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Robert Laffont
EAN : 9782221128350
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 630
Format : 135 x 215 mm

Un fleuve de fumée

Christiane BESSE (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 14/03/2013
« Et quand tout le reste sera oublié, les fleurs de Canton demeureront, n’est-ce pas ? »

Canton, ou plutôt Fanqui Town, l’enclave réservée aux étrangers et interdite aux femmes, est un lieu de commerce, de luxure et de raffinement. Dans un bouillonnement de langues, commerçants anglais, grossistes américains et négociants indiens échangent leurs cargaisons d’opium contre la soie, le thé et la porcelaine fournis par les...

Canton, ou plutôt Fanqui Town, l’enclave réservée aux étrangers et interdite aux femmes, est un lieu de commerce, de luxure et de raffinement. Dans un bouillonnement de langues, commerçants anglais, grossistes américains et négociants indiens échangent leurs cargaisons d’opium contre la soie, le thé et la porcelaine fournis par les marchands chinois. L’argent coule à flots, les fêtes sont somptueuses, et les amitiés particulières mettent du piment dans ce microcosme étouffant. Mais, en cette année 1839, l’empereur de Chine, lassé des ravages de la drogue, exige la destruction de tous les stocks de la ville.
Devant la menace, les équilibres savamment entretenus volent en éclats. La cupidité, la jalousie, les préjugés et le racisme pointent derrière les élégances de façade.
Dans cette tragicomédie aux accents shakespeariens, deuxième volet d’une trilogie inaugurée par Un océan de pavots, des personnages inoubliables colorent de leurs turpitudes mais aussi de leur générosité les rives d’une ville extraordinaire désormais disparue.
« Ghosh poursuit une oeuvre singulière et géniale : avec Un fleuve de fumée, l’auteur écrit l’un des meilleurs romans historiques de ces dernières années. » Time Out New York

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EAN : 9782221128350
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 630
Format : 135 x 215 mm

Ils en parlent

« Orchestré par un conteur virtuose, ce Fleuve de fumée est un joyau, une invitation au voyage dans un monde oublié dont Ghosh réinvente la diabolique magie. »

André Clavel / Lire

« Des heures de lecture que l’on parcourt cœur battant, comme lors d’une premier rendez-vous amoureux. »

