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Sonatine
EAN : 9782355842399
Code sériel : 182
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 592
Format : 140 x 220 mm

Dans son ombre

Benjamin LEGRAND (Traducteur)
Date de parution : 22/01/2015

Vous aimez John Le Carré ?
Vous allez adorer Gerald Seymour !

« Captivant de la première à la dernière ligne, c’est le genre de livre qui vous fait perdre toute notion de l’heure. » The New York Times

Londres, 2001 : Joey Cann se tient devant une maison qu’il a vue des centaines de fois sur des photos, dans des dossiers, dans...

« Captivant de la première à la dernière ligne, c’est le genre de livre qui vous fait perdre toute notion de l’heure. » The New York Times

Londres, 2001 : Joey Cann se tient devant une maison qu’il a vue des centaines de fois sur des photos, dans des dossiers, dans des rapports, celle d’Albert William Packer, un richissime homme d’affaires soupçonné de diriger la mafia londonienne. Joey est membre de l’Église, un service des douanes britanniques qui vient de subir un cuisant revers. Après trois ans de surveillance, un budget de cinq millions de livres, un procès retentissant, Packer, qui a été emprisonné pendant des mois, vient en effet d’être libéré suite à l’étrange défection d’un témoin clé. Si l’enquête est officiellement close, Cann s’est malgré tout juré de ne jamais renoncer. Désormais, il sera dans l’ombre de sa cible, en permanence. Un homme retrouvé mort à Sarajevo va bientôt forcer Packer à sortir de son antre pour gagner la Bosnie. C’est sur ce terrain inattendu, dans un pays durement éprouvé par la guerre, que Cann, accompagné de Maggie Bolton, une experte en surveillance, va tenter de le piéger.

Avec ce livre qui hantera le lecteur longtemps après la dernière ligne, Gerald Seymour nous invite à suivre l’affrontement de deux hommes aussi complexes l’un que l’autre. Il nous entraîne dans un voyage mouvementé au cœur des Balkans, où l’internationale du crime s’est largement enracinée. Ancien grand reporter ayant sillonné le globe pendant des décennies, l’auteur, dont l’œuvre était jusqu’ici inédite en France, est déjà considéré dans les pays anglo-saxons comme un classique. À la lecture de Dans son ombre, on comprend aisément pourquoi.

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EAN : 9782355842399
Code sériel : 182
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 592
Format : 140 x 220 mm

Ils en parlent

Captivant de la première à la dernière ligne, c’est le genre de livre qui vous fait perdre toute notion de l’heure. 
The New York Times
Incontestablement le meilleur auteur de thrillers à l’œuvre aujourd’hui. 
The Daily Mail

