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Par Lisez, publié le 15/12/2021

Notre top liste de livres à offrir aux férus d'Histoire

Vous vous prenez la tête à trouver un cadeau lié à l'Histoire car il/elle est passionné(e), mais vous ne vous y retrouvez pas parmi une multitude de choix ? Lisez vous a conconté une short liste (pas si short) pour faire plaisir à coup sûr aux férus d'Histoire !

Les grandes décisions de l'histoire de France
Pourquoi Jeanne d'Arc fait-elle sacrer le Dauphin à Reims? Quelle décision marque le début de l'absolutisme? Quelle sont les conséquences de la guerre contre la Prusse en 1870? 
Alors que les débats sur l'Histoire de France font rage, le présent ouvrage dissèque pour la première fois les décisions cardinales qui dessinent la singularité française. Il raconte ainsi une histoire à l'opposé de l'hagiographie béate comme de la repentance mortifère.
Le sacre de Charlemagne, l'instauration de l'euro, ou encore l'exécution de Louis XVI et la conquête d'Alger... En vingt entrées pétillantes d'érudition, les meilleures plumes de Perrin et du Point dévoilent avec maestria les coulisses de ces moments charnières dont les conséquences se font toujours sentir à l'heure actuelle. 
Une journée particulière
Franz-Olivier Giesbert et Claude Quétel nous proposent de découvrir vingt journées décisives qui ont bouleversé la vie de personnalités de premier plan avant de changer l'histoire du monde.
Ils, nous proposent, une traversée du temps du franchissement du Rubicon par César aux attentats du 11-Septembre auxquels dû faire face George Bush en passant par la découverte de l’Amérique par Colomb, la fuite de louis XVI à Varennes, le coup d'état du prince Napoléon et bien d’autres journées parfois moins célèbres mais tout aussi importantes.
Écrits par des historiens de premier plan et certaines des plus belles plumes de la presse française, ces contributeurs allient la verve du style à la solidité de l'enquête pour raconter l'histoire qui se fait et les hommes qui la font. 
Les plus beaux Noëls de l'Histoire
En cette veille de Noël 1783, l’hiver promet d’être rigoureux. Depuis quand n’avait-on vu le vin geler dans les verres ? N’écoutant que son coeur, Louis XVI ordonne de brûler du bois dans Paris et permet aux pauvres d’entrer dans les cuisines de Versailles, d’y manger et d’emporter des braises.
Le 25 décembre, après la messe, il leur fait même servir une collation au bosquet d’Apollon, au grand effroi de Marie- Antoinette. Le peuple de Paris saura s’en souvenir, faisant élever un mois plus tard, au coeur de la capitale, un immense obélisque de neige et de glace, « monument modeste et glorieux pour le plus charitable des rois »…
Du baptême de Clovis (496) au premier récital de Mozart à la cour de Versailles (1763), du naufrage de la Santa Maria de Colomb (1492) à l’attentat de la rue Saint-Nicaise contre Napoléon (1800), Henri Pigaillem fait revivre treize Noëls de l’Histoire. Et nous convie à réveillonner avec Voltaire ou à fraterniser dans les tranchées avec les soldats allemands, le temps d’une trêve, par un soir de décembre 1914…
Les grands discours des Prix Nobel de la paix
D’abord réservé à des lauréats dévoués à enrayer des guerres, à y mettre un terme ou à en atténuer les désastres, le prix Nobel de la paix a honoré, depuis 1901, 107 individus et 18 institutions ou associations telles que la Croix-Rouge, Médecins sans frontières ou le Programme alimentaire mondial (2020).

Depuis 1953 et Albert Schweitzer, il est parfois décerné à des défenseurs des droits de l’homme (Martin Luther King, Andreï Sakharov, Liu Xiaobo…), des femmes (Shirin Ebadi, Wangari Maathai, Denis Mukwege…), des enfants (Kailash Satyarthi, Malala Yousafzai…) ou des pauvres (Mère Teresa, Muhammad Yunus…).

Cette anthologie présente les discours de 45 lauréats de 26 pays diff érents, sur quatre continents. Certains ont fait preuve non seulement d’humanité et d’énergie, mais aussi d’initiatives extraordinaires, tel le Norvégien Fritjof Nansen qui, de 1920 à 1922, procura une terre d’accueil aux millions de personnes expulsées de leur patrie par la guerre.

D’Henry Dunant (1901) à Nelson Mandela (1993), ces textes racontent cent vingt ans d’Histoire et prouvent que des individus, même dénués de pouvoir politique, sont capables d’arracher leurs semblables au malheur et à la misère
Les grands jours qui ont changé l'Amérique
 Il suffit d’une journée pour changer le cours de l’Histoire. Lorsque des femmes, des hommes, par leur courage, leur ambition ou leur vilénie, infléchissent soudain le destin d’une nation. Ce 3 juillet 1863 par exemple, quand l’Amérique déchirée par la guerre civile, hagarde, réalise qu’elle vient d’exterminer 50 000 des siens sur une colline de Pennsylvanie. Ce 20 juillet 1969, quand, grâce au pari fou de John Kennedy mais aussi à la science de l’Allemagne nazie, deux hommes marchent dans la poussière lunaire. Ce 15 octobre 2017, lorsqu’une actrice lance deux petits mots sur les réseaux sociaux, Me Too, et déclenche une révolution mondiale. Ou cette après-midi furieuse du 6 janvier 2021 qui voit des insurgés attaquer le Capitole à l’appel d’un président malveillant...

Conjuguant la rigueur de l’historien et la plume du grand reporter, les auteurs révèlent les coulisses de ces journées exceptionnelles qui ont fait l’Amérique depuis ses origines et renversent bien des mythes. En une succession de nouvelles épiques, ils tissent une histoire des Etats-Unis d’un genre inédit, une aventure passionnée et chaotique qui nous plonge dans l’inconscient d’un pays-monde épris de liberté mais tenaillé par la violence. Une histoire où la quête de l'universel se conjugue avec l'obsession de la grandeur. 

