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10/18
EAN : 9782264072368
Code sériel : 1682
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Légendes d'automne - Nouvelle traduction

Brice MATTHIEUSSENT (Traducteur)
Date de parution : 21/02/2019
L’œuvre majeure de Jim Harrison, à re-lire pour la première fois !
Légendes d’automne est un recueil de trois novellas publié en 1981 dans une traduction de Serge Lenz. Ce livre compte avec Dalva parmi les plus gros succès de Jim Harrison. Brice Matthieussent, le traducteur de l’essentiel de son œuvre, nous propose aujourd’hui une nouvelle traduction.

 « Les trois longues nouvelles de...
Légendes d’automne est un recueil de trois novellas publié en 1981 dans une traduction de Serge Lenz. Ce livre compte avec Dalva parmi les plus gros succès de Jim Harrison. Brice Matthieussent, le traducteur de l’essentiel de son œuvre, nous propose aujourd’hui une nouvelle traduction.

 « Les trois longues nouvelles de Légendes d’automne occupent une place singulière dans l’œuvre de Jim Harrison. Chacune d’elles a la dureté limpide et tranchante d’un cristal de roche arraché tel quel aux profondeurs de la psyché humaine. Jamais sans doute l’écrivain ne retrouva ensuite la pureté et la puissance de ces nouvelles compactes, marquées au sceau de l’excès et de la démesure. La vengeance est l’obsession de la première, la métamorphose le thème élégiaque de la deuxième, un destin tragique irrigue la dernière. Jamais non plus dans la production ultérieure, certes prolixe et généreuse de Jim Harrison, la folie, la mort, les carnages, les délires, l’errance et le vice, la cupidité et l’égoïsme, les aberrations du comportement et de l’Histoire ne s’entrelaceront avec autant de violence et de grâce aux beautés chatoyantes des êtres et du paysage américain. » Brice Matthieussent
 
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EAN : 9782264072368
Code sériel : 1682
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • franksinatra Posté le 1 Juillet 2020
    Encensé par la critique américaine et par Yann Queffelec, Jim Harrison est un auteur qui compte et qui conte. Ces trois courts romans (Vengeance, L'homme qui abandonna son nom, Légendes d'automne) traitent de vengeance, de doute, de rédemption. Ils mettent en scène des hommes "réels", communs, qui deviennent des héros au sens propre du mot. Doté d'un don de la narration rare, l'auteur raconte des événements simples en les poussant à leur extrémité. "Les hommes qui méritent de mourir sont finalement assez rares" dit l'un d'eux. Vision réaliste d'un monde violent où "rien n'est plus absurde que la rencontre d'une balle de fusil et d'un enfant."
  • memoiresdelivres Posté le 2 Mai 2020
    Ce recueil est constitué de trois nouvelles brutes et sans concession où la nature sauvage s'entremêle avec la force des personnages. Tout d'abord, nous suivons dans "Vengeance" le destin de Cochran, ancien militaire, tombé éperdument amoureux de Miryea. Cette liaison n'entrainera que violence et désolation. L'époux de Miryea, Tibey, aveuglé par une vengeance implacable, les conduira tous à leur perte. Puis, "l'homme qui renonça à son nom", dresse également le destin d'un homme : Nordstrom. A l'aube de ses quarante ans, il constate la fin de son couple et la perte de tout désir sexuel. Cette prise de conscience sera la première étape d'un retour en arrière sur son existence et une remise en question totale de sa vie conformiste. Cette quête le mènera à faire face, pour la première fois, à lui-même. Enfin "Légendes d'automne", la plus célèbre nouvelle de Jim Harrison, nous raconte une fresque familiale. Trois frères, Alfred, Tristan et Samuel quittent le Montana en octobre 1914 pour participer à la Grande guerre. Ce départ changera à jamais leur existence paisible et les confrontera à des tragédies successives. Là encore, nous suivons le parcours d'un homme, Tristan, être rebelle et passionné, il passe son existence à fuir. Si les univers de... Ce recueil est constitué de trois nouvelles brutes et sans concession où la nature sauvage s'entremêle avec la force des personnages. Tout d'abord, nous suivons