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I am, I am, I am

Belfond
EAN : 9782714478757
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 140 x 225 mm
I am, I am, I am

Sarah TARDY (Traducteur)
Date de parution : 07/03/2019
Après le succès d’Assez de bleu dans le ciel, Maggie O’Farrell revient avec un nouveau tour de force littéraire. Poétique, subtile, intense, une œuvre à part qui nous parle tout à la fois de féminisme, de maternité, de violence, de peur et d’amour, portée par une construction vertigineuse. Une romancière à l’apogée de son talent.
Il y a ce cou, qui a manqué être étranglé par un violeur en Écosse.
Il y a ces poumons, qui ont cessé leur œuvre quelques instants dans l’eau glacée.
Il y a ce ventre, meurtri par les traumatismes de l’accouchement…

Dix-sept instants.
Dix-sept petites morts.
Dix-sept résurrections.

Je suis, je suis, je suis.
I am, I...
Il y a ce cou, qui a manqué être étranglé par un violeur en Écosse.
Il y a ces poumons, qui ont cessé leur œuvre quelques instants dans l’eau glacée.
Il y a ce ventre, meurtri par les traumatismes de l’accouchement…

Dix-sept instants.
Dix-sept petites morts.
Dix-sept résurrections.

Je suis, je suis, je suis.
I am, I am, I am.

 
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EAN : 9782714478757
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Là où d’autres écrivains joueraient avec le papier, Maggie O’Farrell prend un arc et une flèche, et vise nos cœurs. »
The Times

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • maevedefrance Posté le 11 Novembre 2019
    Traduit par Sarah Tardy J'ai lu tous les romans de l'auteure sauf un (le fameux "sauf un" qui fait suer !). Ils sont tous chroniqués sur le blog. J'ai eu des hauts et des bas avec Maggie O'Farrell, je trouve ses livres assez inégaux. Sans doute une des raisons supplémentaires qui ne m'a pas fait me jeter dessus à sa sortie. Comme tout le monde le sait déjà, I am, I am, I am n'est pas un roman, mais une autobiographie centrée sur "17 rencontres avec la mort", comme l'indique le sous-titre. 17 fois où l'auteur a croisé la Grande Faucheuse venue pour elle ou ses enfants. Les chapitres se focalisent sur diverses parties de son corps et développe la manière dont elles ont été meurtries : le cou (1990 et 2002) ; les poumons (1988, 2000 et 2010) ; la colonne vertébrale, les jambes, le bassin, l'abdomen, la tête (1977) ; le corps tout entier (1993) ; le ventre (2003) ; bébé et système sanguin (2005) ; le système sanguin (1991) ; la tête (1975) ; le crâne (1998) ; les intestins (1994) ; le système sanguin (1997) ; cause inconnue 2003 ; le cervelet (1980) ; ma fille... Traduit par Sarah Tardy J'ai lu tous les romans de l'auteure sauf un (le fameux "sauf un" qui fait suer !). Ils sont tous chroniqués sur le blog. J'ai eu des hauts et des bas avec Maggie O'Farrell, je trouve ses livres assez inégaux. Sans doute une des raisons supplémentaires qui ne m'a pas fait me jeter dessus à sa sortie. Comme tout le monde le sait déjà, I am, I am, I am n'est pas un roman, mais une autobiographie centrée sur "17 rencontres avec la mort", comme l'indique le sous-titre. 17 fois où l'auteur a croisé la Grande Faucheuse venue pour elle ou ses enfants. Les chapitres se focalisent sur diverses parties de son corps et développe la manière dont elles ont été meurtries : le cou (1990 et 2002) ; les poumons (1988, 2000 et 2010) ; la colonne vertébrale, les jambes, le bassin, l'abdomen, la tête (1977) ; le corps tout entier (1993) ; le ventre (2003) ; bébé et système sanguin (2005) ; le système sanguin (1991) ; la tête (1975) ; le crâne (1998) ; les intestins (1994) ; le système sanguin (1997) ; cause inconnue 2003 ; le cervelet (1980) ; ma fille aujourd'hui. La construction d'un point de vue anatomique et anachronique est indéniablement originale. Certains récits sont émouvants et/ou révoltants, notamment ceux liés à la maternité, à la maladie neurologique contractée par l'auteure. Mais la "surprise" est finalement le dernier chapitre, dédié à la maladie de sa fille, atteinte d'une forme grave d'allergie à tout, qui lui fait risquer sa vie à