RÉSULTATS POUR VOTRE RECHERCHE «»
Résultats pour livres
    Résultats pour auteurs
      Résultats pour catégories
        Résultats pour collection / série
          Résultats pour actualités

            Il faut qu'on parle de Kevin

            Belfond
            EAN : 9782714441188
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 492
            Format : 140 x 225 mm
            Il faut qu'on parle de Kevin

            Françoise CARTANO (Traducteur)
            Date de parution : 07/09/2006

            Avec une effrayante lucidité, Lionel Shriver dresse le portrait inoubliable d’une mère confrontée à la monstruosité de son fils. Un sujet d’une brûlante actualité, doublé d’une vision au vitriol de l’american dream. Un roman coup de poing, violent, complexe, qui s’attaque au dernier des tabous. Le film magnifiquement réalisé par Lynne Ramsay, avec Tilda Swinton et Ezra Miller dans les rôles principaux, a été présenté à Cannes en 2011, avant de sortir sur les écrans le 28 septembre 2011.

            À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de la cafétéria et un professeur. Dans des lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva, sa mère, retrace l’itinéraire meurtrier de Kevin.

            Elle se souvient qu’elle a eu du mal...

            À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de la cafétéria et un professeur. Dans des lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva, sa mère, retrace l’itinéraire meurtrier de Kevin.

            Elle se souvient qu’elle a eu du mal à sacrifier sa brillante carrière pour devenir mère. Qu’elle ne s’est jamais faite aux contraintes de la maternité. Que dès la naissance elle s’est heurtée à un enfant difficile. Que l’arrivée de Celia, petite sœur fragile et affectueuse, n’a fait que creuser le fossé entre mère et fils. Qu’elle aura passé des années à scruter les agissements de Kevin sans voir que son ambivalence envers lui n’avait d’égale que la cruauté et la malveillance du rejeton. Et, quand le pire survient, Eva veut comprendre : qu’est-ce qui a poussé Kevin à commettre ce massacre ? Et quelle est sa propre part de responsabilité ?

            Lire la suite
            En lire moins
            EAN : 9782714441188
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 492
            Format : 140 x 225 mm
            Belfond
            22.00 €
            Acheter

            Ils en parlent

            « Un livre qui vous plonge dans l’effroi jusqu’à vous couper le souffle. […] Impitoyable et impressionnant. »
            Olivia de Lamberterie - Elle

            « Il faut qu'on parle de Kevin provoque et dérange par son acuité à poser les questions qui font mal. Refusant le manichéisme et les idées reçues, Lionel Shriver secoue le lecteur dès les premières pages en exposant la situation de crise (la tuerie) et parvient à le garder en éveil jusqu'à la dernière, tout en se contentant d'un seul point de vue. Le pari est difficile et le résultat, à la fois explosif et profond, inquiétant et réfléchi, laisse le lecteur groggy après une ultime révélation. »
            Christine Ferniot - Lire

            « Un livre dur, brillant, souvent insupportable [...] mais qui vaut vraiment la peine. Accrochez-vous. »
            Stéphane Hoffmann - Le Figaro Magazine

            « Ce thriller dérangeant [...] pose avec une crudité caustique la question de la maternité dans des sociétés où l'enfant est roi. On n'en sort pas indemne. »
            Evelyne Bloch-Dano - Marie Claire

            « Ce roman est plus percutant qu’une leçon de pédopsychiatrie, porté par la force de la fiction et une écriture limpide. Il n’apporte aucune réponse, sinon un dénouement magistral et bouleversant. »
            Karine Papillaud - Le Point

            « On n’est pas prêt d’oublier ce récit intense, dénué de sensiblerie et captivant comme un thriller. On peut y lire une charge contre un certain idéal éducatif américain. Il s’avère surtout une méditation intemporelle et sans tabou sur les ambivalences de la maternité. »
            Claire Julliard - Le Nouvel Observateur

            « Attention le cœur ! Cette histoire dérange, choque, bouleverse, fait mal. Impossible de rester indifférent. Qu’on aime ou qu’on déteste on ne peut qu’applaudir la performance littéraire. »
            Daphné de Saint Sauveur - Madame Figaro

