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Sonatine
EAN : 9782355846939
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 480
Format : 140 x 200 mm

Carnets clandestins

Vanessa Capieu (Traducteur)
Date de parution : 09/05/2019
Le premier roman du scénariste de Alejandro G. Iñárritu : un irrésistible tour de force.
 
Santiago Salvatierra, le plus grand réalisateur d'Amérique latine a kidnappé son scénariste, Pablo Betances, qu’il tient emprisonné dans la cave de sa maison. Il ne le relâchera que lorsqu’il aura écrit un chef-d’œuvre, le film qui va changer l'histoire du cinéma. Dans cette pièce, ne contenant qu’un matelas, un ordinateur... Santiago Salvatierra, le plus grand réalisateur d'Amérique latine a kidnappé son scénariste, Pablo Betances, qu’il tient emprisonné dans la cave de sa maison. Il ne le relâchera que lorsqu’il aura écrit un chef-d’œuvre, le film qui va changer l'histoire du cinéma. Dans cette pièce, ne contenant qu’un matelas, un ordinateur portable, la compilation intégrale des Beatles, un ukulélé, les œuvres complètes de Borgès et un carnet clandestin, Pablo consigne chaque jour son quotidien. Les rapports entre les deux hommes sont houleux mais le scénario avance. Jusqu’au jour où Pablo ne peut plus écrire un seul mot…
 
Provocant, insolent, irrésistible, mais terriblement humain, Nicolas Giacobone nous offre une satire impitoyable du milieu du cinéma et du monde moderne. Rien n’échappe à ce premier roman d’une virtuosité impressionnante.
 
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EAN : 9782355846939
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 480
Format : 140 x 200 mm
Sonatine

Ils en parlent

«  Une satire qui, sous des airs de thriller, dépeint les côtés les plus pervers du processus créatif. »
Time Out