Marine de Tilly / Transfuge

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • GeorgesSmiley Posté le 8 Janvier 2018
    Passionnant et magnifique ! Si vous rêvez d’exotisme, de lointains voyages, le tout dans un contexte historique bien balisé et superbement documenté, il est temps d’embarquer sur le brigantin Redruth depuis Port Louis à l’île Maurice ou bien sur le trois mâts Anahita depuis Bombay. Tous deux cinglent vers « un fleuve de fumée » c’est-à-dire la Rivière des Perles entre Macao, Canton et Hong Kong. Le premier est affrété par un horticulteur anglais désireux d’échanger des arbres d’Amérique contre des camélias rarissimes et inconnus en Europe, le second est rempli de caisses d’opium. Nous sommes en 1839, l’opium est interdit à la vente et à la consommation en Chine depuis plus de cents ans mais, corruption aidant, les livraisons de la marchandise venue des Indes n’ont cessé de croître (200 caisses en 1730, 40 000 en 1838) et toutes aboutissent à Canton, seul port autorisé à commercer avec les « diables étrangers » par Fanqui Town, l’enclave contigüe concédée aux négociants étrangers. L’empereur, conscient des ravages causés sur toutes les couches de la population chinoise, décide de sévir et de faire enfin respecter l’embargo. Les cales des navires sont pleines d’opium, un nouveau gouverneur incorruptible vient d’être nommé et... Passionnant et magnifique ! Si vous rêvez d’exotisme, de lointains voyages, le tout dans un contexte historique bien balisé et superbement documenté, il est temps d’embarquer sur le brigantin Redruth depuis Port Louis à l’île Maurice ou bien sur le trois mâts Anahita depuis Bombay. Tous deux cinglent vers « un fleuve de fumée » c’est-à-dire la Rivière des Perles entre Macao, Canton et Hong Kong. Le premier est affrété par un horticulteur anglais désireux d’échanger des arbres d’Amérique contre des camélias rarissimes et inconnus en Europe, le second est rempli de caisses d’opium. Nous sommes en 1839, l’opium est interdit à la vente et à la consommation en Chine depuis plus de cents ans mais, corruption aidant, les livraisons de la marchandise venue des Indes n’ont cessé de croître (200 caisses en 1730, 40 000 en 1838) et toutes aboutissent à Canton, seul port autorisé à commercer avec les « diables étrangers » par Fanqui Town, l’enclave contigüe concédée aux négociants étrangers. L’empereur, conscient des ravages causés sur toutes les couches de la population chinoise, décide de sévir et de faire enfin respecter l’embargo. Les cales des navires sont pleines d’opium, un nouveau gouverneur incorruptible vient d’être nommé et la tension monte. Nous retrouvons certains des personnages de la saga débutée par « Un océan de pavots », Paulette la jeune botaniste, Neel le raja déchu, l’intendant Nob Kissin Baboo et son patron anglais Burnham, mais le personnage principal est, cette fois, un négociant hindou, parsi plus précisément, qui se trouve être un très gros trafiquant d’opium du nom de Bahram Moddie. Les événements historiques servant de trame sont rigoureusement exacts et les personnages secondaires du roman respectent leurs attitudes, discours et écrits de l’époque. Ainsi on croise et on écoute : William Jardine (de Jardine Matheson), le gouverneur chinois Lin Xexu, le capitaine anglais Elliott, le journaliste John Slade ou l’Américain Charles King, seul occidental à respecter l’interdiction d’introduire de l’opium en Chine. La langue est toujours aussi chatoyante et inventive pour immerger le lecteur dans l’action. Au milieu des saveurs étranges, des couleurs, des fleurs innombrables et des parfums exquis, Bahram le Parsi mène, depuis vingt ans, ses affaires en apportant sa pierre à l’empoisonnement du pays qui fait sa fortune. Aimé de tous ses employés et apprécié des Chinois avec qui il commerce, il n’est pas qu’un vulgaire et ignoble trafiquant. Sa vie est plus riche, plus exaltante à Canton qu’à Bombay. En cette année 1839, son bateau, comme tous les autres, n’a pas pu s’engager dans la Rivière des Perles et attend près d’un îlot désolé nommé Hong Kong. Il s’inquiète de savoir s’il va pouvoir enfin se débarrasser de son énorme cargaison pour rembourser prêts et commanditaires en engrangeant le plantureux bénéfice de son entreprise. On dit que l’opium apaise les angoisses…à quel prix ? Vous le saurez sans doute à la fin de ce voyage ensorcelant.
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  • GeorgesSmiley Posté le 8 Janvier 2018
