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Sonatine
EAN : 9782355840531
Code sériel : 85
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 324
Format : 140 x 220 mm

LE CASSE DU SIECLE

Guy MARTINOLLE (Traducteur), Fabrice POINTEAU (Traducteur)
Date de parution : 23/09/2010
Le livre sur la crise qui enflamme les États-Unis. Ouvrez-le, vous comprendrez pourquoi.
À l’automne 2008, les principales places boursières se sont effondrées dans le sillage de Wall Street, plongeant du même coup le monde dans la crise. Si le désastre financier fut une surprise pour beaucoup, quelques-uns l’avaient néanmoins anticipé. Le véritable krach avait en effet commencé quelques mois plus tôt aux... À l’automne 2008, les principales places boursières se sont effondrées dans le sillage de Wall Street, plongeant du même coup le monde dans la crise. Si le désastre financier fut une surprise pour beaucoup, quelques-uns l’avaient néanmoins anticipé. Le véritable krach avait en effet commencé quelques mois plus tôt aux États-Unis, un krach obscur celui-là, silencieux, lié à l’inconséquence des subprimes, ces produits financiers inventés par des apprentis sorciers pour jouer avec les dettes des classes les plus défavorisées. Très vite, quelques personnes ont compris que ce système courait droit à la faillite. Certains d’entre eux se sont tus, par peur ou espoir de se tromper, d’autres ont essayé en vain de briser le silence et l’indifférence, d’autres enfin ont décidé de parier sur cette catastrophe pour gagner plus d’argent encore.

C’est à ces quelques visionnaires que s’intéresse ici Michael Lewis. Privilégiant l’aspect humain à l’analyse d’un système trop souvent opaque et anonyme, il nous livre une galerie de portraits édifiants. Ses « modèles », qui mêlent de façon incroyable cynisme et naïveté, autisme et arrogance, nous accompagnent ainsi dans un récit passionné et passionnant, où la morale et les millions de dollars sont quantité négligeables, les anecdotes plus édifiantes les unes que les autres. Combinant la grande et les petites histoires, il nous livre au final le document le plus captivant, le plus humain et le plus instructif sur la crise et le monde financier tel qu’il se présente aujourd’hui.
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EAN : 9782355840531
Code sériel : 85
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 324
Format : 140 x 220 mm

Ils en parlent

Lewis décortique le système en moraliste autant qu’en analyste. C’est de loin le meilleur ouvrage sur la crise. 
Le Monde