En voici le sommaire : 

Chapitre 1. 22 novembre 1621 : Le Mayflower
Chapitre 2. 4 juillet 1776 : La Déclaration d'Indépendance
Chapitre 3. 2 décembre 1823 : La doctrine Monroe
Chapitre 4.  6 mars 1836 : Le Texas se choisit un destin américain
Chapitre 5. 24 janvier 1848 : Le jour qui donne vie au grand mythe de l’Ouest
Chapitre 6. 19 novembre 1863 : Abraham Lincoln refonde la nation
Chapitre 7. 29 décembre 1890 : Les Américains enterrent les nations indiennes
Chapitre 8. 4 juillet 1917 : Les Etats-Unis endossent le rôle de puissance mondiale
Chapitre 9. 29 octobre 1929 : Le jour où s’effondre le capitalisme made in USA
Chapitre 10. 7 décembre 1941 : L’Amérique se retrouve entrainée dans la seconde guerre mondiale
Chapitre 11. 6 août 1945 : Hiroshima
Chapitre 12. 27 août 1963 : Le discours de Martin Luther King 
Chapitre 13. 22 novembre 1963 : L'assassinat de JFK
Chapitre 14. 20 juillet 1969 : Les Etats-Unis décrochent la Lune
Chapitre 15. 9 août 1974 : Le Watergate
Chapitre 16. 30 avril 1975 : Le jour ou l’Amérique abandonne le Vietnam et ses illusions
Chapitre 17.  12 juin 1987 : L’Amérique précipite la fin de la guerre froide et celle de l’URSS
Chapitre 18. 20 avril 1999 : Le massacre de Columbine
Chapitre 19. 11 septembre 2001 : Le terrorisme islamiste frappe au cœur de la nation
Chapitre 20. 19 mars 2003 : La guerre du Golfe
Chapitre 21. 4 novembre 2008 : Le jour où les Etats-Unis se donnent un président noir.
Chapitre 22. 15 octobre 2017 : Me Too 
Chapitre 23. 6 janvier 2021 : Donald Trump vaincu appelle à l’insurrection
Annexe. L'Histoire des Etats-Unis en Cent jours
 
De la guerre. Mook 1
Du magazine, le Mook hérite de la variété des sujets et de leur traitement. De la guerre propose ainsi de voyager à travers les conflits de l'Antiquité à nos jours, de s'intéresser à la théorie, aux bataille, aux uniformes, aux armes, aux grands chefs, aux combattants, à l'action psychologique. De la guerre fait flèche de tout bois : interviews croisés, interviews posthumes, archives sonores, infographie, cartographie, photographie, illustrations d'époque.
Du livre, le mook reçoit la clarté de la mise en page, le temps de la lecture longue, la qualité de l'écriture, la profondeur de la réflexion, la fréquentation des meilleurs historiens. De la guerre ne se jette pas après lecture : c'est un vrai livre qui se conserve, auquel s'ajouteront, deux fois par an, d'autres encore, qui feront collection.

En 168 pages, De la guerre offre une belle palette historique. Hitler a-t-il eu une chance de gagner ? Telle est la question du dossier central autour de laquelle s'empoignent Jean Lopez, Benoist Bihan, Nicolas Aubin et deux grands historiens britanniques, Richard Overy et Andrew Roberts.
Si ce dossier est copieux (30 pages), il ne relègue pas dans l'ombre les autres articles.
Une archive sonore du capitaine Paul-Alain léger -un véritable personnage de roman-, donne à comprendre les ressorts profonds de la plus incroyable opération d'intoxication jamais menée : la « bleuite » durant la guerre d'Algérie.
Le plus talentuteux des infographistes français, Nicolas Guillerat, offre une comparaison graphique inédite entre les trois grandes batailles de la Guerre de Cent ans : Crécy, Poitiers, Azincourt, et tout devient lumineux.
Chine et Inde s'affrontent dans l'Himalaya en 1962, et un des plus grands photo-reporters
de guerre, Larry Burrows, capte les images d’une guerre en atmosphère raréfiée: c'est l'objet d'un magnifique portfolio.
Le maréchal Grouchy, interviewé par un journaliste du Monde, s'explique en personne sur les raisons de son fiasco à Waterloo : « Soudain, joyeux, il dit : "Grouchy !" - C'était Blücher".
On attribue l'expression "brouillard de la guerre" à Clausewitz, mais en réalité elle est issue d’une fausse interprétation qui cache une grave méprise dont les États-Unis ont payé le prix,
et nous avec : c'est l'objet de cette rubrique "concept" rédigée par Benoist Bihan.
Comment et pourquoi entre le XVe et le XVIIe siècle, le soldat reçoit un uniforme précis, chargé de symboles et de fonctions particulière: c'est cette révolution de l'apparence que décrypte Dominique Prévot, conservateur au Musée de l'armée.
« Si Dieu nous fait la grâce de perdre encore une pareille bataille, Votre Majesté peut compter que ses ennemis sont détruits ». Ainsi s'exprimait le maréchal de Villars devant le Roi Soleil, au soir de la bataille de Malplaquet. D'une plume alerte, Clément Oury raconte comment une énième défaite concédée devant Marlborough sauve en réalité le royaume.
Le professeur François Cadiou nous régale des portraits croisés d'Hannibal et de Scipion et, au travers de la vie de ces deux maîtres de guerre, démonte les deux moteurs de la lutte à mort entre Rome et Carthage.
Dans une uchronie tirée au cordeau, Emmanuel Hecht se demande si le destin de la France n'aurait pas été complètement chamboulé par la victoire de la Fronde.
Enfin, Thierry Lentz et Jean Lopez s'effordent, dans une interview croisée, de montrer en quoi la campagne de Russie de Napoléon et celle d'Hitler se ressemblent, et en quoi elles différent.
De la guerre s'achève par une série d'interviews d'auteurs qui présentent leurs travaux à paraître dans le second semestre de 2021 : histoire militaire, roman et polar historique, BD d'Histoire...
Les oubliées de l'histoire
Émilie du Chatelet, « le grand homme » de Voltaire ; Jiang Qing, l’actrice de Mao ; Lee Krasner, l’abstraction de Pollock ; Mileva Maric, l’éclipsée d’Einstein…
Qui sont les grandes femmes qui ont fait l’histoire dans l’ombre de leur époux ou de leur amant ? Dans les sciences, la politique ou les arts, des femmes exceptionnelles ont influencé la société à travers les siècles. L’intelligence n’a pas de sexe, ni l’ambition. Certaines ont réussi à s’affranchir du carcan familial et sociétal pour exercer leur talent qui sera reconnu seulement des années plus tard. D’autres, envers et contre tous, sont devenues souveraines avant de retomber dans les oubliettes de l’histoire. Parfois scandaleuses, opportunistes ou égocentriques, elles sont toutes brillantes, séduisantes, libres et … amoureuses.
L'Histoire du monde pour les Nuls, grand format, 3e éd.
Un voyage captivant à travers les siècles et les continents !
Ce livre raconte la grande saga du genre humain, de la préhistoire à nos jours. Il met en lumière les temps forts de l’histoire mondiale, les événements et les personnages les plus marquants : la conquête du feu, l’invention de la démocratie, les guerres de religion… ou, plus proche de nous, la révolution industrielle, les deux guerres mondiales, la mondialisation et la crise climatique…

