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Sonatine
EAN : 9782355846397
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 140 x 220 mm

L'Accusé du Ross-shire

Documents relatifs à l'affaire Roderick Macrae

Julie Sibony (traduit par)
Date de parution : 12/10/2017
Un piège littéraire dans les Highlands du XIXe siècle

Finaliste du Booker Prize 2016, un formidable puzzle romanesque aussi divertissant qu’intelligent.
Alors qu’il fait des recherches généalogiques sur ses ancêtres écossais, Graeme Macrae Burnet découvre des archives relatives à une étrange affaire. En 1869, Roderick Macrae, dix-sept ans, a été arrêté après un triple assassinat dans un village isolé des Highlands. Dans un document écrit, le jeune homme relate sa vie... Alors qu’il fait des recherches généalogiques sur ses ancêtres écossais, Graeme Macrae Burnet découvre des archives relatives à une étrange affaire. En 1869, Roderick Macrae, dix-sept ans, a été arrêté après un triple assassinat dans un village isolé des Highlands. Dans un document écrit, le jeune homme relate sa vie et ses meurtres, sans jamais donner le moindre détail sur ses mobiles. Hormis ce récit, aucune preuve tangible de sa culpabilité n’a été trouvée. Était-il tout simplement fou ?
Graeme Macrae Burnet nous livre toutes les pièces du procès : témoignages, articles de journaux, rapports des médecins. Peu à peu, le doute s’installe. Le récit de ces crimes est-il bien l’œuvre de ce jeune garçon, a priori illettré ? S’agit-il d’un faux ? Si c’est le cas, que s’est-il réellement passé? La solution semble se trouver dans la vie de cette petite communauté repliée sur elle-même, où chacun doit rester à sa place, sous peine de connaître les pires ennuis.
 
Finaliste du Booker Prize 2016, ce thriller hors norme nous propose un voyage entre réalité et fiction d’une rare intelligence. Alors que peu à peu les pièces du puzzle se mettent en place dans un suspense omniprésent, l’auteur, servi par une écriture remarquable, fait revivre toute une époque, ses mœurs, sa psychiatrie, son appareil judiciaire, son système de classe, et pose des questions qui restent d’une actualité brûlante. Quelle autre solution que la violence dans un monde qui ne vous laisse aucun avenir ? Qui pour défendre les intérêts de ceux qui ne représentent rien ? Comment échapper à ses origines ? Rares sont les romans qui conjuguent de la sorte sens de l’intrigue, plaisir et réflexion. Un coup de maître.
 
 
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EAN : 9782355846397
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 140 x 220 mm

