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EAN : 9782264070739
Code sériel : 5337
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Les moissons funèbres

Frédérique PRESSMANN (Traducteur)
Date de parution : 07/02/2019
Une bouleversante œuvre de non fiction littéraire, dans laquelle Jasmyn Ward nous livre un récit  autobiographique sur la jeunesse noire perdue du Mississippi.
En l’espace de quatre ans, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels Jesmyn Ward a grandi sont morts dans des circonstances violentes. Ces décès n’avaient aucun lien entre eux si ce n’est le spectre puissant de la pauvreté et du racisme qui balise l’entrée dans l’âge adulte des jeunes hommes issus... En l’espace de quatre ans, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels Jesmyn Ward a grandi sont morts dans des circonstances violentes. Ces décès n’avaient aucun lien entre eux si ce n’est le spectre puissant de la pauvreté et du racisme qui balise l’entrée dans l’âge adulte des jeunes hommes issus de la communauté africaine-américaine. Dans Les Moissons funèbres, livre devenu instantanément un classique de la littérature américaine, Jesmyn Ward raconte les difficultés rencontrées par la population rurale du Sud des États-Unis à laquelle elle appartient et porte tant d’affection.
 
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EAN : 9782264070739
Code sériel : 5337
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Annette55 Posté le 6 Février 2020
    «  Notre chagrin, ajouté aux autres fardeaux de nos existences , aux autres pertes , nous enfonce peu à peu dans le sol et un jour nous nous retrouvons ensevelis dans une tombe de sable rouge. Finalement nos vies sont nos morts...Instinctivement, C. J .le savait .Les mots me manquent . » Un extrait significatif de ce «  récit du souvenir » autobiographique , une chronique familiale, qui répond à de nombreuses questions sur l'Amérique d'aujourd'hui, celle de la population rurale du sud des Etats- Unis, notamment à DeLisle , au Mississipi . Jesmyn est née en 1977 , aînée d'une famille nombreuse. Elle conte sa jeunesse difficile des années 80 aux années 2000 ,parmi les familles afro - américaines cernées par la pauvreté ,la violence et le racisme. Le père, volage, dresse des chiens de combat , s'achète une moto , choix peu judicieux , joue avec ses enfants, épris depuis toujours de la promesse d'un ailleurs qu'il n'atteindra jamais ... Indolent, il a un côté sombre, la violence l'anime il aime la beauté élémentaire du combat , apprend à son pitbull pure race , à se battre avec des chambres à air . Il trompe allègrement son épouse ( une succession de filles qu'il... «  Notre chagrin, ajouté aux autres fardeaux de nos existences , aux autres pertes , nous enfonce peu à peu dans le sol et un jour nous nous retrouvons ensevelis dans une tombe de sable rouge. Finalement nos vies sont nos morts...Instinctivement, C. J .le savait .Les mots me manquent . » Un extrait significatif de ce «  récit du souvenir » autobiographique , une chronique familiale, qui répond à de nombreuses questions sur l'Amérique d'aujourd'hui, celle de la population rurale du sud des Etats- Unis, notamment à DeLisle , au Mississipi . Jesmyn est née en 1977 , aînée d'une famille nombreuse. Elle conte sa jeunesse difficile des années 80 aux années 2000 ,parmi les familles afro - américaines cernées par la pauvreté ,la violence et le racisme. Le père, volage, dresse des chiens de combat , s'achète une moto , choix peu judicieux , joue avec ses enfants, épris depuis toujours de la promesse d'un ailleurs qu'il n'atteindra jamais ... Indolent, il a un côté sombre, la violence l'anime il aime la beauté élémentaire du combat , apprend à son pitbull pure race , à se battre avec des chambres à air . Il trompe allègrement son épouse ( une succession de filles qu'il aimait et trompait les unes après les autres) lui redit son dévouement ,plaide non coupable. Elle finira par s'en séparer. .. L'auteure rend un hommage appuyé à sa mère, femme laborieuse,qui portera à bout de bras ses quatre enfants ,travaillera dur comme femme de ménage chez des blancs aisés durant des années, sacrifice permanent exigé des femmes rurales, noires et démunies dans le Sud des Etats - Unis. Avec un désespoir croissant, une douleur infinie elle enterrera ses rêves , convaincue de leur futilité .... Témoignage d'amour émouvant pour son frère Joshua et pour ses amis disparus très jeunes : suicide , accident, règlement de comptes ,ravages de la drogue, délinquance, désespérance , cet ouvrage analyse comment pour oublier la misère , la grande pauvreté, les inégalités sociales dans une course effrénée à l'auto - destruction, tous ces jeunes boivent et fument énormément ,l'alcool est un VRAI FLÉAU : le récit est rythmé par les morts violentes d'hommes proches de l'auteure . On cherche à oublier la misère en brûlant la chandelle par les deux bouts, en roulant vite, en se shootant, sans travail ni perpective ... Certains chapitres titrent les noms et dates de naissance des disparus , entrecoupés par les temps de l'adolescence de Jesmyn,ses soeurs et son frère . «  Le désespoir se trouvait à la source de nos addictions » .. «  Une lutte contre le vide, le silence, le chagrin, le regret , la perte » ... Ce livre est un acte d'accusation engagé , travaillé, une réflexion émouvante , prenante , pessimiste contre le Sud des U.S ,gangrené par le racisme et une société américaine impitoyable envers les pauvres. Un livre fort , bien écrit, qui s'inscrit dans la lignée de la grande Toni-Morrison . Un ouvrage qui reste dans les mémoires .... Les moissons .....funèbres... ....
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  • Chestakova Posté le 14 Janvier 2020
    Récit autobiographique qui met en scène la mort du frère, comme une fin inéluctable dans ce petit coin du sud des Etats Unis. Jesmyn Ward écrit là, un livre fort, intelligent et sensible, en forme d'hommage à une communauté blessée et sa culture , avec de belles pages sur la souffrance à vivre pour ceux qui restent.
  • isa-vp Posté le 31 Décembre 2019
    Un magnifique récit autobiographique qui dépasse largement le cadre de la jeunesse de l’auteure pour soulever les questions existentielles que se posent les jeunes afro-américains dans l’Amérique de la deuxième moitié du XXème siècle. Deux fils d’histoire se déroulent en parallèle ; l’un raconte la vie de la communauté noire, à De Lisle et Pass Christian, dans l’état du Mississippi, dans «un monde de femmes laborieuses et de pères absents», où le chômage et la pauvreté sont endémiques. L’autre fil remonte le temps en retraçant la vie jusqu’à leur mort de cinq jeunes hommes dont l’auteure a partagé la jeunesse et qui résonnent encore dans les rues de ces petites villes rurales. Jesmyn WARD nous livre cet essai avec une violence et une sensibilité qui émeut au plus haut point et je vais avoir du mal à dépasser le désarroi que m’en a procuré sa lecture. Et, au-delà du choc d’une telle d’injustice sociale et de l’incommensurable désespoir des jeunes qui pèse sur leurs vies « comme un grand voile noir », je garde cette phrase en mémoire pour tenter de croire à un avenir meilleur « Nous survivrons ; nous sommes des sauvages ».
  • mcd30 Posté le 9 Octobre 2019
    Dès la dédicace, Jesmyn Ward donne le ton : " À Joshua Adam Dedeaux, qui ouvre la voie et je le suis". Sous forme d'une chronique familiale ponctuée par cinq chapitres avec un prénom et deux dates. Les moissons funèbres ce sont cinq jeunes gens fauchés dans la fleur de l'âge ; des amis, des cousins et le frère de Jesmyn Ward, ils se sont élevés ensemble car les liens sont très fort dans sa communauté. Tout au long du roman , nous découvrons l'histoire de sa famille, de sa fratrie elles sont trois filles et un garçon. Joshua est le petit frère de Jesmyn, elle nous fait partager son amour et son admiration pour lui jusqu'à la fin. Bien que cela se passe dans le Mississippi, c'est bien plus que la vie d'une famille noire, c'est avant tout celle de ses familles pauvres de tout les pays. La misère est la même partout entraînant des suicides, de la violence, de l'alcoolisme, des drogués. La société en fait des exclus, des quantités négligeables, pas de main tendue. Rejetés dès la scolarité, ils deviennent ce que la société fait et attend d'eux. Jesmyn Ward n'enjolive rien; C'est très sombre mais la beauté vient... Dès la dédicace, Jesmyn Ward donne le ton : " À Joshua Adam Dedeaux, qui ouvre la voie et je le suis". Sous forme d'une chronique familiale ponctuée par cinq chapitres avec un prénom et deux dates. Les moissons funèbres ce sont cinq jeunes gens fauchés dans la fleur de l'âge ; des amis, des cousins et le frère de Jesmyn Ward, ils se sont élevés ensemble car les liens sont très fort dans sa communauté. Tout au long du roman , nous découvrons l'histoire de sa famille, de sa fratrie elles sont trois filles et un garçon. Joshua est le petit frère de Jesmyn, elle nous fait partager son amour et son admiration pour lui jusqu'à la fin. Bien que cela se passe dans le Mississippi, c'est bien plus que la vie d'une famille noire, c'est avant tout celle de ses familles pauvres de tout les pays. La misère est la même partout entraînant des suicides, de la violence, de l'alcoolisme, des drogués. La société en fait des exclus, des quantités négligeables, pas de main tendue. Rejetés dès la scolarité, ils deviennent ce que la société fait et attend d'eux. Jesmyn Ward n'enjolive rien; C'est très sombre mais la beauté vient de cet amour sans fin et du chagrin d'une sœur à la mort de son frère car les fratries sont là pour survivre aux parents et se souvenir de leur enfance. Pour l'autrice et sa famille, une partie de leur vie s'est arrêtée le 2 octobre 2000, à la mort de Joshua à 19 ans. Jesmyn Ward met des mots là où beaucoup d'entre nous, restons sans voix, elle exprime aussi son indignation quant à la mort de son frère, lors d'une collision avec un chauffeur blanc alcoolique qui n'a fait que très peu de prison prouvant encore une fois qu'il y a deux poids, deux mesures. Un roman magnifique où l'on ne peut que partager l'émotion, la stupeur où les interrogations de jesmyn Ward. C'est le troisième roman et à chaque fois, il se trouve toujours un personnage ou une situation, qui me correspond ou me rappelle un proche. Ce qu'elle raconte est universel et c'est pour ça qu'elle me touche autant.