    Passionnant et magnifique ! Si vous rêvez d’exotisme, de lointains voyages, le tout dans un contexte historique bien balisé et superbement documenté, il est temps d’embarquer sur le brigantin Redruth depuis Port Louis à l’île Maurice ou bien sur le trois mâts Anahita depuis Bombay. Tous deux cinglent vers « un fleuve de fumée » c’est-à-dire la Rivière des Perles entre Macao, Canton et Hong Kong. Le premier est affrété par un horticulteur anglais désireux d’échanger des arbres d’Amérique contre des camélias rarissimes et inconnus en Europe, le second est rempli de caisses d’opium. Nous sommes en 1839, l’opium est interdit à la vente et à la consommation en Chine depuis plus de cents ans mais, corruption aidant, les livraisons de la marchandise venue des Indes n’ont cessé de croître (200 caisses en 1730, 40 000 en 1838) et toutes aboutissent à Canton, seul port autorisé à commercer avec les « diables étrangers » par Fanqui Town, l’enclave contigüe concédée aux négociants étrangers. L’empereur, conscient des ravages causés sur toutes les couches de la population chinoise, décide de sévir et de faire enfin respecter l’embargo. Les cales des navires sont pleines d’opium, un nouveau gouverneur incorruptible vient d’être nommé et... Passionnant et magnifique ! Si vous rêvez d’exotisme, de lointains voyages, le tout dans un contexte historique bien balisé et superbement documenté, il est temps d’embarquer sur le brigantin Redruth depuis Port Louis à l’île Maurice ou bien sur le trois mâts Anahita depuis Bombay. Tous deux cinglent vers « un fleuve de fumée » c’est-à-dire la Rivière des Perles entre Macao, Canton et Hong Kong. Le premier est affrété par un horticulteur anglais désireux d’échanger des arbres d’Amérique contre des camélias rarissimes et inconnus en Europe, le second est rempli de caisses d’opium. Nous sommes en 1839, l’opium est interdit à la vente et à la consommation en Chine depuis plus de cents ans mais, corruption aidant, les livraisons de la marchandise venue des Indes n’ont cessé de croître (200 caisses en 1730, 40 000 en 1838) et toutes aboutissent à Canton, seul port autorisé à commercer avec les « diables étrangers » par Fanqui Town, l’enclave contigüe concédée aux négociants étrangers. L’empereur, conscient des ravages causés sur toutes les couches de la population chinoise, décide de sévir et de faire enfin respecter l’embargo. Les cales des navires sont pleines d’opium, un nouveau gouverneur incorruptible vient d’être nommé et la tension monte. Nous retrouvons certains des personnages de la saga débutée par « Un océan de pavots », Paulette la jeune botaniste, Neel le raja déchu, l’intendant Nob Kissin Baboo et son patron anglais Burnham, mais le personnage principal est, cette fois, un négociant hindou, parsi plus précisément, qui se trouve être un très gros trafiquant d’opium du nom de Bahram Moddie. Les événements historiques servant de trame sont rigoureusement exacts et les personnages secondaires du roman respectent leurs attitudes, discours et écrits de l’époque. Ainsi on croise et on écoute : William Jardine (de Jardine Matheson), le gouverneur chinois Lin Xexu, le capitaine anglais Elliott, le journaliste John Slade ou l’Américain Charles King, seul occidental à respecter l’interdiction d’introduire de l’opium en Chine. La langue est toujours aussi chatoyante et inventive pour immerger le lecteur dans l’action. Au milieu des saveurs étranges, des couleurs, des fleurs innombrables et des parfums exquis, Bahram le Parsi mène, depuis vingt ans, ses affaires en apportant sa pierre à l’empoisonnement du pays qui fait sa fortune. Aimé de tous ses employés et apprécié des Chinois avec qui il commerce, il n’est pas qu’un vulgaire et ignoble trafiquant. Sa vie est plus riche, plus exaltante à Canton qu’à Bombay. En cette année 1839, son bateau, comme tous les autres, n’a pas pu s’engager dans la Rivière des Perles et attend près d’un îlot désolé nommé Hong Kong. Il s’inquiète de savoir s’il va pouvoir enfin se débarrasser de son énorme cargaison pour rembourser prêts et commanditaires en engrangeant le plantureux bénéfice de son entreprise. On dit que l’opium apaise les angoisses…à quel prix ? Vous le saurez sans doute à la fin de ce voyage ensorcelant.
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  • GeorgesSmiley Posté le 8 Janvier 2018