            « Avec un humour corrosif et un masochisme cinglant, [Lionel Shriver] s'attaque aux tabous de la maternité. Et ça secoue. »
            Isabelle Bourgeois - Marie France

            « Un roman choquant, au vrai sens du terme. Le lecteur en ressort ébranlé, moins par le sujet que par l'exigence de vérité avec laquelle il est traité. La plume acérée de Lionel Shriver ne devrait pas rester inconnue bien longtemps. »
            Alexandra Lemasson - Le Magazine Littéraire

            « Corrosif, impitoyable, y compris dans son humour, ce roman est le récit d'une descente, les yeux grands ouverts, dans les abysses les plus insondables de la maternité. [...] Rarement, un roman aura exploré avec autant de complexité cette substance ténébreuse qui unit une mère à son enfant. »
            Véro,nique Rossignol - Livres Hebdo

            « En suivant d'une plume propre, incisive, cette femme qui tente d'isoler sa part de responsabilité dans un effroyable massacre, l'écrivaine Lionel Shriver signe une œuvre d'une force peu commune [...] Nous laissant le souffle court, elle écrit ce qu'aucune mère ne s'accorde jamais de le droit de dire. »
            Adélaïde de Clermont-Tonnerre - Point de Vue

            « Un roman coup de poing, riche de multiples rebondissements, d’un suspense implacable. De ces lectures qui vous coupent le souffle et hantent vos nuits. Un livre exceptionnel, à lire absolument. »
            Laurent Fialaix - Questions de femmes

            « Gare aux effets secondaires implacables de ce roman terrible. »
            Astrid Eliard - Le Figaro littéraire

            « Avec le personnage d'Eva, Lionel Shriver réussit un petit exploit : permettre à son lecteur de s'identifier à cette femme, aussi meurtrie que sarcastique et souvent très drôle, alors qu'elle explore un tabou extrêmement fort, celui de haïr le fruit de ses entrailles. »
            Raphaëlle Leyris - Les Inrockuptibles

            « De la première à la dernière ligne, Lionel Shriver construit un suspense formidable. La maîtrise inouïe avec laquelle la romancière dissèque cette histoire effarante et la lucidité de son analyse des sentiments rangent Il faut qu'on parle de Kevin parmi les livres qui bousculent autant qu'ils bouleversent. Lionel Shriver possède une voix dont l'écho se propage longtemps. »
            Frédérique Bréhaut - Le Maine Libre

            « Avec une lucidité effrayante, Lionel Shriver dresse le portrait troublant d’une mère confrontée à la monstruosité de son enfant. Un roman coup de poing, violent, complexe, servi par une écriture et une construction parfaitement maîtrisées. »
            La Marseillaise

            « Un roman souvent éprouvant, écrit avec beaucoup d’humour et encore plus de lucidité, 480 pages haletantes au dénouement fracassant. »
            Odile Wassmer - Le Populaire du Centre

            « Lionel Shriver explore jusqu'au tréfonds la maternité, la culpabilité, l'autorité, l'égoïsme, la façon dont l'être humain emmure l'interdit dans ce récit éminemment subjectif, d'une lucidité exemplaire. »
            Geneviève Simon - La Libre Belgique

            « Déroutant, lucide et dérangeant, ce roman décrit avecune force inouïe le portrait d’une mère confrontée à la monstruosité de son fils. »
            Zohra Karmass - Edelweiss (Suisse)

            « Il faut qu’on parle de Kevin trouble par une sincérité viscérale qui ne s’embarrasse guère de conventions. […] Lionel Shriver dégoupille les arguments avec une subtilité rare, renvoie les responsables dos à dos, décrypte les psychologies et les enjeux dans un déluge de précisions qui glace. Surtout, et ce n’est pas la moindre émotion dégagée par ce roman atypique, elle dose les révélations dans un crescendo puissant. Le thème de la manipulation poussé dans ses retranchements… De quoi parler longtemps de Kevin. »
            Cécile Lecoultre - 24 Heures (Suisse)

