tombée enceinte de lui. Qui aimerait être une meilleure mère mais qui cherche l’apaisement dans le crack, peut-être pour retrouver son frère, tué alors qu’il n’était qu’adolescent.
Leonie qui vient d’apprendre que Michael va sortir de prison et qui décide d’embarquer les enfants en voiture pour un voyage plein de dangers, de fantômes mais aussi de promesses…
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264075413
Code sériel : 5514
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • klernat Posté le 11 Août 2020
    Un roman que j'ai choisi suite à la der de couv', qui, comme bien souvent fausse le jugement, c'est pourtant pas faute de le savoir. Enfin bref, de road trip, il n'y en a pas, un simple aller retour à travers le Mississippi durant une petite centaine de pages. De dangers pas plus, bon comment dire, si le summum du danger c'est la rencontre avec le flic, il va falloir que je révise mes notions à ce sujet. De promesses je les cherche encore, car s'il y a quelque chose que l on ne peut reprocher aux héros, c est que chacun garde sa ligne de conduite quoiqu'il arrive. Une mère si immature et si peu faite pour ce rôle qu elle en est agaçante, un mari guère mieux et un ado, qui est un peu tout l'inverse et supporte tout les maux de cette famille, sans tout comprendre et seulement épaulé par son papy. A ce constat, il faut ajouter, qu au final, le roman est lent, parfois un peu long, la faute à des descriptions répétitives (pour l exemple, l'épisode de Kayla malade en voiture...) et il ne se passe pas forcément grand chose, si on y réfléchit... Un roman que j'ai choisi suite à la der de couv', qui, comme bien souvent fausse le jugement, c'est pourtant pas faute de le savoir. Enfin bref, de road trip, il n'y en a pas, un simple aller retour à travers le Mississippi durant une petite centaine de pages. De dangers pas plus, bon comment dire, si le summum du danger c'est la rencontre avec le flic, il va falloir que je révise mes notions à ce sujet. De promesses je les cherche encore, car s'il y a quelque chose que l on ne peut reprocher aux héros, c est que chacun garde sa ligne de conduite quoiqu'il arrive. Une mère si immature et si peu faite pour ce rôle qu elle en est agaçante, un mari guère mieux et un ado, qui est un peu tout l'inverse et supporte tout les maux de cette famille, sans tout comprendre et seulement épaulé par son papy. A ce constat, il faut ajouter, qu au final, le roman est lent, parfois un peu long, la faute à des descriptions répétitives (pour l exemple, l'épisode de Kayla malade en voiture...) et il ne se passe pas forcément grand chose, si on y réfléchit bien. Malgré tout, j ai globalement apprécié cette lecture, la tendresse qui se dégage de la relation entre le grand père et son petit fils est particulièrement touchante. Tout comme le lien très fort qui uni les 2 enfants et qui est magnifiquement décrit par une multitude de petits détails, tellement vrais et si bien imagés. L'intégration des esprits dans le roman est une vraie réussite et apporte une certaine profondeur au roman sur de multiples aspects, sociétal, émotionnel etc.... La structure du roman, alternant les points de vue des différents protagonistes et reprenant l histoire là où l a laissé le personnage précédent est agréable et casse la monotonie du livre. Je finis en évoquant le style particulièrement poétique et imagé de l'auteure, alors, si effectivement, c est parfois à outrance, il n en reste, pas moins, puissant et touchant.
    Lire la suite
    En lire moins
  • AenoraL Posté le 9 Août 2020
