Lisez! icon: Search engine

Les moissons funèbres

10/18
EAN : 9782264070739
Code sériel : 5337
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm
Les moissons funèbres

Frédérique PRESSMANN (Traducteur)
Date de parution : 07/02/2019
Une bouleversante œuvre de non fiction littéraire, dans laquelle Jasmyn Ward nous livre un récit  autobiographique sur la jeunesse noire perdue du Mississippi.
En l’espace de quatre ans, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels Jesmyn Ward a grandi sont morts dans des circonstances violentes. Ces décès n’avaient aucun lien entre eux si ce n’est le spectre puissant de la pauvreté et du racisme qui balise l’entrée dans l’âge adulte des jeunes hommes issus... En l’espace de quatre ans, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels Jesmyn Ward a grandi sont morts dans des circonstances violentes. Ces décès n’avaient aucun lien entre eux si ce n’est le spectre puissant de la pauvreté et du racisme qui balise l’entrée dans l’âge adulte des jeunes hommes issus de la communauté africaine-américaine. Dans Les Moissons funèbres, livre devenu instantanément un classique de la littérature américaine, Jesmyn Ward raconte les difficultés rencontrées par la population rurale du Sud des États-Unis à laquelle elle appartient et porte tant d’affection.
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264070739
Code sériel : 5337
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mcd30 Posté le 9 Octobre 2019
    Dès la dédicace, Jesmyn Ward donne le ton : " À Joshua Adam Dedeaux, qui ouvre la voie et je le suis". Sous forme d'une chronique familiale ponctuée par cinq chapitres avec un prénom et deux dates. Les moissons funèbres ce sont cinq jeunes gens fauchés dans la fleur de l'âge ; des amis, des cousins et le frère de Jesmyn Ward, ils se sont élevés ensemble car les liens sont très fort dans sa communauté. Tout au long du roman , nous découvrons l'histoire de sa famille, de sa fratrie elles sont trois filles et un garçon. Joshua est le petit frère de Jesmyn, elle nous fait partager son amour et son admiration pour lui jusqu'à la fin. Bien que cela se passe dans le Mississippi, c'est bien plus que la vie d'une famille noire, c'est avant tout celle de ses familles pauvres de tout les pays. La misère est la même partout entraînant des suicides, de la violence, de l'alcoolisme, des drogués. La société en fait des exclus, des quantités négligeables, pas de main tendue. Rejetés dès la scolarité, ils deviennent ce que la société fait et attend d'eux. Jesmyn Ward n'enjolive rien; C'est très sombre mais la beauté vient... Dès la dédicace, Jesmyn Ward donne le ton : " À Joshua Adam Dedeaux, qui ouvre la voie et je le suis". Sous forme d'une chronique familiale ponctuée par cinq chapitres avec un prénom et deux dates. Les moissons funèbres ce sont cinq jeunes gens fauchés dans la fleur de l'âge ; des amis, des cousins et le frère de Jesmyn Ward, ils se sont élevés ensemble car les liens sont très fort dans sa communauté. Tout au long du roman , nous découvrons l'histoire de sa famille, de sa fratrie elles sont trois filles et un garçon. Joshua est le petit frère de Jesmyn, elle nous fait partager son amour et son admiration pour lui jusqu'à la fin. Bien que cela se passe dans le Mississippi, c'est bien plus que la vie d'une famille noire, c'est avant tout celle de ses familles pauvres de tout les pays. La misère est la même partout entraînant des suicides, de la violence, de l'alcoolisme, des drogués. La société en fait des exclus, des quantités négligeables, pas de main tendue. Rejetés dès la scolarité, ils deviennent ce que la société fait et attend d'eux. Jesmyn Ward n'enjolive rien; C'est très sombre mais la beauté vient de cet amour sans fin et du chagrin d'une sœur à la mort de son frère car les fratries sont là pour survivre aux parents et se souvenir de leur enfance. Pour l'autrice et sa famille, une partie de leur vie s'est arrêtée le 2 octobre 2000, à la mort de Joshua à 19 ans. Jesmyn Ward met des mots là où beaucoup d'entre nous, restons sans voix, elle exprime aussi son indignation quant à la mort de son frère, lors d'une collision avec un chauffeur blanc alcoolique qui n'a fait que très peu de prison prouvant encore une fois qu'il y a deux poids, deux mesures. Un roman magnifique où l'on ne peut que partager l'émotion, la stupeur où les interrogations de jesmyn Ward. C'est le troisième roman et à chaque fois, il se trouve toujours un personnage ou une situation, qui me correspond ou me rappelle un proche. Ce qu'elle raconte est universel et c'est pour ça qu'elle me touche autant.
