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Le temps où nous chantions
Nicolas Richard (traduit par)
Date de parution : 03/04/2008
Éditeurs :
10/18

Le temps où nous chantions

Nicolas Richard (traduit par)
Date de parution : 03/04/2008

La saga polyphonique d'une famille de musiciens métis dans l'Amérique des années quarante à nos jours.

Tout commence en 1939, lorsque Delia Daley et David Strom se rencontrent à un concert de Marian Anderson. Peut-on alors imaginer qu'une jeune femme noire épouse un juif allemand fuyant...

Tout commence en 1939, lorsque Delia Daley et David Strom se rencontrent à un concert de Marian Anderson. Peut-on alors imaginer qu'une jeune femme noire épouse un juif allemand fuyant le nazisme ? Et pourtant... Leur passion pour la musique l'emporte sur les conventions et offre à leur amour un...

Tout commence en 1939, lorsque Delia Daley et David Strom se rencontrent à un concert de Marian Anderson. Peut-on alors imaginer qu'une jeune femme noire épouse un juif allemand fuyant le nazisme ? Et pourtant... Leur passion pour la musique l'emporte sur les conventions et offre à leur amour un sanctuaire de paix ou, loin des hurlements du monde et de ses vicissitudes, ils élèvent leurs trois enfants. Chacun d'eux cherche sa voix dans la grande cacophonie américaine, inventant son destin en marge des lieux communs. Peuplé de personnages d'une humanité rare, Le temps ou nous chantions couvre un demi-siècle d'histoire américaine, nous offrant, au passage, des pages inoubliables sur la musique.



« On sort de ce fleuve ému, bouleversé et admiratif : sans jamais écrire un roman politique, ni polémique, Richard Powers a décrit, à voix feutrée, l'échec définitif d'un idéal. »
Christophe Mercier, Le Figaro littéraire



Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Nicolas Richard

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EAN : 9782264041449
Code sériel : 4053
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 1056
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782264041449
Code sériel : 4053
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 1056
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Richard Powers est, tout simplement, l'un des meilleurs écrivains d'aujourd'hui. Sa prose est magnifique ; son propos, saisissant. En sept cent soixante pages d'une élégance et d'une puissance rares, il a écrit le grand roman américain sur les problèmes raciaux. Et sur la musique. »
François Busnel, Lire

« À travers l'histoire d'une famille mixte, Richard Powers passe en revue soixante ans d'histoire américaine et de conflits raciaux. Sur fond d'opéra, de rythmes Motown, de r'n'b et de rap, un immense roman qui mêle avec brio parcours intime et politique. »
Francis Dordor, Les Inrockuptibles

« Le Temps où nous chantions est un livre d’intense émotion pour le lecteur, qui ouvre la première page et se laisse emporter jusqu’à la huit centième. Il y a quelque chose de physique dans l’écriture de Richard Powers, un rythme, un souffle, une vibration enthousiasmante. »
Christine Ferniot, Télérama

« On sort de ce fleuve ému, bouleversé et admiratif : sans jamais écrire un roman politique, ni polémique, Richard powers a décrit, à voix feutrée, l'échec définitif d'un idéal. »
Christophe Mercier, Le Figaro littéraire

« Le Temps où nous chantions est la réponse passionnée et passionnante d'un auteur blanc aux errements de l'histoire raciale aux États-Unis. Où l'Harmonie chamboule les lois de la Physique. »
David Boratav, Chronic'art

