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            La Disparition d'Adèle Bedeau

            Sonatine
            EAN : 9782355846472
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 140 x 220 mm
            La Disparition d'Adèle Bedeau

            Julie SIBONY (Traducteur)
            Date de parution : 30/08/2018
            L’évidence n’est pas toujours la vérité.
            Manfred Baumann est un solitaire. Timide, inadapté, secret, il passe ses soirées à boire seul, en observant Adèle Bedeau, la jolie serveuse du bar de cette petite ville alsacienne très ordinaire.
            Georges Gorski est un policier qui se confond avec la grisaille de la ville. S’il a eu de l’ambition, celle-ci...
            Manfred Baumann est un solitaire. Timide, inadapté, secret, il passe ses soirées à boire seul, en observant Adèle Bedeau, la jolie serveuse du bar de cette petite ville alsacienne très ordinaire.
            Georges Gorski est un policier qui se confond avec la grisaille de la ville. S’il a eu de l’ambition, celle-ci s’est envolée il y a bien longtemps. Peut-être le jour où il a échoué à résoudre une de ses toutes premières enquêtes criminelles, qui depuis ne cesse de l’obséder.
            Lorsque Adèle disparaît, Baumann devient le principal suspect de Gorski. Un étrange jeu se met alors en place entre les deux hommes.
             
            Une affaire en apparence banale, des vies, une ville, qui le sont tout autant… Graeme Macrae Burnet nous démontre ici avec une incroyable virtuosité que la banalité n’existe pas : elle est la couverture de l’inattendu. À la façon des grands maîtres du noir, de Simenon à Chabrol, il transfigure avec un incroyable talent l’histoire de ses deux héros, paralysés par un passé mystérieux, dont la délivrance réserve bien des surprises.
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            EAN : 9782355846472
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 140 x 220 mm
            Sonatine
            21.00 €
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            Ils en parlent

            A propos de L'Accusé du Ross-Shire : "Coup de maître de Graeme Macrae Burnet : en quelques deux cent pages, l'auteur crée l'impossible compassion."
            Le Figaro Littéraire

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Hayatte_B Posté le 27 Février 2019
              Graeme Macrae Burnet signe là un très bon roman qui nous plonge dans le Saint-Louis des années 80, petite commune de 20 000 âmes, dans l’Est de la France. C’est le restaurant La Cloche qui lie nos trois personnages principaux. On y retrouve tout d’abord un habitué : Manfred Baumann. Ce vieux garçon solitaire, mal dans sa peau, a passé sa vie à vouloir se faire oublier. Pourquoi ?! Seul lui le sait. Adèle Bedeau, jeune indolente, est l’unique serveuse de ce restaurant où tous les hommes la reluquent et envers laquelle Manfred nourrit certains fantasmes. Enfin, il y a Georges Gorski, notre inspecteur, dont le commissariat n’est pas très loin de ce lieu de vie et d’habitués. A Saint-Louis, il ne se passe jamais rien. Du moins, jusqu’à la disparition mystérieuse d’Adèle. Et là, tout s’emballe. Manfred est soupçonné. Cet homme est trop bizarre pour être honnête. Il met mal à l’aise. Il fout les jetons. Et puis, il a déjà tué mais ça, seul lui le sait. L’auteur nous plonge dans la psychologie de ce personnage particulier (qui m’a fortement fait penser à Norman Bates, dans Psychose d’A. Hitchcock), qui se sent constamment traqué, qui n’est à l’aise ni... Graeme Macrae Burnet signe là un très bon roman qui nous plonge dans le Saint-Louis des années 80, petite commune de 20 000 âmes, dans l’Est de la France. C’est le restaurant La Cloche qui lie nos trois personnages principaux. On y retrouve tout d’abord un habitué : Manfred Baumann. Ce vieux garçon solitaire, mal dans sa peau, a passé sa vie à vouloir se faire oublier. Pourquoi ?! Seul lui le sait. Adèle Bedeau, jeune indolente, est l’unique serveuse de ce restaurant où tous les hommes la reluquent et envers laquelle Manfred nourrit certains fantasmes. Enfin, il y a Georges Gorski, notre inspecteur, dont le commissariat n’est pas très loin de ce lieu de vie et d’habitués. A Saint-Louis, il ne se passe jamais rien. Du moins, jusqu’à la disparition mystérieuse d’Adèle. Et là, tout s’emballe. Manfred est soupçonné. Cet homme est trop bizarre pour être honnête. Il met mal à l’aise. Il fout les jetons. Et puis, il a déjà tué mais ça, seul lui le sait. L’auteur nous plonge dans la psychologie de ce personnage particulier (qui m’a fortement fait penser à Norman Bates, dans Psychose d’A. Hitchcock), qui se sent constamment traqué, qui n’est à l’aise ni dans son corps, ni dans sa vie et qui a tout du coupable idéal. Mais l’est-il réellement ? Si l’on ne devait retenir qu’une chose de la lecture de ce roman c’est bien que rien n’est tout noir, ni tout blanc et que les nuances de gris chez l’Homme sont infinies. C’est pour tout cela que je recommande vivement la lecture de ce roman policier.
