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            Il faut qu'on parle de Kevin

            Belfond
            EAN : 9782714441188
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 492
            Format : 140 x 225 mm
            Il faut qu'on parle de Kevin

            Françoise CARTANO (Traducteur)
            Date de parution : 07/09/2006

            Avec une effrayante lucidité, Lionel Shriver dresse le portrait inoubliable d’une mère confrontée à la monstruosité de son fils. Un sujet d’une brûlante actualité, doublé d’une vision au vitriol de l’american dream. Un roman coup de poing, violent, complexe, qui s’attaque au dernier des tabous. Le film magnifiquement réalisé par Lynne Ramsay, avec Tilda Swinton et Ezra Miller dans les rôles principaux, a été présenté à Cannes en 2011, avant de sortir sur les écrans le 28 septembre 2011.

            À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de la cafétéria et un professeur. Dans des lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva, sa mère, retrace l’itinéraire meurtrier de Kevin.

            Elle se souvient qu’elle a eu du mal...

            À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de la cafétéria et un professeur. Dans des lettres adressées au père dont elle est séparée, Eva, sa mère, retrace l’itinéraire meurtrier de Kevin.

            Elle se souvient qu’elle a eu du mal à sacrifier sa brillante carrière pour devenir mère. Qu’elle ne s’est jamais faite aux contraintes de la maternité. Que dès la naissance elle s’est heurtée à un enfant difficile. Que l’arrivée de Celia, petite sœur fragile et affectueuse, n’a fait que creuser le fossé entre mère et fils. Qu’elle aura passé des années à scruter les agissements de Kevin sans voir que son ambivalence envers lui n’avait d’égale que la cruauté et la malveillance du rejeton. Et, quand le pire survient, Eva veut comprendre : qu’est-ce qui a poussé Kevin à commettre ce massacre ? Et quelle est sa propre part de responsabilité ?