Découvrez : 
  • L’invention de l’écriture
  • La naissance des trois monothéismes
  • La découverte de l’Amérique et la révolution de la Renaissance
  • L’avènement du monde moderne
  • La Grande Guerre et la montée des totalitarismes
  • La fin de la Guerre froide et les nouveaux rapports de force
  • L’engagement des peuples pour la démocratie et le climat
Une histoire des civilisations
Depuis les années 1980, une révolution silencieuse a bouleversé nos connaissances sur l’histoire de l’humanité : celle suscitée par les extraordinaires progrès techniques et méthodologiques de l’archéologie, particulièrement grâce au développement de l’archéologie préventive. Nombre des représentations d’hier ont été nuancées, des pans entiers de cette histoire, jusque-là ignorés, ont été mis au jour. Mais si cette révolution a donné lieu à un foisonnement de publications scientifiques, il manquait une vision globale, accessible aux non-spécialistes. C’est ce défi qu’ont voulu relever ici trois des plus éminents archéologues français.
Réunissant les contributions de soixante et onze spécialistes mondiaux, associées à une riche iconographie et à une cartographie originale, cet ouvrage propose une histoire renouvelée des civilisations. Il couvre l’ensemble des périodes et des continents, en mettant l’accent sur les avancées les plus significatives : la localisation du berceau de l’hominisation, les origines et l’extension des civilisations sédentaires, les stratégies économiques et politiques qui ont mené à la fondation des grands empires et les conditions de leurs dislocations, les modalités de la mondialisation des époques moderne et contemporaine, sans oublier les migrations qui se sont succédé de la préhistoire jusqu’à nos jours.
Grâce à cette vision globale de l’aventure humaine, on découvrira comment l’archéologie apporte sa contribution à la connaissance des sociétés sans écriture comme à celle des civilisations de l’écrit. Et comment elle rend possible un nouveau dialogue entre sources textuelles et sources matérielles, qui bouleverse plusieurs domaines de l’histoire ancienne, médiévale et moderne.
Les grandes affaires des services secrets
Qu’est-ce qui fait d’une opération des services secrets une « grande affaire » ? Son impact dans les rapports de forces entre les Etats comme à l’intérieur des Etats. Ces opérations d'envergure appellent tout naturellement un récit haut en couleurs, avec des personnages à l’avenant. De la jeunesse des services soviétiques, promoteurs de la dezinformatsia et déjà maîtres sous Staline de l’espionnage industriel, aux derniers feux de la guerre froide, l’auteur fait revivre tous les épisodes clé de l’espionnage au XXe siècle, leurs enjeux, leurs décors, leurs acteurs, leur époque.
Rien n’est mis de côté : les intox anglaises couvrant avec succès le débarquement allié en Normandie ; la bataille secrète de quatre décennies à Berlin, épicentre de la guerre froide ; la crise des fusées de Cuba de 1962 ; les infiltrations soviétiques en France ; le front afghan ; l’affaire Farewell ; les contre-attaques occidentales ; les « taupes » russes au sein de la CIA ou du FBI. Un livre qui captive autant par ses portraits, ses récits, ses révélations que par ses mises en perspective. Plus qu’un livre d’aventures : un récit vrai qui se lit comme un roman policier. 
 

 
 
 
11 septembre
MARDI 11 SEPTEMBRE 2001

6 h 30. Il fait encore sombre quand le président des Etats-Unis, en tenue de jogging, court en foulées rapides au milieu des bougainvilliers, entouré d’agents secrets qui lui éclairent le chemin. L’aube se lève doucement sur la Floride…
23 h 08. Pieds nus, en short, son chien dans les bras, suivi de sa femme et de son chat, George W. Bush dévale les escaliers de la Maison-Blanche vers le bunker souterrain, sous le regard inquiet de ses gardes du corps. C’est la dernière alerte de cette terrible journée.
Que s’est-il passé entre ces deux moments ? Dans les tours en flammes, à l’intérieur des quatre avions détournés, mais aussi à bord d’Air Force One, à la Maison-Blanche, au Capitole, au Pentagone, dans les bases aériennes, les avions de chasse, les tours de contrôle, les abris où le gouvernement s’est réfugié ? Qu’ont fait le président, les ministres, les élus, les militaires, les services secrets ?
Voici le récit complet et stupéfiant d’un jour de chaos, raconté, minute par minute, à un rythme haletant : l’histoire, incroyable, vraie, du jour qui a changé le monde.
Diana racontée par elle-même
À sa parution en 1992, cet ouvrage créa une véritable onde de choc : personne n’aurait pu imaginer que le sourire de la princesse adulée dissimulait un si profond mal-être.

Diana y révélait les détails de sa vie de couple, sa boulimie, ses tentatives de suicide, l’existence de Camilla, ses relations difficiles avec les membres de la famille royale, mais aussi ses bonheurs de mère et son souhait de vivre enfin une existence conforme à ses désirs, loin des photographes.

Deux décennies après sa mort à Paris, le 31 août 1997, cette réédition augmentée inclut la transcription fidèle des paroles prononcées par Diana lors des séances d’enregistrement.