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • aliasdam Posté le 14 Juin 2020
    Le scénariste de Babel s’essaye au roman, en conservant en toile de fond : le grand écran. Retenu dans une cave pour écrire des scénarios à un grand réalisateur, le héros partage sa vie, ses folies, ses dérapages. Sous ses airs de thriller en huis-clos, Giacobone parle du milieu qui le fait vivre/vibrer avec passion acharnement. Si la lecture peut s’avérer déroutante (à l’image de l’esprit de cet homme choqué médusé), on est happé dans cette cave et on n’en ressort que par l’esprit du cinéma. Parsemé de tics énervants, Carnets clandestins démontre la solitude d’un homme qui perd espoir en un avenir à l’air libre (écriture en dent de scie, l’importance de l’odeur créant un malaise volontaire). Le lecteur est partagé entre colère, satisfaction frustration. A l’image du héros.
  • Bazart Posté le 1 Juillet 2019
    Pablo Betances est un scénariste kidnappé, enfermé dans un cave, par un grand cinéaste sud américain gloire et reconnaissance. Il se voit ainsi fortement contraint à écrire des scénario qui vaudront au réalisateur reconnaissance et gloire, et surtout lui impose d'écrire le film qui devrait faire basculer l’histoire du cinéma. Le kidnappé ne sera alors relâché que lorsqu’il aura écrit ce scénario mais le peut il vraiment? Huis clos oppressant qui aborde les rapports entre scénaristes et cinéastes, sujet passionnant s'il en est. Nicolás Giacobone a opté pour une structure ambitieuse et singulière basée sur divers supports d’écriture, entre journal intime, notes sur un cahier, et scénario et ce mélange des genres fonctionne assurément bien. Plus oeuvre littéraire érudite sur les mystères de la création (citant alèrement Borges, Amadéus ou la mythologie grecque), ce roman n'est pas vraiment conçu comme un thriller auquel on aurait pu s'attendre (surtout au vu de la maison d'édition, Sonatine spécialiste du très bon thriller prenant) et à ce sens, le dénouement pourra sans doute quelque peu décevoir les férus de twists insensés. Il n'en reste pas moins que ce "Carnets clandestins "est un roman captivant et pleinement maîtrisé sur les relations entre un... Pablo Betances est un scénariste kidnappé, enfermé dans un cave, par un grand cinéaste sud américain gloire et reconnaissance. Il se voit ainsi fortement contraint à écrire des scénario qui vaudront au réalisateur reconnaissance et gloire, et surtout lui impose d'écrire le film qui devrait faire basculer l’histoire du cinéma. Le kidnappé ne sera alors relâché que lorsqu’il aura écrit ce scénario mais le peut il vraiment? Huis clos oppressant qui aborde les rapports entre scénaristes et cinéastes, sujet passionnant s'il en est. Nicolás Giacobone a opté pour une structure ambitieuse et singulière basée sur divers supports d’écriture, entre journal intime, notes sur un cahier, et scénario et ce mélange des genres fonctionne assurément bien. Plus oeuvre littéraire érudite sur les mystères de la création (citant alèrement Borges, Amadéus ou la mythologie grecque), ce roman n'est pas vraiment conçu comme un thriller auquel on aurait pu s'attendre (surtout au vu de la maison d'édition, Sonatine spécialiste du très bon thriller prenant) et à ce sens, le dénouement pourra sans doute quelque peu décevoir les férus de twists insensés. Il n'en reste pas moins que ce "Carnets clandestins "est un roman captivant et pleinement maîtrisé sur les relations entre un réalisateur et un scénariste !
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  • pilyen Posté le 17 Juin 2019
    Nicolas Giacobone a collaboré plusieurs fois avec le réalisateur mexicain Gonzalès Inarritu en tant que scénariste notamment ( hélas pas dans "Le revenant"). Son premier roman suscite une certaine curiosité car plaçant deux personnages leur ressemblant peut être, dans une situation qui peut apparaître comme singulière. Santiago Salvatierra ( Inarritu? ) considéré comme le metteur en scène de cinéma le plus talentueux d'Amérique du sud enferme un certain Pablo Betances ( Giacobone?) dans la cave de sa villa perdue au fin fond de l'Argentine dans le but de lui faire écrire le scénario de ce qui devra être un chef d'oeuvre du cinéma mondial. Cette étrange collaboration durera de nombreuses années... Publié chez Sonatine, ce roman n'est pas un thriller malgré cette cave, utilisée par de nombreux auteurs du genre ( Jonquet, Lemaître, Walters, ...) voire ce thème de l'écriture qui peut évoquer "Misery" de Stephen King. Ce ( presque) huis-clos, composé de carnets écrits en cachette ( d'où le titre) explore autant le travail d'écriture, les influences des maîtres de la littérature que les aléas d'une vie enfermée. Si l'on perçoit une certaine folie gagner l'esprit de ce pauvre Pablo face à la tâche obligatoire de fournir des scènes magnifiques... Nicolas Giacobone a collaboré plusieurs fois avec le réalisateur mexicain Gonzalès Inarritu en tant que scénariste notamment ( hélas pas dans "Le revenant"). Son premier roman suscite une certaine curiosité car plaçant deux personnages leur ressemblant peut être, dans une situation qui peut apparaître comme