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Les Escales
EAN : 9782365694209
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 560
Format : 140 x 225 mm

Les Optimistes

Caroline Bouet (traduit par)
Collection : Domaine étranger
Date de parution : 16/01/2020
Du Chicago des années 1980 au Paris d'aujourd'hui, une épopée puissante sur le pouvoir de l'amitié face à la tragédie.
À Chicago, dans les années 1980, au coeur du quartier de Boystown, Yale Tishman et sa bande d’amis – artistes, activistes, journalistes ou professeurs… – vivent la vie libre qu’ils s’étaient
toujours imaginée. Lorsque l’épidémie du sida frappe leur communauté, les rapports changent, les liens se brouillent et se transforment. Peu...
À Chicago, dans les années 1980, au coeur du quartier de Boystown, Yale Tishman et sa bande d’amis – artistes, activistes, journalistes ou professeurs… – vivent la vie libre qu’ils s’étaient
toujours imaginée. Lorsque l’épidémie du sida frappe leur communauté, les rapports changent, les liens se brouillent et se transforment. Peu à peu, tout s’effondre autour de Yale, et il ne lui reste plus que Fiona, la petite soeur de son meilleur ami Nico.

Révélant un immense talent, Rebecca Makkai brosse le sublime portrait de personnages brisés qui, au milieu du chaos, n’auront pourtant de cesse de trouver la beauté et l’espoir.

Lauréat de la Andrew Carnegie Medal et finaliste du National Book Award et du prix Pulitzer, Les Optimistes a déjà conquis des dizaines de milliers de lecteurs aux États-Unis et ailleurs.