            « Il faut qu’on parle de Kevin est un livre sur la dangereuse distance qui sépare ce que nous ressentons au plus profond de nous-mêmes de ce que nous nous autorisons à admettre dès qu’il s’agit de la famille. C’est un livre sur ce qui arrive lorsque le produit suprême de nos sociétés occidentales ? l’enfant ? apprend qu’il n’y a aucune limite à l’exercice de sa liberté. C’est un livre sur ce dont nous devons, mais ne pouvons parler. »
            The Guardian

            « Ce livre témoigne de ce que beaucoup de femmes craignent mais n’expriment jamais : la peur de devenir mère et la terreur de découvrir le genre d’enfant que l’on pourrait mettre au monde. »
            Le jury de l’Orange Prize

            « En septembre 2001, Mrs. Shriver envoie son roman à son agent de l’époque, qui est horrifiée par son contenu (et refuse d’y associer son nom). [...] Selon son agent, ce roman la met dans une position de dilemme moral : et si les enfants imitaient Kevin ? Qu’en penserait l’auteur ? Elle conseille à sa cliente d’arrondir les angles, de faire allusion à la tuerie en la plaçant « hors-champ », d’ajouter plus d’humour ? ou bien de supprimer carrément le massacre. [...] Voici ce que Mrs. Shriver lui a répondu : « Si les romanciers et leurs agents partent du principe que les lecteurs vont forcément reproduire les intrigues des romans dans la vraie vie et que ce sont les auteurs et leurs représentants qui seront tenus moralement responsables de ces actes, alors la seule chose que les écrivains pourraient autoriser leurs personnages à faire serait d’aider les vieilles dames à traverser la rue. »
            The New York Observer

            « En ces temps libérés, il est néanmoins des choses que l’on ne peut dire ; des choses que l’on est moins libre de dire qu’auparavant. Par exemple que le fait d’être parents ? d’être mère ? n’est pas une vocation suprême, mais plutôt une injonction péremptoire purement biologique, et ce malgré l’évolution du débat public sur la sexualité. »
            Rachel Cusk - The Gardian

            « Il y a peu de romans qui vous laissent le souffle coupé à la dernière page, comme si vous n’aviez absolument plus d’oxygène. C’est pourtant l’effet que produit Il faut qu’on parle de Kevin, de la romancière américaine Lionel Shriver. C’est un livre provocant et sans complaisance, une histoire forte qui ne manquera pas de captiver ses lecteurs, dont certains seront à coup sûr exaspérés, voire choqués. »
            The Bookseller

            « De nombreuses fictions ont essayé de décrire ce qui peut pousser un adolescent à assassiner ses camarades de classe ou ses professeurs, mais celle de Lionel Shriver est la plus réussie, et de loin. […] Elle apporte à son livre une analyse claire et acérée de la complexité des relations maritales et parentales, servie par un rythme narratif implacable et ingénieux. [...] Un roman poignant d’une grande finesse psychologique, dont la clairvoyance, l’humour noir et la dureté disent bien toute la difficulté de l’aventure humaine. »
            Publisher’s Weekly

            « Petites natures s’abstenir. »
            Kirkus Review

            « Au moyen de phrases acerbes et ciselées qui dissèquent ses impressions sur la maternité, l’ambition, la famille, et ce que fait que la culture américaine engendre des enfants meurtriers, Lionel Shriver baladele lecteur entre condamnation et compassion, châtiment et pardon. Sans jamais relâcher la pression, elle fait en sorte que, comme Eva, le lecteur se débatte avec ses blessures jamais cicatrisées. »
            Booklist