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            EAN : 9782714441188
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 492
            Format : 140 x 225 mm
            Belfond
            22.00 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • cvd64 Posté le 17 Septembre 2018
              comment appréhender la violence, la culpabilité et continuer à vivre et à aimer même l'auteur des faits
            • mainou72 Posté le 16 Septembre 2018
              Dès le début du livre, le cadre est posé. La veille de ses 16 ans Kevin commet une tuerie de masse dans son lycée. A travers les yeux de sa mère, on va découvrir Kevin, depuis sa conception jusqu'à après le massacre, lors des visites de sa mère en prison. C'est le point de vue de la mère, ses questionnements sur son fils, ses perceptions, sa culpabilité. Est-ce vraiment un enfant maléfique ou bien c'est l'attitude de sa mère et le regard qu'elle pose sur lui qui fait que c'est un monstre. Plus d'une fois durant la lecture on est profondément dérangé par cet enfant et par ces actes, mais on se questionne aussi beaucoup. Le point de vue du père n'est pas donné dans ce livre, mais on découvre dans le récit qu'il n'a pas la même attitude, ni le même avis que sa femme vis à vis de leur fils. Est-il naïf ou simplement Kevin réserve t-il cette attitude à sa mère? Le livre n'apporte aucune réponse mais on est captivé par cette histoire terrible et nous hante encore longtemps après. Magistral.
            • Boulibooks Posté le 23 Août 2018
              J'ai extirpé ce livre de ma PAL sans réellement savoir ce qui m'attendait… Un récit bouleversant, l'histoire d'un drame qui percute une famille américaine ordinaire de manière brutale. Une mère anéantie, perdue, seule face à ses interrogations et aux regards des autres, qui cherche désespérément les réponses à ses interrogations. Comment assumer les 9 assassinats commis par son jeune fils de 18 ans ? Le format épistolaire de cette histoire met en lumière l'impuissance et la détresse de la narratrice. Tandis qu'il fait naître chez le lecteur un sentiment de malaise et d'empathie. L'écriture est profonde et puissante. Les thèmes abordés autour de ce « JEUDI-carnage » sont nombreux : devenir parent, l'amour filial et parental, l'éducation d'un enfant et posent des questions embarrassantes : un enfant est-il forcément innocent? une mère est-elle obligée d'aimer son enfant ? Un récit glaçant. Une lecture que je ne suis pas prête d'oublier. Je suis maintenant curieuse de découvrir l'adaptation cinématographique de ce roman.
            • scarlett12 Posté le 13 Août 2018
              A la veille de ses 16 ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de la caféréria et un professeur à l'arbalète. Sa mère, Eva, écrit à son mari, le père de Kevin, retrace la vie qui fut la sienne auprès de cet enfant. Déjà, elle avait une carrière épanouie et n'avait pas envie d'enfanter. C'est pour faire plaisir à son mari qu'elle adore, Franklin, qu'elle accepte de se soumettre à ce désir de maternité. Les choses ne s'arrangent pas à la naissance de Kevin, qui refuse son lait, est un bébé qui peut hurler 6 à 8 heures d'affilée, utilise toujours des couches à 6 ans et fait fuir toutes les nounous qui s'en sont occupées. Après les cris, ce seront le silence et le non-intérêt pour quoi que ce soit. Selon Eva car il s'agit de son témoignage, Kevin fait tout cela pour ennuyer sa mère qu'il rejette plus qu'elle ne le rejette. Pourtant, elle fait du zèle,la maman, elle lui chante des chansons, lui sourit, essaye par tous les moyens de l'intéresser à elle et vice versa. Mais rien ne fonctionne, d'autant plus que son père prend toujours... A la veille de ses 16 ans, Kevin Khatchadourian a tué sept de ses camarades de lycée, un employé de la caféréria et un professeur à l'arbalète. Sa mère, Eva, écrit à son mari, le père de Kevin, retrace la vie qui fut la sienne auprès de cet enfant. Déjà, elle avait une carrière épanouie et n'avait pas envie d'enfanter. C'est pour faire plaisir à son mari qu'elle adore, Franklin, qu'elle accepte de se soumettre à ce désir de maternité. Les choses ne s'arrangent pas à la naissance de Kevin, qui refuse son lait, est un bébé qui peut hurler 6 à 8 heures d'affilée, utilise toujours des couches à 6 ans et fait fuir toutes les nounous qui s'en sont occupées. Après les cris, ce seront le silence et le non-intérêt pour quoi que ce soit. Selon Eva car il s'agit de son témoignage, Kevin fait tout cela pour ennuyer sa mère qu'il rejette plus qu'elle ne le rejette. Pourtant, elle fait du zèle,la maman, elle lui chante des chansons, lui sourit, essaye par tous les moyens de l'intéresser à elle et vice versa. Mais rien ne fonctionne, d'autant plus que son père prend toujours sa défense même quand il massacre les murs enjolivés de cartes postales que sa mère a mis un temps