    Dès les premières lignes, j'ai été saisie par ce roman. Il nous plonge dans le quotidien d'une famille américaine sur fond de racisme, prison, drogue, où les enfants sont principalement élevés par les grands-parents. Se mêlent alors les visions, souvenirs et pensées de trois générations. Toute cette partie du roman est avec une écriture directe. J'ai ensuite été un peu perdue dans le temps. Je me pensais parfois plongée aux 18e-19e siècle à l'époque de l'esclavage car je ne connaissais pas la prison de Parchman, réelle, et son histoire... malheureusement beaucoup plus récente ! Après cette découverte, j'ai continué ma lecture avec encore plus d'attention. Au fil des pages, je me suis laissée portée de l'écriture directe du quotidien à un aspect plus fantastique où certains personnages communiquent avec les morts. Ces deux parties du roman, finement entremêlées, nous permettent de multiplier les points de vues sur les évènements relatés et nous immergent d'autant plus dans l'histoire.
  • Sevlipp Posté le 4 Août 2020
    Jojo, 13 ans est élevé par des grands-parents aimants car sa mère qui l'a eu à 17 ans est négligente voire maltraitante. Et lui, s'occupe de sa petite sœur de 3 ans, petite boule collante, gluante qui l'adore. La grand-mère est malade, en fin de vie. Léonie, leur mère décide d'embarquer ses enfants pour aller chercher leur père qui sort de prison. Elle est noire, il est blanc. Le voyage sera marqué par les souvenirs. Il y a le racisme ordinaire, le racisme extraordinaire (des grands-parents qui rejettent leurs petits-enfants car ils sont métisses, un meurtre), de la drogue, beaucoup de drogue, de la pauvreté, de la violence et un peu d'amour même s'il est mal montré. Et puis, il a les revenants ; ces morts qui cherchent des réponses à leurs questions. L'écrite est fine, ciselée, poétique. Le rythme est lent, caniculaire. C'est triste, c'est émouvant, c'est noir et c'est beau.
  • Rhodopsine Posté le 27 Juin 2020
    C'est triste alors, comme livre? non, pas vraiment. C'est un livre de fantômes? non, pas du tout. C'est un livre d'amour? oui, mais. C'est l'histoire d'un enfant? non, enfin si, mais non... Allez définir ce livre... C'est superbe, c'est poignant, c'est l'amour d'un frère grandi trop vite , c'est l'histoire d'une mère qui fait tout ce qu'elle peut, c'est l(histoire d'un grand-père, c'est l'histoire ... le racisme le plus ordinaire hélas, la vie par-dessus tout, l'âme des morts rejoint l'esprit des vivants, ou l'inverse. À lire, sans hésiter.
  • Philisine Posté le 17 Juin 2020
    Ce que j'aime dans la lecture, c'est la proximité qui s'opère directement avec certaines autrices et certains auteurs, même si cela fait longtemps que je ne les ai pas lu.e.s, même si j'ai lu finalement peu d'eux et d'elles. C'est le cas de Jesmyn Ward découverte avec Bois sauvage. Le chant des revenants est une diphonie littéraire incarnée par Jojo, un garçon de 13 ans (à l'instinct paternel très développé) et Léonie sa mère de 30 ans (restée "fille de" sans jamais avoir muté avec ses deux maternités). Le chant des revenants raconte l'épopée de Léonie flanquée de sa tribu (Jojo donc et la toute petite Michaela dite Kayla, fillette de 3 ans) et de sa bonne copine, junkie comme elle, sur les routes pour rejoindre son cher et tendre (enfin son mec quoi), le père de ses enfants, son amour, celui pour qui elle vit, celui qui a pris tout son cœur et qui laisse des miettes à leurs deux enfants. Le trajet sera semé d'embûches et d'étapes, assez inquiétantes, parfois glauques mais pas trash. Mais Le chant des revenants est tellement plus que celà, riche de son fond thématique (la transmission, l'héritage, la rédemption, le pardon, les mythes, la parentalité), profondément... Ce que j'aime dans la lecture, c'est la proximité qui s'opère directement avec certaines autrices et certains auteurs, même si cela fait longtemps que je ne les ai pas lu.e.s, même si j'ai lu finalement peu d'eux et d'elles. C'est le cas de Jesmyn Ward découverte avec Bois sauvage. Le chant des revenants est une diphonie littéraire incarnée par Jojo, un garçon de 13 ans (à l'instinct paternel très développé) et Léonie sa mère de 30 ans (restée "fille de" sans jamais avoir muté avec ses deux maternités). Le chant des revenants raconte l'épopée de Léonie flanquée de sa tribu (Jojo donc et la toute petite Michaela dite Kayla, fillette de 3 ans) et de sa