    Lire la suite
    En lire moins
  • liberliber Posté le 30 Août 2019
    J'ai du mal à croire que l'auteure du magnifique « Bois sauvage », National Book Award en 2011, et celle des « Moissons funèbres » soient la même personne. « Entre 2000 et 2004, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels j'avais grandi sont morts de mort violente... » peut-on lire dans le prologue de ce récit autobiographique qui se déroule dans le Deep South américain. Née prématurée en 1977 d'une mère âgé de 18 ans qui perd très vite ses illusions et d'un père volage à peine plus vieux et « épris pour toujours de la promesse d'un ailleurs », Jesmyn est l'aînée d'une nombreuse fratrie. Malgré leurs origines africaines, françaises, espagnoles, indiennes et leurs couleurs de peau plus ou moins foncées, les membres de sa famille sont considérés comme Noirs c'est-à-dire comme la lie de la société aux Etats-Unis condamnés à la misère, à la drogue et à la délinquance. Obama est lui aussi considéré comme un Noir alors que sa mère est blanche ! Et, justement, celui qui remporta l'élection suprême est la preuve que, même si les Noirs sont évidemment davantage stigmatisés, « quand on veut on peut ». Ce qui m'a gênée dans ce livre, c'est cette sempiternelle position de victime. S'interroger sur le statut inférieur que la société... J'ai du mal à croire que l'auteure du magnifique « Bois sauvage », National Book Award en 2011, et celle des « Moissons funèbres » soient la même personne. « Entre 2000 et 2004, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels j'avais grandi sont morts de mort violente... » peut-on lire dans le prologue de ce récit autobiographique qui se déroule dans le Deep South américain. Née prématurée en 1977 d'une mère âgé de 18 ans qui perd très vite ses illusions et d'un père volage à peine plus vieux et « épris pour toujours de la promesse d'un ailleurs », Jesmyn est l'aînée d'une nombreuse fratrie. Malgré leurs origines africaines, françaises, espagnoles, indiennes et leurs couleurs de peau plus ou moins foncées, les membres de sa famille sont considérés comme Noirs c'est-à-dire comme la lie de la société aux Etats-Unis condamnés à la misère, à la drogue et à la délinquance. Obama est lui aussi considéré comme un Noir alors que sa mère est blanche ! Et, justement, celui qui remporta l'élection suprême est la preuve que, même si les Noirs sont évidemment davantage stigmatisés, « quand on veut on peut ». Ce qui m'a gênée dans ce livre, c'est cette sempiternelle position de victime. S'interroger sur le statut inférieur que la société a assigné aux Noirs ne doit pas les empêcher d'aller au-delà du ressentiment pour avancer. C'est par ailleurs ce qu'a fait l'auteure en s'extrayant de son milieu d'origine grâce à des études (financées par la famille blanche pour laquelle sa mère travaillait) et c'est la raison pour laquelle j'ai du mal à comprendre sa posture. Sauf à dresser un tombeau littéraire à ses frères disparus. La plupart des bons écrivains sont, si ce n'est malheureux, souvent marqués par la vie. Leurs douleurs constitueraient le matériau essentiel à la création de leurs œuvres. Jesmyn Ward l'a confirmé dans son premier roman publié en France. Et c'est parce qu'elle a « hérité de tout ce bordel », qu'elle a su créer des personnages de fiction superbes. Dommage que son talent n'ait pas été totalement mis au service de son autobiographie qui oscille entre portraits affectueux des siens, surtout de sa mère à laquelle elle rend un hommage émouvant, et analyse de la situation des Noirs.