    Passionnant et magnifique ! Si vous rêvez d’exotisme, de lointains voyages, le tout dans un contexte historique bien balisé et superbement documenté, il est temps d’embarquer sur le brigantin Redruth depuis Port Louis à l’île Maurice ou bien sur le trois mâts Anahita depuis Bombay. Tous deux cinglent vers « un fleuve de fumée » c’est-à-dire la Rivière des Perles entre Macao, Canton et Hong Kong. Le premier est affrété par un horticulteur anglais désireux d’échanger des arbres d’Amérique contre des camélias rarissimes et inconnus en Europe, le second est rempli de caisses d’opium. Nous sommes en 1839, l’opium est interdit à la vente et à la consommation en Chine depuis plus de cents ans mais, corruption aidant, les livraisons de la marchandise venue des Indes n’ont cessé de croître (200 caisses en 1730, 40 000 en 1838) et toutes aboutissent à Canton, seul port autorisé à commercer avec les « diables étrangers » par Fanqui Town, l’enclave contigüe concédée aux négociants étrangers. L’empereur, conscient des ravages causés sur toutes les couches de la population chinoise, décide de sévir et de faire enfin respecter l’embargo. Les cales des navires sont pleines d’opium, un nouveau gouverneur incorruptible vient d’être nommé et... Passionnant et magnifique ! Si vous rêvez d’exotisme, de lointains voyages, le tout dans un contexte historique bien balisé et superbement documenté, il est temps d’embarquer sur le brigantin Redruth depuis Port Louis à l’île Maurice ou bien sur le trois mâts Anahita depuis Bombay. Tous deux cinglent vers « un fleuve de fumée » c’est-à-dire la Rivière des Perles entre Macao, Canton et Hong Kong. Le premier est affrété par un horticulteur anglais désireux d’échanger des arbres d’Amérique contre des camélias rarissimes et inconnus en Europe, le second est rempli de caisses d’opium. Nous sommes en 1839, l’opium est interdit à la vente et à la consommation en Chine depuis plus de cents ans mais, corruption aidant, les livraisons de la marchandise venue des Indes n’ont cessé de croître (200 caisses en 1730, 40 000 en 1838) et toutes aboutissent à Canton, seul port autorisé à commercer avec les « diables étrangers » par Fanqui Town, l’enclave contigüe concédée aux négociants étrangers. L’empereur, conscient des ravages causés sur toutes les couches de la population chinoise, décide de sévir et de faire enfin respecter l’embargo. Les cales des navires sont pleines d’opium, un nouveau gouverneur incorruptible vient d’être nommé et la tension monte. Nous retrouvons certains des personnages de la saga débutée par « Un océan de pavots », Paulette la jeune botaniste, Neel le raja déchu, l’intendant Nob Kissin Baboo et son patron anglais Burnham, mais le personnage principal est, cette fois, un négociant hindou, parsi plus précisément, qui se trouve être un très gros trafiquant d’opium du nom de Bahram Moddie. Les événements historiques servant de trame sont rigoureusement exacts et les personnages secondaires du roman respectent leurs attitudes, discours et écrits de l’époque. Ainsi on croise et on écoute : William Jardine (de Jardine Matheson), le gouverneur chinois Lin Xexu, le capitaine anglais Elliott, le journaliste John Slade ou l’Américain Charles King, seul occidental à respecter l’interdiction d’introduire de l’opium en Chine. La langue est toujours aussi chatoyante et inventive pour immerger le lecteur dans l’action. Au milieu des saveurs étranges, des couleurs, des fleurs innombrables et des parfums exquis, Bahram le Parsi mène, depuis vingt ans, ses affaires en apportant sa pierre à l’empoisonnement du pays qui fait sa fortune. Aimé de tous ses employés et apprécié des Chinois avec qui il commerce, il n’est pas qu’un vulgaire et ignoble trafiquant. Sa vie est plus riche, plus exaltante à Canton qu’à Bombay. En cette année 1839, son bateau, comme tous les autres, n’a pas pu s’engager dans la Rivière des Perles et attend près d’un îlot désolé nommé Hong Kong. Il s’inquiète de savoir s’il va pouvoir enfin se débarrasser de son énorme cargaison pour rembourser prêts et commanditaires en engrangeant le plantureux bénéfice de son entreprise. On dit que l’opium apaise les angoisses…à quel prix ? Vous le saurez sans doute à la fin de ce voyage ensorcelant.
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  • milan Posté le 18 Juillet 2015
    Un fleuve de fumée, est l'histoire vraie, romancée de la guerre de l'opium entre la Chine et la Grande Bretagne. Elle y est relatée d'après l'expérience de trois protagonistes: Barham, un marchand indien, qui vend de l'opium sur le port de Canton, Neel, une sorte de scribe indien, à l'histoire mystérieuse, employée par Barham sur son navire le Anahita, et enfin, Paulette puis Chinnery; la première étant une français née en Inde, passionnée de botanique et partant à la recherche de plantes (dont une en particulier), et le second, son ami d'enfance, peintre et fils illégitime d'un autre grand peintre, qui va l'aider à trouver cette plante, en allant à sa place à Canton, car les femmes étrangères y sont interdites de séjour, et qui va lui écrire régulièrement pour l'informer de l'avancée de ses recherches, mais surtout lui raconter ce qui se passe à Canton. Car la période est tumultueuse. L'Empire Chinois, après plusieurs rumeurs avortées, est cette fois ci décidé à stopper la vente d'Opium sur son territoire. C'est