            PRESSE

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • MadameElephant Posté le 4 Avril 2019
              Ce roman extraordinaire m'a vraiment bouleversée. Puissant, violent, il parle de la relation entre une mère et son fils. S'aiment-ils, est-ce possible dans de telles conditions? J'ai rarement été aussi émue par un livre, celui-ci est extraordinaire. Que peut penser une mère dont le fils a commis un massacre? Il aurait été dommage de passer à côté de ce roman.
            • Valmyvoyou_lit Posté le 21 Janvier 2019
              Pendant des années, je n’ai pas été attirée par ce livre. Je croyais que c’était le témoignage d’une mère qui cherchait des excuses à son fils. Je pensais que c’était l’histoire vraie d’un adolescent, coupable d’une tuerie de masse dans une université américaine. J’imaginais que c’était le texte d’un parent qui souhaitait donner des circonstances atténuantes à ce meurtrier. Puis, sur Instagram, j’ai commencé à le voir souvent. Les commentaires étaient élogieux. Ma curiosité a été attisée. Ma vision d’Il faut qu’on parle de Kevin était erronée. Tout d’abord, c’est une fiction. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Eva, la mère du meurtrier, ne lui cherche pas d’excuses. Eva écrit à son mari, qu’elle ne voit plus depuis ce JEUDI tragique. Elle retrace la vie familiale, du début de l’histoire d’amour entre Eva et Franklin, jusqu’à ce jour où Kevin a tué neuf personnes de son lycée. Elle livre tout sans fioritures, sans embellir la réalité. Le ton est sec, c’est une véritable autopsie. Il m’a fallu du temps pour rentrer dans l’histoire, mais ensuite, il m’était impossible de le lâcher. Pourtant ce que je lisais me glaçait et je détestais de nombreux passages. En effet, Lionel Shriver dépeint... Pendant des années, je n’ai pas été attirée par ce livre. Je croyais que c’était le témoignage d’une mère qui cherchait des excuses à son fils. Je pensais que c’était l’histoire vraie d’un adolescent, coupable d’une tuerie de masse dans une université américaine. J’imaginais que c’était le texte d’un parent qui souhaitait donner des circonstances atténuantes à ce meurtrier. Puis, sur Instagram, j’ai commencé à le voir souvent. Les commentaires étaient élogieux. Ma curiosité a été attisée. Ma vision d’Il faut qu’on parle de Kevin était erronée. Tout d’abord, c’est une fiction. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Eva, la mère du meurtrier, ne lui cherche pas d’excuses. Eva écrit à son mari, qu’elle ne voit plus depuis ce JEUDI tragique. Elle retrace la vie familiale, du début de l’histoire d’amour entre Eva et Franklin, jusqu’à ce jour où Kevin a tué neuf personnes de son lycée. Elle livre tout sans fioritures, sans embellir la réalité. Le ton est sec, c’est une véritable autopsie. Il m’a fallu du temps pour rentrer dans l’histoire, mais ensuite, il m’était impossible de le lâcher. Pourtant ce que je lisais me glaçait et je détestais de nombreux passages. En effet, Lionel Shriver dépeint deux tabous : celui d’absence d’amour maternel et celui de la méchanceté de certains enfants. Les descriptions de certaines pensées qu’Eva prête à Kevin, lorsqu’il est enfant, m’ont, parfois, mise mal à l’aise. J’ai oscillé entre la colère, la tristesse, l’envie de comprendre, etc. Deux jours après avoir terminé ce roman, le débat continue de faire rage en moi. Le fait de devenir un tueur vient-il de l’inné ou de l’acquis ? Un enfant peut-il être mauvais comme le comportement de Kevin porte à la croire ou le manque d’amour le fera devenir cet être horrible ? Quelle part de responsabilité portent les parents d’un adolescent qui tue ses camarades ? Ce dernier est-il programmé dès la naissance ? L’origine de ses actes vient-elle de son environnement ? Ce livre dérangeant a bouleversé toutes mes convictions. Je ne sais plus que penser. Aussi, je sais que ce livre va continuer à me marquer et me hanter. Son but n’est pas d’apporter des réponses, il ne le fait absolument pas, mais il provoque une réflexion troublante qui crée un malaise intérieur. Les interrogations perdurent après la lecture. C’est un livre puissant que je souhaiterais ne pas aimer, tant le sujet est perturbant et que, pourtant, je n’ai pas pu lâcher. Je ne ressors pas indemne de cette lecture.
