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            Nord-Michigan

            10/18
            EAN : 9782264016201
            Code sériel : 2205
            Façonnage normé : POCHE
            Format : 177 x 108 mm
            Nord-Michigan

            Sara OUDIN (Traducteur)
            Date de parution : 01/09/1991

            Instituteur dans une bourgade rurale du Nord-Michigan, Joseph coule des jours tranquilles dans la ferme de ses parents. Entre la chasse et la pêche, il partage ses nuits avec Rosalee, l’amie d’enfance, l’éternelle fiancée. Quand survient Catherine, une de ses élèves, âgée de dix-sept ans et très affranchie, déterminée à...

            Instituteur dans une bourgade rurale du Nord-Michigan, Joseph coule des jours tranquilles dans la ferme de ses parents. Entre la chasse et la pêche, il partage ses nuits avec Rosalee, l’amie d’enfance, l’éternelle fiancée. Quand survient Catherine, une de ses élèves, âgée de dix-sept ans et très affranchie, déterminée à bouleverser le cours des choses…

            Sur un thème presque banal, Harrison a composé le plus simple mais aussi le plus beau de tous ses romans.

            traduit de l’anglais (Etats-Unis) 
            par Sara Oudin

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            EAN : 9782264016201
            Code sériel : 2205
            Façonnage normé : POCHE
            Format : 177 x 108 mm
            10/18
            6.60 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • blandine5674 Posté le 26 Février 2019
              Démon de midi en milieu rural. Joseph a 2 métiers : fermier et enseignant. 2 amoureuses : son amie d’enfance et une étudiante de 17 ans. 2 passions : la pêche et la chasse. 1 jambe pas très valide. 1 grand ami : le docteur de la famille. 1 fabuleux espace de nature peuplée d’animaux. La crise interne est là. Trois problèmes à régler : gérer la jalousie des femmes, un métier où les cons sont nombreux, son penchant pour l’alcool. Un roman plus émotionnel et introverti que les autres qui donne toujours autant du plaisir à la lectrice que je suis. Monsieur Harrison, vous continuez toujours à vivre au travers de vos œuvres.
            • berni_29 Posté le 31 Janvier 2019
              Nord-Michigan est selon moi l'un des plus beaux romans que j'ai lus de Jim Harrison, sinon le plus beau. Mais puis-je être objectif lorsque je vous évoque cet immense romancier qui a su bousculer mon âme de lecteur ? J'ai aimé les personnages, ils sont attachants. J'ai aimé cette nature immense qui emplit nos yeux et nos corps en même temps, j'ai aimé ces paysages abyssaux, presque infinis. J'ai aimé m'y perdre, ici au bord d'un lac, plus loin dans le cours d'un ruisseau, au fond d'une vallée. J'ai aimé entendre le bruit du vent dans les roseaux, le cri des coyotes pas très loin de moi quand surgissait la nuit et ses enchantements. Nous sommes dans les années 50, c'est une page de l'Amérique, une page belle, intime, chaleureuse. Il y a tout d'abord le personnage principal, Joseph. Joseph appartient à une famille d'origine suédoise qui a émigré et est venue s'installer ici, dans le nord du Michigan, installer une ferme. Joseph appartient à cette deuxième génération. Il est resté à la ferme, mais il est aussi enseignant. Sa particularité : une blessure suite à un accident lors de travaux agricoles et qui le fait boîter à jamais. Il aurait pu... Nord-Michigan est selon moi l'un des plus beaux romans que j'ai lus de Jim Harrison, sinon le plus beau. Mais puis-je être objectif lorsque je vous évoque cet immense romancier qui a su bousculer mon âme de lecteur ? J'ai aimé les personnages, ils sont attachants. J'ai aimé cette nature immense qui emplit nos yeux et nos corps en même temps, j'ai aimé ces paysages