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • camati 26/09/2022
    Ce long roman (1046 pages) porte sur la condition ou plus exactement l'identité noire américaine à travers la vie de la famille de deux jeunes prodiges, l'un chanteur, l'autre pianiste et accompagnateur, au cours du 20ème siècle. Une vie difficile, comme on peut facilement l'imaginer, d'autant plus que les parents ont commis le crime (aux USA), je pèse mes mots, d'être un couple mixte : David Strom, chercheur scientifique, juif allemand, ayant fui le nazisme et son pays, Delia Daley, noire, qui aurait voulu devenir chanteuse professionnelle mais a fait le choix d'éduquer ses trois enfants à domicile et de leur enseigner la musique pour diverses raisons. Rien ne semblait pouvoir rapprocher David et Delia et pourtant « le poisson et l'oiseau » sont tombés amoureux. Toute la question était de savoir où ils allaient bien « pouvoir construire leur impossible nid »! Leurs trois enfants, dont le teint varie de clair à plus foncé, ont du mal à trouver leur place, n'étant ni blancs ni noirs, et se poseront toute leur vie la question de leur identité, pas sous la forme « qui suis-je ? » mais « que suis-je ? ». Ils seront douloureusement déchirés entre leurs deux origines. Pensant... Ce long roman (1046 pages) porte sur la condition ou plus exactement l'identité noire américaine à travers la vie de la famille de deux jeunes prodiges, l'un chanteur, l'autre pianiste et accompagnateur, au cours du 20ème siècle. Une vie difficile, comme on peut facilement l'imaginer, d'autant plus que les parents ont commis le crime (aux USA), je pèse mes mots, d'être un couple mixte : David Strom, chercheur scientifique, juif allemand, ayant fui le nazisme et son pays, Delia Daley, noire, qui aurait voulu devenir chanteuse professionnelle mais a fait le choix d'éduquer ses trois enfants à domicile et de leur enseigner la musique pour diverses raisons. Rien ne semblait pouvoir rapprocher David et Delia et pourtant « le poisson et l'oiseau » sont tombés amoureux. Toute la question était de savoir où ils allaient bien « pouvoir construire leur impossible nid »! Leurs trois enfants, dont le teint varie de clair à plus foncé, ont du mal à trouver leur place, n'étant ni blancs ni noirs, et se poseront toute leur vie la question de leur identité, pas sous la forme « qui suis-je ? » mais « que suis-je ? ». Ils seront douloureusement déchirés entre leurs deux origines. Pensant les protéger d'une part et faire avancer l'intégration des Noirs américains d'autre part, le couple pensait, apparemment à tort, qu'unir leurs deux couleurs de peau était une première étape vers l'unification des deux communautés, malgré une histoire lourde en violence raciste, rancoeur et haine. Delia dit à son père : « Nous avons décidé d'élever nos enfants en dehors des considérations de race… en vue du jour où tous les gens seront au-delà de la couleur de peau ». Ils sont donc élevés dans une double bulle : la musique et l'école à la maison, pendant quelques années, mais cela ne pouvait pas durer indéfiniment, surtout sans soutien familial, la famille de David ayant probablement péri dans les camps de la mort, celle de Delia leur ayant tourné le dos. Joseph, le cadet et pianiste, est également le narrateur et celui qui cherche à préserver l'unité de la cellule familiale. Mais difficile d'empêcher son éclatement non seulement géographique mais aussi idéologique. En effet, les deux personnages principaux, Jonah, le chanteur, et son frère Joseph, voyagent à travers l'Europe lors de leurs tournées, et nulle part ils ne sont aussi mal traités que sur leur sol natal, même s'il leur arrive de ne pas toujours voir les choses telles qu'elles sont. Ils continuent à vivre dans leur bulle musicale, interprétant un répertoire classique, ancien, donc « blanc ». A l'opposé, leur jeune soeur Ruth, se tourne vers les Black Panthers, préférant agir de l'intérieur pour que la société évolue. Elle gardera longtemps de la rancoeur à l'égard de ses frères qui « ignorent » la cause noire. J'ai trouvé ce roman poignant, chargé d'émotion, vécu de l'intérieur, m'a-t-il semblé, à tel point que j'ai vérifié la couleur de peau de l'auteur ; mais Richard Powers n'est pas noir, il est blanc. Une grande sensibilité et humanité donc. Les lecteurs non-musiciens ne comprendront peut-être pas tout voire seront peut-être lassés par certains passages, mais ils saisiront sûrement ce que représente la musique, les sentiments qu'elle exprime, et se feront une petite idée du travail que nécessite la quête de la perfection et de l'expressivité. Le chant en particulier va chercher loin dans le corps et l'âme pour en exprimer son contenu. Comme l'avait si bien dit l'écrivain et musicologue