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • SagnesSy Posté le 10 Septembre 2021
    Il est un caïd régnant sur Londres sans conteste : le groupe des douanes qui patiemment pendant trois ans l’étudiait à la loupe et avait enfin trouvé de quoi l’inculper explose en vol – il est plus fort qu’eux. Mais le petit gars chargé de l’archivage résiste, en dépit de tout; obsédé maladivement par cet homme dont il a consigné le plus infime détail pendant des années, il accepte de partir sur ses traces en Bosnie. « Mister », comme aime à se faire appeler ce Tony Soprano reptilien, y part conclure un contrat international, agrandir son empire, étendre son pouvoir – mais il n’a aucune idée de l’endroit où il met les pieds. Les Balkans ne sont pas l’Angleterre, il n’y est pas connu, et quand bien même : les règles ne sont pas les mêmes… Un formidable polar qui saisit son lecteur dès les premiers instants, en alternant la vie d’une petite vallée pendant la guerre en Bosnie-Herzégovine et l’histoire de Mister. L’accent est mis sur le côté psychologique, ça fonctionne au petit poil et on s’achemine lentement vers un final immensément prenant, une sorte de western où toutes les petites parties de la mosaïque s’assemblent et on vibre,... Il est un caïd régnant sur Londres sans conteste : le groupe des douanes qui patiemment pendant trois ans l’étudiait à la loupe et avait enfin trouvé de quoi l’inculper explose en vol – il est plus fort qu’eux. Mais le petit gars chargé de l’archivage résiste, en dépit de tout; obsédé maladivement par cet homme dont il a consigné le plus infime détail pendant des années, il accepte de partir sur ses traces en Bosnie. « Mister », comme aime à se faire appeler ce Tony Soprano reptilien, y part conclure un contrat international, agrandir son empire, étendre son pouvoir – mais il n’a aucune idée de l’endroit où il met les pieds. Les Balkans ne sont pas l’Angleterre, il n’y est pas connu, et quand bien même : les règles ne sont pas les mêmes… Un formidable polar qui saisit son lecteur dès les premiers instants, en alternant la vie d’une petite vallée pendant la guerre en Bosnie-Herzégovine et l’histoire de Mister. L’accent est mis sur le côté psychologique, ça fonctionne au petit poil et on s’achemine lentement vers un final immensément prenant, une sorte de western où toutes les petites parties de la mosaïque s’assemblent et on vibre, on vibre ! Rarement l’empathie du lecteur n’aura été autant mobilisée : impossible de rester froid devant ce qu’on lit. Niveau immense !
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  • PGilly Posté le 11 Juillet 2021
    Bon sang, ce type est doué. Il ne laisse aucun répit au lecteur. L'enquête internationale sur le crime international, dont le nouvel épicentre est la Bosnie au lendemain d'une atroce guerre civile, débouche sur la mise à nu de deux hommes au caractère d'acier. L'un est un fonctionnaire teigneux des douanes britanniques, l'autre une crapule cruelle et mégalo. Ils jouent à qui perd, ne gagne pas. L'auteur réussit le tour de force de passionner alors que les protagonistes n'éveillent la moindre empathie. L'attrait réside dans l'écriture précise, sèche, documentée sur les arcanes des traqueurs et sur la carte géopolitique du trafic de stupéfiants. L'aide internationale a reconstruit la Bosnie, elle n'a pas empêché la reconversion des seigneurs de la guerre en trafiquants sanguinaires et en politiciens véreux. L'amitié rugueuse entre deux vieux voisins, de part et et d'autre de la rivière frontière entre les belligérants, illustre à hauteur d'homme, la complexité d'un affrontement barbare dans des Balkans ravagés jusqu'à la moelle. Gérald Seymour, un nom à retenir ; il renouvelle le genre avec puissance et singularité.
  • Mome35 Posté le 21 Novembre 2020
    Il y a des romans qui vous happent. Pour la majorité parce que l'intrigue est bien ficelée et que sujet ou acteurs, souvent les deux, vous attirent. Des ouvrages que vous dévorez en quelques jours, voire en quelques heures. Et puis, inversement, pour les mêmes raisons, mais aussi pour d'autres qui parfois vous échappent, il y a des œuvres (parce qu'à mon humble avis il s'agit vraiment d'œuvres), que vous ne voudriez pas voir se terminer. "Dans son ombre" de Gérald Seymour en fait partie. Pour tous les critères déjà exposés mais aussi parce que la narration est non seulement captivante, mais remarquablement transcrite, parce que les personnages principaux comme secondaires possèdent l'empathie qu'il faut pour que le lecteur se soucie de leur avenir. Et même, là c'est plus