fou à décorer ... même quand les voisins se plaignent des sévices dangereux qu'il fait encourir à ses "camarades". Pour moi, ça ne fait pas l'ombre d'un doute, Kevin est psychopathe et j'ai détesté cet "enfant". Le père quant à lui est une cruche qui ne voit pas la moindre mauvaise intention dans les actes monstrueux de son gamin et n'entend pas à ce qu'il consulte un psy malgré les recommandations maternelles. Tout ça pour en venir au drame où Kevin, emprisonné, se sent grand et fort car les medias parlent de lui et les petits voyous l'imitent ... Seule à se sentir coupable, la mère se met en quête de tous ses souvenirs avec Kevin et rejette toutes les fautes de cet enfant monstrueux sur elle-même et son incapacité à l'aimer, sa lucidité à percevoir la nature barbare de son enfant ... J'ai été indignée de la façon dont les mères sont culpabilisées lorsque leurs enfants se conduisent mal. Quoi qu'il en soit, c'est TOUJOURS la faute de la mère ! Même si elle est en fait la première victime de l'histoire. Quant à Kevin, psychopathe avéré, est-ce de la faute de quelqu'un si il s'agit d'un déviant monstrueux. On ne naît pas psychopathe ? Pas sûr et les psys en sont toujours à débattre du sujet et même si il a perçu un non amour de la part de sa mère, elle a quand même fait tout ce qu'elle pouvait pour lui ! Et il lui en a fallu du courage pour tenter d'aimer et d'aider un être aussi immonde que son fils. Non, l'instinct maternel n'est pas évident quand vous avez un gosse abominable qui fait tout pour vous pourrir la vie ! Et la fin tragique de ce livre confirme mon ressenti ... Pauvre famille ! Je déteste Kevin et lui souhaite une vie aussi abominable que celle qu'il a fait subir aux autres ! N.B : je suis CONTRE la peine de mort !
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            • charmant-petit-monstre Posté le 8 Août 2018
              Eva et Franklin forment un couple heureux et très amoureux à New-York. Approchant la quarantaine, ils incarnent un certain modèle de réussite. Eva, d’origine arménienne, est une globe-trotteuse qui ne tient pas en place et avec sa passion pour les voyages a créé une boîte qui édite des guides touristiques. Franklin quant à lui, américain typique, est photographe, toujours en repérage de paysages bucoliques à photographier pour des magazines branchés. Puis, la Grande Question inévitable se pose : pourquoi ne pas faire un enfant ? Eva n’en veut pas, elle chérit sa vie et son mari plus que tout et la maternité n’a jamais été un besoin fondamental. Pour Franklin, plus terre à terre, il rêve de la vie de famille idéale, de laisser derrière lui une trace de son passage sur Terre et faire ce dont depuis des milliers d’années l’Homme est programmé : la reproduction. Rien qu’à ce point de départ, on sent que dans le couple une divergence d’opinion sur le concept de parentalité naît. L’un la fantasme, tandis que l’autre la craint. Et puis la pression sociale est là. Pourquoi une femme ne voudrait pas d’un enfant ? Un être qui aux dires de tous change votre... Eva et Franklin forment un couple heureux et très amoureux à New-York. Approchant la quarantaine, ils incarnent un certain modèle de réussite. Eva, d’origine arménienne, est une globe-trotteuse qui ne tient pas en place et avec sa passion pour les voyages a créé une boîte qui édite des guides touristiques. Franklin quant à lui, américain typique, est photographe, toujours en repérage de paysages bucoliques à photographier pour des magazines branchés. Puis, la Grande Question inévitable se pose : pourquoi ne pas faire un enfant ? Eva n’en veut pas, elle chérit sa vie et son mari plus que tout et la maternité n’a jamais été un besoin fondamental. Pour Franklin, plus terre à terre, il rêve de la vie de famille idéale, de laisser derrière lui une trace de son passage sur Terre et faire ce dont depuis des milliers d’années l’Homme est programmé : la reproduction. Rien qu’à ce point de départ, on sent que dans le couple une divergence d’opinion sur le concept de parentalité naît. L’un la fantasme, tandis que l’autre la craint. Et puis la pression sociale est là. Pourquoi une femme ne voudrait pas d’un enfant ? Un être qui aux dires de tous change votre vie, vous illumine, vous béatifie grâce à un amour inconditionnel et unique qui submerge tout, tout de suite. Eva finit donc par rêver à cette vie. Un enfant avec qui elle pourra jouer, avec qui elle pourra découvrir la maternité, la divine maternité tant vendue par leurs couples d’amis. Et arrive Kevin. Dès les premiers instants de la naissance, l’illumination tant recherchée n’est pas là. Eva en avait-elle trop attendu ? Le contact entre Elle et Lui ne se fait pas. Pas de béatification. Pas de connexion instantanée. Quelque chose cloche chez elle ? Forcément. Quelque chose ne fonctionne pas comme ça devrait normalement, ça doit venir d’elle. Forcément. A