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            La face des eaux

            Robert Laffont
            EAN : 9782221130124
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            La face des eaux

            Patrick BERTHON (Traducteur)
            Collection : Ailleurs et Demain
            Date de parution : 14/08/2013

            Lawler est le médecin de Sorve, une île flottante sur la planète Hydros, monde-océan tout au bout de la Galaxie. Il n'y a pas d'astroport sur Hydros parce qu'on n'y trouve pas de terrer ferme. Sauf peut-être un continent mythique, de l'autre côté de la planète, nommé La Face des...

            Lawler est le médecin de Sorve, une île flottante sur la planète Hydros, monde-océan tout au bout de la Galaxie. Il n'y a pas d'astroport sur Hydros parce qu'on n'y trouve pas de terrer ferme. Sauf peut-être un continent mythique, de l'autre côté de la planète, nommé La Face des eaux. Soixante-quatorze humains vivent sur Sorve, en bonne intelligence avec les Gillies, les habitants originels de la planèe qui ont construit les îles flottantes et qui tolèrent la présence des humains.

            Jusqu'à ce que Delagard, l'armateur, commette l'irréparable. Les Gillies chassent les humains à jamais. Alors commence à bord des vaisseaux de Delagard une terrible odyssée à la surface d'un océan empli de vies intelligentes. Les proscrits rejoindront-ils une autre île ou seront-ils condamnés à errer sur les flots ? Leur unique espoir se rouve-t-il sur la Face des eaux ?

