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        Par Omnibus, publié le 09/05/2018
        "Le cycle Gormenghast" : l'univers extravagant de Mervyn Peake

        Mervyn Peake
        Le Cycle de Gormenghast
        Titus d’Enfer (1946) ; Titus dans les ténèbres (nouvelle, 1956) ; Gormenghast (1950) ; Titus errant (1959)

        Dans le château de Gormenghast, aux proportions si gigantesques que des parties entières restent inexplorées, vit la famille Tombal : lord Tombal, comte d’Enfer, dépressif et plongé dans les livres toute la journée, lady Tombal, la comtesse, qui se partage entre ses chats et ses oiseaux, leur fille Fuchsia, adolescente solitaire et imaginative, auxquels s’ajoutent des notables et gens de maison, tous plus pittoresques, voire grotesques, les uns que les autres. Ce petit monde est régi par un protocole immuable et compliqué.


        L’histoire commence par la naissance de Titus, 77e comte d’Enfer, dans l’indifférence générale. Parallèlement, Finelame, jeune marmiton malin et manipulateur, s’échappe des cuisines où il était commis et investit le château dont il va détruire l’équilibre précaire.
        C’est dans cet univers déconcertant, baroque, halluciné et presque maléfique que grandit Titus, qui rêve du monde extérieur, lui qui ne connaît que Gormenghast. Le dernier volet, Titus errant, le voit fuir le château et partir à la découverte d’un ailleurs dont il était exclu.

        Le cycle de Gormenghast est un monument de la littérature britannique du XXe siècle ; bien qu’il soit difficilement classable, il s’apparente à la Fantasy pour l’univers extravagant qu’il décrit – on a évoqué Tolkien pour la richesse de sa construction, mais également Kafka et Swift. L’auteur réussit le tour de force de bâtir une œuvre d’une incroyable puissance visuelle, à la fois angoissante et farfelue, intimiste et picaresque, mélancolique et désopilante. Graham Greene fut le premier à crier au génie, bientôt suivi par Dylan Thomas, C. S. Lewis et Robert Silverberg.
        Peintre, illustrateur et poète, Mervyn Peake (1911-1968) est atteint par la maladie de Parkinson, détectée à la fin des années 1950, qui lui fait perdre peu à peu toutes ses facultés. Il meurt en 1968, voici cinquante ans, alors que son œuvre est redécouverte et saluée comme un chef-d’œuvre. La version française est servie par la magnifique traduction de Patrick Reumaux, poète et romancier.

        ***

        La trilogie de Gormenghast est « une des œuvres les plus importantes d’une époque qui a vu naître Quatre Quatuors [T. S. Eliot], The Unquiet Grave [Cyril Connolly], Retour à Brideshead et Le Cher Disparu [Evelyn Waugh], La Ferme des animaux et 1984 [George Orwell] ».
        Anthony Burgess

        « Pour moi, ceux qui ne font que commenter leurs sensations ont bien moins de valeur que ceux qui en ajoutent, qui me font découvrir des sensations inconnues jusqu’alors. Pour rien au monde je n’aurais raté Gormenghast. L’œuvre porte le sceau du mythe : c’est-à-dire qu’on n’a jamais vu ça en ouvrant le livre, et que, après coup, on ne voit que ça. »
        C. S. Lewis

        « Un monde de visionnaire. »
        Diane de Margerie

        « Une des rares grandes révélations littéraires de l’époque. »
        Frédéric Vitoux

        « Les romans de Mervyn Peake demeurent au-delà de toute définition. Titus d’Enfer est un événement littéraire considérable. »
        André Dhôtel

        « Il faut le dire et le redire, Gormenghast est l’une des œuvres les plus originales qu’aient produites les littératures de l’imaginaire. »
        Jacques Baudou, Le Monde

        Omnibus