Ils en parlent

« Envoûtant. On ne peut pas s’en détacher. »
The Sunday Times

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • belette2911 Posté le 2 Juin 2021
    Chronique d’une mort annoncée… Dès le départ, nous savons qui est mort et qui l’a tué. Ce que nous ne savons pas, c’est le modus operandi et le mobile. Retour donc en arrière, quand tout ceci a commencé, grâce à la confession que Roderick Macrae a écrite en prison et dans laquelle il explique toutes les petites choses mesquines, ce harcèlement dont a fait preuve l’homme qu’il a assassiné. Ce roman est inclassable : il oscille entre le témoignage d’un assassin (ou un innocent ?), un documentaire sur les conditions de vie des années 1860 dans les Highlands, un roman noir (condition sociale), un thriller, une enquête, une fiction ou un véritable carnet de confession d’un condamné… Cet inclassable aurait pu aussi se nommer « la condition humaine » tant celle-ci est présente tout au long de ses pages de confession. Comme toujours, nous avons les riches propriétaires (laird) et les pauvres qui travaillent les terres du laird. Non, l’esclavage n’est pas mort, il porte juste un autre nom et est d’un modèle différent. La vie est difficile, la Nature ne fait jamais de cadeau et bon an, mal an, nos paysans essayent de s’en sortir avec le peu qu’ils avaient. Quand le nouveau constable... Chronique d’une mort annoncée… Dès le départ, nous savons qui est mort et qui l’a tué. Ce que nous ne savons pas, c’est le modus operandi et le mobile. Retour donc en arrière, quand tout ceci a commencé, grâce à la confession que Roderick Macrae a écrite en prison et dans laquelle il explique toutes les petites choses mesquines, ce harcèlement dont a fait preuve l’homme qu’il a assassiné. Ce roman est inclassable : il oscille entre le témoignage d’un assassin (ou un innocent ?), un documentaire sur les conditions de vie des années 1860 dans les Highlands, un roman noir (condition sociale), un thriller, une enquête, une fiction ou un véritable carnet de confession d’un condamné… Cet inclassable aurait pu aussi se nommer « la condition humaine » tant celle-ci est présente tout au long de ses pages de confession. Comme toujours, nous avons les riches propriétaires (laird) et les pauvres qui travaillent les terres du laird. Non, l’esclavage n’est pas mort, il porte juste un autre nom et est d’un modèle différent. La vie est difficile, la Nature ne fait jamais de cadeau et bon an, mal an, nos paysans essayent de s’en sortir avec le peu qu’ils avaient. Quand le nouveau constable commence à harceler une famille, à lui chercher misère, juste par plaisir sadique, alors, le fragile équilibre ne tient plus, il bascule et la subsistance même de la famille commence à vaciller aussi. Déjà que tout ne tenait qu’à un fil. Qu’aurions-nous fait à sa place ? Qu’aurions-nous fait à la place de Roderick, jeune garçon ayant perdu sa mère, vivant avec un père bigot, sans couilles devant le constable, qui ne se complait que dans sa souffrance, est mutique et renfermé ? Qu’aurions-nous fait face au droit de cuissage quand il n’existe pas de #BalanceTonGrosCochonPervers ? Qu’aurions-nous fait lorsque personne ne peut vous aider parce qu’il a la trouille ou tout simplement parce que le constable est un rusé saligaud et qu’on ne peut l’accuser de rien ? Parce que de toute façon, on n’est rien… Oui, "paf le constable", je ne voyais pas d’autre solution non plus… Roderick s’est révolté contre cette société, à sa manière, en silence, sans hurler, sans haranguer les foules, sans rébellion aucune. Un jour, il a pris un louchet (bêche à lame étroite) et un hoyau (petite houe à lame courbe taillée en biseau) et s’en est allé faire du jardinage à sa manière pour dire halte à la tyrannie, à ces règles non écrites que tout le monde doit suivre et que le Seigneur (ou constable) peut adapter à sa guise, à ces rites immuables qui perdurent, à ce statut de paysan qui ne peut changer. Le récit de Roderick est écrit sans passion, sans émotions, il relate juste les faits, ce dont il se souvient, ce qui s’est passé. Notre jeune homme n’est pas un imbécile, il travaillait bien à l’école, il aurait pu faire autre chose que travailler la terre, mais non, sa place était aux côtés de son père, à retourner des lopins de terre. C’est un témoignage fort noir, les conditions de vie de ces paysans sont atroces, la subsistance difficile et que l’on soit malade ou en bonne santé, faut bosser et dur, s’il vous plait. Pourtant, il y avait quelques éclats de lumière dans ce thriller témoignage sur la vie dure et difficile des paysans des Highlands… Un récit bouleversant d’un jeune garçon qui a dû prendre une décision forte pour arrêter le cercle vicieux des brimades mesquines, du harcèlement qui les conduisaient tout droit dans la tombe et qui, grâce à sa condition de paysan, sera toujours considéré comme un sous-homme par les autres, les magistrats, médecins, nobles, seigneurs… Un récit brillant qui touche en plein cœur, malgré le fait que Roderick utilise un ton neutre pour nous raconter son histoire.