Romain Rolland : « Si la musique nous est si chère, c'est qu'elle est la parole la plus profonde de l'âme, le cri harmonieux de sa joie et de sa douleur. » A la musique, se mêlent les interrogations scientifiques de David, le père, sur la notion de temps. Elles sont perturbantes pour qui n'est pas scientifique : le temps ferait des allers et retours, des boucles. Ne m'en demandez pas plus ! Un livre ambitieux donc sur le plan musical, scientifique, historique et humain. Ni littérature feel good ni de détente à lire sur la plage : non, au contraire, un texte qui pousse à s'interroger sur bien des plans et rempli d'émotions diverses : amour, colère, peur, désespoir, joie, etc… En tout cas, un livre qui m'a enthousiasmée et que je vous invite à découvrir.
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  • Laveze 18/09/2022
    LE TEMPS OÙ NOUS CHANTIONS de RICHARD POWERS L’histoire d’une famille atypique dans l’Amérique des années 40 à 90. Elle est noire, il est blanc, juif et physicien, d’origine allemande. Ils auront 3 enfants et ce qui les unit c’est la musique et surtout le chant. Entre le racisme ordinaire et quotidien et les grandes émeutes des années 60, chacun va devoir trouver son chemin. Toute la problématique d’être métis est très bien posée, analysée, disséquée, c’est très bien écrit. Le chant est omniprésent dans ce livre tout comme la physique qui domine la vie du père. C’est un des fils qui est le narrateur. Agréable à lire, bien et même trop documenté ( des pages et des pages de techniques vocales et d’histoire de la musique) mais je n’ai pas pris de plaisir à cette lecture. Comme dans l’arbre monde, il y a chez Powers un côté froid, quasi professoral , aucune émotion, on est presque dans de l’analyse chirurgicale. On a l’impression que l’amour n’est qu’un mot, je n’en ai pas ressenti tout au long des 1100 pages.
  • Isa412 11/09/2022
    Une fresque familiale sur fond d'un demi siècle d'histoire des Etats Unis après la deuxième guerre mondiale retraçant la destinée de Delia Daley jeune femme noire rencontrant et épousant David Strom, Juif allemand. Leurs trois enfants vont suivre des parcours différents autour d'une passion transmise par leurs parents: la musique. Les personnages sont terriblement humains et les pages consacrées à la musique sont tellement vraies. Le temps où nous chantions a bien mérité d'être élu meilleur livre de l'année 2003 par le Washington Post. Un très beu moment de lecture.
  • isanne 28/07/2022
    Ce livre est un prisme ! de ces morceaux de verre qui diffractent la lumière pour la décomposer, faisant jaillir un arc-en-ciel dans vos mains qui tiennent ce morceau minéral si fragile. En fonction de la façon dont vous allez le tourner, l'orienter, en fonction de la face qui "s'exprime", ce livre-prisme vous parlera de musique. Essentiellement la musique classique, et plus loin encore, baroque, celle de la Renaissance. Ou encore celle plus actuelle, plus déstructurée, qui exprime les émotions sur un rythme différent mais avec une finalité pas si éloignée du Blues des origines. Ou celle "ethnique", celle qui parle pour un peuple, celle qui en est un emblème entre nul autre reconnaissable, celle qui dit une Culture, celle qui martèle des histoires de vies, avec leurs peines, leurs joies, celle qui scande les mots en autant de rêves, en autant d'espoirs… D'une autre face émergera l'Histoire d'un continent sur lequel les hommes, dont la seule différence est la couleur de peau, ne parviennent pas à vivre ensemble. Balayant un demi-siècle d'évènements, traversant le pays d'Est en Ouest, du Nord au Sud, c'est L Histoire des Droits Civiques, c'est l'évocation de ceux qui ont entraîné les foules, les faisant habiter les rêves... Ce livre est un prisme ! de ces morceaux de verre qui diffractent la lumière pour la décomposer, faisant jaillir un arc-en-ciel dans vos mains qui tiennent ce morceau minéral si fragile. En fonction de la façon dont vous allez le tourner, l'orienter, en fonction de la face qui "s'exprime", ce livre-prisme vous parlera de musique. Essentiellement la musique classique, et plus loin encore, baroque, celle de la Renaissance. Ou encore celle plus actuelle, plus déstructurée, qui exprime les émotions sur un rythme différent mais avec une finalité pas si éloignée du Blues des origines. Ou celle "ethnique", celle qui parle pour un peuple, celle qui en est un emblème entre nul autre reconnaissable, celle qui dit une Culture, celle qui martèle des histoires de vies, avec leurs peines, leurs joies, celle qui scande les mots en autant de rêves, en autant d'espoirs… D'une autre face émergera l'Histoire d'un continent sur lequel les hommes, dont la seule différence est la couleur de peau, ne parviennent pas à vivre