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Sonatine
EAN : 9782355847783
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 200 mm

Je suis le fleuve

Nicolas RICHARD (Traducteur)
Date de parution : 09/01/2020
Subir. Survivre.
Depuis la fin de la guerre du Vietnam, Israel Broussard survit tant bien que mal à Bangkok. Cinq ans plus tôt, il a participé à la mystérieuse opération Algernon, au cœur de la jungle laotienne. Ce qui s’est passé là-bas ? Il ne s’en souvient plus, il ne veut plus... Depuis la fin de la guerre du Vietnam, Israel Broussard survit tant bien que mal à Bangkok. Cinq ans plus tôt, il a participé à la mystérieuse opération Algernon, au cœur de la jungle laotienne. Ce qui s’est passé là-bas ? Il ne s’en souvient plus, il ne veut plus s’en souvenir.
Et pourtant, l’heure est venue de s’expliquer...
 
L’intensité et la crudité dérangeante de sa prose font de Je suis le fleuve une expérience de lecture à nulle autre pareille. Ce voyage halluciné et sans retour à travers les méandres d’une psyché dévastée évoque irrésistiblement Apocalypse Now.
 
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EAN : 9782355847783
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 200 mm

Ils en parlent

« Du champ de bataille vietnamien aux allées hantées de Bangkok, la prose poétique de T. E. Grau et son évocation remarquable des lieux et des temporalités mêlent en un rêve enfiévré effusions de sang et zones grises. »
 
Publishers Weekly
« L’intensité du roman de T. E. Grau nous immerge dans l’enfer des derniers jours de la guerre du Vietnam, dont le flot furieux nous charrie jusqu’à notre propre fin. Je suis le fleuve est un tour de force hallucinant. »
Paul Tremblay, auteur de "Possession"
"Un beau roman noir, où l'on passe d'une narration assumée par Broussard, où passé, présent et futur se confondent dans la folie, à une narration des opérations militaires au milieu de l'enfer vert ! Jouant avec succès sur plusieurs tableaux, c'est un roman intriguant et dérangeant."
Librairie Totem