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            • natn Posté le 15 Février 2019
              j'ai été happée déjà de part une écriture fouillée "à l'ancienne". C’est-à-dire avec des vraies descriptions de personnages. Manfred Bauman, personnage falot, directeur de banque à St Louis, a ses habitudes au café de la Cloche où il déjeune tous les jours. Il s'avère que la plantureuse servante Adèle Bedeau disparait du jour au lendemain. L'inspecteur Gorski va enquêter méticuleusement. Manfred va révéler un passé de meurtrier involontaire, crime dont il n'a pas été reconnu coupable mais qui entache toute sa vie. Nous avons une vision détaillée de cette ville de province, avec les rancœurs, les soucis, le passé qui resurgit et j'y étais complètement. Alors, il est comparé à du Simenon, effectivement, surtout par cette petite province oubliée et des personnages qui n'ont rien d’héroïque, juste du quotidien. Ce livre m'a bizarrement fait du bien, je dirais un retour à une écriture, une histoire ancrées dans la vie et avec talent,
            • AugustineBarthelemy Posté le 30 Novembre 2018
              Voilà un roman policier qui pourra ne pas plaire à tout le monde mais qui change agréablement des schémas habituels en offrant un petit côté suranné à cette enquête. Dès le début de La disparition d’Adèle Bedeau, le ton est donné : le roman s’ouvre sur une fausse préface, qui prétend redécouvrir l’unique roman d’un auteur méconnu Raymond Brunet, et retrace sa petite vie terne de célibataire de province. Subtilement, la préface commence à créer un parallèle entre cet auteur fictif et le personnage de son roman, Manfred Baumann. La banalité et l’atmosphère morose semblent être au rendez-vous dans ce roman policier placé d’ores et déjà sous l’égide de Simenon et de son commissaire Maigret et de Claude Chabrol, qui aime tellement dans ses films décortiquer et révéler ce qui se cache derrière les apparences. À Saint Louis, petite ville d’Alsace où rien jamais ne se passe au point que le temps paraît figé, le restaurant de la Cloche est le lieu le plus prisé. Ce n’est pourtant qu’un restaurant en bord de route, où les salariés et peut-être les camionneurs s’arrêtent pour manger toujours le même plat avant de repartir aussitôt. Manfred Baumann, directeur d’une agence bancaire, est un habitué.... Voilà un roman policier qui pourra ne pas plaire à tout le monde mais qui change agréablement des schémas habituels en offrant un petit côté suranné à cette enquête. Dès le début de La disparition d’Adèle Bedeau, le ton est donné : le roman s’ouvre sur une fausse préface, qui prétend redécouvrir l’unique roman d’un auteur méconnu Raymond Brunet, et retrace sa petite vie terne de célibataire de province. Subtilement, la préface commence à créer un parallèle entre cet auteur fictif et le personnage de son roman, Manfred Baumann. La banalité et l’atmosphère morose semblent être au rendez-vous dans ce roman policier placé d’ores et déjà sous l’égide de Simenon et de son commissaire Maigret et de Claude Chabrol, qui aime tellement dans ses films décortiquer et révéler ce qui se cache derrière les apparences. À Saint Louis, petite ville d’Alsace où rien jamais ne se passe au point que le temps paraît figé, le restaurant de la Cloche est le lieu le plus prisé. Ce n’est pourtant qu’un restaurant en bord de route, où les salariés et peut-être les camionneurs s’arrêtent pour manger toujours le même plat avant de repartir aussitôt. Manfred Baumann, directeur d’une agence bancaire, est un habitué. Petit, son père tenait le restaurant de la Cloche, son beau-père le lui avait offert. Ce fut l’instant de sa vie le plus heureux, avant le décès de son père, puis de sa mère, avant de devoir rejoindre