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EAN : 9782264070739
Code sériel : 5337
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Les moissons funèbres

Frédérique PRESSMANN (Traducteur)
Date de parution : 07/02/2019
Une bouleversante œuvre de non fiction littéraire, dans laquelle Jasmyn Ward nous livre un récit  autobiographique sur la jeunesse noire perdue du Mississippi.
En l’espace de quatre ans, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels Jesmyn Ward a grandi sont morts dans des circonstances violentes. Ces décès n’avaient aucun lien entre eux si ce n’est le spectre puissant de la pauvreté et du racisme qui balise l’entrée dans l’âge adulte des jeunes hommes issus... En l’espace de quatre ans, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels Jesmyn Ward a grandi sont morts dans des circonstances violentes. Ces décès n’avaient aucun lien entre eux si ce n’est le spectre puissant de la pauvreté et du racisme qui balise l’entrée dans l’âge adulte des jeunes hommes issus de la communauté africaine-américaine. Dans Les Moissons funèbres, livre devenu instantanément un classique de la littérature américaine, Jesmyn Ward raconte les difficultés rencontrées par la population rurale du Sud des États-Unis à laquelle elle appartient et porte tant d’affection.
 
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EAN : 9782264070739
Code sériel : 5337
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Deej1223 Posté le 1 Septembre 2020
    « Les moissons funèbres », ou quand la vie n’est que fardeau sciant les épaules de tous ses maux d’un plein fagot. Fin des années ‘80, plongé au cœur des terres arides et retranchées du Mississipi, le cauchemar des chaînes continuent pourtant de tinter, de garder à bonne distance, regard chargé de mépris du chien de faïence, d’exclure, de hanter; gangrène indélébile de cette haine abjecte mais tonitruante. Et avec ces États supposément Unis, mais qui se retrouvent pourtant encore à vif aujourd’hui, à cor comme à cri, lecture qui n’aurait pu être davantage d’actualité, Jesmyn Ward y relatant son histoire, sa vision, sa vie, où l’ombre de la fourche y faucha sans vergogne par 5 fois, raison même pourquoi elle décida de pleurer sa peine sur papier, tenter d’y exorciser ses cafards, ses gravats, pour que sa réalité, partagée par milliers, teints sombres comme yeux bridés, ne tombe pas dans l’oubli.
  • FloChavy Posté le 13 Juillet 2020
    Re#769;cit autobiographique ou chronique de cinq morts annonce#769;es ce livre te#769;moigne du fait que malgre#769; un destin trace#769; d'avance surtout lorsqu'on est jeune noir et pauvre dans une socie#769;te#769; ou#768; le racisme pre#769;domine, on peut encore s'en sortir. Ne#769;e dans une famille noire, pauvre et tre#768;s vite devenue monoparentale vivant dans le sud rural des E#769;tats Unis, l'auteure nous raconte le quotidien de cette jeunesse noire en que#770;te d'un avenir meilleur. Mais peut on vraiment e#769;chapper a#768; son destin lorsqu'on est noir, pauvre, et sans instruction? Jesmyn Ward, qui elle aussi a du#770; lutter pour se sortir de l'alcool et de la drogue a eu plus de chance que son jeune fre#768;re et ses cousins et s'est sauve#769;e gra#770;ce a#768; l'e#769;criture. Avec violence mais sans pathos ni apitoiement elle nous raconte son histoire.
  • mathildecotton38 Posté le 1 Juin 2020
    J'ai commencé ma découverte de l'œuvre de Jesmyn Ward avec son récit autobiographique. L'auteure revient sur son enfance dans le Mississippi, sur la vie de ses parents et surtout s'interroge sur les raisons qui font qu'autant de jeunes hommes afro-américains de son entourage très proche meurent jeunes et dans des circonstances violentes. Elle montre l'horreur du déterminisme qui pèse sur ses gens abandonnés et méprisés, les ravages de la pauvreté et de la discrimination. Elle rend hommage aux ressources de sa mère qui a élevé quasiment seule quatre enfants (elle a cette réflexion très intéressante sur l'influence que l'esclavage a eue sur le comportement des pères en détruisant toute possibilité de cellule familiale). Il s'agit d'un livre bouleversant mais pénible à lire, le titre est éloquent. Sur la couverture c'est elle et son petit frère, ce qui rend le texte encore plus touchant.