Ce livre compose ainsi l’autobiographie de celle qu’on dénommait la « princesse du peuple ». Le testament de l’une des personnalités les plus aimées de notre temps.
François Mitterrand, de l'intime au politique
Cette biographie renommée de François Mitterrand éclaire son exceptionnel parcours par de nombreuses archives, tant françaises qu’étrangères, des témoignages inédits, jusqu'à ses successeurs, et plusieurs correspondances privées ignorées. Éric Roussel montre notamment comment les épreuves de la guerre et une déception sentimentale dévastatrice ont façonné le caractère du futur président de la République, le préparant ainsi à son incroyable destin. Il parvient à jeter un jour nouveau sur l’ensemble de la carrière du "sphinx", plaçant au centre l'intime avant la politique.
La France libérée (1944-1947)
Été 1944 : La 2e DB entre dans Paris, ouvrant le sacre républicain de Charles de Gaulle aux Champs-Élysées. Un vent d’espoir se lève, appelant à l’édification d’un nouveau régime et d’une nouvelle société. Trois ans plus tard cet espoir a été brisé. La guerre froide acte une nouvelle partition du monde tandis que la IVe république naissante reproduit l’instabilité de la IIIe  et l’éternel retour des partis. Chroniqueur inspiré de cette période oubliée, alors qu’elle s’avère d’une richesse inouie, Michel Winock a choisi de la raconter au moyen d’une vingtaine de chapitres couvrant non seulement les grands événements politiques mais aussi culturels, judiciaires et sportifs afin d’offrir un tableau global porté par un rare bonheur d’écriture.
Le lecteur voyage ainsi de la Libération à l’épopée de l’Exodus en passant notamment par l’épuration, la crise coloniale, le départ de De Gaulle et la naissance du RPF, la position centrale du PCF et les grandes grêves  de 1947,  mais aussi le tribunal de Nuremberg et le procès Petiot, Sartre et Camus, la loi Marthe Richard, le premier festival de Cannes et le grand retour du Tour de France. Une enquête historique qui interroge sur le Mystère français, ses sempiternelles divisions jurant avec son idéal universaliste et sa capacité immuable à se relever des épreuves.
Infographie de la Seconde guerre mondiale (l'édition définitive reliée)
Collectif
Dirigé par Jean Lopez, avec la collaboration de Nicolas Aubin et Vincent Bernard, et superbement mis en scène par le data designer Nicolas Guillerat, ce livre exceptionnel, tant par sa forme que son contenu, est le fruit de l’association de compétences complémentaires réunies pour la première fois. Il part d’un constat : la masse de données disponibles sur la Seconde Guerre mondiale n’a jamais été aussi importante mais il est devenu difficile de lui donner du sens et, surtout, d’en rendre compte à un large public. Il fallait donc inventer, dans une démarche historienne et en puisant aux meilleures sources internationales, une forme permettant à la fois de traiter la masse de données (data) disponible et de les rendre intelligible au plus grand nombre. Cette forme, c’est l’infographie. Et le résultat est époustouflant, qu’il s’agisse de renouveler nos connaissances, de visualiser les grandes lignes du conflit, de comprendre aisément des phénomènes complexes ou tout simplement de relier des aspects de la guerre jusqu’ici éclatés.
En quatre parties ‒ Mobilisations, productions et ressources, Armes et armées, Batailles et campagnes, Bilan et fractures ‒ rassemblant une soixantaine de grands thèmes ‒ l’équation pétrolière, l’opération Barbarossa, la logistique alliée en Europe, la reconquête américaine du Pacifique, le système concentrationnaire nazi, l’épopée de la France libre, les pertes allemandes, la guerre dans le désert… ‒, c’est bien tout le second conflit mondial qui est ici repensé à travers une forme particulièrement accessible, profondément originale et non moins esthétique.
Cette nouvelle édition a été revue et actualisée et paraît sous un nouveau format, pour offrir un confort de lecture idéal.
Vous n'aurez pas les enfants
26 août 1942. Le gouvernement de Vichy ordonne la rafle des juifs étrangers dans la région de Lyon. Au petit matin, ils sont 1 016 à être arrêtés et rassemblés dans un camp de triage à Vénissieux.
Nuit du 28 au 29 août 1942. Des membres d’œuvres sociales présents dans l’enceinte convainquent les parents d’abandonner leurs enfants et de les confier à l’Amitié chrétienne.
108 enfants vont être séparés de leurs parents et exfiltrés du camp quand les adultes seront conduits à Auschwitz et gazés. La police lance une chasse pour retrouver ces enfants, mais la résistance prévient : « Vous n’aurez pas les enfants. »
L’histoire inédite du plus grand sauvetage d’enfants juifs entrepris en France pendant la Seconde Guerre mondiale.
 
Inclus un cahier photos
 
 
« Un travail de mémoire indispensable. » Paris Match
« Un livre formidable. » RTL
Femmes de nazis
Juillet 1937. À travers Berlin passe un convoi de voitures S.S. bardées de croix gammées… On imagine mal Himmler aller au cinéma. C’est pourtant une comédie musicale hollywoodienne que le sinistre personnage a choisi d’aller voir ce soir-là, pour faire plaisir à son épouse.
Margarete Himmler, Magda Goebbels, Carin et Emmy Goering… On oublie souvent, derrière les hauts dignitaires du IIIe Reich, les fidèles compagnes qui les guidaient, les encourageaient. D’où venaient-elles ? Que savaient-elles ? Comment ont-elles vécu les années de faste, celles de la chute ? Les femmes de nazis, aujourd’hui, sortent de l’ombre…
Ainsi fut Auschwitz
Les vérités les plus précises – et les plus terribles, tant elles sont précises – sur la machine d’extermination. Quarante ans de témoignages, en grande partie inédits, d'une importance historique essentielle.
 
Des recherches entamées très tôt par Primo Levi sur le destin de ses compagnons à la déposition pour le procès Eichmann, en passant par la « lettre à la fille d’un fasciste qui demande la vérité » et les articles parus dans des quotidiens et des revues spécialisées, Ainsi fut Auschwitz est une mosaïque de souvenirs et de réflexions critiques d’une valeur historique et morale inestimable.
 
 
Les grands textes de Primo LEVI sont chez Pocket
L'Aube à Birkenau
« La guerre avait fauché une génération. Nous étions effondrés. Mon oncle et ma tante avaient beau être médecins, ils ne possédaient plus rien. Leur clientèle avait disparu. Leur maison avait été pillée. Leurs économies avaient fondu. Le lendemain de mon arrivée à Paris, comme ils n'avaient ni argent ni vêtements à m'offrir, c'est une voisine qui m'a secourue avec une robe et des sous-vêtements.
Il régnait dans la maison une atmosphère de désolation.
Il n'y avait plus le moindre meuble. Les miroirs avaient été volés, à part ceux qui étaient scellés aux murs et que les pillards n'avaient pas pu emporter.
Je faisais ma toilette matinale devant un miroir brisé par une balle. Mon image y apparaissait fissurée, fragmentée.
J'y voyais un symbole.
Nous n'avions rien à quoi nous raccrocher. Ma sœur Milou était gravement malade, mon oncle et ma tante avaient perdu le goût de vivre. Nous faisions semblant de vouloir continuer. »

Simone Veil raconte son enfance, sa déportation, et l’impact de cette épreuve dans sa vie.