    Lire la suite
    En lire moins
  • lehibook Posté le 20 Mai 2019
    « Les moissons funèbres » de Jesmyn Ward .Ce texte autobiographique est à la fois un Requiem et un témoignage d’amour . Pour son frère Joshua , pour ses amis disparus tragiquement (suicide, accident ,règlement de compte ) pour tous ces jeunes noirs lancés dans une course à l’autodestruction . Mais au-delà de la charge émotionnelle ,ce livre est aussi une réflexion sur les causes de ce terrible état de fait et un acte d’accusation contre ce sud des Etats unis gangrené par le racisme et une société américaine impitoyable envers les pauvres. C’est aussi un cri d’amour envers les lieux et la communauté où la romancière a grandi , source et aliment de son œuvre remarquable .
  • MilleetunepagesLM Posté le 13 Mai 2019
    Le commentaire de Lynda : Jesmyn Ward, fait la lumière sur les maux et les attitudes racistes envers les garçons et les hommes noirs en Amérique, et ce, en utilisant les récits tragiques d'amis et de membres de la famille décédés, des suites d'un racisme institutionnel. La construction du récit est géniale, l'auteure partage avec nous, les histoires de ses amis, de son cousin et de son frère tout en mêlant sa propre histoire et des réflexions de son enfance. Elle a partagé de dures vérités sur ses parents, en soulignant le rôle et l'image de sa mère, celle qu'elle nous présente comme une héroïne qui, comme la plupart des mères noires, travaille et se bat pour sa famille, tout en tenant compte des épreuves et tribulations inévitables qui l'accompagnent, surtout si elle est pauvre et noire. Ce livre démontre toute l'anxiété et les peurs que la population ressentait depuis des années pour leurs fils, leurs neveux, puisqu'ils sont en danger. Ce livre m'a vraiment touché, il m'a amené à avoir des réflexions importantes sur ce sujet, sur le rôle des jeunes hommes noirs dans la société et la façon qu'ils sont considérés dans les quartiers du sud des États-Unis. Tout au... Le commentaire de Lynda : Jesmyn Ward, fait la lumière sur les maux et les attitudes racistes envers les garçons et les hommes noirs en Amérique, et ce, en utilisant les récits tragiques d'amis et de membres de la famille décédés, des suites d'un racisme institutionnel. La construction du récit est géniale, l'auteure partage avec nous, les histoires de ses amis, de son cousin et de son frère tout en mêlant sa propre histoire et des réflexions de son enfance. Elle a partagé de dures vérités sur ses parents, en soulignant le rôle et l'image de sa mère, celle qu'elle nous présente comme une héroïne qui, comme la plupart des mères noires, travaille et se bat pour sa famille, tout en tenant compte des épreuves et tribulations inévitables qui l'accompagnent, surtout si elle est pauvre et noire. Ce livre démontre toute l'anxiété et les peurs que la population ressentait depuis des années pour leurs fils, leurs neveux, puisqu'ils sont en danger. Ce livre m'a vraiment touché, il m'a amené à avoir des réflexions importantes sur ce sujet, sur le rôle des jeunes hommes noirs dans la société et la façon qu'ils sont considérés dans les quartiers du sud des États-Unis. Tout au long de la lecture de cette autobiographie, j'ai senti que Jesmyn Ward était réaliste et honnête ; elle nous relate des parties de sa vie et celles des membres de sa famille. Jesmyn Ward, raconte l’histoire de sa vie de pauvre et de noire dans la région côtière rurale du Mississippi avec la vie de cinq jeunes hommes, y compris son frère, décédé deux ans après avoir terminé ses études. Elle écrit avec fougue et passion, alors qu'elle capture les injustices quotidiennes et systémiques auxquelles elle et sa famille ont été confrontées et les difficultés qu'elles ont traversées. Ce qui est également clair, c’est l’amour profond et les racines qui la lient aux gens et au lieu où elle a été élevée. Ce livre va vous briser le cœur, vous faire réfléchir et vous mettre en colère, tout à la fois. Il y a tellement de choses à dire sur ce livre et ce petit commentaire ne lui donne pas tout le mérite qu'il lui revient. Cependant, je recommande fortement à tous de lire ce livre.