singulière. Santiago Salvatierra ( Inarritu? ) considéré comme le metteur en scène de cinéma le plus talentueux d'Amérique du sud enferme un certain Pablo Betances ( Giacobone?) dans la cave de sa villa perdue au fin fond de l'Argentine dans le but de lui faire écrire le scénario de ce qui devra être un chef d'oeuvre du cinéma mondial. Cette étrange collaboration durera de nombreuses années... Publié chez Sonatine, ce roman n'est pas un thriller malgré cette cave, utilisée par de nombreux auteurs du genre ( Jonquet, Lemaître, Walters, ...) voire ce thème de l'écriture qui peut évoquer "Misery" de Stephen King. Ce ( presque) huis-clos, composé de carnets écrits en cachette ( d'où le titre) explore autant le travail d'écriture, les influences des maîtres de la littérature que les aléas d'une vie enfermée. Si l'on perçoit une certaine folie gagner l'esprit de ce pauvre Pablo face à la tâche obligatoire de fournir des scènes magnifiques au sein d'un scénario dont aura décortiqué les moindres rouages, on ne peut dire qu'une énorme tension règne. Les évocations de James Joyce, d'Aristote, des Beatles, de Borges ou du film "Amadeus" , si elles aident le narrateur à survivre, mettent surtout le suspens à distance, et placent ce roman ailleurs, comme si, l'auteur voulait lui aussi faire un roman qui bouleverserait le monde de la littérature. Les amateurs de polar, qui auront trouvé l'ouvrage au rayon polar, éditeur oblige, seront vite décontenancés. Peut être seront-ils intéressés par la direction originale que prend le roman, tant dans sa forme d'écriture de moins en moins conventionnelle au fil des pages que par son propos aux multiples entrées ( critique du milieu du cinéma, des fausses valeurs du 7ème art comme d'une société moderne, et au-delà, réflexion autour de la création, du talent, du pouvoir). Pas certain. Il faut quasiment faire le deuil d'une intrigue laissée au deuxième plan au profit d'un propos, assez virtuose, jouant avec la narration, la mise en page et la psychologie d'un narrateur déroutant. Et même si Nicolas Giacobone parvient dans la dernière partie à insuffler un certain mystère, cette envie d'originalité et de profondeur dans une intrigue présentée comme à suspens, dilue son propos, le lecteur se trouvant pris le cul entre deux chaises : l'essai littéraire ou le polar. Aucun des deux ne fonctionnant vraiment, il ne reste que l'originalité qui peut engendrer une certaine curiosité ou au pire, un succès snobinard.
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  • manonlitaussi Posté le 26 Mai 2019
    C’est un livre étonnant que j’ai adoré qui m’a laissée à bout de souffle à la fin de par la tournure que prennent les choses et par l’écriture incisive qui nous accroche solidement à l’histoire. Un petit changement pour moi puisque c’est un auteur argentin. L’action se passe en Argentine, moi qui suis plûtot dans les lectures anglo-saxones en ce moment. Alors que le début du récit est assez calme. Pablo nous raconte, grâce à son laptop, son macbook 15 pouces comment il vit, enfermé dans la cave de Santiago, depuis 5 ans afin de lui écrire des scénarios de film. Deux de ces films ont eu de grands succès et ont rapporté des prix. Pour le troisième il doit lui écrire une scénario qui va changer l’histoire du cinéma mondial. Santiago est réalisateur, scénariste mais il n’est pas écrivain. Outre Santiago, seule Norma lui rend visite pour lui déposer ses plateaux repas et faire le ménage. Norma cuisine épicée et ne parle pas. La cuisine de Norma donne des hémorroïdes à Pablo. Et oui, ce que nous rapporte Pablo n’est pas glamour dans sa cave où l’air passe à peine et où ses pets mettent une demi-heure à se dissiper, il ne... C’est un livre étonnant que j’ai adoré qui m’a laissée à bout de souffle à la fin de par la tournure que prennent les choses et par l’écriture incisive qui nous accroche solidement à l’histoire. Un petit changement pour moi puisque c’est un auteur argentin. L’action se passe en Argentine, moi qui suis plûtot dans les lectures anglo-saxones en ce moment. Alors que le début du récit est assez calme. Pablo nous raconte, grâce à son laptop, son macbook 15 pouces comment il vit, enfermé dans la cave de Santiago, depuis 5 ans afin de lui écrire des scénarios de film. Deux de ces films ont eu de grands succès et ont rapporté des prix. Pour le troisième il doit lui écrire une scénario qui va changer l’histoire du cinéma mondial. Santiago est réalisateur, scénariste mais il n’est pas écrivain. Outre Santiago, seule Norma lui rend visite pour lui déposer ses plateaux repas et faire le ménage. Norma cuisine épicée et ne parle pas. La cuisine de Norma donne des hémorroïdes à Pablo. Et oui, ce que nous rapporte Pablo n’est pas glamour dans sa cave où l’air passe à peine et où ses pets mettent une demi-heure à se dissiper, il ne nous décortique pas que la façon de créer un scénario, il nous raconte son quotidien odorant, douloureux, solitaire où il ressasse ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas, comment il a raté sa carrière de musicien et ce qui l’a amené à écrire : l’achat d’un ordinateur pour sa mère. Dans la cave, il continue à écrire. Il ne parle pas, joue du yukulélé, écoute les Beatles et écrit écrit écrit pour ne pas oublier, pour transmettre et nous tient accroché à son récit. Un livre addictif et oui un, sonatine encore, que j’ai ouvert sans aucun doute sur la qualité du récit, de l’écriture. Cette lecture n’a fait que le confirmer.