Récit recueilli par David Teboul.
200 questions 200 réponses sur la Seconde Guerre mondiale
Collectif, Jean Lopez
Les Français ont-ils fait preuve de lâcheté lors de la campagne de 1940 ? Quelle a été la contribution de la France occupée à l'effort de guerre nazi ? Quels étaient les plans prévus par les Alliées en cas d'échec d'Overlord ? Quel a été le poids du facteur chance dans la victoire américaine à Midway ? Hitler est-il mort en Argentine, en 1962 ? Rommel était-il un nazi bon teint, ou simplement un grand chef militaire ? Quel est l'avion qui a obtenu le plus de victoires ? Quel a été le char le plus puissant produit en série durant la guerre ? Pourquoi l'Allemagne envahit-elle l'URSS au lieu de concentrer ses forces en Afrique, en 1941 ? Durant la guerre, les Allemands ont-ils souffert de la faim ? Qui a dessiné les uniformes de la SS ? Quel a été le poids réel des bombes atomiques sur la décision de la capitulation japonaise ? Que sont devenus après guerre les énormes stocks d'armes accumulés par les belligérants ? 
C'est à toutes ces interrogations, parmi beaucoup d'autres, que répondent les meilleurs spécialistes réunis par Jean Lopez. Réunies en grands thèmes - "La France dans la guerre", "Les opérations", "Les chefs", "Lers armes", "Productions de guerre", "La guerre en Asie-Pacifique", "Vivre en France occupée", "Les crimes" -, voici 200 questions, dont de nombreuses uchroniques ("Et si?..."), et autant de réponses pour tout savoir du plus grand conflit de tous les temps - par l'ampleur des territoires touchés, les pertes humaines et les dévastations.
Une somme incontournable.
A la droite d'Hitler
Jeune officier de la Luftwaffe, Nicolaus von Below (1907-1983) entre au service d’Hitler en 1937 comme aide de camp. Investi de la confiance du Führer, il en devient un intime et l’accompagne partout, jusque dans son dernier bunker, sous le jardin de la Chancellerie, en 1945. Durant ces longues années passées à son service, ce proche parmi les proches a tout noté des agissements, des rencontres ou encore du comportement d’Hitler. Ses souvenirs constituent une source historique majeure sur l’histoire du IIIe Reich ainsi, et surtout, que sur la personnalité énigmatique de son chef.
Publié en allemand en 1980, et pour la première fois en français dans la présente édition, ce témoignage exceptionnel est présenté par Jean Lopez dans une substantielle et lumineuse préface.
Staline
Les biographies de Staline sont nombreuses, certes, mais si l’on attend d’une biographie qu’elle déroule une vie de façon anecdotique en restant fidèle à la véracité des faits, celle de Staline pourrait être multipliée à l’infini sans jamais atteindre ce but. Car que dire sur un homme qui plus qu’aucun autre dans l’histoire a manipulé les éléments biographiques et terrorisé son entourage, proche et éloigné, au point que chacun devait soigneusement mesurer ses mots ; sur un homme qui a réussi à mettre en place un régime aux oreilles multiples et hostiles, au point que même après sa mort, il n’était pas toujours prudent de parler ?
Ici, les éléments biographiques ne sont pas une fin en soi, ils servent également à alimenter une réflexion permettant de mettre en lumière certains aspects d’un personnage dont l’influence a profondément marqué l’Histoire. À travers l’histoire de Staline, la réflexion de Robert Service, au-delà des anecdotes et des récits de témoins, met en lumière la personnalité complexe et la psychologie du dictateur.
Cette biographie est aussi un voyage à travers l’histoire du XXe siècle, en suivant le parcours d’un homme qui l’a profondément marquée. Elle s’inscrit dans la même ligne que Lénine (2011) et de Trotski (2012) et en est la suite logique.
La guerre du Rif
La guerre du Rif, première grande guerre coloniale moderne, qui opposa les Français aux tribus soulevées par Abl el Krim à partir d'avril 1925, est aujourd'hui bien oubliée. Elle coûta pourtant la vie à plus de 10000 Rifains et à 2500 Français et indigènes ; on utilisa des chars, des automitrailleuses, de l'artillerie, des camions, des avions. Ses enjeux furent tout autant militaires que politiques - c'est le premier grand conflit à avoir suscité une telle opposition en France, qui entraîna le remplacement de Lyautey, le père du protectorat, par Pétain. Ils furent internationaux, aussi : si elle s'achève par une victoire française au printemps 1926, cette guerre devient emblématique pour tous les mouvements de résistance à la colonisation.
Lyautey a-t-il bien évalué la menace ? Pourquoi Abd el Krim n'a-t-il pas exploité ses premiers succès qui mettaient en péril tout le protectorat ? Comment et pourquoi des milliers de guerriers, généralement rétifs à toute forme de discipline, ont-ils pu tenir tête aussi longtemps à une grande puissance européenne ? A-t-on affaire à une gigantesque guérilla coloniale ou à une véritable guerre conventionnelle ? En quoi les directives du gouvernement ont-elles interféré et gêné les opérations militaires ? Quels enseignements ont été tirés de la guerre du Rif ? C'est à ces questions, parmi beaucoup d'autres, que répond Max Shiavon dans cet ouvrage qui conjugue plaisir de lecture et rigueur historique, grâce notamment à l'apport d'archives d'archives inédites exceptionnelles.

"Au fil d'un travail nourri d'archives et de photos originales, l'auteur nuance quelques idées reçues [...]." Le Figaro Magazine
 
Histoire militaire de la France (T1)
Pour mieux comprendre la nature des liens unissant les Français à leur armée comme la guerre à l’État, il fallait rendre compte de 1 500 ans d’histoire. Dans sa globalité. Car le fait militaire dépasse les grands cadres d’organisation, le matériel ou les structures de l’armée ainsi que sa composition… Il oblige à penser le rapport au politique ainsi qu’à la société dans son ensemble et incite à revenir sur les engagements, en réfléchissant sur la stratégie et la tactique, en décrivant les grands conflits, en s’attardant, enfin, sur la réalité du combat, l’armement, la violence de guerre et son imposition aux civils.
Ce premier tome s’ouvre avec les Mérovingiens pour se conclure sur la guerre franco-prussienne de 1870.

Plan :
1. Des mérovingiens à 1450 : Xavier Hélary 
2. Première modernité, 1450-1650 : Benjamin Deruelle
3. De 1650 à la Révolution : Hervé Drévillon
4. La Révolution : Hervé Drévillon
5. L'Empire : Bernard Gainot
6. L'Empire jusqu’à 1870 : Annie Crépin
Le Mémorial de Sainte-Hélène
« On retrouve désormais
un Napoléon plus authentique. »
Le Parisien

« Saluons en tout cas la résolution
d’une des plus vieilles énigmes de l’édition
et gageons que tous les napoléoniens […]
voudront lire l’original de leur Bible. »
Le Point

« Nous voici donc en présence
de la version la plus proche de la pensée
et, surtout, des mots de Napoléon. »
L’Histoire

Le conseiller d’État Emmanuel de Las Cases accompagna Napoléon dans son exil en 1815, mais dut le quitter seize mois plus tard. Ce n’est qu’en 1823 que parut son Mémorial fondé sur ses conversations avec l’Empereur, réelles ou supposées : il apparut vite que ce document était parfois trop beau pour être tout à fait vrai. Pour en juger, il aurait fallu disposer du manuscrit original, rédigé à Sainte-Hélène presque sous la dictée de Napoléon. Or les Anglais l’avaient confisqué en expulsant Las Cases. Les quatre historiens qui le publient l’ont retrouvé récemment à la British Library, où il sommeillait
incognito depuis deux siècles. Cette aventure éditoriale apporte un éclairage précieux et souvent inattendu sur ce que Napoléon a vraiment dit, et que Las Cases a enrichi et enjolivé. Ainsi la voix de l’Empereur se fait plus proche et plus authentique.
Pirates, corsaires et flibustiers
Barbe-Noire est sans doute le plus illustre, Anne Bonny la plus féminine et Jack Sparrow le plus attirant (et surtout le moins réel !), mais que sait-on véritablement des pirates, corsaires et flibustiers ? S’il est certain que les pilleurs des mers ont régné sur les Caraïbes au XVIIIe siècle, on ne peut toutefois pas résumer leur histoire à ce truisme.
En effet, dès l’Antiquité, le monde maritime est conçu comme un espace où il n’y a aucune règle si ce n’est celle de la loi du plus fort. Dans la mer Méditerranée, les marines crétoise, phénicienne et grecque sont donc confrontées à des pirates qui usent de force et de ruse pour parvenir à leurs fins. Mais une forme de collaboration s’installe progressivement entre les bandits des mers et le pouvoir politique : les premiers écoulent facilement leur butin dans les ports et sur les marchés, tandis que les seconds se procurent des marchandises inédites à bon prix. Ainsi se développe la piraterie. Puis, dès le Moyen Âge, apparaissent la course et les corsaires, ces fameux « pirates d’État » autorisés à piller et attaquer les bateaux ennemis. À partir du XVIe siècle et des grandes découvertes, on rencontre le flibustier – savant mélange entre le pirate et le corsaire – qui sévit essentiellement dans le bassin caribéen.
Dans cette grande synthèse complète et inédite, Alain Blondy retrace avec maestria leur histoire. Au gré des incursions terrestres, des razzias, des attaques de navires et des prises de butin, l’auteur nous fait voyager, à travers les siècles (Xe siècle av. J.-C. – XIXe siècle) et les peuples (Vikings, Chinois, Ottomans…), de la Méditerranée à l’Océan Pacifique en passant par les mers du Nord.
 