« Rebecca Makkai met en lumière cette tragédie de l’Amérique moderne que beaucoup
cherchent à oublier. Un roman habile, puissant et d’une grande beauté. »
Chicago Review of Books
« Un voyage saisissant… Rebecca Makkai livre une réflexion inoubliable, non sur la mort, mais sur le pouvoir de la vie. » Publishers Weekly
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EAN : 9782365694209
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 560
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Rebecca Makkai déploie, tout au long de cet épais roman, un savoir-faire romanesque impressionnant, qui jamais n'écrase sa puissance émotionnelle, ni la subtilité des sentiments éprouvés par ses personnages. »
RAPHAËLLE LEYRIS / Le Monde des Livres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mainou72 Posté le 14 Janvier 2022
    Une histoire en deux temps. La première démarre à Chicago, avec l'arrivée du virus du sida dans la communauté gay de la ville et la deuxième à Paris, 30 ans plus tard avec la recherche d'une fille par sa mère. Quel rapport entre les deux ? Le souvenir de ces jeunes hommes mort beaucoup trop jeunes et l'impact que cette perte a eu sur ceux qui restent. La partie des années 1985 est vraiment, pour moi, une réussite. on replonge dans cette époque où le virus fait son arrivée et cible particulièrement la communauté homosexuelle masculine, et est vue comme une punition pour leur mode de vie déjà stigmatisée. Et pourtant on découvre des personnages tellement humains et tellement "normaux" avec les mêmes envies, la même joie de vivre, les mêmes doutes et les mêmes craintes. Chronique d'une époque tellement bien racontée. Par contre l'intrigue de 2015 m'a beaucoup moins intéressée, et je trouve qu'elle n'apporte pas grand chose de plus au récit. Ce livre reste une ode à l'amour sous toutes ses formes.
  • Erbe Posté le 2 Décembre 2021
    De Chicago dans les années 80 à Paris dans les années 2000, du Sida au terrorisme, on suit quelques personnages survivants ou disparus avant l'heure . Familles et avant tout liens amicaux, indéfectibles ou pas sont le fil rouge de cette longue période tourmentée, dévastatrice. Sentiments, amour, sexualité à l'heure de la maladie... Rebecca Makkai raconte une époque, la vie, l'espoir, la mort avec une empathie pour tous ces personnages, empathie jamais pesante. Un beau roman même si l'optimisme du titre n'en est pas le trait prédominant.
  • Milllie Posté le 20 Novembre 2021
    1985 à Chicago, la vie semble sourire à Yale : en couple avec Charlie, il vit une relation stable tout en étant entouré d'une joyeuse bande de copains avec qui il profite de la vie dans le Boystown, le quartier gay de la ville. Et son travail semble enfin sur le point de décoller avec un mystérieux héritage que la grand tante d'une de ses amies veut léguer et qui pourrait bien revenir à la galerie qui l'emploie. Mais la menace du SIDA devient soudainement concrète avec la maladie puis la mort de Nico, un de ses meilleurs amis... La grande force des Optimistes est de nous faire revivre la fin de la (courte) période d'insouciance du début des années 80 quand les gays qui commençaient tout juste à pouvoir vivre un peu plus librement sans se cacher furent soudain confrontés à une épidémie de SIDA qui allait tout décimer sur son passage et répandre maladie, mort et angoisse. L'atmosphère du Boystown, l'insouciance joyeuse de la petite bande qui gravite autour de Yale, la solidarité et l'amitié entre ces jeunes hommes et Fiona, la soeur de Nico, amitié qui souvent remplace des relations familiales devenues inexistantes quand les parents les ont... 1985 à Chicago, la vie semble sourire à Yale : en couple avec Charlie, il vit une relation stable tout en étant entouré d'une joyeuse bande de copains avec qui il profite de la vie dans le Boystown, le quartier gay de la ville. Et son travail semble enfin sur le point de décoller avec un mystérieux héritage que la grand tante d'une de ses amies veut léguer et qui pourrait bien revenir à la galerie qui l'emploie. Mais la menace du SIDA devient soudainement concrète avec la maladie puis la mort de Nico, un de ses meilleurs amis... La grande force des Optimistes est de nous faire revivre la fin de la (courte) période d'insouciance du début des années 80 quand les gays qui commençaient tout juste à pouvoir vivre un peu plus librement sans se cacher furent soudain confrontés à une épidémie de SIDA qui allait tout décimer sur son passage et répandre maladie, mort et angoisse. L'atmosphère du Boystown, l'insouciance joyeuse de la petite bande qui gravite autour de Yale, la solidarité et l'amitié entre ces jeunes hommes et Fiona, la soeur de Nico, amitié qui souvent remplace des relations familiales devenues inexistantes quand les parents les ont reniés, et puis très vite la nostalgie, les regrets ou les remords avec les premiers morts et la certitude que cette époque est en train de finir, tout cela est parfaitement rendu par Rebecca Makkai et plonge le lecteur dans un abime d'émotions. Ce récit alterne avec une seconde période, située de nos jours, centrée autour du personnage de Fiona, la "bonne copine", soeur de Nico, une des premières victimes de l'épidémie, qui alors qu'elle avait à peine la vingtaine a plus ou moins sacrifié sa vie pour aider son frère et ses amis gays, a vécu les maladies, les morts, l'angoisse de cette période où les mutuelles pouvaient refuser de prendre en charge les soins et où les hôpitaux ne savaient que faire face à ces jeunes malades victimes d'une maladie encore quasi inconnue. Même si on comprend vite la volonté de l'auteur de nous montrer aussi l'impact qu'a pu avoir cette maladie sur ceux qui ont survécu et à quel point elle a pu les empêcher de se construire ou de vivre leur vie, cette partie m'a semblé moins forte. L'intrigue secondaire autour de la recherche de la fille de Fiona, qui a quitté la