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Sonatine
EAN : 9782355848155
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 140 x 200 mm

Les Heures furieuses

Cindy Colin Kapen (traduit par)
Date de parution : 20/05/2021
Une fascinante enquête sur la piste de Harper Lee.
 
Années 1970. Alabama. Le révérend Willie Maxwell est accusé de cinq meurtres. Grâce à un avocat hors pair, il parvient à échapper à la justice… avant d’être abattu lors des funérailles de sa dernière victime présumée. En dépit des centaines de témoins présents, son assassin est acquitté.
Dans la salle d’audience, une...
Années 1970. Alabama. Le révérend Willie Maxwell est accusé de cinq meurtres. Grâce à un avocat hors pair, il parvient à échapper à la justice… avant d’être abattu lors des funérailles de sa dernière victime présumée. En dépit des centaines de témoins présents, son assassin est acquitté.
Dans la salle d’audience, une femme est venue de New York pour suivre les débats. Son nom : Harper Lee. Dix-sept ans après Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, elle trouve dans cette histoire tous les ingrédients pour écrire son deuxième livre, celui qui rivalisera avec De sang-froid de son ami Truman Capote. Un an d’enquête dans la région, puis des années à travailler à sa propre version des faits, pour  aboutir à un manuscrit qui ne verra finalement jamais le jour.
 
Désigné par Barack Obama comme l'un de ses livres préférés de l'année, Les Heures furieuses dresse le portrait bouleversant de l'une des plus grandes auteures de son pays, en proie aux affres de la création. C'est aussi la chronique, sur fond de meurtres sanglants et de politique raciale inique, d’un Sud encore hanté par ses vieux démons.
 
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EAN : 9782355848155
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 140 x 200 mm

Ils en parlent

« Le livre que Harper Lee aurait été fière d’avoir écrit ! »
 
