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        Vu du pont

        Robert Laffont
        EAN : 9782221114926
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 294
        Format : 122 x 182 mm
        Vu du pont
        suivi de Je me souviens de deux lundis

        Marcel AYMÉ (Adaptation), Maurice PONS (Traducteur)
        Collection : Pavillons Poche
        Date de parution : 10/09/2015

        Docker non loin du pont de Brooklyn, Eddie protège jalousement Catherine, sa nièce de dix-huit ans. L’arrivée du cousin Rodolpho va perturber leur complicité déjà mise à mal par le désir d’émancipation de Catherine. Dans Je me souviens de deux lundis, qui suit Vu du pont dans ce volume, Bert...

        Docker non loin du pont de Brooklyn, Eddie protège jalousement Catherine, sa nièce de dix-huit ans. L’arrivée du cousin Rodolpho va perturber leur complicité déjà mise à mal par le désir d’émancipation de Catherine. Dans Je me souviens de deux lundis, qui suit Vu du pont dans ce volume, Bert travaille dans un entrepôt new-yorkais avec des collègues qui essaient, comme lui, de s’en sortir d’une façon ou d’une autre. Quel souvenir va-t-il leur laisser ?
        Selon Arthur Miller, c’est avec Vu du pont qu’il apparut comme un auteur engagé. Quant à Je me souviens de deux lundis, il la considérait comme une de ses pièces les plus autobiographiques. Les deux oeuvres, jouées ensemble à Broadway en 1955, gardent une place essentielle dans son répertoire.

        Édition enrichie d’une introduction de l’auteur.

        « Arthur Miller était un monument de la littérature, dont les oeuvres comptent au rang des plus belles du XXe siècle. » Harold Pinter