dans "Vengeance" le destin de Cochran, ancien militaire, tombé éperdument amoureux de Miryea. Cette liaison n'entrainera que violence et désolation. L'époux de Miryea, Tibey, aveuglé par une vengeance implacable, les conduira tous à leur perte. Puis, "l'homme qui renonça à son nom", dresse également le destin d'un homme : Nordstrom. A l'aube de ses quarante ans, il constate la fin de son couple et la perte de tout désir sexuel. Cette prise de conscience sera la première étape d'un retour en arrière sur son existence et une remise en question totale de sa vie conformiste. Cette quête le mènera à faire face, pour la première fois, à lui-même. Enfin "Légendes d'automne", la plus célèbre nouvelle de Jim Harrison, nous raconte une fresque familiale. Trois frères, Alfred, Tristan et Samuel quittent le Montana en octobre 1914 pour participer à la Grande guerre. Ce départ changera à jamais leur existence paisible et les confrontera à des tragédies successives. Là encore, nous suivons le parcours d'un homme, Tristan, être rebelle et passionné, il passe son existence à fuir. Si les univers de ces nouvelles sont bien différents, elles dressent toutes la renaissance de trois hommes. Face au destin implacable et aux drames qui jalonnent leur vie, ils vont faire face à eux-mêmes. La nature, omniprésente dans l'oeuvre de Jim Harrison, fusionne avec brio avec l'homme. Un recueil qui invite au voyage et nous plonge au coeur des grands espaces et de la psyché des personnages. Conquise par l'écriture de Jim Harrison, j'ai découvert une plume crue et vibrante qui parvient à dépeindre sans artifice l'âme humaine.
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  • denis76 Posté le 7 Avril 2020
    C’est l’histoire d’un Homme, un vrai de vrai : ) Montana, 1914. Three poor lonesome cow boys are going to Canada… Trois frères, que William Ludlow, leur père éleveur de chevaux natif des Cornouailles, a engagés pour soutenir l’Angleterre dans l’effort de guerre. Nous avons : Alfred, le Bon ; Tristan, la Brute, plus trappeur qu’éleveur ; Et Samuel, le… Gentil. A Ypres, quand il apprend que Samuel, le benjamin, est aspergé de gaz moutarde puis arrosé d’un tir de mitrailleuse allemande, Tristan, qui s’est donné pour mission de veiller sur son petit frère, s’effondre. Puis, à cheval avec ses compagnons, se rue sur Calais sans écouter l’officier, découvre les douze cadavres, embaume le cœur de son frère dans de la paraffine de bougie, et prépare sa vengeance. « Trois jours plus tard, le piquet de leur tente était orné de sept scalps blonds en train de sécher. » Il faut dire que Tristan a pour ami « Un Coup », Cheyenne qui rêve de voir les bisons renverser les trains. Tel est Tristan, qui tel un loup alpha sans foi ni maître, baroude borderline ensuite toute sa vie pour tenter d’oublier la mort de son frère. Avec alternativement sept ans de malheurs, puis sept ans... C’est l’histoire d’un Homme, un vrai de vrai : ) Montana, 1914. Three poor lonesome cow boys are going to Canada… Trois frères, que William Ludlow, leur père éleveur de chevaux natif des Cornouailles, a engagés pour soutenir l’Angleterre dans l’effort de guerre. Nous avons : Alfred, le Bon ; Tristan, la Brute, plus trappeur qu’éleveur ; Et Samuel, le… Gentil. A Ypres, quand il apprend que Samuel, le benjamin, est aspergé de gaz moutarde puis arrosé d’un tir de mitrailleuse allemande, Tristan, qui s’est donné pour mission de veiller sur son petit frère, s’effondre. Puis, à cheval avec ses compagnons, se rue sur Calais sans écouter l’officier, découvre les douze cadavres, embaume le cœur de son frère dans de la paraffine de bougie, et prépare sa vengeance. « Trois jours plus tard, le piquet de leur tente était orné de sept scalps blonds en train de sécher. » Il faut dire que Tristan a pour ami « Un Coup », Cheyenne qui rêve de voir les bisons renverser les trains. Tel est Tristan, qui tel un loup alpha sans foi ni maître, baroude borderline ensuite toute sa vie pour tenter d’oublier la mort de son frère. Avec alternativement sept ans de malheurs, puis sept ans de bonheurs, il est miraculeusement épargné par le destin, trafiquant au gré