abyssaux, presque infinis. J'ai aimé m'y perdre, ici au bord d'un lac, plus loin dans le cours d'un ruisseau, au fond d'une vallée. J'ai aimé entendre le bruit du vent dans les roseaux, le cri des coyotes pas très loin de moi quand surgissait la nuit et ses enchantements. Nous sommes dans les années 50, c'est une page de l'Amérique, une page belle, intime, chaleureuse. Il y a tout d'abord le personnage principal, Joseph. Joseph appartient à une famille d'origine suédoise qui a émigré et est venue s'installer ici, dans le nord du Michigan, installer une ferme. Joseph appartient à cette deuxième génération. Il est resté à la ferme, mais il est aussi enseignant. Sa particularité : une blessure suite à un accident lors de travaux agricoles et qui le fait boîter à jamais. Il aurait pu perdre cette jambe qui l'encombre aujourd'hui. C'est le docteur Evans, l'ami de la famille, qui a permis d'éviter l'amputation, en intervenant à temps. C'est un véritable ami, il revient tout au long du roman, c'est même pour moi le personnage que j'ai préféré dans ce livre, j'aurais aimé lui ressembler, même s'il a soixante-dix ans et est alcoolique. Le docteur Evans a accompagné la famille de Joseph depuis le début. Il est tout le temps là quand il faut. Il fut là souvent et il est encore là avec sa vieille guimbarde, sirotant des whiskies, fumant le cigare, médecin alcoolique mais lucide et bienveillant comme personne ne pourrait l'être à sa place, le coeur gros comme cela. Il est là lorsque la mère de Joseph aborde l'ultime chemin de sa fin de vie. Il est sans doute là encore lorsque Joseph s'égare, se croit encore jeune comme un gamin ou tout simplement fou comme quelqu'un qui aime. Car Joseph est entre deux eaux. Pour quelqu'un qui boit lui aussi beaucoup de bières et de whisky, c'est une ironie. Nous dirons que son coeur balance entre deux femmes. Il y a tout d'abord Rosalee, l'amie d'enfance, veuve puisque son mari Orin, le frère de Joseph, a été tué lors de la guerre de Corée. Tout serait simple, limpide, sauf qu'il y a cette adolescente Catherine, élève de Joseph qui tourne autour de lui et ne tarde pas à s'emmouracher de celui-ci. Il n'aurait jamais dû céder à ses avances, mais voilà, au hasard d'un chemin, la jeunesse éperdue comme un trait de feu lui a tendu les mains, tendu les lèvres, tendu son corps ivre de jeunesse, et Joseph, vieillissant a renversé la table, les verres, ses années d'illusion, ses rides et tout le reste comme dans un tourbillon effréné l'amenant au plus près du vertige. C'est un livre qui fait l'éloge de l'amour et du sang qui bat dans les veines, de l'amitié et de la famille, mais la famille au sens large, très large, embrassant tout. Parfois les deux se mélangent en effet. Le docteur Evans n'est-il pas un frère, ou bien tout simplement un père pour Joseph ? Tout comme Jim Harrison vis-à-vis de nous-mêmes. La nature est là aussi, immense, Jim Harrison n'a pas son pareil pour la convoquer et nous la faire vibrer, sentir, toucher au plus près de nos corps. C'est un roman sensuel et qui nous enivre de ses parfums. Ici j'ai vu un chat tapi sous la véranda, un geai tout près qui cherchait à l'agacer derrière la vitre. Et puis plus loin mes pas m'ont entraîné au bord de cet étang où Joseph enfant se baignait avec Rosalee et sa soeur. Les buissons sont en fleurs. Je ne sais pas si c'est le bruit des guêpes ou celui des pages qui défilent sous mes doigts. Pourquoi la nature est-elle si belle sous les mots de Jim Harrison ? Mais la nature n'est qu'un prétexte, un chemin, une rivière où courir pieds nus. Cet homme aussi fouille nos failles. Nos erreurs deviennent des errances. Au bord des étangs, il y a toujours et pas très loin, des marécages où nos pas risquent de s'enfoncer à chaque instant. Les bécasses semblent se