partir de là, la vie d’Eva devient un calvaire et le récit qu’elle en fait, couche par couche, est glaçant. La forme du roman épistolaire nous plonge au coeur de la dissection de cette famille, où Eva analyse point par point à travers les années et la croissance de Kevin ce qui ne tourne pas rond. Car Kevin est un enfant extrêmement difficile. Capricieux, méprisant, manipulateur, menteur, indomptable, insondable et doté d’une intelligence aiguë. Dès la naissance, Eva et Kevin seront dans une lutte constante et sourde, un rapport de force éreintant l’un comme pour l’autre. Lui sent que sa mère est fausse, qu’elle n’est pas sincère dans le rôle de la bonne mère et qu’elle ne l’aime pas. Enfant, il lui dira une phrase qui me marquera pendant longtemps : "On peut être habitué à quelqu’un sans forcément l’aimer. Tu es habituée à moi." Elle ne cherchera pas à nier (et bizarrement, on ne lui en veut pas. Du tout). Du côté d’Eva, suspicieuse et incapable de créer le moindre lien avec son fils, voyant dans les actions de Kevin une attaque envers elle et les autres, elle se voit terriblement seule car Franklin ne remarque rien. La dynamique du couple va se voir changer. Avec Kevin, Franklin n’a aucun problème. Le garçon est gentil, enthousiaste et semble-t-il heureux alors qu’il est maussade, sombre et sarcastique avec sa mère. Franklin lui trouve des excuses tout le temps. Eva doit exagérer. Ce n’est pas la faute de Kevin, c’est la sienne qui a du mal à se faire à sa nouvelle vie de mère. Oui sans doute. Kev’ a des problèmes pour se faire des amis ? C’est les autres qui sont méchants. Les baby-sitters quittent leur job au bout d’une semaine ? Elles ne savent pas y faire avec les enfants. Une petite fille s’est blessée ? Ce gentil Kev’ a voulu l’aider. Et ainsi de suite. Alors qu’Eva sur-analyse le moindre geste, le moindre mot de son fils, Franklin lui nie en bloc étant incapable de remettre en question son fantasme de la vie de famille idéale qu’il a tant voulu, incapable de vouloir voir en face la vérité que son fils n’est pas une victime du système scolaire ni des enfants. Pire il voit en Eva une mère froide et accusatrice… Le roman peut paraître un peu ardu. Surtout au début quand la mécanique n’est pas encore familière, quand l’écriture intellectuelle est parfois ponctuées de phrases alambiquées un peu prétentieuses. Mais c’est Eva qui écrit et ce qu’elle écrit révèle sa personnalité : elle est sans concession, elle se sent supérieure aux autres, méprise les petites manies de ces congénères, la culture américaine de la télévision et ce pays qui a fait naître ces meurtres de masse dans les écoles dans les années 90, Columbine étant juste le plus célèbre. A travers l’autoportrait d’Eva qui émerge, on sent poindre la ressemblance entre la mère et le fils. Et c’est à mon sens toute l’intelligence de ce roman qui sans donner les réponses du « Pourquoi » directement, donne toutefois des indices : la lien entre la mère et le fils est bien là, cachée, enfouie, mais bien présente. Oh bordel ce bouquin ! Lionel Shriver (c’est une femme) a donné à son roman une grande complexité autant dans les relations aux personnages que dans la narration qui, faite de retour en arrière, se reconstitue comme les pièces d’un puzzle. Rien n’est simple et Shriver nous le fait bien comprendre. Elle aborde des sujets comme l’amour maternelle et la culpabilité avec un certain brio car elle veut interroger notre société : Pourquoi c’est toujours la faute de la mère alors que le père peut-être absent et négligent, rien ou presque ne lui sera reproché ? Et les parents d’un enfant meurtrier, pourquoi n’ont-ils rien fait pour prévenir la catastrophe ? Sont-ils coupables autant que leur progéniture ? L’autre force de Il faut qu’on parle de Kevin est de créer un suspens ou une sorte d’attente en tout cas, sur les événements que déroulent au fur et à mesure le récit d’Eva dont la violence et la fin inéluctable pèsent comme une épée de Damoclès. Pourquoi Eva a supporté la tempête et les procès (dont un à son encontre) seule comme si elle était l’unique responsable ? Ces interrogations m’ont particulièrement tenue en haleine jusqu’à la fin, pressentant qu’il y avait autre chose que ce qu’Eva voulait bien nous dire. Si la fin du récit d’Eva est tragique, le massacre perpétué par Kevin étant connu depuis le début (quoique, à quelques détails près), les deux dernières pages sont bien plus bouleversantes et le dernier paragraphe qui a apparemment marqué tout ceux qui l’ont lu, clôt la boucle commencée dès la première page. Vous me croyez si je vous dis que j’en ai eu les larmes aux yeux ? Et si on ne saura jamais vraiment pour quelles raisons Kevin est passé à l’acte, j’ai malgré tout ma petite hypothèse… Mais là, je vous laisse faire la vôtre.
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            Ils en parlent