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Giraud_mm Posté le 5 Mai 2020
    Les banques consentent des prêts immobiliers à des acheteurs qui ne pourront certainement jamais les rembourser, comme ce cueilleur de fraises mexicain payé quelques centaines de dollars par mois à qui on permettra d'achèter une maison pour 750 000 $. Pour couvrir les risques de non remboursement, elles assemblent ces prêts dans des obligations qu'elles font évaluer par des agences de notation. Évaluations faussées : le risque de défaut est estimé à moins de 5% des emprunteurs, alors qu'il s'avérera beaucoup plus élevé ! Mais les montages sont volontairement complexifiés par les banques, et les agences font preuve de naïveté. Alors les obligations sont évaluées quasiment sans risque (notre Triple A) ! Les assurances pour couvrir ces risques sont donc d'un taux très faibles. Un marché peut alors se mettre en place : acheter des assurances en espérant que les obligations s'effondrent. Ils seront quelques uns à jouer ce jeu, pariant contre les banques. Ils empocheront des milliards de dollars quand le marché s'effondrera... Ayant lui-même travaillé dans le monde de la finance, et ayant déjà dénoncé ses dysfonctionnements dans un précédent ouvrage, Michael Lewis tente de démonter les rouages de la crise des subprimes de 2008. Il s'appuie pour se... Les banques consentent des prêts immobiliers à des acheteurs qui ne pourront certainement jamais les rembourser, comme ce cueilleur de fraises mexicain payé quelques centaines de dollars par mois à qui on permettra d'achèter une maison pour 750 000 $. Pour couvrir les risques de non remboursement, elles assemblent ces prêts dans des obligations qu'elles font évaluer par des agences de notation. Évaluations faussées : le risque de défaut est estimé à moins de 5% des emprunteurs, alors qu'il s'avérera beaucoup plus élevé ! Mais les montages sont volontairement complexifiés par les banques, et les agences font preuve de naïveté. Alors les obligations sont évaluées quasiment sans risque (notre Triple A) ! Les assurances pour couvrir ces risques sont donc d'un taux très faibles. Un marché peut alors se mettre en place : acheter des assurances en espérant que les obligations s'effondrent. Ils seront quelques uns à jouer ce jeu, pariant contre les banques. Ils empocheront des milliards de dollars quand le marché s'effondrera... Ayant lui-même travaillé dans le monde de la finance, et ayant déjà dénoncé ses dysfonctionnements dans un précédent ouvrage, Michael Lewis tente de démonter les rouages de la crise des subprimes de 2008. Il s'appuie pour se faire, notamment, sur les analyses des quelques financiers qui avaient pressenti, intuitivement plus qu'analytiquement, l'arrivée de la crise. Il y réussit plutôt bien, même s'il n'échappe pas à un discours parfois trop technique. Le sujet est présenté un peu comme un thriller dont on connait la fin, mais pas le déroulement. C'est cet engrenage d'inconséquences et de prises de risques inconsidérées qui est décortiqué. Et cela paraît tellement énorme qu'on se demande comment les grands patrons de banques, les analystes financiers, les traders, bref, tous les professionnels du domaine, ont pu à ce point se laisser aveugler... L'appât de gains très élevés ou la volonté de cacher à tout prix les erreurs et de ne pas être le premier à se faire emporter par le tsunami final ?
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  • thomassandorf Posté le 9 Mars 2020
    La crise financière de 2007 porte un nom. Celle des subprime. Elle provoque la secousse économique la plus importante depuis la crise de 1930. Comment tout un système financier peut-il s’effondrer aussi brutalement ? Et surtout pouvait-on ignorer la faille dans le système ? Les réponses se trouvent dans ce livre passionnant écrit en 2010 par Michael Lewis, lui-même ancien financier. Suivant quatre angles différents, Lewis décrypte la machine infernale du point de vue de ceux qui avaient anticipé le risque insensé pris par tous les acteurs de la chaine depuis des années aux États-Unis. Seuls des personnages atypiques et quasi marginaux ou profondément cyniques pouvaient (voulaient) parier contre le marché et anticiper qu’il y avait quelque chose de pourri dans ce marché immobilier mirobolant. La critique est plus forte qu’elle provient de l’intérieur du système. Les portraits savoureux de ces outsiders sont à eux seuls de bonnes raisons de lire cet ouvrage. À travers leur doutes, leurs propres tribulations et enquêtes pour percer le mystère – ou plutôt l’aberration – de ce système, se déploie une fresque étourdissante où les concepts financiers s’enchaînent et sont expliqués en un langage qui se veut compréhensible. Arnaque collective, où le voleur et le volé... La crise financière de 2007 porte un nom. Celle des subprime. Elle provoque la secousse économique la plus importante depuis la crise de 1930. Comment tout un système financier peut-il s’effondrer aussi brutalement ? Et surtout pouvait-on ignorer la faille dans le système ? Les réponses se trouvent dans ce livre passionnant écrit en 2010 par Michael Lewis, lui-même ancien financier. Suivant quatre angles différents, Lewis décrypte la machine infernale du point de vue de ceux qui avaient anticipé le risque insensé pris par tous les acteurs de la chaine depuis des années aux États-Unis. Seuls des personnages atypiques et quasi marginaux ou profondément cyniques pouvaient (voulaient) parier contre le marché et anticiper qu’il y avait quelque chose de pourri dans ce marché immobilier mirobolant. La critique est plus forte qu’elle provient de l’intérieur du système. Les portraits savoureux de ces outsiders sont à eux seuls de bonnes raisons de lire cet ouvrage. À travers leur doutes, leurs propres tribulations et enquêtes pour percer le mystère – ou plutôt l’aberration – de ce système, se déploie une fresque étourdissante où les concepts financiers s’enchaînent et sont expliqués en un langage qui se veut compréhensible. Arnaque collective, où le voleur et le volé sont difficiles à distinguer l’un de l’autre, cela s’apparente à ce tableau de Pieter Brueghel l’Ancien où des aveugles avancent en se tenant en file indienne mais qui chutent fatalement sur le bas côté d’une route sinueuse, l’un après l’autre. Une bonne parabole pour décrire au fond le mécanisme des CDO, machines financières infernales. En début de