Au cœur des royautés
Depuis décembre 2019, dans le podcast « Au cœur de l’histoire » sur Europe 1, Jean des Cars présente une série de récits inédits écrits spécialement pour ce programme. 
Parmi les sujets traités :
Ramsès II : le pharaon bâtisseur
Cléopâtre, au-delà du mythe
Le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde
Elizabeth II
Elizabeth Ier ou la raison d'État
Théodora, la prostituée devenue impératrice
Wallis Simpson : menace sur la monarchie britannique
Gabrielle d'Estrées, "la presque reine"
Marie de Roumanie, une icône du peuple roumain
Le Tsar Alexandre II et Katia : un amour interdit
Sissi et François-Joseph : l'histoire d'un véritable coup de foudre
Marie-Antoinette, une reine de la mode
L'abdication du roi Edouard VIII : l'histoire d'un cauchemar britannique
 
Marie-Antoinette (collection BNF)
Tout n’a pas été dit sur Marie-Antoinette, et tout n’a pas été montré non plus. En s’appuyant sur les extraordinaires collections de la Bibliothèque nationale de France, Hélène Delalex a repris le dossier pour un salutaire retour aux sources : documents d’archives, livres, lettres, gravures et dessins, méconnus ou inédits, confèrent un éclairage original à cette biographie centrée sur la femme, sa vie quotidienne et son entourage, encore enrichie par des documents rares provenant des Archives nationales et des œuvres prestigieuses du château de Versailles.
Ce rapport particulier aux documents d’époque permet de faire émerger un portrait fidèle de la souveraine dans sa jeunesse, à l’apogée de son règne puis à son déclin, de montrer les lieux où elle a vécu, les événements auxquels elle a pris part, ses proches et certains objets qui lui ont appartenu.
Tout l’art d’Hélène Delalex consiste à rendre la parole aux témoins qui l’ont le mieux connue, et surtout à laisser Marie-Antoinette nous parler d’elle-même grâce à sa correspondance. Outre le destin tragique d’une souveraine, l’iconographie permet aussi de revenir sur la légende noire, née à la veille de la Révolution, et sur le mythe apparu après son exécution, qui font de la dernière reine de France une énigme de l’Histoire, à la fois aimée et détestée, admirée et conspuée, sans jamais lasser le public et ce depuis plus de deux siècles.
Marie-Angélique de Fontanges
Reprenant les mots de l’abbé de Choisy, Françoise Chandernagor fait dire à Madame de Maintenon dans sa magnifique Allée du roi que la « petite Fontanges [est] belle comme un ange et sotte comme un panier ». Description cruelle mais efficace ! Il semble en tout cas que cet impitoyable jugement ait longtemps été considéré comme suffisant, car Marie-Angélique de Fontanges n’a fait l’objet d’aucune étude sérieuse jusqu’à aujourd’hui.
Il est en effet communément admis que cette jeune Auvergnate, montée à Paris pour devenir dame d’honneur de la princesse Palatine, n’a été qu’une « transition » entre les deux grands amours de Louis XIV : Madame de Montespan et Madame de Maintenon. Décédée prématurément en 1681, à peine âgée de vingt ans, elle n'aurait été qu’un charmant divertissement pour le roi. Pourtant, cette vision paraît bien réductrice et surtout très éloignée de la vérité : une étude approfondie des sources prouve que le Roi-Soleil a en réalité éprouvé une vive passion pour cette belle et intelligente jeune femme. Au milieu des intrigues de cour et de la sordide Affaire des Poisons qui agita la France de 1679 à 1682, il est en réalité fort probable que Mademoiselle de Fontanges en ait dérangé plus d’un, et que sa mort – ainsi que celle de l’enfant qu’elle a eu du roi – ne soit pas si fortuite qu’on le croyait...
Avec un talent narratif certain, Patrick Daguenet rétablit enfin la vérité et fait la lumière sur ce personnage trop longtemps méconnu.
Louis XVI
Fruit de près de sept années de recherches, s’appuyant sur une documentation considérable (pièces d’archives, correspondances, mémoires, rapports…), cet ouvrage balaie les clichés traditionnels, s’attachant à restituer le vrai visage de ce personnage complexe et secret. Non, Louis XVI n’était pas le benêt que l’on dit, mais au contraire un homme plein de finesse et d’intelligence, d’une mémoire prodigieuse, d’une culture remarquable, un roi scientifique, passionné par les explorations et les grandes découvertes. Il joua un rôle déterminant dans la reconstitution de la marine royale, qui permet la victoire sur l’Angleterre et l’indépendance américaine. Loin d’être un conservateur crispé, prisonnier de son éducation, il veut réformer en profondeur son royaume par une véritable Révolution royale et populaire, malheureusement contrée par la fronde généralisée des privilégiés.
L’état – relativement florissant – du royaume à la veille de la Révolution, offre un tableau saisissant des quinze années du règne, largement méconnues, et explique, grâce à une interprétation neuve et magistrale, les mécanismes qui ont conduit à la destruction de l’Ancien Régime et à la grande crise finale. L’analyse politique, enfin, permet de comprendre pourquoi Louis XVI, qui était le meilleur roi possible pour la Révolution de 1789, a finalement été rejeté par elle.

 
Louis XV
A cinq ans, en 1715, Louis XV succède à son arrière-grand-père Louis XIV dans une France affaiblie. Après la Régence et le ministère du vieux cardinal de Fleury, ce n’est qu’en 1743 qu’il commence à gouverner. Le « Bien-Aimé » devient assez vite le Mal-Aimé. Il le resta longtemps aux yeux des historiens qui lui ont reproché sa faiblesse devant ses ministres et favorites, ses frasques du Parc-aux-Cerfs, la perte du Canada et de l’Inde… Aujourd’hui on commence à mieux comprendre ce souverain timide, secret, ayant sans doute du mal à assumer son métier de roi, mais profondément bon, sensible, cultivé, passionné par les sciences et ne manquant parfois pas d’autorité.
En ce siècle des Lumières, où l’esprit public évolue fortement, où les idées nouvelles foisonnent, Louis XV, dans Versailles rayonnant d’un éclat incomparable, demeure le monarque le plus prestigieux d’Europe jusqu’à sa mort en 1774. 
 