            « Un livre qui vous plonge dans l’effroi jusqu’à vous couper le souffle. […] Impitoyable et impressionnant. »
            Olivia de Lamberterie - Elle

            « Il faut qu'on parle de Kevin provoque et dérange par son acuité à poser les questions qui font mal. Refusant le manichéisme et les idées reçues, Lionel Shriver secoue le lecteur dès les premières pages en exposant la situation de crise (la tuerie) et parvient à le garder en éveil jusqu'à la dernière, tout en se contentant d'un seul point de vue. Le pari est difficile et le résultat, à la fois explosif et profond, inquiétant et réfléchi, laisse le lecteur groggy après une ultime révélation. »
            Christine Ferniot - Lire

            « Un livre dur, brillant, souvent insupportable [...] mais qui vaut vraiment la peine. Accrochez-vous. »
            Stéphane Hoffmann - Le Figaro Magazine

            « Ce thriller dérangeant [...] pose avec une crudité caustique la question de la maternité dans des sociétés où l'enfant est roi. On n'en sort pas indemne. »
            Evelyne Bloch-Dano - Marie Claire

            « Ce roman est plus percutant qu’une leçon de pédopsychiatrie, porté par la force de la fiction et une écriture limpide. Il n’apporte aucune réponse, sinon un dénouement magistral et bouleversant. »
            Karine Papillaud - Le Point

            « On n’est pas prêt d’oublier ce récit intense, dénué de sensiblerie et captivant comme un thriller. On peut y lire une charge contre un certain idéal éducatif américain. Il s’avère surtout une méditation intemporelle et sans tabou sur les ambivalences de la maternité. »
            Claire Julliard - Le Nouvel Observateur

            « Attention le cœur ! Cette histoire dérange, choque, bouleverse, fait mal. Impossible de rester indifférent. Qu’on aime ou qu’on déteste on ne peut qu’applaudir la performance littéraire. »
            Daphné de Saint Sauveur - Madame Figaro

            « Avec un humour corrosif et un masochisme cinglant, [Lionel Shriver] s'attaque aux tabous de la maternité. Et ça secoue. »
            Isabelle Bourgeois - Marie France

            « Un roman choquant, au vrai sens du terme. Le lecteur en ressort ébranlé, moins par le sujet que par l'exigence de vérité avec laquelle il est traité. La plume acérée de Lionel Shriver ne devrait pas rester inconnue bien longtemps. »
            Alexandra Lemasson - Le Magazine Littéraire

            « Corrosif, impitoyable, y compris dans son humour, ce roman est le récit d'une descente, les yeux grands ouverts, dans les abysses les plus insondables de la maternité. [...] Rarement, un roman aura exploré avec autant de complexité cette substance ténébreuse qui unit une mère à son enfant. »
            Véro,nique Rossignol - Livres Hebdo

            « En suivant d'une plume propre, incisive, cette femme qui tente d'isoler sa part de responsabilité dans un effroyable massacre, l'écrivaine Lionel Shriver signe une œuvre d'une force peu commune [...] Nous laissant le souffle court, elle écrit ce qu'aucune mère ne s'accorde jamais de le droit de dire. »
            Adélaïde de Clermont-Tonnerre - Point de Vue

            « Un roman coup de poing, riche de multiples rebondissements, d’un suspense implacable. De ces lectures qui vous coupent le souffle et hantent vos nuits. Un livre exceptionnel, à lire absolument. »
            Laurent Fialaix - Questions de femmes

            « Gare aux effets secondaires implacables de ce roman terrible. »
            Astrid Eliard - Le Figaro littéraire

            « Avec le personnage d'Eva, Lionel Shriver réussit un petit exploit : permettre à son lecteur de s'identifier à cette femme, aussi meurtrie que sarcastique et souvent très drôle, alors qu'elle explore un tabou extrêmement fort, celui de haïr le fruit de ses entrailles. »
            Raphaëlle Leyris - Les Inrockuptibles

            « De la première à la dernière ligne, Lionel Shriver construit un suspense formidable. La maîtrise inouïe avec laquelle la romancière dissèque cette histoire effarante et la lucidité de son analyse des sentiments rangent Il faut qu'on parle de Kevin parmi les livres qui bousculent autant qu'ils bouleversent. Lionel Shriver possède une voix dont l'écho se propage longtemps. »
            Frédérique Bréhaut - Le Maine Libre

            « Avec une lucidité effrayante, Lionel Shriver dresse le portrait troublant d’une mère confrontée à la monstruosité de son enfant. Un roman coup de poing, violent, complexe, servi par une écriture et une construction parfaitement maîtrisées. »
            La Marseillaise

            « Un roman souvent éprouvant, écrit avec beaucoup d’humour et encore plus de lucidité, 480 pages haletantes au dénouement fracassant. »
            Odile Wassmer - Le Populaire du Centre

            « Lionel Shriver explore jusqu'au tréfonds la maternité, la culpabilité, l'autorité, l'égoïsme, la façon dont l'être humain emmure l'interdit dans ce récit éminemment subjectif, d'une lucidité exemplaire. »
            Geneviève Simon - La Libre Belgique