    Lire la suite
    En lire moins
  • carolitne Posté le 6 Avril 2019
    Sur la route des souvenirs de Jesmyn Ward, dans le rétroviseur, défile son enfance. Famille nombreuse, père défaillant, mère courage. Précarité, violence, racisme dominent à DeLisle, Mississippi. Avec son regard adulte, elle analyse son enfance et son adolescence. Avec comme fil conducteur le rôle des conditions socio - économiques sur la vie des êtres humains. L'importance des mères, le rôle primordial des femmes dans les familles , le matriarcat comme garant de la résilience et de la lutte des Noirs dans le Sud des États - Unis. Comme rempart à l'absence des hommes, des maris, des pères; inéluctable, en raison de la pauvreté endémique et de l'absence d'avenir. La drogue, la violence, la délinquance comme ultime moyen de scène sortir. La perte. Les pertes. Du père d'abord. Des amis ensuite. Des hommes en général. Sur la route des souvenirs de Jesmyn Ward. Des croix jalonnent le bas-côté. Roger Eric Daniels III 1981-2004 Desmond Dedeaux 1972-2004 Charles Joseph Martin 1983 - 2004 Ronald Wayne Lizana 1983 - 2002 Des hommes. Morts. Jeunes. Drogue. Violence. Accident. Les hommes noirs meurent jeunes dans le sud des États-Unis. "Nos vies sont nos morts" Sur la route des souvenirs, deux voies se croisent. L'histoire autobiographique de Jesmyn. Ponctuée par les récits des décès de ces quatre proches. A rebours. Deux fils pour un même... Sur la route des souvenirs de Jesmyn Ward, dans le rétroviseur, défile son enfance. Famille nombreuse, père défaillant, mère courage. Précarité, violence, racisme dominent à DeLisle, Mississippi. Avec son regard adulte, elle analyse son enfance et son adolescence. Avec comme fil conducteur le rôle des conditions socio - économiques sur la vie des êtres humains. L'importance des mères, le rôle primordial des femmes dans les familles , le matriarcat comme garant de la résilience et de la lutte des Noirs dans le Sud des États - Unis. Comme rempart à l'absence des hommes, des maris, des pères; inéluctable, en raison de la pauvreté endémique et de l'absence d'avenir. La drogue, la violence, la délinquance comme ultime moyen de scène sortir. La perte. Les pertes. Du père d'abord. Des amis ensuite. Des hommes en général. Sur la route des souvenirs de Jesmyn Ward. Des croix jalonnent le bas-côté. Roger Eric Daniels III 1981-2004 Desmond Dedeaux 1972-2004 Charles Joseph Martin 1983 - 2004 Ronald Wayne Lizana 1983 - 2002 Des hommes. Morts. Jeunes. Drogue. Violence. Accident. Les hommes noirs meurent jeunes dans le sud des États-Unis. "Nos vies sont nos morts" Sur la route des souvenirs, deux voies se croisent. L'histoire autobiographique de Jesmyn. Ponctuée par les récits des décès de ces quatre proches. A rebours. Deux fils pour un même récit. Qui vont se croiser. Dans le Mississippi, deux routes se croisent. Sur l'une d'elle, Joshua, le frère de Jesmyn, 20 ans. Sur l'autre un homme. Ivre. Les routes se croisent. Les voitures se percutent. Joshua ne survivra pas. Jesmyn connaîtra la perte une fois de plus . Impossible à surmonter. Si ce n'est par la force des mots, le poids de l'écrit. Qui donneront à Jesmyn Ward le courage d'écrire ce roman qui questionne l'Amérique, ses choix politiques et économiques qui laissent encore actuellement toute une population dans la précarité et la souffrance. Un roman qui annonce les thèmes abordés dans "le chant des revenants" et leur donne une résonance particulière.
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…