  • Myriam3 Posté le 11 Avril 2020
    A quarante ans, après deux romans publiés et une notoriété installée, Jesmyn Ward trouve enfin le courage d'écrire sur les années noires des années noires, où elle perdu en quatre ans son frère puis trois de ses amis, tous victimes, de près ou de loin, de la situation précaire dans laquelle vivent les Noirs dans le Sud des Etats-Unis. Ce roman autobiographique est l'occasion pour elle de revenir sur son passé et celui de sa famille ainsi que de décortiquer les raisons possibles de ces morts violentes. En quelques mots, le paysage inquiétant de Delisle, Mississippi se dessine, quelques maisons sur pilotis sur des terrains défrichés entourés de forêts, les routes longues et étroites où le ciel apparaît entre les cimes des pins, les jeunes Noirs désoeuvrés, buvant des bières autour d'une vieille voiture cabossée, riant, écoutant de la musique, écoutant les bruits de la nuit, les criquets, le silence alentour, et plus loin, les manoirs des Blancs au bord des falaises et perdus dans le bayou. Jesmyn grandit dans une famille de quatre enfants, Josh est son cadet de deux ans. A l'adolescence, il part vivre avec son père, elle reste chez sa mère qui a la chance de... A quarante ans, après deux romans publiés et une notoriété installée, Jesmyn Ward trouve enfin le courage d'écrire sur les années noires des années noires, où elle perdu en quatre ans son frère puis trois de ses amis, tous victimes, de près ou de loin, de la situation précaire dans laquelle vivent les Noirs dans le Sud des Etats-Unis. Ce roman autobiographique est l'occasion pour elle de revenir sur son passé et celui de sa famille ainsi que de décortiquer les raisons possibles de ces morts violentes. En quelques mots, le paysage inquiétant de Delisle, Mississippi se dessine, quelques maisons sur pilotis sur des terrains défrichés entourés de forêts, les routes longues et étroites où le ciel apparaît entre les cimes des pins, les jeunes Noirs désoeuvrés, buvant des bières autour d'une vieille voiture cabossée, riant, écoutant de la musique, écoutant les bruits de la nuit, les criquets, le silence alentour, et plus loin, les manoirs des Blancs au bord des falaises et perdus dans le bayou. Jesmyn grandit dans une famille de quatre enfants, Josh est son cadet de deux ans. A l'adolescence, il part vivre avec son père, elle reste chez sa mère qui a la chance de pouvoir la mettre dans une école privée où elle sera la seule Noire, tandis que son frère, moins doué, apprend à devenir un homme au coeur de la Nouvelle-Orléans. Tous ces garçons que Jesmyn a connu enfants, souriants, joyeux, beaux, découvrent vite qu'il n'y a pas d'avenir pour eux. Pilote, astronaute, médecin, pompier... impossible. Dans ce sud où les fantômes du Klu Klux Klan circulent encore dans les familles blanches, les jeunes filles noires apprennent l'amertume et les garçons la frustration de leurs situations. Leurs parents ont connu le crack et la coke, aujourd'hui c'est les enfants qui en vendent car quoi faire d'autre. Cette vie que Jesmyn esquisse et qui est la sienne et celle de son entourage, on en comprend la valeur universelle par les chiffres qu'elle énonce en fin de roman. Elle a su, par son écriture sincère, nous plonger au coeur de cette Amérique que l'on ne voit souvent que de loin ou fictionnalisé. C'est un vrai roman coup de poing, révoltant bien sûr, et je pense qu'il a fallu un énorme courage à Jesmyn Ward pour finir par l'écrire.