moquer de nos gestes maladroits. On a beau avoir aimé toute sa vie, ce n'est pas une question d'expérience. Jim Harrison semble en savoir plus que nous sur la question. Un rat musqué pointe son museau hors de l'eau. Son étonnement ressemble au visage que je dois avoir en égrenant les pages de ce livre. Plus tard c'est le soir, des oiseaux se regroupent dans un coin du paysage comme s'ils étaient déjà prêts à immigrer vers le sud. Et nous, que devenons-nous dans ce fatras, dans cette écume du jour qui chavire ? Sommes-nous prêts aussi à prendre notre envol ? Et pour aller où ? Vers quels cieux éperdus ? Quels rivages abandonnés où croire encore qu'un vol de canard frôlant le bord de l'automne peut nous émouvoir, tandis que la paix du monde se refuse encore à nous. La jeunesse a mis le feu dans le coeur et le corps de Joseph et dans les nôtres aussi, tant qu'à faire. C'est là, je le reconnais volontiers, l'immense générosité de Jim Harrison. Un canard en mue prend la fuite alors que j'écarte les pages du livre pour venir à lui. Notre jeunesse chavire. Tout semble fragile, presque illusoire au moment où je referme ce roman. Je me pencherais bien encore une dernière fois vers les remous de cet étang pour boire un peu d'eau fraîche, avant de cheminer vers un autre livre.
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            • fred200175 Posté le 22 Janvier 2018
              Un chouette roman qui nous parle de l'indécision de Joseph, amoureux depuis l'enfance de Roselaee, qu'il hésite encore à épouser, mais épris soudainement à 43 ans de la jeune Catherine, étudiante dans l'école où il enseigne sans grande conviction. Au delà de la crise de la quarantaine, ce roman dépeint aussi avec brio la faune et la flore d'une région qu'on a envie de visiter après sa lecture. Il nous raconte également l'histoire de la vie de notre héros qui est loin d'en avoir l'étoffe. Du coup, ce n'est pas à proprement parler un livre très joyeux mais bon, ça nous change un peu des super-héros ;-)
            • cecilestmartin Posté le 30 Décembre 2017
              C’est la première fois que je lis un roman de Jim harrison et je ne regrette pas cette lecture. Joseph est un instituteur d’une quarantaine d’année qui vit dans les années 60 dans une petite bourgade du Michigan. Issu d’une famille d’origine suédoise qui a tiré sa subsistance du travail de la terre, il a perdu une jambe alors qu’il était aux champs avec son père. Célibataire, il vit avec sa mère malade et entretient une relation avec Rosalee, son amie d’enfance, institutrice comme lui, qu’il aime depuis toujours mais qui lui avait préféré Orin, décédé depuis. Joseph s’ennuie, il rêve d’Océan, de grandes étendues, d’autres horizons. S’il est un homme de la forêt, que la chasse et la pêche sont des activités qu’il affectionne particulièrement et qu’il partage avec le vieux docteur Evans – formidable personnage – il étouffe à la pensée de s’installer comme agriculteur avec Rosalee. Alors quand la jeune Catherine vient s’offrir à lui, sans tabou ni pudeur, il se laisse faire et débute une relation dont la sensualité vient le distraire d’un quotidien un peu morne. Joseph est un personnage qui a généré chez moi beaucoup d’empathie. La crise qu’il traverse, ses questionnements, ses errements sont d’une telle... C’est la première fois que je lis un roman de Jim harrison et je ne regrette pas cette lecture. Joseph est un instituteur d’une quarantaine d’année qui vit dans les années 60 dans une petite bourgade du Michigan. Issu d’une famille d’origine suédoise qui a tiré sa subsistance du travail de la terre, il a perdu une jambe alors qu’il était aux champs avec son père. Célibataire, il vit avec sa mère malade et entretient une relation avec Rosalee, son amie d’enfance, institutrice