maison, s'est enrôlée dans une secte et a coupé tout contact avec ses proches paraît bien ténue et on a du mal à s'intéresser à ces histoires de détective privé, de recherches sur Internet et de quête désespérée pour Fiona de reconstruire la famille qu'elle n'a pas vraiment su ou pu bâtir. Plus que cette construction alambiquée et qui n'apporte pas grand chose (le récit mêle aussi une 3e intrigue autour d'oeuvres d'art et d'un amour lui aussi brisé mais par la première guerre mondiale) et surtout qui malheureusement entraine quelques longueurs pour le lecteur, je retiendrai de ce roman l'émotion que nous fait ressentir l'auteur, la construction par petites touches de personnages qu'on a l'impression de connaître depuis toujours et auxquels on ne peut que s'attacher. Magnifique Yale, si complexe, balloté par les événements et cherchant tout simplement à survivre, et surtout Fiona, jeune fille grandie trop vite, elle aussi emportée par la tourmente et qui sous des airs de fragilité se révélera le ciment et le soutien indéfectible de la bande. La reconstitution historique, très juste et minutieuse, est aussi parfaite et importante pour ne pas oublier à quel point cette épidémie fut totalement négligée à ses débuts aux Etats-Unis car finalement elle était vue comme une "punition" bien méritée par certains conservateurs ou religieux. Un beau roman qui aurait sans doute gagné à être plus condensé et resserré, les intrigues secondaires paraissant bien fades face au sujet principal.
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  • paturette Posté le 19 Septembre 2021
    sur la quatrième de couverture est écrit " bouleversant et fascinant", cela correspond à ce que j'ai ressenti au fil des pages. Bien que les 75 premières m'aient peu emballée, j'ai savouré les 600 suivantes. La bande de Yales, Fiona et tous les autres sont devenus des amis proches que j'ai aimé suivre et accompagner entre les années 1980 et 2015. Un très beau livre qui traite de sujets très variés entre autre l'apparition de l'épidémie du SIDA, l'art, l'amitié, l'amour entre états Unis et Paris..... Ce livre restera pour moi marquant, et ses personnages continueront d'exister à mes côtés encore longtemps.
  • olivierparadis Posté le 18 Août 2021
    Je suis très partagé sur « les optimistes » de Rebecca Makkai. Bien sûr je me suis attaché à certains personnages, notamment Yale, le héros masculin du roman. J'en ai détesté d'autres, que je ne vais pas citer ici pour ne pas déflorer l'intrigue. Bien sûr, j'ai été intéressé par ce que l'auteure décrit de la vie de jeunes adultes homosexuels masculins à Chicago au milieu des années 1980, c'est le côté « Chroniques de San Francisco » du livre. Bien sûr aussi j'ai été ému par le récit des ravages de l'épidémie de SIDA dans cette partie de la population et des combats qui ont été menés alors par les plus lucides et les plus engagés pour améliorer la situation des malades, les descriptions sont crues, les espoirs ne sont pas déçus parce qu'il n'y en a aucun. Bien sûr, plusieurs scènes m'ont tiré quelques larmes (autant que le dernier tête-à-tête à l'hôpital dans « Philadelphia », bien que je ai vu ce film cinq ou six fois). J'ai lu assez facilement les 600 pages du bouquin. Pourtant je n'arrive pas à considérer ce livre comme un grand roman. Il y a d'abord la construction narrative qui me paraît extrêmement sommaire : un chapitre en... Je suis très partagé sur « les optimistes » de Rebecca Makkai. Bien sûr je me suis attaché à certains personnages, notamment Yale, le héros masculin du roman. J'en ai détesté d'autres, que je ne vais pas citer ici pour ne pas déflorer l'intrigue. Bien sûr, j'ai été intéressé par ce que l'auteure décrit de la vie de jeunes adultes homosexuels masculins à Chicago au milieu des années 1980, c'est le côté « Chroniques de San Francisco » du livre. Bien sûr aussi j'ai été ému par le récit des ravages de l'épidémie de SIDA dans cette partie de la population et des combats qui ont été menés alors par les plus lucides et les plus engagés pour améliorer la situation des malades, les descriptions sont crues, les espoirs ne sont pas déçus parce qu'il n'y en a aucun. Bien sûr, plusieurs scènes m'ont tiré quelques larmes (autant que le dernier tête-à-tête à l'hôpital dans « Philadelphia », bien que je ai vu ce film cinq ou six fois). J'ai lu assez facilement les 600 pages du bouquin. Pourtant je n'arrive pas à considérer ce livre comme un grand roman. Il y a d'abord la construction narrative qui me paraît extrêmement sommaire : un chapitre en 1985 alterne avec un chapitre en 2015 suivi d'un chapitre en 1985 qui précède un chapitre en 2015, etc. Il y a ensuite que je suis très agacé par ce qui me semble être un cliché inutile : tous les gays ne sont pas journalistes, galeristes, photographes, avocats, médecins, étudiants en histoire de l'art...Peut-être qu'un tel livre existe déjà, je ne le connais pas en tout cas, mais je voudrais lire un jour quelque chose sur l'homosexualité chez les bouchers-charcutiers, les ouvriers agricoles ou les aide-comptables. Enfin je ne suis parvenu à être tenu en haleine par aucune des deux intrigues du roman : celle concernant Nora et la collection de tableaux qu'elle veut léguer à la galerie où travaille Yale, celle concernant Fiona et sa fille. Et mieux vaut ne rien dire du lien entre les deux époques tant il m'a paru ténu !
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    Rebecca Makkai : "Les Optimistes parle de la façon dont le monde envahit parfois brutalement nos vies"

    Avec Les Optimistes (Les Escales), Rebecca Makkai raconte avec force et finesse l’histoire du sida aux États-Unis, de son apparition dans les années 80 à nos jours. Un roman richement documenté, fort en émotions, qui montre comment l’espoir est capable de surgir de la pire des tragédies. Rencontre.

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