Lisez! icon: Search engine
La Découverte
EAN : 9782707152213
Code sériel : 5
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 252
Format : 125 x 190 mm

Le grain magique

Contes, poèmes, proverbes berbères de Kabylie

Date de parution : 27/02/2007

Taos Amrouche a recueilli, réuni et traduit des contes, poèmes et proverbes kabyles qui ont enchanté et marqué son enfance. Dans ces récits, dont la version fixée ici est celle de sa mère, Marguerite Fadhma Aïth Mansour, le réalisme le plus cru et l’humour y côtoient le fantastique et le...

Taos Amrouche a recueilli, réuni et traduit des contes, poèmes et proverbes kabyles qui ont enchanté et marqué son enfance. Dans ces récits, dont la version fixée ici est celle de sa mère, Marguerite Fadhma Aïth Mansour, le réalisme le plus cru et l’humour y côtoient le fantastique et le merveilleux. « Si un poème, un proverbe, grâce à leur forme arrêtée, peuvent être transmis par n’importe qui, en revanche […], le choix du conteur est primordial dès qu’il s’agit d’une histoire : c’est la beauté, la composition et l’authenticité mêmes du récit qui sont en jeu, une légende pouvant être appauvrie ou enrichie selon la personne qui perpétue la tradition, une légende étant l’œuvre d’une chaîne ininterrompue de conteurs à travers le temps », écrit Taos Amrouche, qui a restitué avec passion, dans cette anthologie, une poésie, un patrimoine, une civilisation, ceux du monde kabyle.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782707152213
Code sériel : 5
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 252
Format : 125 x 190 mm
La Découverte

Ils en parlent

« S'il manque quelques étoiles au firmament des Mille et unes nuits, ces étoiles y brillent désormais d'un feu qui ne s'éteindra qu'avec le dernier regard kabyle... De Marguerite-Taos Amrouche, nous connaissons déjà le chant passionné et l'œuvre écrite. Cette anthologie qu'elle nous propose fond les deux choses dans un même creuset : celui du patrimoine kabyle qu'elle défend avec une conviction et un talent sans défaillance. Qu'elle soit remerciée de nous donner un rare et grave moment de vérité, un livre qui précède de ce que Paul Éluard nommait la "poésie ininterrompue". »
JEUNE AFRIQUE
« Il faut savoir gré à Marguerite-Taos Amrouche de nous avoir donné ces admirables textes. C'est une leçon de littérature. Et le témoignage (à méditer par nous, hommes d'Europe et d'Occident) de ce que peut être le "grain magique " d'une civilisation, d'une poésie, d'une race. »
LE MONDE
« Le grain est magique : il devient un arbre dans l'esprit du lecteur enchanté... Ces contes longuement réunis - il y a des années qu'elle en médite la publication - c'est vraiment un poète qui nous les livre dans notre langue, sans que celle-ci en trahisse le rythme. »
LE FIGARO

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • StephanieIsReading Posté le 2 Juin 2019
    Que ma critique soit belle et se déroule comme un long fil ! Vous l'aurez reconnue, si vous avez déjà feuilleté les premières pages de ce recueil, il s'agit d'une (légère et narcissique probablement, je n'en disconviens pas) modulation de la phrase introductive de chacun des contes kabyles ou, plus précisément, berbères de Kabylie. L'équivalent donc, en quelque sorte, de l'occidental "Il était une fois..." Ne vous attendez pas à trouver des contes dans une version édulcorée ou policée qui permettrait, éventuellement, de ne pas effrayer les plus jeunes. On se rapproche davantage des contes du moraliste Perrault qui n'hésite pas à faire dévorer grand-mère et petite-fille à la fin du Petit Chaperon Rouge, sans autre forme de procès. N'oublions pas que ce n'est que dans la version des frères Grimm qu'un chasseur fait son apparition et ramène, in extremis, tout ce beau petit monde à une situation finale, sains et saufs. Chez Taos Amrouche comme chez Perrault, le conte doit à la fois plaire et instruire (placere et docere) et c'est même parce qu'il plait qu'il va réussir à instruire son auditoire (n'oublions pas la tradition orale du conte) ou le lecteur. Seulement voilà, chez Amrouche, la magie est omniprésente, la langue... Que ma critique soit belle et se déroule comme un long fil ! Vous l'aurez reconnue, si vous avez déjà feuilleté les premières pages de ce recueil, il s'agit d'une (légère et narcissique probablement, je n'en disconviens pas) modulation de la phrase introductive de chacun des contes kabyles ou, plus précisément, berbères de Kabylie. L'équivalent donc, en quelque sorte, de l'occidental "Il était une fois..." Ne vous attendez pas à trouver des contes dans une version édulcorée ou policée qui permettrait, éventuellement, de ne pas effrayer les plus jeunes. On se rapproche davantage des contes du moraliste Perrault qui n'hésite pas à faire dévorer grand-mère et petite-fille à la fin du Petit Chaperon Rouge, sans autre forme de procès. N'oublions pas que ce n'est que dans la version des frères Grimm qu'un chasseur fait son apparition et ramène, in extremis, tout ce beau petit monde à une situation finale, sains et saufs. Chez Taos Amrouche comme chez Perrault, le conte doit à la fois plaire et instruire (placere et docere) et c'est même parce qu'il plait qu'il va réussir à instruire son auditoire (n'oublions pas la tradition orale du conte) ou le lecteur. Seulement voilà, chez Amrouche, la magie est omniprésente, la langue est davantage poétique et la morale n'est pas explicitée dans le conte lui-même. Entre chaque conte, Amrouche insère des proverbes ou des chants qui portent en eux une sorte de morale mais elle laisse le lecteur libre de son interprétation et c'est principalement en cela qu'elle se distingue de Perrault. Et pourtant chaque conte est un grain magique qui s'implante en nous et qui, au fil du temps, germera. Ma critique est comme un ruisseau, je l'ai contée à des lecteurs.
    Lire la suite
    En lire moins
ABONNEZ-VOUS À LA LETTRE D'INFORMATION DE LA DÉCOUVERTE
Nouveautés, extraits, agenda des auteurs et toutes les semaines les sorties en librairie !