chaque seconde, la forme la plus visible étant un eczéma aggravé. Dans les remerciements, on découvre qu'une donation sera faite à la Anaphilaxis Campaign grâce aux recettes de ce livre. On ne peut pas rester indifférent au calvaire de la petite atteinte d'anaphylaxie et à la vie de ses parents, en état d'alerte permanent. "Ma fille souffre de réactions allergiques, de divers degrés de gravité, douze à quinze fois par an en moyenne. Je tiens un journal détaillé. Ma fille est née avec un déficit immunitaire, ce qui signifie que son système ne réagit pas suffisamment face à certaines choses, et trop face à d'autres. Un simple rhume pour les autres enfants signifie un séjour à l'hôpital pour elle, avec un respirateur artificiel et perfusion." Cette maladie signifie aussi un bébé défiguré par son eczéma, une plaie vivante. "A l'âge d'un mois, son corps était comme piégé dans un plâtre blanc et cru, celui de l'eczéma. Sa peau craquait lorsqu'elle pliait le poignet, le bras, la jambe ; la maladie avait envahi le moindre millimètre de peau, la moindre fissure (...). L'eczéma dans sa forme la plus grave peut être dangereux voire mortel" pendant que la pédiatre se contente de prescrire froidement la même crème totalement inefficace. Et vous, lecteur, vous bouillez de colère, à l'instar de l'auteure (pour avoir vécu le même genre de situation de médecin incompétent, incapable de vous donner une adresse de spécialiste) ! Un espoir émerge le jour où Maggie O'Farrell parle du problème de sa fille à une amie qui lui conseille l'adresse du meilleur spécialiste qui exerce en médecine privée. Là, moi-même je sais qu'on s'assied sur tous ses principes et qu'on fonce, même si on doit y laisser beaucoup d'argent. Même si cette médecine à double vitesse vous révolte. L'autre récit qui m'a marquée est celui où elle explique son accouchement ("Ventre, 2003), dans un hôpital qui lui refuse la césarienne. Elle a beau expliquer qu'elle a une maladie qui l'empêcheront d'accoucher par voie basse, les médecins lui refusent sous prétexte que c'est "la césarienne est un culte, une mode. Qu'[elle] a lu trop de magazines féminins" ! (Je rêve !!!) Le médecin ajoute qu'une césarienne est un acte chirurgical lourd. Et alors ??? On devine toute de suite les histoires de gros sous qui se cachent derrière de telles affirmations. :( "Les médecins, dissimulés derrière un rideau hissé à la hâte, laissaient des empreintes de pas rouges en se déplaçant. L'une d'entre eux, une jeune femme nord-irlandaise, qui paniquait, était en train de dire, "Je ne peux pas, je ne peux pas, je ne sais pas comment faire." " (déjà, youpi, c'est hyper rassurant !) "(...) j'étais allée à mon rendez-vous avec la chef de clinique d'un grand hôpital londonien (la même chef qui, quelques mois plus tard, s'exclamerait "Je ne peux pas, je ne peux pas", je ne sais pas comment faire, pendant que je serais en train de saigner sur la table d'opération). Je lui avais expliqué qu'enfant j'avais contracté un virus à cause duquel j'avais passé un an en fauteuil roulant et gardé une faiblesse musculaire ainsi que des dommages nerveux et cérébraux. Les neurologues et les pédiatres qui m'avaient suivie à l'époque m'avaient dit que, si je voulais un jour, avoir des enfants, il me faudrait une césarienne. (...) A peine étais-je arrivée à la moitié de mon discours que la chef de clinique m'a interrompue d'un ton nerveux. "Il faut que j'en parle à un spécialiste", a-t-elle dit avant de sortir en trombe du cabinet." Et le spécialiste de répondre : "Vous n'avez aucun problème, a-t-il conclu après deux pas. Vous accoucherez normalement." Le médecin va jusqu'à mettre en doute sa maladie, lui demande des preuves. Moi, je faisais des bonds en lisant ces lignes ! Maggie O'Farrell souffre l'ataxie. Comment un homme, et une femme, de surcroit médecins, peuvent imaginer qu'elle fabule ? Comment est-ce possible qu'encore au XXIe siècle, dans des pays développés on vous nie en tant que femme de disposer d'une méthode d'accouchement qui vous permet d'éviter d'y laisser votre vie (et celle du bébé) ? Comment peut-on se permettre de vous laisser souffrir