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  • liberliber Posté le 30 Août 2019
    J'ai du mal à croire que l'auteure du magnifique « Bois sauvage », National Book Award en 2011, et celle des « Moissons funèbres » soient la même personne. « Entre 2000 et 2004, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels j'avais grandi sont morts de mort violente... » peut-on lire dans le prologue de ce récit autobiographique qui se déroule dans le Deep South américain. Née prématurée en 1977 d'une mère âgé de 18 ans qui perd très vite ses illusions et d'un père volage à peine plus vieux et « épris pour toujours de la promesse d'un ailleurs », Jesmyn est l'aînée d'une nombreuse fratrie. Malgré leurs origines africaines, françaises, espagnoles, indiennes et leurs couleurs de peau plus ou moins foncées, les membres de sa famille sont considérés comme Noirs c'est-à-dire comme la lie de la société aux Etats-Unis condamnés à la misère, à la drogue et à la délinquance. Obama est lui aussi considéré comme un Noir alors que sa mère est blanche ! Et, justement, celui qui remporta l'élection suprême est la preuve que, même si les Noirs sont évidemment davantage stigmatisés, « quand on veut on peut ». Ce qui m'a gênée dans ce livre, c'est cette sempiternelle position de victime. S'interroger sur le statut inférieur que la société... J'ai du mal à croire que l'auteure du magnifique « Bois sauvage », National Book Award en 2011, et celle des « Moissons funèbres » soient la même personne. « Entre 2000 et 2004, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels j'avais grandi sont morts de mort violente... » peut-on lire dans le prologue de ce récit autobiographique qui se déroule dans le Deep South américain. Née prématurée en 1977 d'une mère âgé de 18 ans qui perd très vite ses illusions et d'un père volage à peine plus vieux et « épris pour toujours de la promesse d'un ailleurs », Jesmyn est l'aînée d'une nombreuse fratrie. Malgré leurs origines africaines, françaises, espagnoles, indiennes et leurs couleurs de peau plus ou moins foncées, les membres de sa famille sont considérés comme Noirs c'est-à-dire comme la lie de la société aux Etats-Unis condamnés à la misère, à la drogue et à la délinquance. Obama est lui aussi considéré comme un Noir alors que sa mère est blanche ! Et, justement, celui qui remporta l'élection suprême est la preuve que, même si les Noirs sont évidemment davantage stigmatisés, « quand on veut on peut ». Ce qui m'a gênée dans ce livre, c'est cette sempiternelle position de victime. S'interroger sur le statut inférieur que la société a assigné aux Noirs ne doit pas les empêcher d'aller au-delà du ressentiment pour avancer. C'est par ailleurs ce qu'a fait l'auteure en s'extrayant de son milieu d'origine grâce à des études (financées par la famille blanche pour laquelle sa mère travaillait) et c'est la raison pour laquelle j'ai du mal à comprendre sa posture. Sauf à dresser un tombeau littéraire à ses frères disparus. La plupart des bons écrivains sont, si ce n'est malheureux, souvent marqués par la vie. Leurs douleurs constitueraient le matériau essentiel à la création de leurs œuvres. Jesmyn Ward l'a confirmé dans son premier roman publié en France. Et c'est parce qu'elle a « hérité de tout ce bordel », qu'elle a su créer des personnages de fiction superbes. Dommage que son talent n'ait pas été totalement mis au service de son autobiographie qui oscille entre portraits affectueux des siens, surtout de sa mère à laquelle elle rend un hommage émouvant, et analyse de la situation des Noirs.
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  • News
    10/18

    Jesmyn Ward : "Le chant des revenants", la voix des réprouvés

    Deux fois récompensée du National Book Award, la jeune quadragénaire Jesmyn Ward publie avec Le chant des revenants (Sing, Unburied, Sing en VO) une chronique à la fois cruelle et tendre sur la salutaire solidarité familiale d'une poignée de personnages nés noirs ou métis dans un Mississippi encore aujourd'hui souvent confronté au démon du racisme.

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