Michael Lewis / The New York Times

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • micetmac Posté le 2 Novembre 2021
    C’est Tom Wolfe, je crois, qui affirmait que la non-fiction était devenu le genre littéraire le plus important et le plus mémorable. Une sentence quoi. Je suis sévère avec les sentences. Car si elles contiennent leur part de connerie arrogante, une part de vérité émerge aussi, parfois, de l’affirmation béate et satisfaite. Il est difficile de nier que De sang froid est un modèle de Non-fiction, où le True Crime monopolise quasiment tout l’espace comme un blob verdâtre épouse les contours e l’éprouvette. Truman Capote a donc révolutionné le genre où la licence romanesque se pare d’une recherche de vérité qui serait plus accessible que la pure recension des faits dans ce qu’ils ont de plus brut et chronologique. Et le fait que c’est un foutu bouquin aussi, ça a joué, un peu. Harper Lee et Capote sont amis d’enfance, elle officia comme assistante auprès de Capote, organisa ses notes, lui apporta une aide immense qui sembla toujours le mettre mal à l’aise. Harper Lee est en panne d’écriture. Un écrivain a du mal à se relever d’un premier roman à succès, parait-il. L’entrée en littérature de Harper Lee est fracassante. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est plus qu’un succès. C’est,... C’est Tom Wolfe, je crois, qui affirmait que la non-fiction était devenu le genre littéraire le plus important et le plus mémorable. Une sentence quoi. Je suis sévère avec les sentences. Car si elles contiennent leur part de connerie arrogante, une part de vérité émerge aussi, parfois, de l’affirmation béate et satisfaite. Il est difficile de nier que De sang froid est un modèle de Non-fiction, où le True Crime monopolise quasiment tout l’espace comme un blob verdâtre épouse les contours e l’éprouvette. Truman Capote a donc révolutionné le genre où la licence romanesque se pare d’une recherche de vérité qui serait plus accessible que la pure recension des faits dans ce qu’ils ont de plus brut et chronologique. Et le fait que c’est un foutu bouquin aussi, ça a joué, un peu. Harper Lee et Capote sont amis d’enfance, elle officia comme assistante auprès de Capote, organisa ses notes, lui apporta une aide immense qui sembla toujours le mettre mal à l’aise. Harper Lee est en panne d’écriture. Un écrivain a du mal à se relever d’un premier roman à succès, parait-il. L’entrée en littérature de Harper Lee est fracassante. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est plus qu’un succès. C’est, comment dire, il y a des livres de chevet, et des livres qui sont le chevet voyez ? Lee entend alors parler d’un révérend sudiste, un pasteur noir qui multiplia les assurances vies auprès de ses proches, ses mêmes proches décédaient alors dans des circonstances auxquelles le qualificatif douteux ne rend pas justice. Et il empoche le révérend. Il enquille tranquille les milliers de dollars quand sa première femme, sa deuxième, son frère, etc. meurent, sans que l’on ne puisse rien prouver. Il faut dire que ce révérend bénéficie de l’aide d’un as du barreau, un grand prêtre du prétoire, l’avocat Tom Radney, Big Tom. Seulement, un jour, ce révérend se fait tirer en pleine face, une balle à bout portant qui lui emporte une partie de son visage et ses secrets. Et qui va défendre le tireur ? Big Tom pardi. Rien que cette partie de l’histoire est proprement hallucinante. Ce livre, Les heures furieuses, est d’ailleurs quasiment hallucinatoire, j’entends par là qu’il produit une sorte de vertige. Harper Lee tient là son De sang-froid, elle a aidé Capote, elle peut faire mieux, plus juste, plus « vrai ». Seulement voilà : « Rien ne s’écrit tout seul. Livré à lui-même, le monde ne se transformera jamais en mots, et qu’importe la quantité de pages, de notes, interviews, et documents que génère une enquête de terrain, la page qui compte le plus commence toujours vierge. Dans Le journaliste et l’assassin, Janet Malcolm, qualifie d’«abîme» ce lieu entre l’enquête et l’écriture. C’est un lieu redoutable où il est terriblement facile de de rester piégé. Tout le monde avait assuré à Harper Lee que l’histoire qu’elle avait trouvée était destiné à devenir un best-seller. Mais personne ne pouvait lui dire comment l’écrire. » Casey Cep nous offre un livre fascinant. Un récit qui réussit l’exploit de nous passionner sur l’histoire des assurances vies mérité déjà toute notre attention. Mais au-delà, c’est une œuvre saisissante sur la création. Harper Lee n’a pas le syndrome de la page blanche, elle en remplira des malles entières, mais aucune ne lui convient, aucune ne mérite de suivre L’oiseau moqueur. Les heures furieuses méritaient bien une trop longue critique (je ne sais...) pour souligner sa dimension : portrait juste, impitoyable du Sud, démonstration inflexible et sensible que la fiction quand elle s’en donne la peine met sa tôle au pouvoir de l’imagination. Enfin, Casey Cep offre un portrait nuancé de Harper Lee, qui se tint à l’écart, toute sa vie. Elle ne fut pas une grande voix de la lutte pour les droits civiques. Son Va et poste une sentinelle est sans doute une tentative de nous présenter le Sudiste moyen que les méthodes du Klan rebutent mais dont il comprend les motivations. Son éditrice sut en voir les promesses et lui conseilla de reculer la narration d’une trentaine d’année et de se focaliser sur son enfance. Le portrait d’Atticus Finch en fut bouleversé. Le grand visage de la lutte contre la ségrégation, c’est bien plus celui de Atticus Finch que celui de Harper Lee, qui se mura dans un silence assourdissant (en un oxymore usé jusqu’à l’os). Personnage complexe, attachant, que ces Heures furieuses magistrales ramènent à son humaine condition : sombre et lumineuse, intensément tragique. Les Heures furieuses est un grand livre, qui rend un fier service à la sentence de Tom Wolfe.
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  • Cribabel Posté le 22 Octobre 2021
