Lisez! icon: Search engine
Belfond
EAN : 9782714482082
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 416
Format : 140 x 225 mm
Nouveauté

Du bruit dans la nuit

Renaud MORIN (Traducteur)
Collection : Belfond Noir
Date de parution : 01/04/2021
Un thriller psychologique empreint de folie et d’humour noir, riche de twists à la Gillian Flynn et d’un suspense si intense que vous n’oserez plus fermer l’œil de la nuit.
 
Paul Davis n’est que l’ombre de lui-même : huit mois plus tôt, ce professeur de littérature à l’existence sans relief a vu un assassin transporter des cadavres de femmes dans le coffre de sa voiture.
Depuis, Paul subit les assauts d’un violent syndrome de stress post-traumatique. Comment se libérer de cette nuit...
Paul Davis n’est que l’ombre de lui-même : huit mois plus tôt, ce professeur de littérature à l’existence sans relief a vu un assassin transporter des cadavres de femmes dans le coffre de sa voiture.
Depuis, Paul subit les assauts d’un violent syndrome de stress post-traumatique. Comment se libérer de cette nuit d’horreur ? Pour l’aider, son épouse l’encourage à coucher sur le papier les pensées qui le rongent et lui offre, pour ce faire, une vieille machine à écrire.
Mais bientôt, aux images cauchemardesques de ses nuits viennent s’ajouter des bruits étranges, le tac tac tac frénétique des touches d’un clavier. Et plus inquiétants encore sont les messages cryptiques, tapés par la machine, que Paul découvre au petit matin.
 
Somnambulisme ? Machination ? Démence ? À moins que les victimes du tueur ne s’adressent à lui pour réclamer vengeance ? Avec le soutien d’Anna White, sa charmante psychiatre, Paul s’enfonce dans les méandres d’une enquête aux soubresauts meurtriers…
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782714482082
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 416
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Linwood Barclay nous dresse une histoire étonnante, cousue de main de maître. Les portraits des différents personnages très angoissants contribuent à la grande réussite de ce polar !" 
Virginie / Librairie La Pleiade

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • iris29 Posté le 9 Juin 2021
    Le moins qu'on puisse dire en refermant ce roman, c'est que Linwood Barclay sait se renouveler. Il nous avait habitué à des thrillers du genre Harlan Coben, (haletants ), avait fait une petite incursion dans le roman policier humoristique avec sa série qui commence par Mauvais Pas , et voilà qu'il change de cap avec du Bruit dans la nuit en prenant une direction finale totalement inattendue, ( je n'en dirais pas plus...). Paul Davis se remet doucement d'un choc gravissime. Il s'est pris un coup de pelle , qui a engendré un traumatisme crânien, alors qu'il découvrait qu'un de ses collègues et ami, transportait et projetait d'enterrer deux cadavres de femmes. Pour l'aider à surmonter ce stress, il projette de raconter cet angoissant épisode de sa vie et sa femme lui offre une vieille machine à écrire. Mais bientôt l'Underwood se met à taper des messages en pleine nuit et Paul est persuadé que c'est celle que le meurtrier a jeté dans une benne à ordure avant qu'il le confronte et que la machine délivre des messages de l'au-delà... Le pitch est original, mais quelques "défauts" m'ont empêchée d'adhérer complètement à l'histoire . En premier lieu, si Paul et tous ceux... Le moins qu'on puisse dire en refermant ce roman, c'est que Linwood Barclay sait se renouveler. Il nous avait habitué à des thrillers du genre Harlan Coben, (haletants ), avait fait une petite incursion dans le roman policier humoristique avec sa série qui commence par Mauvais Pas , et voilà qu'il change de cap avec du Bruit dans la nuit en prenant une direction finale totalement inattendue, ( je n'en dirais pas plus...). Paul Davis se remet doucement d'un choc gravissime. Il s'est pris un coup de pelle , qui a engendré un traumatisme crânien, alors qu'il découvrait qu'un de ses collègues et ami, transportait et projetait d'enterrer deux cadavres de femmes. Pour l'aider à surmonter ce stress, il projette de raconter cet angoissant épisode de sa vie et sa femme lui offre une vieille machine à écrire. Mais bientôt l'Underwood se met à taper des messages en pleine nuit et Paul est persuadé que c'est celle que le meurtrier a jeté dans une benne à ordure avant qu'il le confronte et que la machine délivre des messages de l'au-delà... Le pitch est original, mais quelques "défauts" m'ont empêchée d'adhérer complètement à l'histoire . En premier lieu, si Paul et tous ceux à qui il s'est confié, pensent que la machine est hantée, ou que quelqu'un pénétre la nuit chez le couple, pourquoi, diable, n'ont-ils pas eu l'idée d'acheter une caméra de surveillance ? En une nuit, ils étaient fixés ! Mais il n'y aurait pas eu d'histoire, me direz-vous... Et en deuxième lieu, la probabilité qu'il y ait autant de personnes "perturbées" au m2 dans ce roman... la psy n'est pas vraiment au sommet de son métier et se laisse facilement déborder... A part ces légers détails, j'ai passé un bon moment. Linwood Barclay ne faisant pas dans le "ronron", prenant même quelques risques. A un moment de l'histoire, je me suis dit : "Non , il ne nous a pas fait ça !". Eh ben, si, il l'a fait , et pas qu'un peu ! La fin est un festival... Une petite touche de (peut-être) fantastique, du suspens, du noir, des personnages attachants, des personnages sans états d'âme et une fin qui sort de l'ordinaire. Un Thriller vraiment original.