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Emil Posté le 2 Mars 2020
    « Je suis le fleuve », ambigu non ? Est-il le fleuve ou suit-il le fleuve ? Un titre révélateur sur le contenu du livre car le texte est complexe, le personnage qui l’anime ambivalent. Le début de ce récit n’est pas simple à cerner, parachuté dans l’esprit malade de Broussard, cet ancien combattant de la guerre du Vietnam, le lecteur se débat pour comprendre ce qui relève du délire, de la réalité, des troubles de la conscience, des hallucinations ... Si nous disposons des notions de lieu, de temps, nous perdons tout de même souvent le nord aux côtés de cet être traumatisé. Est ce qu’au fil des pages on s’habitue ? Oui et pour ma part, plus j’avançais plus j’appréciais, il me fallait savoir ce qui avait provoqué tous ces troubles à cet homme. La plume implacable de T.E. Grau y est aussi pour quelque chose, acerbe et poétique à la fois. Un livre saisissant, je remercie Babelio pour sa masse critique et Sonatine qui publie des auteurs formidables. Parce qu’une guerre ne se termine jamais ...
  • Maks Posté le 28 Février 2020
    Le livre commence de manière assez floue, il faut quelques chapitres pour s'adapter et surtout comprendre, mais une fois cela fait nous partons pour un voyage intérieur assez dur et sombre, doublée d'une histoire de guerre sanglante où le lecteur n'est pas épargné, entre mort et perdition, hantise personnelle due aux actes commis, notre personnage principal va tout faire pour ne pas être englouti dans le fleuve de ses pensées (souvent imagées par un vrai fleuve sous forme d’hallucinations, d’où le titre du roman) et va essayer de trouver la rédemption, d’apaiser ses démons. Les décors sont magnifiques, j’adore l’Asie et évidemment la jungle du Laos et du Vietnam qui donnent très envie de s’y aventurer, ses décors chauds et moites, une ambiance qui m’a toujours attirée. Les personnages sont charismatiques et torturés, violent parfois, émouvant également, et le scénario donne une impression moderne du film « Apocalypse Now » ou encore du film « Platoon » pour le côté psychologique. Un récit très marquant !
  • MilleetunepagesLM Posté le 22 Février 2020
    Le commentaire de Lynda : Pour être franche, j'ai eu quelques petits problèmes en commençant ce livre, mais je n'ai pas abandonné et j'en suis bien contente. Dans le résumé, on indique que ça pourrait se comparer à Apocalypse Now, alors j'ai persévéré et ce fut une bonne décision. Israel Broussard, est comme bien d'autres l'ont été, victimes de la guerre du Viêtnam. Un américain jeté en plein milieu de l'enfer que fût cette guerre. Israel, souffre d'un syndrome post-traumatique, les horreurs de ce qu'il a vécu, ce qu'il a fait, ce qu'il a subi et fait subir sont en stationnement permanent dans sa tête. Dans ce roman, l'auteur ne s'attarde pas vraiment sur ce qui s'est passé au Viêtnam pour Israel, non, il s'attarde sur l'après. Il s'attarde sur comment, on recommence à vivre après ses horreurs. Comment on arrête les souvenirs et les empêcher de tourner dans la tête. Un drame atroce, qui comme le dit Israel, ce drame n'est pas pour ceux qui sont morts, il est pour ceux qui ont survécus. Comment les drogues pour oublier ce que l'on arrive pas ou bien que l'on ne veut pas se rappeler, comment elles ont collaboré à garder Israel en enfer. C'est... Le commentaire de Lynda : Pour être franche, j'ai eu quelques petits problèmes en commençant ce livre, mais je n'ai pas abandonné et j'en suis bien contente. Dans le résumé, on indique que ça pourrait se comparer à Apocalypse Now, alors j'ai persévéré et ce fut une bonne décision. Israel Broussard, est comme bien d'autres l'ont été, victimes de la guerre du Viêtnam. Un américain jeté en plein milieu de l'enfer que fût cette guerre. Israel, souffre d'un syndrome post-traumatique, les horreurs de ce qu'il a vécu, ce qu'il a fait, ce qu'il a subi et fait subir sont en stationnement permanent dans sa tête. Dans ce roman, l'auteur ne s'attarde pas vraiment sur ce qui s'est passé au Viêtnam pour Israel, non, il s'attarde sur l'après. Il s'attarde sur comment, on recommence à vivre après ses horreurs. Comment on arrête les souvenirs et les empêcher de tourner dans la tête. Un drame atroce, qui comme le dit Israel, ce drame n'est pas pour ceux qui sont morts, il est pour ceux qui ont survécus. Comment les drogues pour oublier ce que l'on arrive pas ou bien que l'on ne veut pas se rappeler, comment elles ont collaboré à garder Israel en enfer. C'est une lecture qui nous transporte dans la tête d'Israel, dans ses cauchemars, ses folies, ses hallucinations, c'est une descente aux enfers sans rien pour nous arrêter. L'auteur sait nous faire ressentir les états d'âmes d'Israel, ses peurs, ses crises, ses hantises et son délire. Vous ne sortirez pas indemne de cette lecture, ça, je peux pour le certifier. Et n'oubliez pas mon conseil, passer les premières pages qui nous perdent un peu et vous pourrez apprécier cette lecture à sa juste valeur, sans ne plus jamais être capable de l'oublier ! Parce qu'Israel, n'est qu'un seul de ses soldats qui ont soufferts de cette guerre, que d'autres ont décidés de faire, mais ce sont lui et ses semblables que l'on a envoyé pour tuer !
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  • RomansNoirsEtPlus Posté le 2 Février 2020
    La guerre laisse toujours des traces quelles soient visibles ou invisibles . Les hommes qui l'ont vécue en sortent rarement indemnes que ce soit physiquement ou psychologiquement , quand il n'y laissent pas leur peau .. Le soldat Broussard y a laissé son âme et une partie de son esprit . Une fois la guerre du Vietnam terminée , il erre alors tel un spectre désincarné dans les rues de Bangkok , tentant de chasser ses démons et les créatures qui hantent à chaque instant son esprit , en utilisant toutes les substances chimiques qui lui tombent sous la main . Sa mémoire , vacillante et confuse , lui fait défaut mais par moment de douloureux souvenirs refont malgré tout surface . Broussard sait en effet au fonds de lui que la rédemption sera longue et douloureuse et que le chemin de croix est encore devant lui . Cet américain issu du bayou , n'était pas prédestiné ni préparé à faire cette sale guerre car il n'a pas l'âme d'un guerrier ni d'un combattant . Il est finalement comme ses ennemis d'en face , une victime parmi d'autres , tombée dans le grand bain de la guerre . Son « palmarès » et ses... La guerre laisse toujours des traces quelles