circuit, le système repose sur des crédits immobiliers risqués (en fait : totalement pourris) aux Etats-Unis. Ces crédits sont revendus au plus vite par les banques à des investisseurs financiers sous forme de portefeuille titrisés, puis sous forme de CDO. Pour que cela marche, il faut la bénédiction des agences de notation et dans ce cas l’investisseur financier peut se dire : hum ! en fait, ce crédit pourri l’est beaucoup moins qu’on le pense car il est mélangé à un tas d’autres tout aussi foireux, seulement tous ne vont pas se trouver en défaut de paiement au même moment, pas vrai ? Comme si ces risques n’étaient pas corrélés… Étape ultime, proposer à l’investisseur une couverture. Non contentes de gagner de l’argent en fabriquant ces produits délétères, reposant sur les actifs tout aussi nauséabonds, ces banques d’investissements sont prêtes à assurer le risque des investisseurs pour une somme dérisoire mais qui rajoute une jolie cerise sur le gâteau des trading desks. En se faisant payer 28 centimes, les grands banques US comme Morgan Stanley, Goldman Sachs, Bear Sterns couvrent le risque d’un CDO représentant une valeur de 100 dollars. À Wall Street, avant la crise, une banque comme Morgan Stanley générait 20% de ses profits avec les traders obligataires qui jouaient sur les dérivés de crédit. Donc le régulateur n’a rien trouvé à redire, les agences de notation attribuent les meilleurs notations à des structures supra risquées, et les banques sont persuadées que jamais le marché résidentiel ne pourra faillir. Quel juteux business monté sur le dos des propriétaires les moins solvables des États-Unis ! Dès lors, qui est prêt à acheter ces couvertures ? Il y a eu ces fous qui ont parié sur la baisse en achetant cette assurance sans même avoir investi dans les actifs concernés. Cela parait aussi insensé que de vouloir assurer une Ferrari dont on ne dispose même pas. Et pourtant… Parmi ces fous, il y avait Michael J. Burry, un borgne, ancien interne, à la tête de son fonds Scion Capital. Steve Eisman, investisseur à la parole incontrôlable au sein d’un autre hedge fund. Un trader de Deutsche Bank absolument cynique et purement commandé par ses bonus, Greg Lippmann. Un trio improbable composé de Jamie Mai, Charlie Ledley et Ben Hockett, considérés par Wall Street comme de purs pieds nickelés. Bien sûr, ils n’étaient sans doute pas les seuls (en fait, il fallait accepter de lire les contrats de crédit faits aux particuliers, étudier les taux de défaut, faire preuve de bon sens et avoir l’esprit de contradiction, bref être rasoir, analytique et… aimer l’argent !). Mais ce sont les quelques personnes insensées que Michael Lewis a choisi de raconter pour décrire la crise. Chacun suivant son propre chemin va arriver à la certitude d’une part que ce système financier est corrompu et d’autre part qu’il serait stupide en conséquence de ne pas parier sur sa faillite. Et c’est ce qui arrive en 2007. Les aveugles en tête de file glissent dans l’ornière : les particuliers n’honorent plus leurs crédits. Alors les caissons étanches du Titanic financier ne fonctionnent pas comme attendu : les crédit faisant défaut, les ABS, les CDO, les CDS sont impactés en suivant. Il faut passer à la caisse et verser à ceux qui ont « shorté » le marché l’argent qui leur est dû… Quand la sanction arrive, les banques renâclent. Elles ne veulent pas valoriser leurs pertes. Mais à la fin, elles payent, ou elles tombent. L’une après l’autre. Lehman Brothers disparait pour toujours. D’autres, plus chanceuses, seront rachetées. Après avoir mené une véritable croisade contre le système, Burry, Eisman, Mai et ses comparses vont se retrouver pantois en voyant ces grands fauves de la finance balayés subitement, tels les dinosaures après le Grand Impact. La vraie cause de tout ça ? Une responsabilité individuelle et collective : l’argent, motif suffisant pour ne pas ouvrir les yeux et chaque étage de la fusée profitait d’un gain appréciable qui entretenait l’illusion. La bêtise de tous les maillons de la chaine, incapables de comprendre ce qu’ils faisaient et notamment l’usage de dérivés de crédit. Pour finir, le cloisonnement mortel des produits financiers qui empêche d’avoir une vision globale et synchronisée. Il y a dans le livre, à la fin, ce moment étonnant, où assis sur les marches de Saint Patrick à New York, Eisman et son équipe observent la foule des passants, encore inconscients du cataclysme qui va inévitablement les toucher : des personnes ruinées et qui ne le savent pas encore. La morale de l’histoire ? Eh bien, c’est qu’il n’y en a pas vraiment. Même les perdants vont y trouver leur compte. Quant aux gagnants, leur fortune faite, la victoire morale est paradoxalement amère. Car en jouant contre le marché, ils avaient aussi contribué à « nourrir le monstre ». Un excellent livre. Une bible pour tous les financiers et pour ceux qui veulent comprendre le monde de la finance américaine. T. Sandorf
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  • Jackiedream Posté le 18 Août 2017
    Edifiant. Assez technique par moments, mais je pense que l'auteur ne pouvait pas faire autrement. Un bon livre pour s'initier à la crise des subprime, c'est romancé, mis à hauteur d'homme et on en ressort abasourdi. L'auteur a un vrai talent pour rendre captivante la finance.
  • Santurenne Posté le 21 Mars 2016
    Passionnant et instructif malgré de (très) nombreuses redites. L'auteur a eu peur qu'on ne comprenne pas.
  • Bazart Posté le 22 Décembre 2015
    Brad Pitt, Steve Carell, Christian Bale, Ryan Gosling. tous les quatre sont à l'affiche de la comédie "The Big Short" de Adam McKay qui se propose de décrypter les racines complexes de la dernière crise financière. Le film est l'adaptation du roman Le Casse du siècle écrit par journaliste Michael Lewis, ancien investisseur pour une banque , qui nous plonge au coeur de la crise financière de 2008. L'auteur nous depeint à travers son ouvrage les exces qui ont menés le monde au bord du chaos économique et comment un tout petit groupe d'investisseurs a anticipé bien avant tout le monde l'explosion de la bulle immobilière et a tiré profit cet aveuglement généralisé pour faire fortune.Grace à l'éditeur POINTS et au distributeur Paramounts Pictures, j'ai des livres et des places de cinéma pour voir The Big Short à vous offrir.
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