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10/18
EAN : 9782264016201
Code sériel : 2205
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 177 x 108 mm

Nord-Michigan

Sara OUDIN (Traducteur)
Date de parution : 01/09/1991

Instituteur dans une bourgade rurale du Nord-Michigan, Joseph coule des jours tranquilles dans la ferme de ses parents. Entre la chasse et la pêche, il partage ses nuits avec Rosalee, l’amie d’enfance, l’éternelle fiancée. Quand survient Catherine, une de ses élèves, âgée de dix-sept ans et très affranchie, déterminée à...

Instituteur dans une bourgade rurale du Nord-Michigan, Joseph coule des jours tranquilles dans la ferme de ses parents. Entre la chasse et la pêche, il partage ses nuits avec Rosalee, l’amie d’enfance, l’éternelle fiancée. Quand survient Catherine, une de ses élèves, âgée de dix-sept ans et très affranchie, déterminée à bouleverser le cours des choses…

Sur un thème presque banal, Harrison a composé le plus simple mais aussi le plus beau de tous ses romans.

traduit de l’anglais (Etats-Unis) 
par Sara Oudin

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EAN : 9782264016201
Code sériel : 2205
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 177 x 108 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sharon Posté le 1 Août 2020
    Ce roman est, au fond, une histoire simple. Nous sommes au fin fond de l’état du Michigan, dans le Nord, comme l’indique le titre. Joseph est le personnage principal de ce roman. Il est le descendant d’émigré suédois. Enfant, il a été victime d’un grave accident et c’est grâce au médecin de famille qu’il a pu conserver sa jambe – il boite, certes, mais l’accident aurait pu avoir des conséquences bien plus grave. Il est instituteur, et tous les ans, il organise une sortie pour ses élèves qui ne quitteront certainement jamais le Nord Michigan, en dépit, parfois, de leurs aspirations. Le médecin qui l’a soigné dans son enfance est resté un ami, presque un père pour lui – et tant pis s’il boit, cela n’ôte rien à sa profonde humanité. Le frère de Joseph, Orin, est mort à la guerre – pas la seconde guerre mondiale, non, pas la guerre du Vietnam, non, mais la guerre de Corée, qui a eu lieu, chronologiquement, entre les deux, et dont on parle moins en littérature. Il est très proche de Rosalee, la veuve de son frère, une amie d’enfance avec laquelle, peut-être, il aurait pu vivre, avec laquelle, peut-être, il peut... Ce roman est, au fond, une histoire simple. Nous sommes au fin fond de l’état du Michigan, dans le Nord, comme l’indique le titre. Joseph est le personnage principal de ce roman. Il est le descendant d’émigré suédois. Enfant, il a été victime d’un grave accident et c’est grâce au médecin de famille qu’il a pu conserver sa jambe – il boite, certes, mais l’accident aurait pu avoir des conséquences bien plus grave. Il est instituteur, et tous les ans, il organise une sortie pour ses élèves qui ne quitteront certainement jamais le Nord Michigan, en dépit, parfois, de leurs aspirations. Le médecin qui l’a soigné dans son enfance est resté un ami, presque un père pour lui – et tant pis s’il boit, cela n’ôte rien à sa profonde humanité. Le frère de Joseph, Orin, est mort à la guerre – pas la seconde guerre mondiale, non, pas la guerre du Vietnam, non, mais la guerre de Corée, qui a eu lieu, chronologiquement, entre les deux, et dont on parle moins en littérature. Il est très proche de Rosalee, la veuve de son frère, une amie d’enfance avec laquelle, peut-être, il aurait pu vivre, avec laquelle, peut-être, il peut encore se mettre en ménage : elle représente la stabilité, l’amour de la terre, et Joseph est particulièrement sensible à la beauté de la nature, la beauté du Michigan, et il n’est pas prêt à quitter ses lieux. Ce n’est pas le cas de Catherine. Elle est une de ses élèves. Elle a grandi dans une famille dysfonctionnelle – déjà. Elle devient sa maîtresse, et Joseph ne sait plus, ne sait pas ce qu’il doit faire. Il sait qu’il est des choses qui ne sont pas possibles sur la durée, il sait que ce n’est pas bien d’avoir cette relation avec son élève, il sait qu’il faut autre chose à la jeune fille – une autre vie, d’autres débouchés que ceux que peuvent offrir cette bourgade rurale. Ce livre nous offre la peinture d’un état rural après la guerre, ces description de ces paysages, et de ceux qui vivent au milieu d’eux. C’est l’histoire aussi d’un homme qui doit faire un choix, lui qui, pour sa vie personnelle, s’est un peu laisser porter par les événements, un homme qui se souvient du chemin que lui et ses ancêtres ont parcouru pour en arriver là où il est.