en toute connaissance de cause et au nom de quotas ? "Mourir en couches semble être un danger totalement daté, une menace extrêmement lointaine entre les murs des hôpitaux des pays développés. Mais une enquête récente a classé le Royaume Uni 30e sur 179 pays en matière de taux de mortalité maternelle. Au Royaume Uni, les femmes ont une chance sur 6 900 de mourir en donnant naissance à leur enfant, ce qui surpasse de loin les risques encourus en Pologne. (...) La cause la plus répandue de mortalité maternelle dans le monde est l'hémorragie post-partum." On peut remercier Maggie O'Farrell de dénoncer ces pratiques et attitudes d'un autre âge. Pour des raisons économiques. Ces deux récits qui m'ont fait le plus réagir, qui avaient le plus d'intérêt parce qu'ils dénoncent des attitudes médicales inacceptables. Parce qu'il faut se battre comme un diable pour obtenir des diagnostics fiables devant des médecins incompétents qui refusent de vous donner le nom d'un confrère pour une raison ou une autre. Les autres historiettes où Maggie O'Farrell raconte ses agressions, sa noyade (ratée), sa dysenterie amibienne et d'autres choses (dont je ne me souviens déjà plus), m'ont laissée beaucoup plus indifférente, sans doute parce que c'est davantage autocentré. Souvent, mon attention divaguait ailleurs, sans que je sache vraiment identifier pourquoi, si ce n'est que je m'ennuyais et que je me demandais pourquoi elle nous racontait ça. Dans un registre similaire, Emilie Pine m'a beaucoup plus touchée car il y a une dimension féminine universelle dans ses essais, même si elle parle d'elle, que je n'ai pas retrouvé ici. Un avis mitigé, donc pour une lecture en dents de scie où je me serai bien contentée que de certains chapitres . Le but affiché de ce livre est de récolter des fonds pour la recherche contre l'anaphylaxie (on peut totalement le comprendre) et de dénoncer des pratiques médicales douteuses (du moins c'est ce que j'en ai perçu). C'est pour moi tout l'intérêt de cette oeuvre.
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  • luocine Posté le 27 Octobre 2019
    epéré, d’abord, chez Céline et vu ensuite chez Moka, puis sur d’autres blogs dont j’ai oublié de noter le nom, je me demandais si j’allais apprécier cette auteure dont j’avais lu et aimé « L’étrange disparition d’Esme Lennox ». Je partage les avis que j’ai lus, je lui trouve un grand talent, la suite de ces récits où elle creuse son rapport à la maladie est aussi poignant que triste. Les réflexions qu’elle déteste entendre, je me les suis faites plusieurs fois : comment peut on avoir si peu de chance. Et elle me répondrait que non elle aurait dû tant de fois mourir qu’elle trouve avoir, finalement, beaucoup de chance d’être en vie. Si vous ouvrez ce livre, sachez que vous partez pour dix huit récits où la mort a souvent le premier rôle, elle la frôle, la menace ou cherche à atteindre les siens. Chaque récit porte le nom d’une partie du corps qui est alors l’objet du danger mortel. Si vous ne lâchez pas ce livre c’est que tout vient de son style et de de sa façon de raconter ce qui lui arrive, par exemple son accouchement : elle doit s’opposer au grand ponte de l’hôpital... epéré, d’abord, chez Céline et vu ensuite chez Moka, puis sur d’autres blogs dont j’ai oublié de noter le nom, je me demandais si j’allais apprécier cette auteure dont j’avais lu et aimé « L’étrange disparition d’Esme Lennox ». Je partage les avis que j’ai lus, je lui trouve un grand talent, la suite de ces récits où elle creuse son rapport à la maladie est aussi poignant que triste. Les réflexions qu’elle déteste entendre, je me les suis faites plusieurs fois : comment peut on avoir si peu de chance. Et elle me répondrait que non elle aurait dû tant de fois mourir qu’elle trouve avoir, finalement, beaucoup de chance d’être en vie. Si vous ouvrez ce livre, sachez que vous partez pour dix huit récits où la mort a souvent le premier rôle, elle la frôle, la menace ou cherche à atteindre les siens. Chaque récit porte le nom d’une partie du corps qui est alors l’objet du danger mortel. Si vous ne lâchez pas ce livre c’est que tout vient