rare, l'intérêt que l'on peut porter également aux rôles les plus noirs. Dans ce roman, celui de "Mister" est l'archétype ce que l'on peut trouver de puissant mais aussi de vil. Un être abject, répugnant, mais séduisant, enjôleur sous des couverts honorables. Une crapule immonde, mais diablement intelligente qui a su s'entourer d'adjoints à son image, mais aussi enchaînés par la personnalité du maître au point d'en être totalement dépendants. Parmi eux... Il y a des romans qui vous happent. Pour la majorité parce que l'intrigue est bien ficelée et que sujet ou acteurs, souvent les deux, vous attirent. Des ouvrages que vous dévorez en quelques jours, voire en quelques heures. Et puis, inversement, pour les mêmes raisons, mais aussi pour d'autres qui parfois vous échappent, il y a des œuvres (parce qu'à mon humble avis il s'agit vraiment d'œuvres), que vous ne voudriez pas voir se terminer. "Dans son ombre" de Gérald Seymour en fait partie. Pour tous les critères déjà exposés mais aussi parce que la narration est non seulement captivante, mais remarquablement transcrite, parce que les personnages principaux comme secondaires possèdent l'empathie qu'il faut pour que le lecteur se soucie de leur avenir. Et même, là c'est plus rare, l'intérêt que l'on peut porter également aux rôles les plus noirs. Dans ce roman, celui de "Mister" est l'archétype ce que l'on peut trouver de puissant mais aussi de vil. Un être abject, répugnant, mais séduisant, enjôleur sous des couverts honorables. Une crapule immonde, mais diablement intelligente qui a su s'entourer d'adjoints à son image, mais aussi enchaînés par la personnalité du maître au point d'en être totalement dépendants. Parmi eux "le craqueur" son principal lieutenant, "l'Aigle" son avocat retors et Astings, un autre de ses comparses, ancien militaire et plutôt spécialiste des armes. L'action se déroule, tout d'abord à Londres où "Mister", le Grand Manitou de la drogue et de bien d'autres produits et opérations criminelles, après plusieurs mois passés en prison est libéré, blanchi lors de son procès grâce à des tours de passe-passe, quelques manœuvres illicites et le talent oratoire de son avocat. Les douanes qui avaient créé un service spécial pour faire tomber l'ennemi public numéro 1 sont effondrés. Le service est dissous, mais la lutte continue avec un autre enquêteur, vieux briscard du métier "Monsieur Gough" et un ancien de l'équipe primaire plutôt asocial Joey, complètement obsédé par l'homme qu'il poursuit. Le trio Mister, L'Aigle et Astings s'envolent alors pour la Bosnie qui se relève de la guerre interethnique, nous sommes en 2001. Le craqueur en éclaireur y a laissé la vie, alors qu'il montait une opération de rapatriement de drogue à travers des œuvres caritatives. Mister subventionne des camions de nourriture et de vêtements pour les réfugiés et en profite pour rencontrer et s'associer avec l'internationale du crime bien implantée. Joey et Maggie, une experte en surveillance des services secrets britanniques, également présents à Sarajevo vont tenter de piéger Mister et ses acolytes au péril de leur vie. Nous n'en rajouterons pas plus. Cela fait partie du suspense à respecter. Le bandeau qui accompagne le livre spécifie : "vous n'avez rien lu de tel depuis John le Carré." Dans une critique, le New York Times écrit : "c'est le genre de livre qui vous perdre toute notion de l'heure." Paru en 2015, aux éditions Sonatine, ce livre nous avait échappé alors que nous avions déjà lu le second roman de l'auteur : "en marche vers la mort," paru en 2017 et également excellent. L'oubli est réparé pour notre plus grand bonheur.
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  • -Olivier- Posté le 5 Novembre 2017
    Séduit par le livre de Gérald Seymour, En marche vers la mort, sorti en octobre 2017 chez Sonatine et sujet d’une précédente chronique, je décidai de me replonger dans l’univers de cet auteur avec cet autre livre, Dans son ombre. Il s’agit cette fois du premier livre de Gérald Seymour traduit en français. Publié en 2001 aux États-Unis sous le titre The Untouchable, et seulement en 2015 en France par les Éditions Sonatine. Londres, début du 21e siècle. Albert William Packer, dit Mister, a la mainmise sur la capitale, vainqueur d’une guerre des gangs pour leurs territoires. Sous une apparence ordinaire, Packer est un salopard redoutable, le nec plus ultra. Secondé par Henry Arbuthnot, avocat à la cour et brillant dans la manipulation des lois, et Duncan Dubs, expert dans la manipulation de l’argent, il parvient même à sortir libre d’un