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  • Marti94 Posté le 19 Mars 2020
    C'est le premier roman de Jim Harrison que je lis et je dois dire qu'il a un certain style. "Nord Michigan" est la traduction de « Farmer » publié en 1976. C'est donc le milieu rural que choisi de décrire le romancier américain avec pour narrateur Joseph, un instituteur qui vit à la ferme et dont j'aime les références comme Emily Dickinson et Walt Whitman. Pourtant, la poésie n'est pas son quotidien puisque sa mère vient de mourir et il reste hanté par l'image de son père d'origine suédoise qu'il admirait. Maintenant que cette génération a disparu il va devoir regarder devant lui. Et ce qui l'attend n'est pas simple puisqu'il est tiraillé entre l'amour de deux femmes bien qu'il ne souhaite pas se marier. Il y a Rosealee qu'il aime depuis toujours, la veuve de son meilleur ami mort durant la guerre de Corée et Catherine, son élève de dix-sept ans à la sexualité débridée. Il a toujours été un peu rebelle avec sa patte folle, un handicap depuis l'enfance qui l'a rendu introverti. C'est d'ailleurs pour cela qu'il aime aller à la chasse ou à la pêche, activités dont il a une conception très naturaliste. Et puis il y le... C'est le premier roman de Jim Harrison que je lis et je dois dire qu'il a un certain style. "Nord Michigan" est la traduction de « Farmer » publié en 1976. C'est donc le milieu rural que choisi de décrire le romancier américain avec pour narrateur Joseph, un instituteur qui vit à la ferme et dont j'aime les références comme Emily Dickinson et Walt Whitman. Pourtant, la poésie n'est pas son quotidien puisque sa mère vient de mourir et il reste hanté par l'image de son père d'origine suédoise qu'il admirait. Maintenant que cette génération a disparu il va devoir regarder devant lui. Et ce qui l'attend n'est pas simple puisqu'il est tiraillé entre l'amour de deux femmes bien qu'il ne souhaite pas se marier. Il y a Rosealee qu'il aime depuis toujours, la veuve de son meilleur ami mort durant la guerre de Corée et Catherine, son élève de dix-sept ans à la sexualité débridée. Il a toujours été un peu rebelle avec sa patte folle, un handicap depuis l'enfance qui l'a rendu introverti. C'est d'ailleurs pour cela qu'il aime aller à la chasse ou à la pêche, activités dont il a une conception très naturaliste. Et puis il y le monde qui l'entoure, la pauvreté et le sentiment pour ses victimes d'être indignes. On se retrouve alors dans un univers qui évoque celui de Steinbeck (et c'est un compliment) même si la situation économique passe au deuxième plan chez Harrison. Lu en mars 2020
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  • Allaroundthecorner Posté le 26 Octobre 2019
    Mon premier Jim Harrison. Après la lecture des premières pages, une question s'impose : dans quoi me suis-je embarquée ? Une fois passée les trois pages d'un espèce de prologue, on est catapulté dans la nature, on nous parle de pêche de manière assez pointue quand on y pense. Bon, après coup je me suis dit "normal, vu le passif de Joseph, la pêche, la chasse et la nature vont avoir une place importante, si ce n'est centrale dans cette histoire". Pourtant, une fois passée les premières pages au sujet de la pêche, je me rends compte que je suis entrée dedans à la vitesse de l'éclair et que ma lecture est pour le moins agréable et enrichissante. Il faut dire que le personnage de Joseph, qui m'est apparu comme étranger de prime abord m'a rapidement touché. Ce quadragénaire, instituteur (un peu) aigri rêve d'évasion, plus précisément de l'océan. Déjà, pour moi, un des gros points forts du livre, c'est ce tiraillement, cette hésitation entre terre et mer, entre la chasse et la pêche, entre Rosalee, celle qu'il aime depuis des années et Catherine, celle avec qui il occupe ses journées, celle qui semble être un peu l'illustration de sa crise... Mon premier Jim Harrison. Après la lecture des premières pages, une question s'impose : dans quoi me suis-je embarquée ? Une fois passée les trois pages d'un espèce de prologue, on est catapulté dans la nature, on nous parle de pêche de manière assez pointue quand on y pense. Bon, après coup je me suis dit "normal, vu le passif de Joseph, la pêche, la chasse et la nature vont avoir une place importante, si ce n'est centrale dans cette histoire". Pourtant, une fois passée les premières pages au sujet de la pêche, je me rends compte que je suis entrée dedans à la vitesse de l'éclair et que ma lecture est pour le moins agréable et enrichissante. Il faut dire que le personnage de Joseph, qui