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        EAN : 9782221114926
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 294
        Format : 122 x 182 mm
        Robert Laffont
        9.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Pachy Posté le 21 Février 2017
          Il y a des pièces qui sont plus connues aujourd’hui que leurs auteurs. « Les sorcières de Salem »en est un très bon exemple. Certes Arthur Miller est un nom connu mais souvent isolé dans la mémoire collective. C’est pourquoi il est toujours intéressant de faire découvrir, ou redécouvrir, certaines œuvres de grands auteurs. Ces deux pièces datent de 1955 et dépeignent une époque qui, elle, est connue. Celle de Brooklyn et des bas quartiers. « Vu du pont ». Ce pont, c’est celui de Brooklyn. La vue ce sont les docks et les déchargements de bateaux. C’est aussi l’histoire souterraine, l’immigration sicilienne massive, la corruption, la force du syndicat des dockers et le code d’honneur. Tout est là, sous nos yeux. Oui, sous nos yeux car nous n’avons aucune difficulté à nous représenter ce coin d’Amérique où la vie y est si dure. Pas mal de films ont déjà traité du sujet et du lieu. On retiendra, au passage, que l’arrivée massive de migrants sur les rives d’un continent devenu un Eldorado, ne date pas d’hier. C’est là que vivent Béatrice et Eddie, qui ont élevé Catherine, la fille, devenue orpheline, de Nancy la sœur de Béa.... Il y a des pièces qui sont plus connues aujourd’hui que leurs auteurs. « Les sorcières de Salem »en est un très bon exemple. Certes Arthur Miller est un nom connu mais souvent isolé dans la mémoire collective. C’est pourquoi il est toujours intéressant de faire découvrir, ou redécouvrir, certaines œuvres de grands auteurs. Ces deux pièces datent de 1955 et dépeignent une époque qui, elle, est connue. Celle de Brooklyn et des bas quartiers. « Vu du pont ». Ce pont, c’est celui de Brooklyn. La vue ce sont les docks et les déchargements de bateaux. C’est aussi l’histoire souterraine, l’immigration sicilienne massive, la corruption, la force du syndicat des dockers et le code d’honneur. Tout est là, sous nos yeux. Oui, sous nos yeux car nous n’avons aucune difficulté à nous représenter ce coin d’Amérique où la vie y est si dure. Pas mal de films ont déjà traité du sujet et du lieu. On retiendra, au passage, que l’arrivée massive de migrants sur les rives d’un continent devenu un Eldorado, ne date pas d’hier. C’est là que vivent Béatrice et Eddie, qui ont élevé Catherine, la fille, devenue orpheline, de Nancy la sœur de Béa. Arrivent, clandestinement, Marco et son frère, Rodolpho, les cousins de Béa, accueillis par Eddie et Béa, candidat à l’immigration et l’obtention de papiers de naturalisation. Rodolpho et Cathy, tombent amoureux, ce qui n’est pas du goût d’Eddie et projettent de se marier. Peut-être là, une façon pour Rodolpho de régulariser sa situation car ils ne sont autres que des travailleurs clandestins qui risquent l’arrestation et le renvoi vers l’Italie. C’est à partir de là que tout va partir en vrille et que le code d’honneur va prendre du plomb dans les ailes ou encore, provoquer des situations et des actes au nom de ce code ; trahison, idée d’inceste tue mais qui couve… L’ambiance est glauque comme le sont tous les récits qui parlent de cette époque près du pont de Brooklyn « C’est chacun pour sa peau et il faut sans cesse la défendre durement». « Je me souviens de deux lundis », qui date de la même année, 1955, n’est pas plus réjouissante. Pauvreté, alcoolisme, peur du chômage seront, encore cette fois, les thèmes abordés, dans ce même lieu. Cette fois, c’est un atelier, ou plus exactement un immense bâtiment de trois étages ou s’entassent les pièces détachées, fruits de récup. Là travaillent Bert, Kenneth, Larry, Raymond, Tom, Agnès… Mr Eagle en est le grand patron. Tous ont leur histoire, plus ou moins misérable. Tous se cherchent, s’invectivent mais tous se soutiennent. Comment pourrait-il en être autrement dans ce cloaque ou la lumière ne rentre plus depuis ces dizaines d’années où les vitres n’ont jamais été nettoyées et la poussière qui n’a jamais été dérangée par un coup de balai ? Encore une fois, on va se trouver immergé dans cette partie du Monde où il faisait tout sauf bon vivre. Ces deux pièces auraient pu être réunies sous un nom unique « scène de vie à Brooklyn dans les années 50. Arthur Miller n’était pas, et il le prouve ici, un grand auteur pour rien.
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        • michfred Posté le 11 Novembre 2015
          Une tragédie chez les dockers italo-américains sur fond d'immigration clandestine et d'inceste inavoué. Une tragédie grecque avec son chœur -un avocat, Alfieri, monté en grade à coup de droit et de plaidoiries, mais qui reste un personnage parmi les autre- , il a juste un peu plus de conscience et de recul, il voit arriver le drame, il en commente l'inexorable avancée. Une tragédie grecque avec ses lois. Celles de l'hospitalité qu'on ne peut violer sans perdre jusqu'à son nom : "Rends-moi mon nom!" , crie Eddie qui a vendu ses hôtes à la police de l'immigration et à qui l'on crache au visage comme à un paria. Celles de l'honneur à la sicilienne, toujours vivaces, même dans cette grande ville nord-américaine où tous ces immigrés italiens brûlent pourtant de s'intégrer, et qui commandent la vendetta, l'omertà et le meurtre. Celles du code pénal qui précisément interdisent le meurtre et recommandent la médiation de la parole... Mais la parole justement est empêchée dans cette moderne tragédie: dans ce monde de rudes travailleurs, on ne peut se parler de rien. On n'a pas les mots pour le dire.Peut-être parce qu'à force d' errer entre deux mondes, entre... Une tragédie chez les dockers italo-américains sur fond d'immigration clandestine et d'inceste inavoué. Une tragédie grecque avec son chœur -un avocat, Alfieri, monté en grade à coup de droit et de plaidoiries, mais qui reste un personnage parmi les autre- , il a juste un peu plus de conscience et de recul, il voit arriver le drame, il en commente l'inexorable avancée. Une tragédie grecque avec ses lois. Celles de l'hospitalité qu'on ne peut violer sans perdre jusqu'à son nom : "Rends-moi mon nom!" , crie Eddie qui a vendu ses hôtes à la police de l'immigration et à qui l'on crache au visage comme à un paria. Celles de l'honneur à la sicilienne, toujours vivaces, même dans cette grande ville nord-américaine où tous ces immigrés italiens brûlent pourtant de s'intégrer, et qui commandent la vendetta, l'omertà et le meurtre. Celles du code pénal qui précisément interdisent le meurtre et recommandent la médiation de la parole... Mais la parole justement est empêchée dans cette moderne tragédie: dans ce monde de rudes travailleurs, on ne peut se parler de rien. On n'a pas les mots pour le dire.Peut-être parce qu'à force d' errer entre deux mondes, entre deux pays, entre deux codes, on a perdu la langue de ses émotions... On ne met pas de mots sur les maux. Pas de mot sur le désir en panne entre Béatrice et Eddie. Pas de mots sur la passion dévorante d'Eddie pour Cathy, sa très jeune nièce, ce "bébé" qu'il a élevé et qui devient tellement femme. Pas de mots sur la gêne que ressent Eddie devant le beau Rodolfo, si blond, si tendre chanteur, si bon couturier, si fin cuisinier. Pas de mots sur l'atroce jalousie qui lui mord les tripes quand il voit ce" voyou" si peu viril mettre les mains sur la belle Cathy... Alors comme on n'a pas les mots, on se défend avec les gestes: en soulevant une chaise d'une main, en boxant à la loyale puis à la sauvage, en dansant comme on se noie, en se déhanchant sur un standard de jazz, en chaloupant sur des talons trop hauts, en balançant une jupe trop courte.... Mais dans la tragédie, il n'y a que les personnages pour ne pas voir qu'on va droit dans le mur et que les gestes sans les mots ne peuvent arrêter le destin quand il est lancé comme un train dans un tunnel... "Il avait les yeux comme des tunnels." dit maître Alfieri d'Eddie. Il y a lu, dès leur première entrevue, toute la noirceur aveugle de la passion. Un tunnel, un train fou, un fil tendu, prêt à craquer.. Le spectateur de "Vu du pont" découvre ce grouillant microcosme passionnel quand se lève la boîte noire qui découvre la scène des ateliers Berthier. Il est aussitôt pris à la gorge et saisi d'un sentiment d'urgence et de terreur qui va croissant. Pas de costumes, pas de décor, juste une cour, un seuil, des personnages qui tournent sur le plateau entouré de gradins. Encerclés, encagés, dominés et "vus du pont" les protagonistes se débattent sans espoir. On repose la pierre sur les insectes qui se déchirent dans un bain de sang. C'est la fin. Terrible. On est presque soulagés de voir enfin se relâcher la pression sous un déluge de pluie sanglante. Le texte limpide et fort d'Arthur Miller sort incroyablement rajeuni et vibrant de la fantastique mise en scène de Ivo van Hove. les interprètes ne sont pas en reste: comédiens merveilleux de justesse et de présence: Charles Berling, Caroline Proust, Alain Fromager, Pauline Cheviller, , Laurent Papot, Nicolas Avinée, Pierre Berriau, Frédéric Borie.. Ils sont ovationnés. Ils le méritent. La pièce aussi. Une formidable réussite qui m'a donné envie de relire le théâtre de Miller et de le revoir porté à la scène , avec autant d'intelligence et de force!
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