    Lire la suite
    En lire moins
  • claire5907 Posté le 4 Juin 2021
    Tout d’abord, merci aux éditions Belfond pour ce service-presse. J’ai lu quelques livres de l’auteur, certains m’ont plu, d’autres moins et d’autres avaient une quatrième de couverture qui ne me disait rien. C’est parti pour 414 pages. L’auteur commence par un prologue où il nous fait vivre l’agression de Paul Davis, professeur d’université. Remis de son agression, mais encore convalescent, il s’adresse à Anna, une thérapeute. Paul espère guérir vite et veut donc tout savoir de son agresseur, que ce soit bien ou mal, pour enfin pouvoir reprendre une vie « normale » avec sa femme Charlotte et son fils Josh de 7 ans. Il fait part à sa thérapeute et à sa femme de l’envie d’écrire un livre, mais pas forcément de le publier. Ni l’une ni l’autre n’y voient d’objection, d’ailleurs sa femme décide même de lui offrir une vieille machine à écrire comme il en rêve depuis tout petit. Mais, pendant la nuit, Paul entend quelqu’un taper à la machine. Au départ, il accuse son fils, mais cela s’est répété lorsque son fils était chez son ex-femme. Paul se dit qu’il y a une raison à cela et la cherchera, car, comme il le dit, il n’est pas fou. Il pense même que les victimes... Tout d’abord, merci aux éditions Belfond pour ce service-presse. J’ai lu quelques livres de l’auteur, certains m’ont plu, d’autres moins et d’autres avaient une quatrième de couverture qui ne me disait rien. C’est parti pour 414 pages. L’auteur commence par un prologue où il nous fait vivre l’agression de Paul Davis, professeur d’université. Remis de son agression, mais encore convalescent, il s’adresse à Anna, une thérapeute. Paul espère guérir vite et veut donc tout savoir de son agresseur, que ce soit bien ou mal, pour enfin pouvoir reprendre une vie « normale » avec sa femme Charlotte et son fils Josh de 7 ans. Il fait part à sa thérapeute et à sa femme de l’envie d’écrire un livre, mais pas forcément de le publier. Ni l’une ni l’autre n’y voient d’objection, d’ailleurs sa femme décide même de lui offrir une vieille machine à écrire comme il en rêve depuis tout petit. Mais, pendant la nuit, Paul entend quelqu’un taper à la machine. Au départ, il accuse son fils, mais cela s’est répété lorsque son fils était chez son ex-femme. Paul se dit qu’il y a une raison à cela et la cherchera, car, comme il le dit, il n’est pas fou. Il pense même que les victimes de l’agresseur essayent de communiquer avec lui via la machine à écrire. (Paul s’est fait agresser, car il a vu le cadavre de deux femmes dans le coffre de la voiture de son ami.) Ou alors est-ce Gavin, le patient de sa thérapeute qui adore se renseigner sur des gens qui ont subi des chocs pour leur faire encore plus de peine, qui s’en prend à lui sous forme de farces ? Il a par exemple appelé un père en se faisant passer pour son fils mort en Irak. Alors, avec tout ça, on se demande si Paul est manipulé ou si l’au-delà lui parle... J’ai apprécié ce roman bien que le milieu a été un peu long, mais vers les cent dernières pages tout s’accélère. Que dire du final ? J’avais deviné la fin, mais l’auteur nous a aussi offert une autre fin que je n’ai pas vue arriver. J’ai bien aimé ce roman et je dois dire qu’il m’a réconciliée avec l’auteur que je relirai pour sûr.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Val07 Posté le 31 Mai 2021
    Vous ne verrez plus les machines à écrire de la même façon... Le pitch du livre est assez simple : Paul Davis, prof de littérature sans histoire, est témoin une nuit du spectacle macabre de trois cadavres dans un coffre de voiture. Huit mois plus tard, Paul souffre de stress post-traumatique, de terribles cauchemars et surtout de ce qui ressemble à des hallucinations nocturnes. C'est le point de départ de ce thriller psychologique qui va sans aucun doute me marquer pendant quelque temps. Tout d'abord, il est important de préciser que l'écriture de l'auteur est (je trouve) assez originale. D'ordinaire, les thrillers sont soit écrits de manière "cinématographique" sans beaucoup de détails, soit au contraire très denses et parfois même un peu trop alambiqués. Ici, l'auteur a su faire un savant mélange des deux types d'écriture pour faire un cocktail efficace et