un roman que l'on aborde sous deux angles. Du point de vue littéraire c'est un pur conte, un peu style mille et une nuits, mais plus par l'univers... Un fleuve de fumée, est l'histoire vraie, romancée de la guerre de l'opium entre la Chine et la Grande Bretagne. Elle y est relatée d'après l'expérience de trois protagonistes: Barham, un marchand indien, qui vend de l'opium sur le port de Canton, Neel, une sorte de scribe indien, à l'histoire mystérieuse, employée par Barham sur son navire le Anahita, et enfin, Paulette puis Chinnery; la première étant une français née en Inde, passionnée de botanique et partant à la recherche de plantes (dont une en particulier), et le second, son ami d'enfance, peintre et fils illégitime d'un autre grand peintre, qui va l'aider à trouver cette plante, en allant à sa place à Canton, car les femmes étrangères y sont interdites de séjour, et qui va lui écrire régulièrement pour l'informer de l'avancée de ses recherches, mais surtout lui raconter ce qui se passe à Canton. Car la période est tumultueuse. L'Empire Chinois, après plusieurs rumeurs avortées, est cette fois ci décidé à stopper la vente d'Opium sur son territoire. C'est un roman que l'on aborde sous deux angles. Du point de vue littéraire c'est un pur conte, un peu style mille et une nuits, mais plus par l'univers décrits que par le style. Ce dernier est fluide, simple, très agréable, qui vous emmène en douceur, sans fioritures, mais avec une précision qui vous fait entrevoir les couleurs de Fanqui Town et de sa place bigarée; le Maidan, sentir les odeurs des épices et de la mer, entendre les vagues lors des tempêtes, la chaleur accablante et le vacarme de la citée surpeuplée, et surtout goûter aux mets asiatiques servis lors de somptueux banquets (je ne vous raconte pas mon état en ce mois de Ramadan!!!!). Et puis surtout, Gosh n'a pas hésité à utiliser les langues pratiquées par tous, ainsi que les expressions et termes spécifiques, avec surtout, cette nouvelle langue, typiquement Fanqui Townaise, parlée entre commerçants de toutes nationalités, et faite de mélange de mots simples destinée à la compréhension directe , le pigdin ( enfin je crois :p ). Mais très vite, on rentre dans le vif du sujet. C'est un roman terriblement actuel, avec ce qui se passe en Grèce, les vagues de migrants, et les politiques économiques partagées entre protectionnisme, ouverture sur le marché mondial et loi suprême du libre échange. En gros, les occidentaux, et à leur tête la Grande Bretagne, sont installés dans Canton- un port réservé par la Chine- via des sociétés marchandes privées, importent quantités de produits, mais l'exportation est moindre, vu que les Chinois, ont ce qu'ils leur faut chez eux et n'ont pas vraiment besoin d'autre chose. La balance économique est donc déséquilibrée en faveur de la Chine, et ça ne plaît pas trop aux occidentaux. Comment faire? et bien créer un besoin parmi les chinois, afin de renverser la vapeur, en les inondant d'Opium, cultivé massivement en Inde (colonie britannique à l'époque), d'où la réaction de la Chine. Je ne rentre pas plus dans les détails de cette histoire pour ne pas gâcher la lecture, même si on connaît le dénouement de l'histoire, mais le déroulement des événements, montre comment seul le dollar , renforcé par le racisme et soutenu par une arrogance rageante, vont mener, ce qui ressemblait à une requête légitime, formulée de la façon la plus ..gentille j'allais dire, à un Casus Belli pour déclarer la Guerre, et poursuivre le commerce de l'Opium en Chine, alors que celui ci est strictement interdit....en Occident. Mais ce n'est pas la même chose, parceque les chinois n'ont pas la même valeur humaine que les anglais ou les américains, à la rigueur , on peut les assimiler aux mangeurs de grenouilles mais pas plus ( c'est pas moi qui le dit :) ). Mais attention, le livre n'est pas manichéen, et il est clairement mentionné que des chinois, notamment des mandarins ont clairement profité de ce commerce pour s'enrichir, mais les torts sont clairement partagés. Un fleuve de fumée est le second volume d'une trilogie, que j'ai follement envie de lire.
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  • milan Posté le 18 Juillet 2015