comme lui, qu’il aime depuis toujours mais qui lui avait préféré Orin, décédé depuis. Joseph s’ennuie, il rêve d’Océan, de grandes étendues, d’autres horizons. S’il est un homme de la forêt, que la chasse et la pêche sont des activités qu’il affectionne particulièrement et qu’il partage avec le vieux docteur Evans – formidable personnage – il étouffe à la pensée de s’installer comme agriculteur avec Rosalee. Alors quand la jeune Catherine vient s’offrir à lui, sans tabou ni pudeur, il se laisse faire et débute une relation dont la sensualité vient le distraire d’un quotidien un peu morne. Joseph est un personnage qui a généré chez moi beaucoup d’empathie. La crise qu’il traverse, ses questionnements, ses errements sont d’une telle humanité qu’on se sent concerné par ce qu’il vit. Il oscille entre deux femmes, deux modes de vie, deux façons d’approcher le sens de l’existence, sans parvenir à choisir : se marier avec Catherine n’aurait aucun sens, s’engager définitivement avec Rosalee le fait hésiter. Et puis, il y a la nature, le chant des oiseaux, les castors, le coyote que Joseph guette sans arriver à le voir, les étendues d’eau qui regorgent de poissons, le silence, la luminosité… C’est beau, c’est bien écrit (traduit), on se laisse emporter avec plaisir dans l’univers de Jim Harrison.
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            • Pachy Posté le 20 Décembre 2017
              Voilà maintenant près d’une année que « Big Jim » nous a quittés. Un géant de la littérature américaine, amoureux de son pays et plus encore de son état : Le Michigan. Je n’y suis jamais allé mais grâce à lui j’ai parcouru les fermes, les forêts, les lacs et j’ai côtoyé les autochtones. Par exemple Joseph, 43 ans, personnage principal de ce « Nord-Michigan », qui a repris la ferme de parents, immigrés suédois (comme l’était la mère de Jim Harrisson). Et Rosalee, celle qui lui reste lorsqu’il se retrouve seul après la mort de ses parents, celle qui attend que le vieil ours solitaire et alcoolique l’emmène à la mairie. Mais Catherine, 16 ans, débarque comme un cheveu sur la soupe dans la vie de Joseph et lui ne saura pas lui résister. Elle est belle, jeune. Elle aime le sexe et apporte à Joseph l’étincelle que Rosalee, peut-être bloquée par son âge, ne se permet pas. L’attirance de ce corps jeune, de ces rapports sexuels, fougueux, furtifs, cachés, Joseph ne peut y résister. Mais, dans ces contrées tout se sait et Rosalee le saura également. Big Jim continue à nous manquer mais ses sublimes romans ne sont pas morts et... Voilà maintenant près d’une année que « Big Jim » nous a quittés. Un géant de la littérature américaine, amoureux de son pays et plus encore de son état : Le Michigan. Je n’y suis jamais allé mais grâce à lui j’ai parcouru les fermes, les forêts, les lacs et j’ai côtoyé les autochtones. Par exemple Joseph, 43 ans, personnage principal de ce « Nord-Michigan », qui a repris la ferme de parents, immigrés suédois (comme l’était la mère de Jim Harrisson). Et Rosalee, celle qui lui reste lorsqu’il se retrouve seul après la mort de ses parents, celle qui attend que le vieil ours solitaire et alcoolique l’emmène à la mairie. Mais Catherine, 16 ans, débarque comme un cheveu sur la soupe dans la vie de Joseph et lui ne saura pas lui résister. Elle est belle, jeune. Elle aime le sexe et apporte à Joseph l’étincelle que Rosalee, peut-être bloquée par son âge, ne se permet pas. L’attirance de ce corps jeune, de ces rapports sexuels, fougueux, furtifs, cachés, Joseph ne peut y résister. Mais, dans ces contrées tout se sait et Rosalee le saura également. Big Jim continue à nous manquer mais ses sublimes romans ne sont pas morts et veillent sur l’immortalité de leur auteur.
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