de son style et de de sa façon de raconter ce qui lui arrive, par exemple son accouchement : elle doit s’opposer au grand ponte de l’hôpital londonien qui méprise les mises en garde de son confrère du pays de Galle, cela sonne tellement vrai. Savoir le raconter comme cela doit faire du bien à tous ceux et toutes celles qui ont un jour senti ce regard méprisant sur leur corps souffrant. Elle a failli y rester mais elle a survécu et nous le raconte avec talent. Toutes les nouvelles sont intéressantes, et pour celles ou ceux qui comme moi n’aime pas trop que les auteurs se racontent sachez que le talent littéraire vous fera, encore une fois, passer au-delà de tous vos a priori
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  • clairejeanne Posté le 11 Octobre 2019
    Présentées en dix-sept chapitres racontant chacun une mise en péril ou un moment aux frontières de la vie, le dernier livre de Maggie O'Farrell est assez différent de ses autres ouvrages ; sous-titré "Dix-sept rencontres avec la mort", c'est une histoire de vie(s) morcelée(s) en ses temps les plus forts, sans doute ceux qui nous révèlent à nous même. Une autobiographie originale et construite sans respecter la chronologie mais qui a sa propre logique ; l'auteure mais aussi sa fille - et la vision n'est pas du tout la même -, différentes parties du corps, différentes circonstances, différents temps. " Frôler la mort n'a rien d'unique, rien de particulier. Ce genre d'expérience n'est pas rare ; tout le monde, je pense, l'a déjà vécu à un moment ou à un autre, peut-être sans même le savoir. La camionnette qui passe au ras de votre vélo, le médecin fatigué qui, finalement, décide de revérifier le dosage, le conducteur ivre que ses amis réussissent laborieusement à convaincre de leur donner ses clés de voiture, le train raté parce qu'on n'a pas entendu le réveil sonner, l'avion dans lequel on n'est pas monté, le virus que l'on n'a pas attrapé, l'agresseur que l'on n'a jamais... Présentées en dix-sept chapitres racontant chacun une mise en péril ou un moment aux frontières de la vie, le dernier livre de Maggie O'Farrell est assez différent de ses autres ouvrages ; sous-titré "Dix-sept rencontres avec la mort", c'est une histoire de vie(s) morcelée(s) en ses temps les plus forts, sans doute ceux qui nous révèlent à nous même. Une autobiographie originale et construite sans respecter la chronologie mais qui a sa propre logique ; l'auteure mais aussi sa fille - et la vision n'est pas du tout la même -, différentes parties du corps, différentes circonstances, différents temps. " Frôler la mort n'a rien d'unique, rien de particulier. Ce genre d'expérience n'est pas rare ; tout le monde, je pense, l'a déjà vécu à un moment ou à un autre, peut-être sans même le savoir. La camionnette qui passe au ras de votre vélo, le médecin fatigué qui, finalement, décide de revérifier le dosage, le conducteur ivre que ses amis réussissent laborieusement à convaincre de leur donner ses clés de voiture, le train raté parce qu'on n'a pas entendu le réveil sonner, l'avion dans lequel on n'est pas monté, le virus que l'on n'a pas attrapé, l'agresseur que l'on n'a jamais croisé, le chemin jamais emprunté. Tous autant que nous sommes, nous allons à l'aveugle, nous soutirons du temps, nous empoignons les jours, nous échappons à nos destins, nous glissons à travers les failles du temps, sans nous douter qu'à tout moment le couperet peut tomber." (p 38) Le premier chapitre intitulé "Le Cou 1990" démarre très fort : " Sur le chemin devant moi, caché derrière un rocher, un homme apparaît." Le suspense est engagé, le lecteur n'a plus qu'à dévorer les lignes... Et de chapitre en chapitre c'est la même chose, ces moments où un être vivant frôle la mort sont racontés avec précision et force, on s'étonne, on compatit, on s'effraie, on est dérangé, soulagé... Véritable hymne à la vie à travers ce qu'elle peut avoir de plus difficile et de plus dangereux, cet écrit nous donne une claque qui nous rappelle ce miracle d'être tout un système dont les rouages fonctionnent parfaitement même et surtout quand nous n'en sommes pas conscients.