procès, après défection du témoin clé et malgré tous les efforts entrepris depuis trois ans par la police criminelle, les services de renseignements, et le service des Douanes. Joey Cann, vingt-sept ans, est le plus jeune membre du groupe SQG, Groupe Sierra Québec Golf, formé spécialement pour traquer et arrêter Albert William Packer. Il ne peut pas croire que trois... Séduit par le livre de Gérald Seymour, En marche vers la mort, sorti en octobre 2017 chez Sonatine et sujet d’une précédente chronique, je décidai de me replonger dans l’univers de cet auteur avec cet autre livre, Dans son ombre. Il s’agit cette fois du premier livre de Gérald Seymour traduit en français. Publié en 2001 aux États-Unis sous le titre The Untouchable, et seulement en 2015 en France par les Éditions Sonatine. Londres, début du 21e siècle. Albert William Packer, dit Mister, a la mainmise sur la capitale, vainqueur d’une guerre des gangs pour leurs territoires. Sous une apparence ordinaire, Packer est un salopard redoutable, le nec plus ultra. Secondé par Henry Arbuthnot, avocat à la cour et brillant dans la manipulation des lois, et Duncan Dubs, expert dans la manipulation de l’argent, il parvient même à sortir libre d’un procès, après défection du témoin clé et malgré tous les efforts entrepris depuis trois ans par la police criminelle, les services de renseignements, et le service des Douanes. Joey Cann, vingt-sept ans, est le plus jeune membre du groupe SQG, Groupe Sierra Québec Golf, formé spécialement pour traquer et arrêter Albert William Packer. Il ne peut pas croire que trois ans d’efforts sont tout simplement anéantis, aussi décide-t-il de continuer la traque. Duncan Dubs, homme de confiance et ami de Mister, est retrouvé mort à Sarajevo, alors qu’il y préparait un nouveau trafic dans le but d’accroître la fortune et la puissance de ce dernier. Hors de son territoire et de ses habitudes, Packer est affaibli. C’est sur ce terrain, dans cette région des Balkans, scène de guerre entre Serbes et Croates de 1991 à 2001, que Joey Cann est envoyé en mission pour espionner Packer et récolter suffisamment de preuves pour l’envoyer définitivement en prison. Joey Cann fait de cette mission un défi personnel. Il a toujours été un looser, alors que Packer est un winner. Pour y arriver il va le traquer, rester dans son ombre jour et nuit. « Quand on met la pression sur une pourriture, il commet des erreurs. Quand il fait des erreurs, il faut être là… » J’ai pris autant de plaisir à lire cet autre ouvrage de Gerald Seymour que le précédent qui, lui, vient de sortir chez Sonatine. Après avoir passé le cap de la présentation des personnages et du décor, qui peut s’avérer complexe par rapport à d’autres thrillers, à cause de la multitude de personnages, des changements de lieux et d’époques, je me suis laissé embarquer dans un voyage captivant au coeur des Balkans, dans un thriller plein de suspense. Comparé au livre "En marche vers la mort", on retrouve le même schéma : une proie, un chasseur, une toile de fond, et un style narratif particulier. Dans ce livre-ci, la proie est un mafieux barbare qui inflige douleur et malheur, le chasseur un membre du service des Douanes qui n’a rien pour lui hormis des problèmes relationnels mais qui dégage une telle empathie qu’on a envie de le soutenir et l’aider à mener à bien sa mission. La toile de fond est cette guerre de l’ex-Yougoslavie, que l’auteur, ancien reporter ayant sillonné le globe durant des années, décrit très bien dans toute son horreur. « Les deux camps faisaient pousser des plants de cannabis devant leurs positions avancées. Les seigneurs de guerre encourageaient ces plantations. Ils pensaient que des types défoncés ne réfléchiraient pas trop sur la guerre, et aussi qu’ils combattraient plus vaillamment pour ne pas devoir abandonner leurs cultures. Est-ce que vous vous imaginez comment c’était ici, l’hiver, si vous n’ étiez pas bourré ou complètement défoncé ? Les petits gars combattaient, défoncés, beurrés, et à moitié morts de froid, et les grands hommes s’engraissaient sur leurs dos et sur leurs cadavres. » Le style narratif particulier de Gerald Seymour est plutôt déstabilisant. Sans aucun interligne l’auteur prend plaisir à nous transporter d’une situation à une autre, d’un personnage à un autre, au risque d’embrouiller le lecteur le temps de s’en apercevoir. La relecture s’avère parfois nécessaire sur quelques lignes, mais on finit vite par s’y habituer et se faire moins surprendre au fil des pages. Les retours dans le passé, clairement indiqués, nous plongent dans