            « Déroutant, lucide et dérangeant, ce roman décrit avecune force inouïe le portrait d’une mère confrontée à la monstruosité de son fils. »
            Zohra Karmass - Edelweiss (Suisse)

            « Il faut qu’on parle de Kevin trouble par une sincérité viscérale qui ne s’embarrasse guère de conventions. […] Lionel Shriver dégoupille les arguments avec une subtilité rare, renvoie les responsables dos à dos, décrypte les psychologies et les enjeux dans un déluge de précisions qui glace. Surtout, et ce n’est pas la moindre émotion dégagée par ce roman atypique, elle dose les révélations dans un crescendo puissant. Le thème de la manipulation poussé dans ses retranchements… De quoi parler longtemps de Kevin. »
            Cécile Lecoultre - 24 Heures (Suisse)

            « Il faut qu’on parle de Kevin est un livre sur la dangereuse distance qui sépare ce que nous ressentons au plus profond de nous-mêmes de ce que nous nous autorisons à admettre dès qu’il s’agit de la famille. C’est un livre sur ce qui arrive lorsque le produit suprême de nos sociétés occidentales ? l’enfant ? apprend qu’il n’y a aucune limite à l’exercice de sa liberté. C’est un livre sur ce dont nous devons, mais ne pouvons parler. »
            The Guardian

            « Ce livre témoigne de ce que beaucoup de femmes craignent mais n’expriment jamais : la peur de devenir mère et la terreur de découvrir le genre d’enfant que l’on pourrait mettre au monde. »
            Le jury de l’Orange Prize

            « En septembre 2001, Mrs. Shriver envoie son roman à son agent de l’époque, qui est horrifiée par son contenu (et refuse d’y associer son nom). [...] Selon son agent, ce roman la met dans une position de dilemme moral : et si les enfants imitaient Kevin ? Qu’en penserait l’auteur ? Elle conseille à sa cliente d’arrondir les angles, de faire allusion à la tuerie en la plaçant « hors-champ », d’ajouter plus d’humour ? ou bien de supprimer carrément le massacre. [...] Voici ce que Mrs. Shriver lui a répondu : « Si les romanciers et leurs agents partent du principe que les lecteurs vont forcément reproduire les intrigues des romans dans la vraie vie et que ce sont les auteurs et leurs représentants qui seront tenus moralement responsables de ces actes, alors la seule chose que les écrivains pourraient autoriser leurs personnages à faire serait d’aider les vieilles dames à traverser la rue. »
            The New York Observer

            « En ces temps libérés, il est néanmoins des choses que l’on ne peut dire ; des choses que l’on est moins libre de dire qu’auparavant. Par exemple que le fait d’être parents ? d’être mère ? n’est pas une vocation suprême, mais plutôt une injonction péremptoire purement biologique, et ce malgré l’évolution du débat public sur la sexualité. »
            Rachel Cusk - The Gardian

            « Il y a peu de romans qui vous laissent le souffle coupé à la dernière page, comme si vous n’aviez absolument plus d’oxygène. C’est pourtant l’effet que produit Il faut qu’on parle de Kevin, de la romancière américaine Lionel Shriver. C’est un livre provocant et sans complaisance, une histoire forte qui ne manquera pas de captiver ses lecteurs, dont certains seront à coup sûr exaspérés, voire choqués. »
            The Bookseller

            « De nombreuses fictions ont essayé de décrire ce qui peut pousser un adolescent à assassiner ses camarades de classe ou ses professeurs, mais celle de Lionel Shriver est la plus réussie, et de loin. […] Elle apporte à son livre une analyse claire et acérée de la complexité des relations maritales et parentales, servie par un rythme narratif implacable et ingénieux. [...] Un roman poignant d’une grande finesse psychologique, dont la clairvoyance, l’humour noir et la dureté disent bien toute la difficulté de l’aventure humaine. »
            Publisher’s Weekly

            « Petites natures s’abstenir. »
            Kirkus Review

            « Au moyen de phrases acerbes et ciselées qui dissèquent ses impressions sur la maternité, l’ambition, la famille, et ce que fait que la culture américaine engendre des enfants meurtriers, Lionel Shriver baladele lecteur entre condamnation et compassion, châtiment et pardon. Sans jamais relâcher la pression, elle fait en sorte que, comme Eva, le lecteur se débatte avec ses blessures jamais cicatrisées. »
            Booklist

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