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  • missk_paris Posté le 5 Avril 2020
    Quelle claque ! Ce livre est bouleversant, d’autant plus quand on sait qu’il s’agit d’une autobiographie. Le récit est entrecoupé de l’histoire de cinq des amis, cousins et surtout frère cadet de Jesmyn Ward, tous disparus bien trop tôt. L’histoire récente de ce sud des États Unis où le drapeau des confédérés flotte encore trop souvent au vent, et où la justice n’est pas la même selon la couleur de sa peau. Jesmyn s’interroge sur le fait que de génération en génération, « les jeunes noirs ont toujours passé leur temps à mourir, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que les enfants et quelques vieux, comme après une guerre. » Elle n’en a choisit que cinq, mais la pauvreté, la promiscuité des logements , la drogue, les études réduites à peu de choses, le chômage, les perspectives d’avenir ... tout contribue à faire de cette population noire du Mississippi une de celle où le taux de criminalité est le plus important. Jesmyn grandit dans cet univers où, malgré tout, l’entraide, le partage et la générosité sont légion. Parce qu’identifiée comme très bonne élève, elle bénéficiera, grâce à un des employeurs de sa mère, des meilleures écoles. Elle relaie ainsi, grâce à sa très belle plume,... Quelle claque ! Ce livre est bouleversant, d’autant plus quand on sait qu’il s’agit d’une autobiographie. Le récit est entrecoupé de l’histoire de cinq des amis, cousins et surtout frère cadet de Jesmyn Ward, tous disparus bien trop tôt. L’histoire récente de ce sud des États Unis où le drapeau des confédérés flotte encore trop souvent au vent, et où la justice n’est pas la même selon la couleur de sa peau. Jesmyn s’interroge sur le fait que de génération en génération, « les jeunes noirs ont toujours passé leur temps à mourir, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que les enfants et quelques vieux, comme après une guerre. » Elle n’en a choisit que cinq, mais la pauvreté, la promiscuité des logements , la drogue, les études réduites à peu de choses, le chômage, les perspectives d’avenir ... tout contribue à faire de cette population noire du Mississippi une de celle où le taux de criminalité est le plus important. Jesmyn grandit dans cet univers où, malgré tout, l’entraide, le partage et la générosité sont légion. Parce qu’identifiée comme très bonne élève, elle bénéficiera, grâce à un des employeurs de sa mère, des meilleures écoles. Elle relaie ainsi, grâce à sa très belle plume, la spirale de violence pour les hommes ou en version féminine le rôle des femmes au foyer, ceux-ci étant malmenés. Les femmes sont très présentes dans ce récit : sa mère qui « avait tenté d’échapper au destin qui lui était promis à sa naissance, à ce monde de femmes laborieuses, de pères absents, ou l’éducation était sommaire et les opportunités inexistantes ». Mais aussi ses soeurs chéries, les petites amies de ses proches. Grace à ses lectures, elle s’évade, s’extrait d’un « monde qu’elle ne comprend pas, qui ne lui explique rien, surtout pas le chemin à suivre. » On est au milieu du bayou, à quelques encablures de la Nouvelle-Orleans, cette partie de l’Amérique qui a été dévastée par Katrina. Cet ouragan qui a dévasté tant de vies, de maisons, et qui aurait pu dévaster l’esquisse de ce récit alors dans le disque dur de l’auteure.
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    10/18

    Jesmyn Ward : "Le chant des revenants", la voix des réprouvés

    Deux fois récompensée du National Book Award, la jeune quadragénaire Jesmyn Ward publie avec Le chant des revenants (Sing, Unburied, Sing en VO) une chronique à la fois cruelle et tendre sur la salutaire solidarité familiale d'une poignée de personnages nés noirs ou métis dans un Mississippi encore aujourd'hui souvent confronté au démon du racisme.

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