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  • antinea77 Posté le 11 Janvier 2021
    Reconstitution historique de l'auteur sur les traces d'un de ses ancêtres, ce livre nous mène dans un misérable village écossais au dix-neuvième siècle, pour nous présenter Roderick Macrae, jeune paysan de 17 ans. Certainement un travail de recherche long et méticuleux sur le quotidien des paysans de l'époque tout d'abord, puis que le déroulement d'un procès avec un abominable triple meurtre dont tout accuse Roderick Macrae. Une histoire glaçante par toutes les horreurs qu'elle nous révèle... mais Graeme Macrae Burnet a plus d'un tour dans son sac, il ne manque pas d'humour ni de malice, comme le lecteur finit par le découvrir !
  • PtitVincent Posté le 20 Octobre 2020
    L’auteur de ce roman nous présente cette histoire sous une forme originale : sous couvert d’une découverte documentaire sur un de ses aïeuls, il écrit à la fois un roman policier (même si l’énigme est éventée dès le départ) mais aussi un roman historique et une peinture de la société écossaise durant le XIXe. Tout d’abord un résumé rapide de ce qui s’est passé dans la préface. Puis les dépositions de quelques témoins qui nous montrent Roderick Macrae sous des profils différents, voire opposés. Après, le gros morceau du roman, le témoignage écrit du coupable : le récit d’un jeune homme intelligent, vivant dans une pauvre ferme écossaise. Le récit d’un médecin, spécialiste d’anthropologie criminelle afin de déterminer de l’état du prévenu. Enfin le procès proprement dit. La famille Macrae, depuis la mort de la mère et surtout la nomination d’un nouveau constable, Lachlan le Large, subit les humiliations et sanctions de la part de ce dernier, mettant en péril le fragile équilibre économique de la ferme. De son côté, Roderick montre un côté lunaire, un jeune homme souvent maladroit, distrait et incompris par les autres gens du village. Et également amoureux de la fille du constable. et peu à... L’auteur de ce roman nous présente cette histoire sous une forme originale : sous couvert d’une découverte documentaire sur un de ses aïeuls, il écrit à la fois un roman policier (même si l’énigme est éventée dès le départ) mais aussi un roman historique et une peinture de la société écossaise durant le XIXe. Tout d’abord un résumé rapide de ce qui s’est passé dans la préface. Puis les dépositions de quelques témoins qui nous montrent Roderick Macrae sous des profils différents, voire opposés. Après, le gros morceau du roman, le témoignage écrit du coupable : le récit d’un jeune homme intelligent, vivant dans une pauvre ferme écossaise. Le récit d’un médecin, spécialiste d’anthropologie criminelle afin de déterminer de l’état du prévenu. Enfin le procès proprement dit. La famille Macrae, depuis la mort de la mère et surtout la nomination d’un nouveau constable, Lachlan le Large, subit les humiliations et sanctions de la part de ce dernier, mettant en péril le fragile équilibre économique de la ferme. De son côté, Roderick montre un côté lunaire, un jeune homme souvent maladroit, distrait et incompris par les autres gens du village. Et également amoureux de la fille du constable. et peu à peu, dans la tête du jeune homme, s’impose l’idée que se débarrasser de Lachlan le Large est finalement la solution à tous les problèmes de sa famille. Mais au-delà de cet événement macabre, c’est la situation de la population écossaise qui est décrite, une population pauvre sous la domination de grands propriétaires terriens anglais, distants et laissant de « petits chefs » faire le sale boulot à leur place et asseoir leur emprise. Cet aspect social et historique apporte indéniablement un plus à ce qui pourrait n’être qu’un policier historique de plus. Une belle surprise.
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  • Esorlecram Posté le 22 Décembre 2019