              Lire la suite
              En lire moins
            • BarbaraJeanne Posté le 13 Janvier 2019
              Il faut qu'on parle de Kevin – Lionel Shriver À la veille de ses seize ans, Kévin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de cafétéria et un professeur. Dans des lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva sa mère, retrace l'itinéraire meurtrier de son fils. (Synopsis) Et pour ce faire, Eva remontera aux origines, avant même la conception de Kevin. Ce qui l'a amené à vouloir un enfant puis ne plus le vouloir, la grossesse, la naissance, l'enfance de Kevin puis l'adolescence jusqu'au drame. Elle décortiquera en profondeur sa famille, analysera sa relation complexe avec son fils. Kevin était-il mauvais dès sa naissance, est-elle coupable des agissements de son fils ? Autant de questions qui soulèveront des sujets sensibles que sont le non-désir de maternité et le désamour maternel. Mais aussi le poids de la culpabilité des mères, cette culpabilité que la société nous impose : « C'est toujours la faute des mères […] ce gamin a mal tourné parce que sa mère elle est alcoolo, oui ou accro à la drogue. Elle le laisse à l'abandon, elle lui apprend pas la différence entre le bien et le mal. Elle est jamais... Il faut qu'on parle de Kevin – Lionel Shriver À la veille de ses seize ans, Kévin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de cafétéria et un professeur. Dans des lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva sa mère, retrace l'itinéraire meurtrier de son fils. (Synopsis) Et pour ce faire, Eva remontera aux origines, avant même la conception de Kevin. Ce qui l'a amené à vouloir un enfant puis ne plus le vouloir, la grossesse, la naissance, l'enfance de Kevin puis l'adolescence jusqu'au drame. Elle décortiquera en profondeur sa famille, analysera sa relation complexe avec son fils. Kevin était-il mauvais dès sa naissance, est-elle coupable des agissements de son fils ? Autant de questions qui soulèveront des sujets sensibles que sont le non-désir de maternité et le désamour maternel. Mais aussi le poids de la culpabilité des mères, cette culpabilité que la société nous impose : « C'est toujours la faute des mères […] ce gamin a mal tourné parce que sa mère elle est alcoolo, oui ou accro à la drogue. Elle le laisse à l'abandon, elle lui apprend pas la différence entre le bien et le mal. Elle est jamais à la maison quand il rentre de l'école. Personne ne va jamais dire que le père est un poivrot, ou qu'il est pas à la maison quand il revient de l'école. Et personne ne va jamais dire qu'il y a des enfants qu'ont la méchanceté. » Un peu désarçonnée au départ par le style épistolaire de ce roman, je l'avais mis en pause. Pourtant, il était toujours là dans un coin de ma tête, il m'appelait. Et que j'ai bien fait de le reprendre car quelle erreur ça aurait été de passer à côté de cette pépite qui s'est révélée être une lecture intense, éprouvante et ô combien excellente ! Encore un roman qui restera à jamais gravé dans ma mémoire. Coup de foudre pour « Il faut qu'on parle de Kevin », roman d'une noirceur implacable.
              Lire la suite
              En lire moins
            • GabrielleTyler Posté le 4 Janvier 2019
              Quand je l'avais lu il y a quelques années, ce livre m’avait marquée pour l’originalité des réflexions qu’il proposait et son côté très introspectif, et je l’ai donc acheté récemment pour pouvoir le relire. L’histoire (dont on connaît l’issue dès le départ, ce qui est encore pire puisqu’on voit les rouages se mettre en place) est à la fois horrible et poignante. Ca en dit beaucoup sur l’influence de l’éducation sur le devenir d’un enfant, et encore plus sur ce que l’éducation ne peut pas contrôler, et c’est très effrayant ! Eva retrace l’itinéraire meurtrier de son fils, comportement à la fois très prévisible (on se doute qu’il ne va pas devenir enfant de cœur) et subtil… C’est étrange de voir à quel point cette