permettre au lecteur d'entrer directement dans l'intrigue, ce qui est franchement très sympa. Par ailleurs, l'histoire paraît de prime abord assez basique mais révèle rapidement des complexités insoupçonnées qui ne sont pas de refus dans ce genre littéraire. Il paraît évident que Linwood Barclay sait ce qu'il fait et comment il le fait, pour notre plus grand plaisir. Si je devais tirer... Vous ne verrez plus les machines à écrire de la même façon... Le pitch du livre est assez simple : Paul Davis, prof de littérature sans histoire, est témoin une nuit du spectacle macabre de trois cadavres dans un coffre de voiture. Huit mois plus tard, Paul souffre de stress post-traumatique, de terribles cauchemars et surtout de ce qui ressemble à des hallucinations nocturnes. C'est le point de départ de ce thriller psychologique qui va sans aucun doute me marquer pendant quelque temps. Tout d'abord, il est important de préciser que l'écriture de l'auteur est (je trouve) assez originale. D'ordinaire, les thrillers sont soit écrits de manière "cinématographique" sans beaucoup de détails, soit au contraire très denses et parfois même un peu trop alambiqués. Ici, l'auteur a su faire un savant mélange des deux types d'écriture pour faire un cocktail efficace et permettre au lecteur d'entrer directement dans l'intrigue, ce qui est franchement très sympa. Par ailleurs, l'histoire paraît de prime abord assez basique mais révèle rapidement des complexités insoupçonnées qui ne sont pas de refus dans ce genre littéraire. Il paraît évident que Linwood Barclay sait ce qu'il fait et comment il le fait, pour notre plus grand plaisir. Si je devais tirer un point négatif principal de ma lecture, parce qu'évidemment la perfection est improbable (mais pas impossible), ce serait la conclusion un peu en queue de poisson qui jure un peu avec l'aspect chronométré du reste du livre. D'un autre côté, l'auteur a probablement fait le meilleur choix étant donné que l'histoire était à deux doigts de devenir ingérable. En somme, un thriller psychologique qui ne révolutionne pas le genre mais qui m'a tout de même fait passer un excellent moment. Bonne lecture ! :)
    Lire la suite
    En lire moins
  • Eve-Yeshe Posté le 24 Mai 2021
    Paul Davis, professeur de littérature à l’université, constate en rentrant chez lui que la voiture de son ami Kenneth Hoffman fait de sacrés zigzags sur la route. Conduit-il en été d’ébriété ? Toujours est il qu’il décide de le suivre pour éviter une catastrophe. Mal lui en prend, lorsque Kenneth s’arrête, Paul sort de sa voiture, et se dirige vers lui et aperçoit deux cadavres de femmes dissimulés sur la banquette mais, à peine le temps de demander ce qui se passe, il se prend un grand coup de pelle sur la tête. Mal en point, il récupère mal, toujours en arrêt de travail car il présente ce qui ressemble fort à un syndrome de stress post traumatique : troubles du sommeil, cauchemars terribles malgré ses séances chez la psychologue. Il décide, fortement encouragé par son épouse, (notons que la psy est réticente) d’écrire son histoire, pour tenter d’y voir plus clair, et son épouse lui offre une machine Underwood, trouvée dans une brocante. Mais la machine ressemble à celle sur laquelle Kenneth a obligé ses victimes à reconnaître leur faute (il les draguait toutes les deux en même temps et elles voulaient prendre leur distance) Curieusement la nuit, on entend le... Paul Davis, professeur de littérature à l’université, constate en rentrant chez lui que la voiture de son ami Kenneth Hoffman fait de sacrés zigzags sur la route. Conduit-il en été d’ébriété ? Toujours est il qu’il décide de le suivre pour éviter une catastrophe. Mal lui en prend, lorsque Kenneth s’arrête, Paul sort de sa voiture, et se dirige vers lui et aperçoit deux cadavres de femmes dissimulés sur la banquette mais, à peine le temps de demander ce qui se passe, il se prend un grand coup de pelle sur la tête. Mal en point, il récupère mal, toujours en arrêt de travail car il présente ce qui ressemble fort à un syndrome de stress post traumatique : troubles du sommeil, cauchemars terribles malgré ses séances chez la psychologue. Il décide, fortement encouragé par son épouse, (notons que la psy est réticente) d’écrire son