    Un livre en deux parties où l'auteur excelle dans la première le récit d'un true crime qui se dévore comme un excellent roman. Elle fait avancer son récit à coup de petites tergiversations/explications tellement lumineuses et claires que c'est un plaisir d'avancer. Du coup, on parvient trop vite à la seconde partie qui m'a d'autant plus déçu que c'est pour elle que j'ai acheté ce livre : l'implication d'Harper Lee dans ce crime. Or, cette pauvre femme n'a qu'un intérêt, son œuvre, l'oiseau moqueur. L'auteur s'évertue alors à rentrer dans le détail comme précédemment, sauf qu'ici celui-ci est creux, vide et on va au bout entrainant sa peine. Mon conseil est de lire la première partie, point barre !
  • nathys Posté le 5 Août 2021
    Harper Lee est l'autrice du best seller Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur et n'a plus jamais terminé l'écriture d'un livre ensuite, malgré l'attente du public. Pourtant elle ambitionnait d'écrire un True Crime comme son ami enfance Truman Capote. Casey Cep nous conte ici ce projet en trois parties. On s'intéresse d'abord à l'affaire qui intéressait Harper Lee puis au personnage qu'elle aurait placé comme central dans son roman puis plus précisément à elle, depuis son enfance jusqu'à son décès. Le travail titanesque abattu par Casey Cep est incroyable, en témoignent les nombreuses pages de bibliographie à la fin. Le roman est présenté un peu comme une thèse. Il y a énormément de détails, on accède aux pensées des personnages, à leurs sentiments, aspirations de manière parfois intime. Ce roman est un très bel hommage à Harper Lee et à Tom Radney et permet de mettre en lumière l'Alabama, ses traditions, ses paradoxes et sa chaleur. J'ai découvert énormément de choses pendant ma lecture et j'en ressors enrichie. En points négatifs, je regrette une certaine lourdeur du récit parfois, avec énormément de détails : si la plupart est nécessaire pour une meilleure compréhension globale, cela aurait été plus digeste parfois... Harper Lee est l'autrice du best seller Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur et n'a plus jamais terminé l'écriture d'un livre ensuite, malgré l'attente du public. Pourtant elle ambitionnait d'écrire un True Crime comme son ami enfance Truman Capote. Casey Cep nous conte ici ce projet en trois parties. On s'intéresse d'abord à l'affaire qui intéressait Harper Lee puis au personnage qu'elle aurait placé comme central dans son roman puis plus précisément à elle, depuis son enfance jusqu'à son décès. Le travail titanesque abattu par Casey Cep est incroyable, en témoignent les nombreuses pages de bibliographie à la fin. Le roman est présenté un peu comme une thèse. Il y a énormément de détails, on accède aux pensées des personnages, à leurs sentiments, aspirations de manière parfois intime. Ce roman est un très bel hommage à Harper Lee et à Tom Radney et permet de mettre en lumière l'Alabama, ses traditions, ses paradoxes et sa chaleur. J'ai découvert énormément de choses pendant ma lecture et j'en ressors enrichie. En points négatifs, je regrette une certaine lourdeur du récit parfois, avec énormément de détails : si la plupart est nécessaire pour une meilleure compréhension globale, cela aurait été plus digeste parfois d'être plus bref. Ça reste le travail d'une vie et je suis impressionnée par ce qu'a entrepris l'autrice. J'espère que contrairement à Harper Lee on n'attendra pas 30 ans pour découvrir sa prochaine oeuvre :)
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  • tristanblum Posté le 24 Juillet 2021
    Un ouvrage passionnant, le fond de l'histoire est réellement intriguant, le style est très élégant, et l'on sent une réelle maturité de Casey Cep que je découvre par la même occasion. Tout dans cette oeuvre sonne juste, le style journalistique mieux qu'on ne l'imagine, les personnes, la sincérité de l'écriture, on se voit dans l'époque comme un film mais sans aucune erreur de goût. La structure de l'oeuvre est claire et fluide, on en s'ennuie jamais , même si parfois je trouve cela un peu trop fouillé mais l'histoire est tellement passionnant que les détails donnent du crédit au récit. Pour le reste de l'histoire je préfère ne pas en dire plus pour ne pas gâcher la lecture. En tout cas je crois qu'il faudra compter sur cette nouvelle plume dans les années qui viennent.
  • OREILLYS Posté le 17 Juillet 2021
    Une époque : les années 70 sur fond de ségrégation. Un état : l'Alabama. Une histoire de fond : le meurtre du Révérend Maxwell. De quoi faire sortir HARPER LEE, l'auteure au prix Pulitzer, qui n'a pas publié depuis son premier succès. Forte d'une première expérience, d'un travail de recherche, pour aider son ami d'enfance, Truman CAPOTE, à écrire son roman True Crime, LEE se sent concernée et entreprend de suivre l'enquête. Bien qu'ayant rencontré les principaux acteurs, rien ne sortira de cette enquête. Malgré de nombreuses années d'attente, l'auteure éludera les demandes jusqu'à son décès en 2016. Casey CEP nous fait revivre ce qui aurait pu devenir un grand roman réalité, mais qui ne reflète que le fameux syndrome de la "page blanche". Si une partie du texte est consacrée au Révérend, puis à l'avocat de son assassin, ce n'est qu'une manière de nous dresser un cadre pour comprendre ce qui par la suite ne sera que rumeurs à propos de Nelle HARPER LEE. Le travail de recherche est impressionnant et riche d'anecdotes, mais l'auteure, tout comme le Révérend Maxwell, reste un mystère.
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  • Interview
    Sonatine

    Les Heures furieuses : Casey Cep répond à nos questions !

    Avec Les Heures furieuses, déjà disponible en librairie, Casey Cep relate l'affaire aussi édifiante que passionnante du révérend Willie Maxwell, accusé de cinq meurtres, acquitté puis brutalement assassiné. Mais surtout, elle dresse à travers cette histoire le portrait bouleversant de Harper Lee (Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur), l'une des plus grandes auteures de son pays et de son temps, dont le dernier manuscrit n'a jamais été retrouvé... Casey Cep nous livre les dessous de l'écriture de son roman, désigné par Barack Obama comme l'un de ses préférés de l'année 2019.

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