son rigide grand-père et sa froide demeure bourgeoise. C’est sans doute pour ça que Manfred continue de s’y rendre, chaque jour de la semaine. Homme d’habitudes, d’une semaine à l’autre, il commande toujours la même chose. Et le soir, il finit toujours, solitaire, sa bouteille de vin avant de repartir chez lui, dans le silence et l’indifférence. Il n’y a que le jeudi soir où d’autres habitués du restaurant l’invitent à jouer à la belote. Manfred n’aime pas ça, il n’aime pas non plus ses partenaires de jeu qui le méprisent, mais la belote du jeudi, c’est une tradition, alors il s’y colle. Manfred est enfermé dans la routine et la grisaille. Pourquoi s’astreint-il à ce rythme de vie qui lui déplaît ? Sans doute parce que ça le rassure. Car le seul jour où il dévie de sa routine, sa vie déraille. Un soir, alors que d’ordinaire il se contente de regarder en douce la belle Adèle, serveuse résignée de la Cloche, qui n’adresse jamais la parole aux clients, il la suit dehors. Et il lui adresse même la parole ! La conversation est empesée, et se termine assez vite, Adèle rejoignant son petit copain qui l’attend sur sa moto. Le lendemain, alors qu’il se plie à la traditionnelle partie de cartes, il lui glisse qu’il la trouve très en beauté. Il rougit de son audace, tandis que ses partenaires ricanent méchamment. Le lendemain, Adèle disparaît. C’est l’inspecteur Gorski qui est chargé de l’enquête. Et une disparition dans une ville dans laquelle il ne se passe jamais rien, autant dire que ça créé un certain remue-ménage ! Gorski était un jeune policier ambitieux. Il y a vingt ans, il est entré dans la police et il est devenu le petit protégé de son supérieur. Les autres ne le lui ont jamais pardonné. Depuis, Gorski est isolé, sans véritable autorité sur ses collègues. Il est aussi rongé par le souvenir d’une enquête ratée, celle de l’assassinat d’une jeune fille, retrouvée dans les bois aux alentours de Saint Louis. Ils ont bien fini par arrêter un SDF, qui a avoué le crime, mais l’inspecteur est certain de son innocence. Mal mariée à une femme bourgeoise qui a honte de son statut social, Gorski est un personnage terne et triste, que plus rien ne frappe. Alors cette enquête, c’est peut-être la dernière occasion de briller. Très vite, l’inspecteur s’intéresse à l’introverti Manfred Baumann. Il s’est un peu renseigné sur ses habitudes, il a interrogé les gens qui fréquentent le restaurant de la Cloche. Le portrait de cet homme timide et solitaire n’est pas fameux. À cause d’un petit mensonge banal, Baumann devient le premier suspect. Lentement mais sûrement, Manfred s’enfonce dans la psychose, perdant tous ses repaires avec l’explosion soudaine de son train-train quotidien. La disparition d’Adèle Bedeau est un face-à-face entre deux hommes qui se ressemblent plus qu’ils ne le pensent. Le roman propose une véritable étude de caractère autour de ses deux personnages introvertis et solitaires. En apparence banal, Manfred Baumann se dévoile lentement, les failles apparaissent et troublent son image. L’auteur instille intelligemment le doute chez son lecteur : Manfred est-il aussi insipide et inoffensif qu’il en a l’air ? J’ai aimé ce roman policier atypique, qui mise surtout sur l’observation précise et minutieuse des habitus des habitants d’une petite ville de province figée dans des conventions d’un autre âge. L’atmosphère est pesante, le ton est volontiers sombre et le dénouement finement cruel. Loin des rebondissements multiples et des actions qui s’enchaînent à un rythme effréné, Burnet choisit de baser son enquête sur la psychologie de ses deux personnages, dont il explore subtilement les failles et les mensonges. Derrière les apparences banales, l’auteur fait surgir l’inattendu.