bonne copine, junkie comme elle, sur les routes pour rejoindre son cher et tendre (enfin son mec quoi), le père de ses enfants, son amour, celui pour qui elle vit, celui qui a pris tout son cœur et qui laisse des miettes à leurs deux enfants. Le trajet sera semé d'embûches et d'étapes, assez inquiétantes, parfois glauques mais pas trash. Mais Le chant des revenants est tellement plus que celà, riche de son fond thématique (la transmission, l'héritage, la rédemption, le pardon, les mythes, la parentalité), profondément ancré dans le Sud américain marqué à la culotte par la xénophobie et le racisme ordinaire, et terriblement actuel (l'arrestation du groupe par des policiers zélés et le plaquage au sol de Jojo rappellent des événements douloureusement récents). Dans Le chant des revenants, tout est question d'équilibre : si le sentiment d'amour parental est faiblard chez Léonie, il est renforcé chez Jojo, son grand-père et sa grand-mère maternels. Entre la mère et le fils, la connexion n'est pas verbale ni orale mais traverse les murs et s'effectue d'esprit à esprit. J'ai tout aimé dans ce roman : la qualité littéraire et la belle traduction de Charles Recoursé, la capacité de Jesmyn Ward à m'évader dans différents univers, dans différentes dimensions. Et surtout quelle maîtrise, mais quelle maîtrise du récit ! J'ai apprécié être avec tous les personnages, d'effectuer ce road-movie (finalement ordinaire dans sa trajectoire, extraordinaire dans ses rencontres) en leur compagnie, de vivre les paysages, les époques, la fatigue, les corps éprouvés, l'histoire sociétale américaine, la chasse à l'homme, la cruauté et l'humanité, l'amour et le désarroi. J'ai été émue de découvrir les petits secrets de chacun et de chacune, leur faiblesse et leur force, leurs imperfections et leur résilience. Tout est solaire, tout est clair-obscur dans ce roman, tout est somptueusement maîtrisé : chacun.e cherche sa voie, sa vérité, un sens à sa vie. Et pourtant tous appartiennent à la même lignée. La violence tantôt physique tantôt verbale joue au jeu du chat et de la souris avec le lecteur : elle apparaît par surprise, se niche là où on ne l'attend pas où on croit à l'espoir et au pardon, elle choque et puis repart. Le rythme de narration est à la fois lent et ténu, on ne s'ennuie pas, on est même complètement ferré. Je n'oublierai pas de sitôt certaines retrouvailles familiales, deux familles unies par un couple mixte, deux ambiances. Le chant des revenants est un roman futur classique, un livre qui marquera son époque sans faire de vague ni d'éclat ni de propagande publicitaire outrageuse, juste par le talent de son autrice, par son humilité et sa singulière précision du détail, de tous les détails. Cette œuvre parle de tout, de nous, suit la filiation des auteurs américains du Sud, sans les trahir mais avec une touche de modernité, dépeint la condition humaine comme à son époque l'a décrite Émile Zola. Exceptionnel et prodigieux, ni plus ni moins !
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…

Lisez maintenant, tout de suite !

  • Sélection
    Lisez

    16 livres qui racontent l'Amérique

    Si on vous dit Amérique, vous pensez grands espaces, road trip, mais aussi peut-être cinéma et New York City. Pays aussi fascinant que déroutant et dont la démesure ne cesse d'étonner, les États-Unis ont produit et produisent encore des écrivains de génie. Focus sur 16 livres - du roman à l'essai - qui chacun à leur manière racontent l'Amérique et ses habitants.

    Lire l'article
  • News
    10/18

    Jesmyn Ward : "Le chant des revenants", la voix des réprouvés

    Deux fois récompensée du National Book Award, la jeune quadragénaire Jesmyn Ward publie avec Le chant des revenants (Sing, Unburied, Sing en VO) une chronique à la fois cruelle et tendre sur la salutaire solidarité familiale d'une poignée de personnages nés noirs ou métis dans un Mississippi encore aujourd'hui souvent confronté au démon du racisme.

    Lire l'article