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  • Stelphique Posté le 12 Mai 2019
    Ce que j’ai ressenti: #9642;️Un huis-clos entêtant. Pablo Betances est un homme encavé. Séquestré dans un espace réduit et tenu de rendre un travail d’écriture sous la menace d’un réalisateur complètement barge. Santiago Salvatierra lui demande rien de moins qu’un chef-d’oeuvre qui bouleversera le cinéma mondial. Et pendant ce temps, il le retient prisonnier dans des conditions de vie plus ou moins extrêmes. La date butoir arrive, la pression monte, l’angoisse de la page blanche fait rage, et ses Carnets clandestins, que l’on tient dans nos mains, sont le dérivatif de Pablo, à cet enfermement forcé. Le seul moyen pour lui, de ne pas perdre l’esprit et la petite étincelle d’écrivain. De s’évader par son art. C’est diablement efficace comme thriller. Une tension de tous les instants, une obsession dévorante et cet enjeu démesuré crée une atmosphère délirante, et pour nous, lecteurs, un moment de lecture exceptionnel. Nicolas Giacobone nous a concocté un roman fabuleux, pour tous les amateurs d’adrénaline. "Le cahier est désormais le maître de mes heures solitaires." #9642;️Écriture et obsession. Il se peut que vous ne voyez jamais cette chronique, parce que comme Pablo, j’ai la furieuse envie de tout balancer à la corbeille, une fois que j’aurai aligné sur mon carnet,... Ce que j’ai ressenti: #9642;️Un huis-clos entêtant. Pablo Betances est un homme encavé. Séquestré dans un espace réduit et tenu de rendre un travail d’écriture sous la menace d’un réalisateur complètement barge. Santiago Salvatierra lui demande rien de moins qu’un chef-d’oeuvre qui bouleversera le cinéma mondial. Et pendant ce temps, il le retient prisonnier dans des conditions de vie plus ou moins extrêmes. La date butoir arrive, la pression monte, l’angoisse de la page blanche fait rage, et ses Carnets clandestins, que l’on tient dans nos mains, sont le dérivatif de Pablo, à cet enfermement forcé. Le seul moyen pour lui, de ne pas perdre l’esprit et la petite étincelle d’écrivain. De s’évader par son art. C’est diablement efficace comme thriller. Une tension de tous les instants, une obsession dévorante et cet enjeu démesuré crée une atmosphère délirante, et pour nous, lecteurs, un moment de lecture exceptionnel. Nicolas Giacobone nous a concocté un roman fabuleux, pour tous les amateurs d’adrénaline. "Le cahier est désormais le maître de mes heures solitaires." #9642;️Écriture et obsession. Il se peut que vous ne voyez jamais cette chronique, parce que comme Pablo, j’ai la furieuse envie de tout balancer à la corbeille, une fois que j’aurai aligné sur mon carnet, les mots et les émotions. Mon carnet. Mon obsession. Ou bien la sienne. Parce que finalement, il la raconte si bien cette tension, que tu ne sais plus qui est lui, eux ou nous. Qui est là, plus là, où se situe la réalité et la fiction, le talent ou la médiocrité, où s’en vont les mots et qui les fera vivre…Ne reste que l’envie d’écrire. Le désir brut d’écrire. Pas pour partager, être lu ou admiré, non: écrire pour exister. Mais, cette envie est souvent troublée par une souffrance intérieure et profonde. Et en cela, cette douleur est racontée avec une puissante énergie qui frôle le génie. Insolent et sans compromis. Brillant et sans langue de bois. Juste l’émotion et l’intimité d’un écrivain. On pourrait croire que écrire un scénario pour le cinéma ne soit qu’une petite affaire mais quand l’ambition est grande, démesurée, et bien tout le processus d’écriture devient un cercle infernal, ou doute et confiance viennent foutre un chaos impossible, le temps des mots posés sur le papier. Il se peut que par le plus grand des hasards, vous tombiez sur ses Carnets clandestins, précipitez-vous, ne laissez pas le temps Pablo de tout caviarder en un seul clic, ça serait tellement dommage. "J’écris parce que c’est la seule chose que je sais faire. La seule façon d’exister quand on n’existe pas. Quand j’arrête de taper sur ce clavier, je ne suis rien." #9642;️Brillant! J’ai carrément adoré! Plus que cela même, j’ai été soufflée par le fond et la forme de ce roman. J’ai trouvé qu’il était brillant, juste ce qu’il faut d’insolence, d’impertinence et de génie jusqu’à la dernière page tournée. Addict du style et des vertiges d’émotions que Nicolas Giacobone réussi à implanter dans son thriller. Pendant cette lecture, une envie folle d’écritures, de lectures, de cinéma et de caféine. En bref, juste un coup de coeur! "Je n’en ai rien à foutre, de l’argent. Je n’ai jamais écrit en pensant à l’argent. Je n’ai jamais imaginé qu’un des trucs que j’écrivais pouvait rapporter de l’argent. Le bénéfice d’écrire était dans l’acte même d’écrire." Ma note Plaisir de Lecture 10/10
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