des aventures sur le vieux schooner de son grand-père Anglais. . Pour le style, rien à dire. Harrison est un vrai conteur ! A sa tête d’homme forgé par le soleil et l’alcool comme Ernest Hemingway, Cizia Zykë ou Blaise Cendras, on sent que ça ne rigole pas : en effet, en 1962, son père et sa sœur sont tués en voiture par un chauffard ivre. Le besoin de vengeance est là, canalisé par l’écriture… . Tristan, j’aime ce mec car, même s’il joue avec la loi, on peut se poser la question à chacune de ses infractions, la loi est-elle juste ? D’ailleurs, Tristan est au-delà des bla-blas éthiques : il vit ! De plus,il est généreux avec sa famille qu’il aime vraiment, et enfin, il a plein d’histoires passionnantes à raconter à ses enfants Samuel et Trois. . Enfin, il y a Suzannah, qui est un peu comme celle de « Le Prince des Marées » : ) Susanna Susanna Susanna, I'm crazy loving you Susanna Susanna Susanna, he's crazy loving you https://www.dailymotion.com/video/x8hlny
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  • marylinestan Posté le 19 Janvier 2020
    Décidément j’apprécie beaucoup cet auteur pour sa sensibilité à fleur de peau, son approche lucide, souvent désenchantée de l’âme humaine, sa manière de peindre les êtres tels qu’ils sont : dans leur complexité, leur inertie, avec leurs doutes ou leurs obsessions. L’écriture sophistiquée, tourmentée, jamais inutile papillonne entre les êtres et les sentiments. L’omniprésence de la nature donne un écho magique aux hommes en souffrance, établit avec eux un lien invisible, une sorte de respiration complice. Nordstrom le solitaire, inapte à communiquer, à partager, se recroqueville sur lui-même, semble extraire de ses propres cellules la sève qui lui permet d’exister. Il erre, tel un spectre, dans un monde qui ne le perçoit pas et qui pour lui est un décor sans âme. Le drame accompagne chacun des pas de Cochran, type qui a vécu plusieurs vies et continue de tracer sans se retourner, sans rêve ni envie jusqu’à ce qu’il rencontre la femme de son meilleur ami. Pas de rédemption : la violence le rattrape et fracasse la passion qui aurait dû le sauver. Trois frères, trois destins emportés dans le souffle morbide de la guerre, aux passions mort-nées ou avortées. Le jeune Samuel décède sous les... Décidément j’apprécie beaucoup cet auteur pour sa sensibilité à fleur de peau, son approche lucide, souvent désenchantée de l’âme humaine, sa manière de peindre les êtres tels qu’ils sont : dans leur complexité, leur inertie, avec leurs doutes ou leurs obsessions. L’écriture sophistiquée, tourmentée, jamais inutile papillonne entre les êtres et les sentiments. L’omniprésence de la nature donne un écho magique aux hommes en souffrance, établit avec eux un lien invisible, une sorte de respiration complice. Nordstrom le solitaire, inapte à communiquer, à partager, se recroqueville sur lui-même, semble extraire de ses propres cellules la sève qui lui permet d’exister. Il erre, tel un spectre, dans un monde qui ne le perçoit pas et qui pour lui est un décor sans âme. Le drame accompagne chacun des pas de Cochran, type qui a vécu plusieurs vies et continue de tracer sans se retourner, sans rêve ni envie jusqu’à ce qu’il rencontre la femme de son meilleur ami. Pas de rédemption : la violence le rattrape et fracasse la passion qui aurait dû le sauver. Trois frères, trois destins emportés dans le souffle morbide de la guerre, aux passions mort-nées ou avortées. Le jeune Samuel décède sous les balles allemandes, Alfred semble survivre dans une existence sans éclat, faiblement éclairée par son amour pour une femme au mental fragile qui en aime un autre : son frère. Et ce troisième frère donc, Tristan, exalté, écorché vif, brûle la vie par les deux bouts, se lance dans des entreprises périlleuses voire insensées et danse avec la mort pour la défier tandis qu’elle s’acharne à lui retirer des êtres chers. Récit terrible et bouleversant, à l’instar de l’épitaphe concernant celui qui dans la fratrie a vécu le plus longtemps : « Toujours seul, à l’écart, résolument solitaire, Tristan est enterré en Alberta. »