    Un fleuve de fumée, est l'histoire vraie, romancée de la guerre de l'opium entre la Chine et la Grande Bretagne. Elle y est relatée d'après l'expérience de trois protagonistes: Barham, un marchand indien, qui vend de l'opium sur le port de Canton, Neel, une sorte de scribe indien, à l'histoire mystérieuse, employée par Barham sur son navire le Anahita, et enfin, Paulette puis Chinnery; la première étant une français née en Inde, passionnée de botanique et partant à la recherche de plantes (dont une en particulier), et le second, son ami d'enfance, peintre et fils illégitime d'un autre grand peintre, qui va l'aider à trouver cette plante, en allant à sa place à Canton, car les femmes étrangères y sont interdites de séjour, et qui va lui écrire régulièrement pour l'informer de l'avancée de ses recherches, mais surtout lui raconter ce qui se passe à Canton. Car la période est tumultueuse. L'Empire Chinois, après plusieurs rumeurs avortées, est cette fois ci décidé à stopper la vente d'Opium sur son territoire. C'est un roman que l'on aborde sous deux angles. Du point de vue littéraire c'est un pur conte, un peu style mille et une nuits, mais plus par l'univers... Un fleuve de fumée, est l'histoire vraie, romancée de la guerre de l'opium entre la Chine et la Grande Bretagne. Elle y est relatée d'après l'expérience de trois protagonistes: Barham, un marchand indien, qui vend de l'opium sur le port de Canton, Neel, une sorte de scribe indien, à l'histoire mystérieuse, employée par Barham sur son navire le Anahita, et enfin, Paulette puis Chinnery; la première étant une français née en Inde, passionnée de botanique et partant à la recherche de plantes (dont une en particulier), et le second, son ami d'enfance, peintre et fils illégitime d'un autre grand peintre, qui va l'aider à trouver cette plante, en allant à sa place à Canton, car les femmes étrangères y sont interdites de séjour, et qui va lui écrire régulièrement pour l'informer de l'avancée de ses recherches, mais surtout lui raconter ce qui se passe à Canton. Car la période est tumultueuse. L'Empire Chinois, après plusieurs rumeurs avortées, est cette fois ci décidé à stopper la vente d'Opium sur son territoire. C'est un roman que l'on aborde sous deux angles. Du point de vue littéraire c'est un pur conte, un peu style mille et une nuits, mais plus par l'univers décrits que par le style. Ce dernier est fluide, simple, très agréable, qui vous emmène en douceur, sans fioritures, mais avec une précision qui vous fait entrevoir les couleurs de Fanqui Town et de sa place bigarée; le Maidan, sentir les odeurs des épices et de la mer, entendre les vagues lors des tempêtes, la chaleur accablante et le vacarme de la citée surpeuplée, et surtout goûter aux mets asiatiques servis lors de somptueux banquets (je ne vous raconte pas mon état en ce mois de Ramadan!!!!). Et puis surtout, Gosh n'a pas hésité à utiliser les langues pratiquées par tous, ainsi que les expressions et termes spécifiques, avec surtout, cette nouvelle langue, typiquement Fanqui Townaise, parlée entre commerçants de toutes nationalités, et faite de mélange de mots simples destinée à la compréhension directe , le pigdin ( enfin je crois :p ). Mais très vite, on rentre dans le vif du sujet. C'est un roman terriblement actuel, avec ce qui se passe en Grèce, les vagues de migrants, et les politiques économiques partagées entre protectionnisme, ouverture sur le marché mondial et loi suprême du libre échange. En gros, les occidentaux, et à leur tête la Grande Bretagne, sont installés dans Canton- un port réservé par la Chine- via des sociétés marchandes privées, importent quantités de produits, mais l'exportation est moindre, vu que les Chinois, ont ce qu'ils leur faut chez eux et n'ont pas vraiment besoin d'autre chose. La balance économique est donc déséquilibrée en faveur de la Chine, et ça ne plaît pas trop aux occidentaux. Comment faire? et bien créer un besoin parmi les chinois, afin de renverser la vapeur, en les inondant d'Opium, cultivé massivement en Inde (colonie britannique à l'époque), d'où la réaction de la Chine. Je ne rentre pas plus dans les détails de cette histoire pour ne pas gâcher la lecture, même si on connaît le dénouement de l'histoire, mais le déroulement des événements, montre comment seul le dollar , renforcé par le racisme et soutenu par une arrogance rageante, vont mener, ce qui ressemblait à une requête légitime, formulée de la façon la plus ..gentille j'allais dire, à un Casus Belli pour déclarer la Guerre, et poursuivre le commerce de l'Opium en Chine, alors que celui ci est strictement interdit....en Occident. Mais ce n'est pas la même chose, parceque les chinois n'ont pas la même valeur humaine que les anglais ou les américains, à la rigueur , on peut les assimiler aux mangeurs de grenouilles mais pas plus ( c'est pas moi qui le dit :) ). Mais attention, le livre n'est pas manichéen, et il est clairement mentionné que des chinois, notamment des mandarins ont clairement profité de ce commerce pour s'enrichir, mais les torts sont clairement partagés. Un fleuve de fumée est le second volume d'une trilogie, que j'ai follement envie de lire.
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