l’horreur de la guerre, dans la vie de deux paysans dont les propriétés voisines vont être séparées par une ligne de front et qui devront en subir les conséquences contre leur volonté. Les scènes décrites, parfois dérangeantes, témoignent une fois de plus de l’absurdité d’une guerre. Quant au présent, il nous laisse imaginer à quel point l’internationale du crime a pu s’implanter dans une région durant une guerre qui a semé le chaos. La psychologie des personnages, qu’ils soient dans le camp des bons ou celui des mauvais, est recherchée, nous offrant des personnalités complexes, attachantes ou méprisantes. Albert William Packer, le mafieux anglais, bien que vil et méprisable, semble touchant quand il accompagne la représentante de Haut Commissariat aux Réfugiés pour la distribution des dons de l’opération de soutien "Bosnia with love",  Le passé va finir par rattraper le présent dans un final mémorable, jubilatoire, tellement joli et tellement cruel, un final où les rôles de dominant et dominé vont s’inverser, et qui peut très bien susciter le débat. Quelle attitude aurions-nous adoptée ? Quelle décision aurions-nous prise ? La traque d’un mafieux à la fin de la guerre des Balkans. Une épopée excitante et captivante, et un final mémorable !
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  • jfponge Posté le 16 Avril 2017
    Albert William Packer, alias "Mister", est un "gagnant". Il règne sur la pègre londonienne, avec l'appui de son avocat attitré, Henry Arbuthnot, alias "L'Aigle", qui lui a permis de sortir libre d'un procès retentissant après trois ans de traque par les plus fins limiers du Royaume-Uni. Joey Cann est un "perdant", du moins se définit-il comme tel. Refusé à l'armée, pour cause de myopie aggravée, il a rejoint le corps des douanes, où il a participé comme simple archiviste à l'équipe chargée d'accumuler les charges pesant contre "Mister". La faillite de l'entreprise, pourtant soutenue au plus haut niveau, va contraindre les autorités à revoir la stratégie utilisée pour mettre à bas le tout-puissant roi de la drogue. Joey, sorti miraculeusement de son placard par un de ses supérieurs hiérarchiques, va se retrouver en première ligne contre ce génie du mal incarné : "perdant" contre "gagnant", tout le monde sait qu'au pays des "bookmakers" les paris les plus stupides peuvent s'avérer payants. Pendant ce temps, deux amis, l'un serbe, l'autre croate, qui se rendaient régulièrement visite de part et d'autre de la rivière Bunica avant l'horrible guerre qui précipita les uns contre les autres les débris issus de l'éclatement de la... Albert William Packer, alias "Mister", est un "gagnant". Il règne sur la pègre londonienne, avec l'appui de son avocat attitré, Henry Arbuthnot, alias "L'Aigle", qui lui a permis de sortir libre d'un procès retentissant après trois ans de traque par les plus fins limiers du Royaume-Uni. Joey Cann est un "perdant", du moins se définit-il comme tel. Refusé à l'armée, pour cause de myopie aggravée, il a rejoint le corps des douanes, où il a participé comme simple archiviste à l'équipe chargée d'accumuler les charges pesant contre "Mister". La faillite de l'entreprise, pourtant soutenue au plus haut niveau, va contraindre les autorités à revoir la stratégie utilisée pour mettre à bas le tout-puissant roi de la drogue. Joey, sorti miraculeusement de son placard par un de ses supérieurs hiérarchiques, va se retrouver en première ligne contre ce génie du mal incarné : "perdant" contre "gagnant", tout le monde sait qu'au pays des "bookmakers" les paris les plus stupides peuvent s'avérer payants. Pendant ce temps, deux amis, l'un serbe, l'autre croate, qui se rendaient régulièrement visite de part et d'autre de la rivière Bunica avant l'horrible guerre qui précipita les uns contre les autres les débris issus de l'éclatement de la Yougoslavie, sont maintenant séparés par un champ de mines. Tous ces personnages, et de multiples autres, vont se trouver mêlés à ce récit haletant, mené avec une maîtrise hors du commun, mettant aux prises les forces du Bien et du Mal, un conflit vieux comme le monde que l'on retrouve ici faisant rage dans une vision sombre, mais pourtant jamais manichéenne, de l'humanité. Ancré dans l'actualité, ce roman noir, très noir, nous emmène visiter les recoins les plus cachés du comportement humain. Un récit prenant jusqu'à la dernière page, mais aussi un pamphlet au vitriol contre la guerre, la corruption, les faux-semblants qui font, hélas, croire aux puissants qu'ils nous gouvernent…
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