ensemble. Balayant un demi-siècle d'évènements, traversant le pays d'Est en Ouest, du Nord au Sud, c'est L Histoire des Droits Civiques, c'est l'évocation de ceux qui ont entraîné les foules, les faisant habiter les rêves à défaut de les réaliser, avec des manières divergentes d'écrire une réalité, en tendant la joue ou en prenant les armes, c'est le combat de Martin Luther King, celui de Malcolm X pour que tout homme, toute femme, toute enfant de couleur, quelle que soit sa carnation, ait les mêmes droits, aspire au même avenir, ait les mêmes espoirs que celui qui est blanc de peau… Mais l'est-il réellement, combien de gouttes de sang noir coulent dans ses veines ? Et alors comment justifier cette lutte qui devient fratricide ? Un combat qui s'écrit sur tant d'années, sur tant de vies prises, sur tant de souffrance , un combat qui s'écrit encore douloureusement aujourd'hui, 60 ans après la Marche de Washington, 60 ans après Selma… Si vous faites osciller, ne serait-ce qu'un peu, à nouveau, le morceau de verre, c'est l'histoire d'une famille. C'est le devenir d'un mariage mixte dans cette Amérique torturée, un allemand qui a fui le nazisme, physicien, juif et une jeune fille de couleur qui voudrait que la musique soit sa vie mais que les discriminations obligent à arpenter d'autres chemins. Trois enfants vont naître, trois regards sur la musique, trois regards sur les convulsions qui ne finiront jamais de secouer le pays, trois incarnations du métissage, trois aptitudes à évoluer dans un pays qui se refuse à eux… sans évoquer l'ultime vision des parents pleins d'espoirs dans un avenir qu'ils n'envisagent que plus clément avant de réaliser qu'ils se sont trompés dans la marche du temps et l'évolution de la société. Interprétée, la musique n'appartient à personne, elle n'est d'aucune couleur, d'aucune race, d'aucune nationalité : la musique est une et fait un avec ceux qui l'accueillent en eux. Si l'ainé se perd dans cette définition, oubliant finalement tout de lui pour n'être qu'un messager de la beauté chantée, son frère qui lui est totalement dévoué est celui qui l'ancre, ne serait-ce que pour éviter qu'il ne chancelle sous les coups, dans une réalité dont il tente d'atténuer la violence. Violence qui habite la petite soeur qui choisira le chemin de la révolte, laissant la musique se faner en elle pour se battre aux côtés de ceux qui pensent que la non-violence n'est qu'un silence là où il faut désormais crier. En suivant leurs existences, on découvre cinquante ans d'une Amérique, qui n'en finit pas de naître, de se chercher, de se renier, de condamner, de tuer, cette Amérique qui aujourd'hui n'a guère avancé dans ses méditations… L'Histoire d'un pays qui n'arrive pas à s'incarner, personnifié par tant de courants entre autres musicaux qui en font son identité mais une identité morcelée, personnifié par une multitude de Cultures qu'il ne parvient pas à harmoniser et à rassembler pour en faire sa richesse première. J'ai lu ce livre en solitude, comme retirée du monde, je l'ai terminé depuis plusieurs jours déjà et je ne cesse d'y revenir, relisant des passages, au hasard ou ceux marqués d'un papier coloré. C'est un livre pour lequel je n'ai guère de qualificatif assez fort, pour le moment, il est tellement riche, tellement foisonnant, tellement enrichissant, il oblige à fouiller, à chercher, à vouloir en apprendre toujours davantage sur ces années qui n'ont pas réussi à créer un continent de différences dans l'unité. Il parle au coeur. Je n'ai qu'une certitude : il fallait le lire… pour la petite fille qui sommeille en moi, celle qui a croisé si jeune les pas de Martin Luther King, le choc d'une "rencontre" à travers l'enthousiasme d'un adulte qui le vénérait, un relais d'homme à enfant, et pour la femme révoltée que je suis devenue, qui s'approche davantage de Malcolm X parce que la révolte est parfois nécessaire. Même si le regard tourné vers ce continent, aujourd'hui, laisse craindre qu'il n'y ait pas de solutions au problème de la ségrégation sur ces terres, ce livre s'est ancré dans mon esprit, un de ces livres dont on réalise qu'il modifient juste un peu les trajectoires de vie... Lisez-le, je ne vous ai finalement livré que très peu de son message, c'est une lecture nécessaire dans une existence…
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  • vero95270 17/01/2022
    Oui, j’abandonne après 17 jours où je n’ai même pas lu la moitié de ce roman. Et pourtant, il avait tout pour me plaire : des sujets toujours d’actualité (racisme, mariage mixte), une écriture soignée. Mais non, l’auteur m’a perdue avec la physique quantique, avec la musique et des références inconnues pour moi. Je n’y arrive plus.
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…