histoire, pour tenter d’y voir plus clair, et son épouse lui offre une machine Underwood, trouvée dans une brocante. Mais la machine ressemble à celle sur laquelle Kenneth a obligé ses victimes à reconnaître leur faute (il les draguait toutes les deux en même temps et elles voulaient prendre leur distance) Curieusement la nuit, on entend le tac-tac-tac de la machine à écrire, cauchemar ? Somnambulisme ? Hallucinations ? Paul sombre-t-il dans la folie ? L’histoire s’installe tranquillement, et au moment où je commençais à trouver le temps long et l’intérêt de piètre qualité, à imaginer toutes sortes de scenarii possibles, à suspecter tout le monde, folie, manipulation entre autres, coup de théâtre, un évènement vient tout remettre en question, mettant mes hypothèses à dure épreuve, et redonnant du piment à ma lecture. J’ai trouvé Paul très attachant dans sa recherche acharnée pour essayer de comprendre, lorsqu’il lit tout ce qu’il peut trouver sur le procès, les pièces à conviction, les articles parus dans la presse… Même si je ne suis pas très emballée, (j’avais trouvé certaine choses concernant la culpabilité car Kenneth qui purge sa peine en prison a quand même fait très, trop, rapidement des aveux complets) j’ai passé un bon moment, les relations étranges de Paul avec son épouse sont assez drôles mais surtout ce qui m’a interpelée et m’a finalement plu, ce sont les relations de la psy Anna White avec son propre père, (le cordon est-il coupé ?) ou avec ses patients dont certains sont franchement tordus et la manière dont elle ne cloisonne pas vie privée vie professionnelle. Un grand merci à NetGalley et aux éditions Belfond Noir qui m’ont permis de découvrir ce roman, pour le moins original ainsi que son auteur. Peut-être devrais-je tenter de lire un autre de ses romans pour me faire une meilleure idée de son univers, car il a beaucoup d’adeptes, semble-t-il… #LinwoodBarclay #NetGalleyFrance
    Lire la suite
    En lire moins
  • domi_troizarsouilles Posté le 21 Mai 2021
    Petit craquage en librairie car la couverture m’avait attirée… mais je ne connaissais pas du tout cet auteur qui semble pourtant pas mal productif : je n’ai pu résister à me l’offrir. Et waouh ! je suis bluffée ! On a là un thriller psychologique intense et surprenant. L’histoire commence directement sur les chapeaux de roue, et ne laisse quasi jamais le lecteur respirer, sans pour autant l’asphyxier non plus. Il y a une tension constante et qui va même crescendo, mais pas de scène spectaculaire, et pourtant ce n’est jamais lassant. Je dirais même que la plus grande partie du livre (les deux premiers tiers, voire un peu plus) raconte une histoire relativement linéaire : on suit le cheminement de Paul avec un intérêt croissant ; on s’interroge sur les indices semés çà et là et on se fait peu à peu une idée de qui pourrait être en cause, mais sans jamais aucune certitude, car d’autres éléments semblent indiquer le contraire… C’est un peu comme si l’auteur jouait avec le lecteur : devinera, devinera pas ? mais au final c’est lui, et lui seul, qui tient toutes les ficelles, et nous mène par le bout du nez… pour notre plus... Petit craquage en librairie car la couverture m’avait attirée… mais je ne connaissais pas du tout cet auteur qui semble pourtant pas mal productif : je n’ai pu résister à me l’offrir. Et waouh ! je suis bluffée ! On a là un thriller psychologique intense et surprenant. L’histoire commence directement sur les chapeaux de roue, et ne laisse quasi jamais le lecteur respirer, sans pour autant l’asphyxier non plus. Il y a une tension constante et qui va même crescendo, mais pas de scène spectaculaire, et pourtant ce n’est jamais lassant. Je dirais même que la plus grande partie du livre (les deux premiers tiers, voire un peu plus) raconte une histoire relativement linéaire : on suit le cheminement de Paul avec un intérêt croissant ; on s’interroge sur les indices semés çà et là et on se fait peu à peu une idée de qui pourrait être en cause, mais sans jamais aucune certitude, car d’autres éléments semblent indiquer le contraire… C’est un peu comme si l’auteur jouait avec le lecteur : devinera, devinera pas ? mais au final c’est lui, et lui seul, qui tient toutes les ficelles, et nous mène par le