cruauté est en quelques sortes la nature de Kévin… C’est extrêmement troublant, comme si c’était inévitable… Ça va vraiment contre ma façon de voir les choses ! Et ça m’a donné envie de lire les travaux de Michel Foucault sur la folie xD Mais c’est en réalité le personnage d’Eva qui est très plus important, même plus important que Kevin : ce n’est pas le cas dans le film où ses réflexions sont un peu oubliées, mais... Quand je l'avais lu il y a quelques années, ce livre m’avait marquée pour l’originalité des réflexions qu’il proposait et son côté très introspectif, et je l’ai donc acheté récemment pour pouvoir le relire. L’histoire (dont on connaît l’issue dès le départ, ce qui est encore pire puisqu’on voit les rouages se mettre en place) est à la fois horrible et poignante. Ca en dit beaucoup sur l’influence de l’éducation sur le devenir d’un enfant, et encore plus sur ce que l’éducation ne peut pas contrôler, et c’est très effrayant ! Eva retrace l’itinéraire meurtrier de son fils, comportement à la fois très prévisible (on se doute qu’il ne va pas devenir enfant de cœur) et subtil… C’est étrange de voir à quel point cette cruauté est en quelques sortes la nature de Kévin… C’est extrêmement troublant, comme si c’était inévitable… Ça va vraiment contre ma façon de voir les choses ! Et ça m’a donné envie de lire les travaux de Michel Foucault sur la folie xD Mais c’est en réalité le personnage d’Eva qui est très plus important, même plus important que Kevin : ce n’est pas le cas dans le film où ses réflexions sont un peu oubliées, mais ici il s’agit justement d’une sorte de journal intime sous forme de lettres, et on a donc accès à tout son vécu de la situation. Elle est rongée par la question de sa culpabilité dans ce JEUDI comme elle l’appelle… Cela exaspère la fameuse question de « Suis-je une bonne mère ? » : ici c’est « Où est-ce que j’ai merdé ? Est-ce que je ne lui ai pas donné assez d’amour ? Quelle est la bonne attitude à adopter maintenant ? Dois-je défendre mon enfant parce que c’est mon enfant ? etc ». Comprendre l’incompréhensible, pardonner l’impardonnable… C’est dans cette situation extrême que se développe tout l’intérêt du roman. Et quand je disais que le roman était malaisant, c’est bien sûr par rapport au comportement de Kévin, mais surtout par rapport à la psychologie d’Eva qui a l’impression de devenir complétement folle ! Par rapport à l’écriture, je n’ai rien de spécial à en dire… A part peut-être que les flash-backs, gênants dans le film car on ne s’y retrouve qu’avec difficulté et qu’ils ne sont pas tellement justifiés, sont ici très cohérents grâce à la narration à la première personne. Cette lecture est vraiment fantastique, mais très éprouvante (encore davantage quand on est mère soi-même je pense) !
              Lire la suite
              En lire moins
            • loeildeluciole Posté le 31 Décembre 2018
              Je connaissais le film mais je ne savais pas qu’il était tiré d’un livre. Je pensais m’ennuyer un peu pendant ma lecture car j’avais le film bien en tête mais pas du tout ! Au contraire. Cette profonde et complète introspection de cette mère m’a bouleversée. Dans ce roman épistolaire merveilleusement écrit, Eva revient sur la vie de son fils, d’avant sa naissance à 2 ans après son mass murder. Elle ne cesse de se remettre en question, elle en tant que personne, son désir de devenir maman, sa maternité, son éducation, sa relation avec son mari (le destinataire de ces lettres), la relation de son mari avec son fils et surtout, elle met le doigt sur l’aspect « personnalité multiple » de Kevin avec ses deux parents. Ange ou démon, selon. Pour cette dernière chronique de l’année, j’ai peu de mots pour vous convaincre. Il faut qu’on parle de Kevin est un roman qu’on vit, pas qu’on raconte. Il m’a poursuivit jusque dans mes rêves avec sa tension et son côté anxiogène. Encore un coup de cour de l’année ! Il ne vous reste donc qu’une seule chose à faire 🙂
            Toute l'actualité des éditions Belfond
            Découvrez les auteurs en vogue et les nouveautés incontournables de la scène internationale.