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  • Blackbooks Posté le 5 Janvier 2020
    « Chacun rêve d'une part de mystère dans son existence, mais rares sont ceux qui font ce qu'il faut pour la mériter ». Légendes d’automne c’est une rencontre avec des héros à la vie déjetée par la fatalité et la solitude. L’automne, c’est cette période particulière de l’année où la vie semble s’échapper peu à peu dans un dernier éclat irisé, un spasme chromatique. La feuille éphémère suspendue par un faible lien s’apprête à disparaître, laissant le squelette végétal affronter la froidure, tels ses trois enfants abandonnant leur père en cet automne de 1914 pour rejoindre le front de la guerre. C’est la défoliation massive autour de Tristan, qui peu à peu perd le fil de sa vie en perdant son frère Samuel. « Assis sur la souche et pliant sous le poids de son deuil auquel s'ajoutait la mort imminente de cette voûte de feuilles déjà roussies, il comprit confusément que la vie n'était rien d'autre qu'une accumulation d'actes quotidiens et sans cesse répétés »...L’automne, c’est l’exhalaison des odeurs âcres, tel ce corps nu tuméfié gisant dans son sang entouré de charognards attendant le glas annonciateur du festin. C’est l’espérance d’un rayon précaire qui changera la perception de la vision comme ses verres... « Chacun rêve d'une part de mystère dans son existence, mais rares sont ceux qui font ce qu'il faut pour la mériter ». Légendes d’automne c’est une rencontre avec des héros à la vie déjetée par la fatalité et la solitude. L’automne, c’est cette période particulière de l’année où la vie semble s’échapper peu à peu dans un dernier éclat irisé, un spasme chromatique. La feuille éphémère suspendue par un faible lien s’apprête à disparaître, laissant le squelette végétal affronter la froidure, tels ses trois enfants abandonnant leur père en cet automne de 1914 pour rejoindre le front de la guerre. C’est la défoliation massive autour de Tristan, qui peu à peu perd le fil de sa vie en perdant son frère Samuel. « Assis sur la souche et pliant sous le poids de son deuil auquel s'ajoutait la mort imminente de cette voûte de feuilles déjà roussies, il comprit confusément que la vie n'était rien d'autre qu'une accumulation d'actes quotidiens et sans cesse répétés »...L’automne, c’est l’exhalaison des odeurs âcres, tel ce corps nu tuméfié gisant dans son sang entouré de charognards attendant le glas annonciateur du festin. C’est l’espérance d’un rayon précaire qui changera la perception de la vision comme ses verres de mezcal que Cochran s’enfile dans la petite cours de la mission. Ce sont les courbes prononcées des talus ocrés par les pluies qui s’offrent à votre regard comme cette mexicaine au prénom si chantant. C’est le temps qui semble s’arrêter pour laisser place à l’imaginaire, à la création artistique, comme Nordstrom s’échappant du carcan quotidien en laissant son corps danser au rythme de ses pas, au son du frottement de ses pieds sur le sol...C’est la lumière qui disparaît comme cette vie fugace et matérielle dans laquelle nos héros semblent s’empêtrer. Vie dont ils ont été les acteurs sans jamais profiter concrètement, sans jamais espérer réaliser leurs rêves. « « Et si ma vie n'était qu'une gigantesque erreur ? » C'est à cela qu'il réfléchit toute la nuit, assis dans le petit salon. A l'aube, il décida qu'il ne désirait pas fuir le monde, mais s'enfuir vers le monde »... Légendes d’automne, un titre évocateur et mystique quand on connaît un tant soit peu l’univers de l'auteur. Ouvrir un livre de Jim Harrison, c’est reconnaître une communion entre l’homme et la nature, entre l’espèce humaine et son environnement, c’est s’attendre à des personnages forts, à des émotions ou des sentiments poussés à l’extrême, à des héros qui ne sont pas forcément fréquentables mais auxquels on finit par s’attacher. Légendes d’automne, c’est la vie des hommes, la violence quotidienne, la violence maudite mais parfois nécessaire. C’est l’incertitude liée face à la mort, face à la vie, c’est la symbolique de la vie que l’on découvre ou redécouvre au moment où on s’y attend le moins.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…