Louis XIII
Au regard de l'Histoire, Louis XIII est un roi méconnu. Eclipsé par le panache de son père Henri IV, occulté par l'éblouissante renommé de son fils Louis XIV, il laisse l'impression d'un monarque mélancolique, sans personnalité, fuyant son mal être dans la chasse, dominé par son Premier ministre, le tout-puissant cardinal de Richelieu. Erreur ! 
Renversant les idées reçues, Jean-Christian Petitfils redonne ici toute sa place à ce souverain complexe à la personnalité déroutante, à la fois artiste mélomane et guerrier impétueux, extrêmement jaloux de son autorité. Témoin privilégié des premières conspirations nobiliaires, animé par la passion de la gloire et de la grandeur de la France, son règne annonce plus qu'on ne le croit l'absolutisme de celui de Louis XIV.
Sans négliger les faiblesses de l'homme, ses défauts trop souvent exagérés, cette biographie brillante et monumentale se veut une réhabilitation. Celle d'un roi, d'un grand, d'un très grand roi.
Mazarin (Collection BNF)
Cardinal et principal ministre de la France de 1642 à 1661, le Romain Jules Mazarin (1602-1661) a accompagné l’avènement complexe d’un État qu’il a enrichi de son art du gouvernement, notamment en distinguant très tôt des personnalités exceptionnelles comme Colbert ou Fouquet.
Cet homme d’État à la fois passionné et froidement calculateur, qui manifesta ses premiers talents de diplomate francophile auprès de Richelieu, incarne une modernité politique méconnue qui se déploie au service de son filleul Louis XIV, de la paix de Westphalie de 1648 au traité des Pyrénées de 1659 en passant par la crise de la Fronde, qui le prit pour cible principale pendant près de cinq ans comme en témoignent les « mazarinades ». Ce mécène fastueux et bibliophile averti, héros de roman par la grâce d’Alexandre Dumas, laissa en mourant au Roi-Soleil un royaume agrandi, pacifié et propre à passer pour le premier de l’Europe.

Le voici comme jamais mis en lumière par la conjugaison d’un texte limpide et d’une iconographie rare.
Richelieu
De Richelieu demeure trop souvent l’image d’un politique froid et déterminé, animé depuis son plus jeune âge par une ambition sans limites et conduit par les seuls impératifs de la raison d’Etat. S'il est désormais admis qu'il fut à ses débuts un évêque appliqué, « l’homme rouge » est décrit surtout comme un politicien sinueux et un maître de l’intrigue.
En réexaminant ses années de jeunesse, en relisant avec une attention nouvelle ses abondants écrits politiques et religieux, en réinterprétant l’imposante production de ses documents d’Etat, Arnaud Teyssier propose un Richelieu qui tranche sur la tradition : un grand politique certes, mais habité par une interprétation biblique du monde. Il redessine ainsi une aventure d'homme d'Etat qui reste sans équivalent dans l'histoire de France et de l'Europe: celle d'un ministre qui raisonne constamment en prêtre et lutte pied à pied contre les travers des hommes - ceux du roi, ceux des Grands, ceux des corps constitués. Tel est le vrai secret de « cette puissance morale qui a fait de lui un des hommes les plus extraordinaires qui aient existé » (Les Trois Mousquetaires).
Frederic II
Frédéric II de Hohenstauffen (1194-1250) débute sa légende dans une époque riche en mutations. Au cours d’un règne tumultueux, il déploie des qualités qui le placent parmi les souverains les plus fascinants de toute l’histoire médiévale occidentale.
Monarque aux talents multiples, réformateur et d’une volonté de fer, il apparaît comme l’une des figures majeures du Saint Empire. Dominant l’Allemagne, l’Italie et le royaume de Jérusalem, son objectif est partout et toujours le même : exercer et défendre les droits royaux et impériaux, en usant avec souplesse des possibilités offertes par les situations locales. Les réussites du règne ne masquent pourtant pas ses difficultés et ses échecs. Frédéric II se heurte à la révolte de son premier fils, Henri. En butte avec l’opposition radicale de la papauté, il est excommunié deux fois, ce qui ne l'empêche pas de mener à bien la sixième croisade. Déclaré parjure et hérétique, il est finalement déposé par Innocent IV, laissant un empire troublé par la guerre civile.
Sylvain Gouguenheim dresse avec talent et rigueur le portrait renouvelé d’une figure médiévale d’exception.

"[Un] ouvrage lumineux. [...] Une belle leçon d'histoire." Le Figaro Magazine
Comment l'Empire romain s'est effondré
Comment Rome est-elle passée d’un million d’habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s’est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ?
On ne peut plus désormais raconter l’histoire de la chute de Rome en faisant comme si l’environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L’Empire tardif a été le moment d’un changement décisif : la fin de l’Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l’évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais « les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d’une écologie des maladies qui ont assuré leur perte ». Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l’Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d’Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé.
Face à ces catastrophes, les habitants de l’Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l’islam, ont alors triomphé des religions païennes.
La guerre antique
Jean Lopez, Collectif
Ramsès II, Nabuchodonosor, Alexandre le Grand, Hannibal, César, Attila : qui ne connaît ces grands conquérants de l’Antiquité ? Comment faisaient-ils la guerre, comment assiégeaient-ils les villes, comment nourrissaient-ils leurs soldats, où trouvaient-ils le fer pour leurs armes, les chevaux pour leurs chars et le bois pour leurs vaisseaux ? Il manquait aux premiers millénaires de l’Histoire leur fresque guerrière, nourrie des dernières découvertes de l’archéologie et éclairée par les commentaires d’historiens d’exception.
En quatre parties (« Guerres et batailles », de Qadesh en – 1274 av. J.-C. aux champs Catalauniques en 451 apr. J.-C. ; « Armes et tactiques » ; « Les chefs » ; « Les troupes ») et en près de soixante-cinq chapitres, voici une histoire militaire de l’Antiquité sans précédent, dont la matrice est forgée d’articles parus dans Guerres & Histoire, augmentés de nombreuses contributions inédites. Quand la guerre apparaît-elle dans l’histoire de l’humanité ? Pourquoi devient-elle, dès l’époque sumérienne, le mode usuel de régulation des conflits ? Pour quelles raisons les Assyriens ont-ils autant valorisé l’agression, la conquête, l’usage de la terreur, et, les premiers, rêvé à la domination du monde ? Pourquoi la construction d’Assurbanipal ou celle d’Alexandre n’ont pas duré quand l’empire de Rome a semblé s’éterniser ? Comment les invincibles légions ont-elles pu se faire étriller par les cavaliers virevoltants, surgis des steppes, ou par des cohues de Germains ? Comment ne pas s’étonner qu’en dépit d’une économie de stricte subsistance, l’Antiquité n’ait cessé de lever des armées, d’édifier des remparts, d’inventer des machines pour les faire tomber, d’exécuter les vaincus ou de les réduire en esclavage ? Autant de questions, parmi beaucoup d’autres, auxquelles répondent les meilleurs spécialistes dans cet ouvrage novateur.
Fort de sa méthode qui a fait le succès notamment de l’Infographie de la Seconde Guerre mondiale et de La Wehrmacht. La fin d’un mythe, tous deux parus chez Perrin, Jean Lopez illustre largement ce volume par une iconographie abondante mais choisie, associant 100 cartes et schémas, de nombreuses infographies et de somptueuses reconstitutions, notamment de Giuseppe Rava, l’illustrateur virtuose de la bataille antique.
 