soient visibles ou invisibles . Les hommes qui l'ont vécue en sortent rarement indemnes que ce soit physiquement ou psychologiquement , quand il n'y laissent pas leur peau .. Le soldat Broussard y a laissé son âme et une partie de son esprit . Une fois la guerre du Vietnam terminée , il erre alors tel un spectre désincarné dans les rues de Bangkok , tentant de chasser ses démons et les créatures qui hantent à chaque instant son esprit , en utilisant toutes les substances chimiques qui lui tombent sous la main . Sa mémoire , vacillante et confuse , lui fait défaut mais par moment de douloureux souvenirs refont malgré tout surface . Broussard sait en effet au fonds de lui que la rédemption sera longue et douloureuse et que le chemin de croix est encore devant lui . Cet américain issu du bayou , n'était pas prédestiné ni préparé à faire cette sale guerre car il n'a pas l'âme d'un guerrier ni d'un combattant . Il est finalement comme ses ennemis d'en face , une victime parmi d'autres , tombée dans le grand bain de la guerre . Son « palmarès » et ses actes vont l'embarquer , lui et ses autres camarades dans une incroyable opération de la seconde chance , une action secrète en territoire laotien visant à déstabiliser psychologiquement l'armée Viet Cong .Comme une tentative désespérée des forces américaines de mettre fin à ce conflit qui n'a que trop duré . Mais l'opération va tourner au chaos et marquer à jamais l'existence du soldat Broussard . L'auteur nous entraine dans les coulisses de la folie d'un ancien soldat américain , victime ds conflits vietnamiens des années 60 et du début des années 70. Broussard est victime de stress post traumatiques , terme diplomatique utilisé pour évoquer les effets secondaires psychiques nocifs d'anciens combattants ayant vécu au plus près ou ayant participé aux combats . Tuer un homme n'a en effet rien de neutre et c'est que nous démontre l'auteur à travers le témoignage douloureux et les tourments psychologiques du soldat Broussard . Les différents chapitres nous font naviguer en permanence entre réalité et les frissons de l'univers cauchemardesque de Broussard . Entre les noirceurs insondables de l'inconscient et l'exubérance dramatique de la conscience . En plus d'une description hors nome de ce personnage central , T.E. Grau nous plonge dans l'enfer vert et humide d'Asie du Sud Est avec force détails qui nous permettent de nous imaginer avec beaucoup de réalisme l'environnement hostile représentée par cette nature sauvage et belliqueuse . L'auteur américain , nous offre avec ce premier roman traduit en français un récit d'une force dramaturgie implacable , sans filtre , dont l'écriture brillante nous permet d'envisager avec sérénité de nouvelles parutions prometteuses .
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  • encoredunoir Posté le 26 Janvier 2020
    Nous sommes en 1974 et Israël Broussard, ancien soldat, erre dans Bangkok, poursuivi par des fantômes qui ne lui accordent plus aucun repos. Cinq ans plus tôt, ce jeune cajun, après avoir échappé à la cour martiale pour ne pas avoir voulu tuer sur le champ de bataille, s’est retrouvé affecté avec d’autres hommes près d’être expulsés de l’armée, au cœur de la jungle laotienne. Là, sous les ordres du mystérieux Augie Chapel, ils ont participé à une opération secrète dont Broussard ne s’est jamais remis et dont il a presque tout oublié. En écho à son titre, le récit de T. E. Grau est avant tout un courant qui entraîne le lecteur vers une destination inconnue. Fait d’aller-retours entre 1974 et 1969, entre un Broussard qui ne connaît plus le répit et celui qui pensait encore d’une certaine manière se racheter sous les ordres de Chapel, Je suis le fleuve est traversé par des courants furieux dans lequel l’auteur nous plonge la tête dès le début. Il ne faut alors pas craindre de se laisser immerger dans ces premiers chapitres déstabilisants dans lesquels, avec Broussard, on peut craindre de s’égarer. C’est qu’une fois que l’on a pris le parti... Nous sommes en 1974 et Israël Broussard, ancien soldat, erre dans Bangkok, poursuivi par des fantômes qui ne lui accordent plus aucun repos. Cinq ans plus tôt, ce jeune cajun, après avoir échappé à la cour martiale pour ne pas avoir voulu tuer sur le champ de bataille, s’est retrouvé affecté avec d’autres hommes près d’être expulsés de l’armée, au cœur de la jungle laotienne. Là, sous les ordres du mystérieux Augie Chapel, ils ont participé à une opération secrète dont Broussard ne s’est jamais remis et dont il a presque tout oublié. En écho à son titre, le récit de T. E. Grau est avant tout un courant qui entraîne le lecteur vers une destination inconnue. Fait d’aller-retours entre 1974 et 1969, entre un Broussard qui ne connaît plus le répit et celui qui pensait encore d’une certaine manière se racheter sous les ordres de Chapel, Je suis le fleuve est traversé par des courants furieux dans lequel l’auteur nous plonge la tête dès le début. Il ne faut alors pas craindre de se laisser immerger dans ces premiers chapitres déstabilisants dans lesquels, avec Broussard, on peut craindre de s’égarer. C’est qu’une fois que l’on a pris le parti de se laisser porter, c’est tout un monde qui s’ouvre à nous. Celui de l’esprit torturé de Broussard, bien entendu, qui semble de prime abord irrationnel avant de peu à peu prendre tout son sens quand bien même le roman de T. E. Grau apparaît comme le récit de la folie, de la manière dont elle peut susciter l’aveuglement, l’illusion de la toute puissance qui précède la chute, mais aussi, de comment elle révèle les hommes à eux-mêmes. Entraîné dans une guerre qui n’est de toute évidence pas la sienne et dans la folie d’un autre homme, ce Chapel déterminé à porter un coup fatal à l’ennemi, Broussard fera un voyage initiatique d’abord, en quête de rédemption ensuite. Tout cela pourrait sembler bien obscur, propre à égarer le lecteur à la suite du personnage principal. Pourtant, grâce à un formidable travail d’écriture et de construction qui lui permet de baliser discrètement le terrain et de laisser énormément de place aux sensations, Grau arrive à ne perdre personne en route. Il n’en demeure pas moins que la descente du fleuve aux côtés de Broussard est éprouvante et ne laisse pas de secouer celui ou celle qui s’y engage avec lui. Voilà donc un roman résolument en dehors des sentiers battus, troublant et, surtout, fascinant. Une expérience de lecture des plus originales.
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