m'est apparu comme étranger de prime abord m'a rapidement touché. Ce quadragénaire, instituteur (un peu) aigri rêve d'évasion, plus précisément de l'océan. Déjà, pour moi, un des gros points forts du livre, c'est ce tiraillement, cette hésitation entre terre et mer, entre la chasse et la pêche, entre Rosalee, celle qu'il aime depuis des années et Catherine, celle avec qui il occupe ses journées, celle qui semble être un peu l'illustration de sa crise de la quarantaine. C'est une vie banale que nous montre Harrison, une petite vie tranquille de fils de fermier dans le Michigan, près de la Pine River. C'est un lieu commun pour cet auteur, membre du mouvement nature writing - courant littéraire naît avec le fameux Wilden de Thoreau (si je ne me trompe pas) qui mêle des passages autobiographiques à des réflexions et descriptions de la nature. C'est bien ce qu'est Nord-Michigan : un court roman issu du nature writing. Mon avis en intégralité :
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  • Ileauxtresors Posté le 22 Octobre 2019
    Les romans de Jim Harrison offrent une opportunité merveilleuse de sillonner les États-Unis sans émettre une once de CO2 ni subir de fouilles à l’aéroport, confortablement installé(e) dans son fauteuil préféré… À chaque fois, la magie des mots déploie l’immensité sauvage des paysages nord-américains, leurs rivières, leurs forêts, le rythme implacable des saisons et de la vie rurale. Les personnages de ces romans semblent toujours à la fois hypnotisés et désorientés par ces grands espaces, en quête d’un fil rouge, d’un sens. Cette fois, c’est dans les années 1950 et dans le nord de l’État du Michigan que nous transporte Jim Harrison, aux confins de terres rurales qui semblent perdues au bout du monde. Joseph, instituteur du village où ses parents suédois ont immigré au début du 20ème siècle, a beau rêver de façon presque obsessionnelle de l’océan, il n’a jamais quitté cette terre natale. Peut-être le sens des responsabilités vis-à-vis de ses parents et de la ferme familiale, peut-être le poids de ses blessures d’enfance qui le hantent avec insistance, peut-être son amour de toujours pour Rosalee. Ou peut-être tout simplement l’appréhension de l’inconnu. Au tournant de la quarantaine, Joseph est insatisfait et tiraillé – entre les souvenirs qui l’assaillent... Les romans de Jim Harrison offrent une opportunité merveilleuse de sillonner les États-Unis sans émettre une once de CO2 ni subir de fouilles à l’aéroport, confortablement installé(e) dans son fauteuil préféré… À chaque fois, la magie des mots déploie l’immensité sauvage des paysages nord-américains, leurs rivières, leurs forêts, le rythme implacable des saisons et de la vie rurale. Les personnages de ces romans semblent toujours à la fois hypnotisés et désorientés par ces grands espaces, en quête d’un fil rouge, d’un sens. Cette fois, c’est dans les années 1950 et dans le nord de l’État du Michigan que nous transporte Jim Harrison, aux confins de terres rurales qui semblent perdues au bout du monde. Joseph, instituteur du village où ses parents suédois ont immigré au début du 20ème siècle, a beau rêver de façon presque obsessionnelle de l’océan, il n’a jamais quitté cette terre natale. Peut-être le sens des responsabilités vis-à-vis de ses parents et de la ferme familiale, peut-être le poids de ses blessures d’enfance qui le hantent avec insistance, peut-être son amour de toujours pour Rosalee. Ou peut-être tout simplement l’appréhension de l’inconnu. Au tournant de la quarantaine, Joseph est insatisfait et tiraillé – entre les souvenirs qui l’assaillent en permanence et l’urgence de vivre, entre la tentation de rester et de partir, entre la tendresse de Rosalee et la séduction de Catherine. Auprès de la nature et de son ami le docteur Evans, Joseph cherche une réponse à ses questions et un sens à sa vie… Un roman qui nous plonge lentement et sûrement en immersion dans ce Nord Michigan où la vie s’organise autour de la chasse, de la pêche et des travaux de la ferme, où l’on sillonne l’espace à cheval ou en jeep, on mange du gibier et boit des alcools forts à la taverne. J’ai été décontenancée par le rythme très lent de ce récit très introverti, construit en spirales navigant en permanence entre présent et passé. L’atmosphère est étouffante. Et il faut bien l’admettre, je ne suis que moyennement fascinée par la traque des grouses, des truites ou des coyotes qui occupent une grande partie des journées de Joseph. Malgré tout, j’ai voulu aller jusqu’au bout du roman pour connaître le chemin qu’il choisirait. C’est peut-être la force de ce roman : sur une toile de fond assez dépaysante (du moins pour moi), il parvient à restituer avec justesse des dilemmes peut-être banals, mais éminemment humains. Merci beaucoup à l'opération Masse Critique et aux éditions Lizzie de m’avoir permis de découvrir ce roman dans une version audio de grande qualité.