Une somme incontournable sur les armées antiques. Un futur classique.
Les grandes souveraines d'Egypte
Hatchepsout, Néfertiti, Néfertari ou encore Cléopâtre : ces noms de reines égyptiennes nous sont familiers. Le cinéma et la littérature se sont emparés du destin de certaines d’entre elles, telles des synonymes de faste, de beauté et de puissance dans notre mémoire collective. Mais au-delà de ces clichés, qui étaient vraiment ces épouses, mères ou filles de pharaon qui ont influencé et marqué de leur sceau l’histoire de l’Egypte ?
Ecrire une histoire des femmes célèbres de l'Egypte ancienne ne suffit pas : il faut approcher cet univers dans la pluralité de ses niveaux, mythiques, historiques, institutionnels. Cet ouvrage, nouvel opus de l’égyptologue Florence Quentin, s’appuie sur les dernières découvertes concernant ces souveraines pour dresser le portrait des plus prestigieuses d’entre elles, qui vécurent durant le Nouvel Empire, à l’apogée de la civilisation pharaonique (entre 1550 et 1069 avant notre ère).
A travers le récit de ce que l’on sait de leur vie, se dessine aussi la condition de la femme égyptienne à cette époque. Dans toutes les classes de la société, celle-ci bénéficiait d’un respect assez rare dans le monde antique pour être mentionné.
L’Egypte ancienne fut tout à fait singulière dans sa façon de lui donner accès à des fonctions et métiers réservés habituellement aux hommes partout ailleurs. Ce statut privilégié se reflète dans la position qu’occupèrent ces puissantes souveraines, qu’elles soient « Grande Epouse Royale », régente, et même Pharaon au pouvoir absolu, comme ce fut le cas à trois reprises au Nouvel Empire (ainsi la grande bâtisseuse Hatchepsout).
Servi par une narration historique vivante, fondée sur de solides recherches égyptologiques, ce livre convie le lecteur à une immersion auprès de « Celles qui emplissaient le palais d’amour », ces « Dames de Grâce » qualifiées aussi de « Souveraines de toutes les femmes et de tous les pays ».
À la découverte des Étrusques
Les Étrusques, un peuple d’Italie disparu au Ier siècle av. J.-C. dans sa confrontation avec Rome, restent pour une grande part mal connus. Leur mode de vie comme leur système politique suscitent des interrogations et on comprend toujours mal leur langue même s’ils ont adopté l’alphabet grec. Pourtant, les vestiges archéologiques abondent dans toute l’Italie centrale. On est toujours émerveillé par les célèbres fresques des tombes de Tarquinia qui mettent en scène leur vie quotidienne et semblent donner aux femmes un statut qui leur était refusé dans les autres cultures de l’Antiquité : le visiteur fait face à des Étrusques banquetant, jouant, dansant, dans une impression d’harmonie.
L’originalité de ce livre est d’explorer parallèlement l’histoire des Étrusques et l’histoire des tentatives faites au fil des siècles pour les comprendre, voire pour fabriquer des mythes… et des légendes. C’est une incroyable histoire de pillages, de mensonges, de falsifications, de simplifications outrancières que l’autrice restitue pour comprendre la fascination exercée par ce peuple qui a profondément influencé les Romains. En parcourant les sites les plus célèbres de l’histoire étrusque, Marie-Laurence Haack rend justice à l’extraordinaire singularité de ce peuple.
100 dessins pour retenir les grandes dates de l'histoire de France
Activez votre mémoire visuelle avec la mnémographie.

1515, Marignan… mais encore ? Vous ne parvenez pas à retenir les dates de l’histoire de France ? Connaître les grands événements qui ont marqué notre histoire, savoir les situer chronologiquement et ne plus s’emmêler les pinceaux entre les reines et les rois, les régimes politiques ou les guerres : c’est possible avec la mnémographie ! 

Grâce à cette méthode inventée par Sandrine Campese et aux textes instructifs et drôles qui accompagnent chaque date, vous deviendrez vite incollable.

La mnémographie : ça fonctionne
"Le lien logique  entre le dessin et  l’information à retenir augmente la mémorisation." 
Celia Mores,  Docteure en neurosciences

 
L’autrice
Sandrine Campese a décliné avec succès ce concept basée sur des astuces visuelles mnémotechniques dans le livre 99 dessins pour ne plus faire de fautes et dans la Collection Petit dessin au Robert. Elle promeut la langue française sous un angle ludique et pédagogique à travers la mnémographie, une méthode à l'efficacité redoutable pour retenir durablement des informations.
Dictionnaire amoureux de l'archéologie
On dit volontiers de l’archéologie qu’elle est passion. Et c’est vrai. L’amour n’est donc pas loin, et il semble donc (presque) simple d’en faire un dictionnaire qui le décline à l’envi ! Elle est aussi science, sérieuse et savante. C’est avec ces certitudes, et avec la conviction qu’il fallait oser, que ce dictionnaire amoureux a été conçu. Un mot le résume sans doute, celui de mosaïque, invitant le lecteur à un regard à deux distances : de près, au niveau de la notice attendue ou qui le surprendra, érudite ou humoriste qui donnera des détails sur un aspect en particulier de l’archéologie ; de loin, à un niveau plus global de l’ouvrage qui lui donnera une vision d’ensemble de l’archéologie telle que l’auteur la vit, l’aime, l’étudie, l’enseigne et la promeut. C’est donc ainsi guidée, que la liste des entrées a été déclinée, de A à Z en n’omettant aucune des lettres de l’alphabet. S’y côtoient donc : Angkor, British Museum, céramique, civilisation, détectoriste, Dieu, Gaulois, Il était une fois l’homme, Jones (Indiana), Lascaux, Néandertal, préfet, Rahan, sexe, Sutton Hoo, Taureau, trous (de poteaux), Xi’an, ZEE, et tant d’autres !

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