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  • latina Posté le 5 Octobre 2019
    Il existe des personnes qui ont de la chance de survivre face à tout ce qu’elles ont connu. Maggie O’Farrell est de celles-là. Je la connaissais à travers deux romans, « L’étrange disparition d’Esme Lennox » et « Assez de bleu dans le ciel », et déjà, je l’appréciais. J’aimais son humanité, son empathie, sa façon de raconter, vive et alerte. Mais maintenant, elle fait partie de mes intimes. Car je viens de lire son autobiographie présentée de manière originale : chaque chapitre fait référence à un moment de sa vie où elle a frôlé la mort, que ce soit lors d’une rencontre avec un homme pas net du tout qui cherche à lui mettre la courroie de son appareil photo autour du cou, ou lorsqu’elle a failli se noyer, ou encore en avion, lorsque celui-ci a amorcé une descente en piqué, mais surtout à 8 ans, lorsqu’elle a souffert d’une encéphalite qui l’a laissée handicapée pendant un an et avec des séquelles à vie, et j’en passe ! Son premier accouchement a été presqu’une catastrophe, suite à cela. Malgré tout, malgré la souffrance, le sang, l’angoisse, les tremblements incontrôlés, la diarrhée, les vomissements, et encore une multitude de symptômes... Il existe des personnes qui ont de la chance de survivre face à tout ce qu’elles ont connu. Maggie O’Farrell est de celles-là. Je la connaissais à travers deux romans, « L’étrange disparition d’Esme Lennox » et « Assez de bleu dans le ciel », et déjà, je l’appréciais. J’aimais son humanité, son empathie, sa façon de raconter, vive et alerte. Mais maintenant, elle fait partie de mes intimes. Car je viens de lire son autobiographie présentée de manière originale : chaque chapitre fait référence à un moment de sa vie où elle a frôlé la mort, que ce soit lors d’une rencontre avec un homme pas net du tout qui cherche à lui mettre la courroie de son appareil photo autour du cou, ou lorsqu’elle a failli se noyer, ou encore en avion, lorsque celui-ci a amorcé une descente en piqué, mais surtout à 8 ans, lorsqu’elle a souffert d’une encéphalite qui l’a laissée handicapée pendant un an et avec des séquelles à vie, et j’en passe ! Son premier accouchement a été presqu’une catastrophe, suite à cela. Malgré tout, malgré la souffrance, le sang, l’angoisse, les tremblements incontrôlés, la diarrhée, les vomissements, et encore une multitude de symptômes plus délirants les uns que les autres, malgré cela, malgré la mort, même, sl’humour demeure, la vie gagne. La volonté, la ténacité, la force au-delà du commun animent cette femme. Mais lorsqu’arrive le dernier chapitre et que là, là, elle parle de sa fille, sa toute petite fille atteinte d’eczéma très dangereux, c’est l’émotion qui me noie. Je me dis que cette femme a connu et connait encore, connaitra toujours des problèmes colossaux, mais que rien ne pourra l’empêcher de transcender sa souffrance et d’écrire. Quel pouvoir a-t-elle donc pour survivre à cette agonie mentale ? Tout ceci, elle n’en a jamais parlé dans ses romans, sauf à un tout petit moment. L’écriture de son autobiographie lui a permis de lâcher un peu la soupape, et de proclamer que la vie est tellement proche de la mort, oui, mais qu’elle explose en chaque être et qu’il faut l’accueillir avec reconnaissance, malgré la douleur, malgré le chagrin, malgré les difficultés. Formidable leçon !
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  • LevoyagedeLola Posté le 18 Septembre 2019
    Un livre particulier,déroutant dans lequel l’auteure raconte de façon anecdotique les épisodes de sa vie où elle a frôlé la mort. Chacun des 17 courts chapitres a pour titre, la partie du corps meurtrie ; les poumons pour la noyade, les intestins pour l’amibe, le cou pour l’agression… et une illustration à la manière des planches anatomiques anciennes. Ce ne sont pas toujours des épisodes tragiques, dramatiques ou violents, il peut s’agir simplement d’un léger effleurement celui d’un poids lourd trop proche qui fait entrevoir le pire évité. Une bien étrange autobiographie !
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