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  • CompagnieQuatre Posté le 9 Octobre 2019
    Il s’agit ici d’une critique de la version audio MP3 du livre éponyme, édité par Lizzie dans un boîtier soigné proche du format de l’édition 10/18 dont il reprend ici le texte intégral traduit par Sara Oudin en 1984 et lu en 6h15. Lizzie a aussi édité Un bon jour pour mourir avec la voix de Stéphane Varupenne (dans un registre plus expressif). Quiconque a la voix bouleversante de Jim en tête, traînante, nasale, essoufflée et ponctuée de puissantes aspirations lorsqu’il tire sur sa cigarette et que le tabac crépite, quiconque a cette scansion à nulle autre pareille en mémoire sera au premier abord déconcerté par celle, sobre quoique profonde, du comédien et acteur Thierry Hancisse qu'on n'entend d’ailleurs pas respirer ni reprendre son souffle sur cet enregistrement d'une irréprochable propreté sonore. Passé ce temps d’adaptation, celui qui prête sa voix à Philip Seymour Offman, Willem Dafoe où John Travolta sert confortablement ce texte initialement titré« Farmer » dans sa version américaine. Les têtes de chapitres se trouvent par ailleurs agrémentées de brèves nappes musicales parfaitement ajustées (elles viennent sobrement souligner la tension dramatique du texte et déploient une palette serrée d'atmosphères et de lumières qui sculptent un écrin pour chaque scène... Il s’agit ici d’une critique de la version audio MP3 du livre éponyme, édité par Lizzie dans un boîtier soigné proche du format de l’édition 10/18 dont il reprend ici le texte intégral traduit par Sara Oudin en 1984 et lu en 6h15. Lizzie a aussi édité Un bon jour pour mourir avec la voix de Stéphane Varupenne (dans un registre plus expressif). Quiconque a la voix bouleversante de Jim en tête, traînante, nasale, essoufflée et ponctuée de puissantes aspirations lorsqu’il tire sur sa cigarette et que le tabac crépite, quiconque a cette scansion à nulle autre pareille en mémoire sera au premier abord déconcerté par celle, sobre quoique profonde, du comédien et acteur Thierry Hancisse qu'on n'entend d’ailleurs pas respirer ni reprendre son souffle sur cet enregistrement d'une irréprochable propreté sonore. Passé ce temps d’adaptation, celui qui prête sa voix à Philip Seymour Offman, Willem Dafoe où John Travolta sert confortablement ce texte initialement titré« Farmer » dans sa version américaine. Les têtes de chapitres se trouvent par ailleurs agrémentées de brèves nappes musicales parfaitement ajustées (elles viennent sobrement souligner la tension dramatique du texte et déploient une palette serrée d'atmosphères et de lumières qui sculptent un écrin pour chaque scène - principe que l’on retrouve sur Un bon jour pour mourir avec quasiment les mêmes plages musicales mais ça fonctionne encore). Quiconque s'attend aussi à un roman de la trempe de Dalva pourra se demander où ce Nord-Michigan commence et finit, ce qu'il veut dire au final avec ces spirales mélancoliques qui plongent vers un (a priori) inconsolable désespoir existentiel. Digressions, flash-backs, ruptures de ton, le style Harrison n’utilise pas les ficelles du roman facile avec personnages et scènes calibrés pour l’écran... Mais, soudain, LA MAGIE OPÈRE. Le texte et la voix emportent le lecteur auditeur dans une Amérique du temps lent pour une immersion dans les perceptions très affûtées de Joseph, l’instituteur fermier qui se démène ici entre deux femmes prétextes à sonder sa nature profonde autant que sa place dans une nature où l’homme, par la crétinerie de ses actes, se dénature. Un roman qui contemple, dénonce, se désole et ouvre une poche salvatrice dans nos vies surmenées. C’est toute la force du grand Jim que de livrer - dès 1976, mais le récit est inscrit dans l’année 56 du précédent siècle ! - un texte probablement plus efficace que n’importe quel bouquin de développement personnel. Simplement parce que son protagoniste s’autorise à prendre le temps d’hésiter, de ne pas savoir, d’observer, de vivre, au cœur même de la complexité humaine. Une belle et nouvelle expérience de l’univers de Jim Harrison, à la fois littéraire et sonore, permise grâce à l’opération Masse Critique.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
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