bout du nez… pour notre plus grand plaisir ! A mes yeux (de simple lectrice, je n’ai rien d’une spécialiste), la réussite de ce livre tient à deux éléments principaux. D’une part, l’analyse des relations entre les personnages est ciselée avec une grande finesse alors que, paradoxalement, je n’ai pas trouvé les personnages en tant que tels extrêmement fouillés. On prend leur histoire au moment M, on a quelques vagues éléments de leur biographie, juste ce qu’il faut pour qu’on les considère comme des gens normaux, le type d’à côté qu’on croise tous les jours et à qui on dit bonjour car on le trouve sympa, mais dont on ne sait rien au final. En revanche, les interactions des uns avec les autres sont présentées avec une minutie extraordinaire : on joue un peu au voyeur, on les regarde avec un bout de sourire aux lèvres ou avec des frissons ; on est entré chez eux dans leur quotidien, dans leur maison, dans leur voiture. L’auteur nous invite vraiment au milieu d’eux comme un personnage invisible qui compte les points, qui mène l’enquête avec Paul, qui se demande s’il va finir par craquer pour sa psy un peu fragile (et réciproquement) et aurait presque envie que la réponse soit oui… mais au final on se perd quand même. C’est du grand art ! D’autre part, l’écriture est très rythmée, et bénéficie d’effets qui accentuent ce tempo. Je pense notamment au fait que tout est présenté par un narrateur omniscient, mais qui se penche tour à tour sur les différents personnages (essentiellement sur Paul, sur son épouse Charlotte ou sur Anna la psy, mais aussi sur plusieurs autres) avec une telle « proximité » à chaque fois, qu’on a l’impression de lire un véritable roman choral. Or, ce sentiment d’avoir le point de vue des uns et des autres à tour de rôle donne une dynamique incontestable au roman. Et je pense aussi à cette façon de raconter les événements : Linwood Barclay alterne des scènes où il « montre » les événements (comme je disais plus haut : on a vraiment l’impression d’y être avec les protagonistes), avec des dialogues entre ces personnages, où ils parlent entre eux d’un quelconque événement marquant qui s’est passé dans leur passé plus ou moins récent. Et là, l’effet est au moins aussi marquant, car ces personnages parlent alors forcément de quelque chose qu’ils connaissent – mais le lecteur pas encore ! Dès lors, on se fait des conjectures, on suit le dialogue avec l’avidité de l’enquêteur sur le point de résoudre son énigme, et tout à coup, au détour d’un mot, d’une phrase, paf on a compris et on est tout content… pour que la phrase suivante démente aussitôt le schéma qu’on s’était fait. Alors on continue pour en savoir plus, et on ne peut plus s’arrêter. Ce livre est un page-turner au sens littéral du terme - mon traducteur en ligne préféré propose « livre passionnant », ah ah ! ce n’est pas faux mais c’est plus que ça : on ne peut plus s’arrêter de tourner les pages, et à force de les faire défiler on a presque la sensation de cette encore qui colle aux doigts… comme j’ai parfois eu autrefois avec cette vieille machine à écrire sur laquelle ma maman écrivait ses lettres officielles. Cette vieille machine sur laquelle j’ai usé mes doigts lors de mes tout premiers cours de dactylo, avant que mes parents me fassent le cadeau d’une « machine électronique », une révolution à l’époque ! Cette machine qui, dans le livre, devient vraiment un personnage à part entière – mention, d’ailleurs, pour la rencontre de l’antiquité avec le gamin de 9 ans : non seulement c’était « montré » avec cette excellence déjà relevée, mais en plus je voyais tellement mon petit de 8 ans (ou même mes ados) dans une situation similaire, à mourir de rire ! Ainsi donc, on est très loin d’un thriller angoissant ou ultra-palpitant, ceux qui espèrent du sang et des boyaux (même s’il y en a un peu), passez votre chemin ! Mais l’auteur mène un jeu psychologique endiablé et soutenu, à la façon d’un marionnettiste surdoué un peu fou, dont on attend une nouvelle surprise au détour de chaque page… car au final le lecteur est l’un de ses pantins au même titre que les personnages du livre. Un régal !
    Lire la suite
    En lire moins
Toute l'actualité des éditions Belfond Noir
Succombez à vos instincts de serial lecteur.