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            • ktycat Posté le 30 Octobre 2018
              Ce livre m'intriguait car je n'ai jamais lu de roman de Graeme Macrae Burnet. J'ai donc pu faire la connaissance de son écriture dans La Disparition d'Adèle Bedeau. J'ai beaucoup aimé l'ambiance sombre qui imprègne ce roman et l'atmosphère en devient véritablement pesante. J'ai beaucoup aimé la fin.
            • Labibliothequedemarjorie Posté le 27 Octobre 2018
              En Alsace, dans les années 1980. Adèle Bedeau, une jeune serveuse, travaille dans un bar-restaurant à Saint-Louis, une petite commune accolée à la Suisse. Un soir, après son service, elle retrouve son petit-ami au pied de son immeuble. Ils partent en scooter rejoindre des amis à une fête. Mais, Adèle ne rentre pas. Personne ne l'a vu. Il n'y a plus aucune trace. Elle est déclarée disparue. Manfred Baumann, un employé de banque de la ville, déjeune tous les jours dans le bar-restaurant et passe y prendre un verre en fin de journée, après son travail. Il habite à quelques mètres du domicile de la serveuse. Très vite, il est soupçonné d'être à l'origine de cette disparition. L'inspecteur Gorski est chargé de l'enquête. Le roman est précédé d'une préface qui donne immédiatement le ton de cette intrigue policière. Il aurait été écrit par un certain Raymond Brunet et mis en scène au cinéma par Claude Chabrol en 1989. L'auteur, mécontent, se serait suicidé. Or, il n'existe aucune trace de Raymond Brunet, ni du film... Il semble bien que cette introduction serve à mettre le lecteur dans l'ambiance dès le départ, et d'une manière bien subtile. Si toute l'histoire repose sur la recherche d'Adèle Bedeau, le récit... En Alsace, dans les années 1980. Adèle Bedeau, une jeune serveuse, travaille dans un bar-restaurant à Saint-Louis, une petite commune accolée à la Suisse. Un soir, après son service, elle retrouve son petit-ami au pied de son immeuble. Ils partent en scooter rejoindre des amis à une fête. Mais, Adèle ne rentre pas. Personne ne l'a vu. Il n'y a plus aucune trace. Elle est déclarée disparue. Manfred Baumann, un employé de banque de la ville, déjeune tous les jours dans le bar-restaurant et passe y prendre un verre en fin de journée, après son travail. Il habite à quelques mètres du domicile de la serveuse. Très vite, il est soupçonné d'être à l'origine de cette disparition. L'inspecteur Gorski est chargé de l'enquête. Le roman est précédé d'une préface qui donne immédiatement le ton de cette intrigue policière. Il aurait été écrit par un certain Raymond Brunet et mis en scène au cinéma par Claude Chabrol en 1989. L'auteur, mécontent, se serait suicidé. Or, il n'existe aucune trace de Raymond Brunet, ni du film... Il semble bien que cette introduction serve à mettre le lecteur dans l'ambiance dès le départ, et d'une manière bien subtile. Si toute l'histoire repose sur la recherche d'Adèle Bedeau, le récit se concentre presque exclusivement sur la personne de Manfred Baumann. [...] Un homme timide, même introverti, solitaire, à l'esprit torturé. Son quotidien est décrit avec précision. Sa personnalité est passée au crible. On a le sentiment d'être dans sa tête. On écoute ses pensées, son ressenti, ses émotions. Georges Gorski est aussi originaire de Saint-Louis. Ses parents y étaient commerçants. Il est entré dans la police, au commissariat de la ville. Aujourd'hui, c'est naturellement lui qui est chargé de retrouver Adèle Bedeau. Or, avec cette disparition, une autre affaire refait surface : celle du meurtre d'une jeune femme vingt ans auparavant qu'il n'a jamais réussi à résoudre. Plus motivé que jamais à découvrir ce qui est arrivée à la jeune serveuse, il ne laissera aucun indice lui échapper. Mais, plus l'enquête avance et plus l'étau se resserre autour de Manfred. Une psychose s'installe, jusqu'à la descente en enfer de cet homme fragile. J'ai beaucoup aimé l'atmosphère pesante qui règne tout au long de la lecture, un peu dans l'esprit des séries policières des années 1980/1990. Un roman sombre et tragique, dont le dénouement final est parfaitement bien amené.
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