    L'auteur a fouillé les archives concernant l'un de ses ancêtres pour nous conter, de façon romancée, un triple meurtre qui survint en 1869 dans les Highlands écossais. Roderick Macrae, un jeune paysan, assassine froidement le constable du village et sa famille pour venger son père, victime de ses brimades et des nombreuses injustices subies. En prison, Roderick couche sur papier le récit de sa vie et les raisons qui aboutiront aux meurtres. Malgré son milieu et un comportement parfois bizarre, il possède un talent certain pour s'exprimer et pour écrire. L'auteur divise son roman en trois parties bien distinctes, ce qui en fait son originalité. La première partie est la transcription de ces écrits. C'est surtout une façon de décrire l'existence de ces paysans peu instruits, travaillant une terre qui appartenait à une sorte de seigneur et gérée par le constable local, personnage élu par les habitants du village mais généralement très mal vu car il usait et abusait de son autorité. Lachlan « le Large » dépassa les bornes et fut donc assassiné par Roderick. On rentre vraiment bien dans cette atmosphère faisant parfois penser au Moyen Age. La seconde partie reprend les rapports des médecins qui ont... L'auteur a fouillé les archives concernant l'un de ses ancêtres pour nous conter, de façon romancée, un triple meurtre qui survint en 1869 dans les Highlands écossais. Roderick Macrae, un jeune paysan, assassine froidement le constable du village et sa famille pour venger son père, victime de ses brimades et des nombreuses injustices subies. En prison, Roderick couche sur papier le récit de sa vie et les raisons qui aboutiront aux meurtres. Malgré son milieu et un comportement parfois bizarre, il possède un talent certain pour s'exprimer et pour écrire. L'auteur divise son roman en trois parties bien distinctes, ce qui en fait son originalité. La première partie est la transcription de ces écrits. C'est surtout une façon de décrire l'existence de ces paysans peu instruits, travaillant une terre qui appartenait à une sorte de seigneur et gérée par le constable local, personnage élu par les habitants du village mais généralement très mal vu car il usait et abusait de son autorité. Lachlan « le Large » dépassa les bornes et fut donc assassiné par Roderick. On rentre vraiment bien dans cette atmosphère faisant parfois penser au Moyen Age. La seconde partie reprend les rapports des médecins qui ont interrogé l'accusé pour tester son degré d'aliénation mentale. Nul doute que ces rapports vaudraient actuellement la prison à leurs auteurs. Les êtres humains sont divisés en classes en fonction de leur apparence, de leur instruction, de leur milieu. Les êtres « inférieurs » comme Roderick se caractérisent par la longueur de leurs oreilles, par un faciès peu régulier et autres incongruités avancées comme scientifiques. Cela donne au lecteur l'idée de ce que pouvait être la science anthropologique au XIXème siècle, même si c'est quelque peu caricaturé ici. La dernière partie nous envoie au tribunal lors du procès. Et d'un coup, on change d'époque. le déroulement de ce procès, reproduit presque mot-à-mot, serait digne des meilleures Assises de notre époque. Malgré l'évidence de la culpabilité de Roderick, qui a avoué dès le début et n'affiche pas le moindre remord, le Président veillera à ce que la Défense puisse s'exprimer longuement pour faire croire à l'aliénation mentale. Les jurés semblent convaincus de l'importance de leur jugement et se gardent de toute précipitation. Impressionnant, et l'on se rappelle ici que la Grande-Bretagne fut pionnière dans l'application d'une vraie justice. Un dernier mot sur la quatrième de couverture, qui comme souvent, tente d'appâter le lecteur potentiel par tous les moyens. le roman est qualifié de « thriller hors normes » Il n'y a ici aucune raison de trembler. Le récit de Roderick est sobre au possible, même quand il décrit ses meurtres très violents. J'ai vu aussi ça et là les mots « suspense », « polar »… Si le suspense consiste à être impatient de lire la suite, alors tous les bouquins que l'on apprécie sont des romans à suspense, même ceux de la Comtesse de Ségur !
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  • chlsau Posté le 5 Août 2019
    On ne peut réduire ce roman à un seul genre. Ce n'est pas « juste » un roman noir psychologique, ce n'est pas « juste » le procès d'un autre dégénéré, ce n'est pas « juste » le récit d'une vie et d'une époque. C'est une véritable plongée - généreusement documentée - au coeur des Highlands de 1869. Le travail de traduction est, lui aussi, époustouflant, tant il faut de savoir et de souci du détail pour retranscrire à la fois la période historique et l'ambiance du roman. A lire absolument !

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