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            EAN : 9782221130124
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • BazaR Posté le 25 Mars 2019
              J’ai profité de la LC organisée par Millencolin – merci à lui – pour lire ce roman dont le sujet m’avait tapé dans l’œil du fait de sa ressemblance de décor avec Un Monde d’Azur de Jack Vance. J’ai rapidement abandonné cet angle d’attaque. Si l’abondance océanique, la présence d’îles, la carence en métal et la recherche de l’électricité constituent des points communs, ils n’ont pas le même poids. Bob Montagne d’Argent ne veut pas nous emmener au même endroit que Jack. Signe des temps dans l’édition, Robert a un peu plus d’espace pour s’exprimer que Jack n’en avait 25 ans plus tôt. Eh bien pendant toute la première partie – qui se passe sur l’île de Sorve – j’ai vraiment songé qu’il meublait. Je me suis demandé à plusieurs reprises à quoi servait d’insister sur une scène : la beuverie de Lawler et Delagard, la consultation de Sundira, trop de détails qui ne font pas avancer l’histoire. Assurément, ces détails participent à la caractérisation des personnages. Mais même sous cet angle, l’auteur s’attache à certains personnages seulement, et pas forcément les plus riches de potentiel, et en laisse d’autres en plan, nous donnant seulement le goût d’en savoir plus sur eux. Puis... J’ai profité de la LC organisée par Millencolin – merci à lui – pour lire ce roman dont le sujet m’avait tapé dans l’œil du fait de sa ressemblance de décor avec Un Monde d’Azur de Jack Vance. J’ai rapidement abandonné cet angle d’attaque. Si l’abondance océanique, la présence d’îles, la carence en métal et la recherche de l’électricité constituent des points communs, ils n’ont pas le même poids. Bob Montagne d’Argent ne veut pas nous emmener au même endroit que Jack. Signe des temps dans l’édition, Robert a un peu plus d’espace pour s’exprimer que Jack n’en avait 25 ans plus tôt. Eh bien pendant toute la première partie – qui se passe sur l’île de Sorve – j’ai vraiment songé qu’il meublait. Je me suis demandé à plusieurs reprises à quoi servait d’insister sur une scène : la beuverie de Lawler et Delagard, la consultation de Sundira, trop de détails qui ne font pas avancer l’histoire. Assurément, ces détails participent à la caractérisation des personnages. Mais même sous cet angle, l’auteur s’attache à certains personnages seulement, et pas forcément les plus riches de potentiel, et en laisse d’autres en plan, nous donnant seulement le goût d’en savoir plus sur eux. Puis le voyage sur les eaux commence en même temps que la deuxième partie. Dans un certain sens, cela s’anime. Par certains côtés, on n’est pas loin du documentaire sur une expédition du commandant Cousteau. Je tire mon chapeau à Bob pour son inventivité en ce qui concerne les espèces animales et végétales qui croisent le chemin des héros. Certaines ont laissé leurs marques dans la mémoire de mes co-lecteurs, dont une en particulier qui offre à l’auteur l’occasion de nous rappeler qu’il a écrit des tas de romans érotiques. J’ai poursuivi le voyage en voyageant moi-même physiquement, et curieusement le fait d’accompagner le mouvement à donné plus d’éclat à ce que je lisais. J’accordais plus de valeur aux descriptions et aux nombreux dialogues et introspections. Il m’est arrivé de ne pas être d’accord avec le traitement réalisé sur les personnages. Je pense en particulier que des hommes et des femmes lancés dans une telle expédition devraient être arc-boutés sur un seul objectif : la survie. Or on les voit parfois philosopher alors même qu’ils sont en manque d’eau potable. La licence poétique a une limite. En revanche les dissensions et les heurts dans un tel milieu en vase clos ne pouvaient qu’apparaître. J’ai trouvé l’équipage un peu trop grégaire et suiviste ; ce ne sont pourtant pas des militaires, et pourtant le chef Delagard ressemble souvent à William Bligh du Bounty. La troisième partie m’a bien plu. Elle nous offre une explication sur la nature de cette planète Hydros où les humains sont venus s’échouer par le passé à leur corps défendant ; une explication que j’avais envisagé comme hypothèse vraisemblable en cours de lecture et que j’ai été ravi de voir confirmée car j’apprécie beaucoup ce thème. [masquer] J’ai pensé à La Voix des Morts d’Orson Scott Card, et bien sûr à Avatar, mais aussi aux ruches de Peter Watts ou à la planète Ego des comics Marvel.[/masquer] La résistance des héros – du narrateur Lawler en particulier – face à ce qu’ils découvrent évoque le combat du libre arbitre contre le bien collectif ; difficile de trancher absolument pour l’un ou l’autre camp. Mais c’est un élément plus secondaire qui a fixé mon attention : le père Quillan – qui me sortait par les yeux avec son interprétation du moindre acte comme étant en relation avec Dieu – s’est racheté lorsqu’il a évoqué sa nouvelle croyance de l’existence de Dieu localisée dans les fissures logiques dévoilées dans le formalisme mathématique par le théorème de Gödel. J’ai eu l’impression de m’écouter. Car je me suis convaincu il y a un bout de temps que, si l’on devait absolument envisager l’existence d’un Créateur, il ne pouvait demeurer que dans les limites que la logique a découvert en elle-même, et aussi dans le désespérant chaos déterministe et dans l’étrange phénomène d’intrication quantique. Et voilà que c’est écrit noir sur blanc, dans un roman. Dingue ! Cela dit c’est un détail microscopique dans l’ensemble du récit. En conclusion, le voyage fut moins mouvementé, plus descriptif, que ce que j’avais espéré. Mais il a dévoilé ses propres trésors et je ne regrette pas d’avoir embarqué.
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            • Srafina Posté le 21 Mars 2019
              La Face des eaux (The Face of the Waters) est un roman de science-fiction de Robert Silverberg appartenant au genre Planet Opéra publié en 1991. L'auteur est né le 15 janvier 1935 à Brooklyn (New-York). Romancier et nouvelliste américain. C'est à travers le challenge Robert Silverberg, que je me suis enfin décidée à reprendre la lecture de ses romans. Jusqu'à présent je n'avais lu que Roma Aeterna que j'avais bien aimé. Cette fois-ci c'est une toute autre situation, un groupe d'humains en exil de la Terre qui a explosé plusieurs générations auparavant, se retrouve donc sur une planète océan Hydros, dépourvue de terre. Même toujours après cinq générations, l'adaptation de l'humain est très difficile au contact des Gillies, les autochtones de cette planète les acceptent tout juste, du moment qu'ils ne se côtoient pas. Ils sont réfugiés sur des îles artificielles créées par les Gillies Ce monde, Hydros, héberge de nombreuses créatures dont certaines sont plus ou moins intelligentes et semblent toutes reliées entre elles. Suite à une grosse bévue de l'un des humains de l’île, la petite communauté dont fait partie le héros principal Lawler, médecin de son état, se retrouve doublement en exil, car chassée de l'île artificielle qu'ils ont toujours connue. Je... La Face des eaux (The Face of the Waters) est un roman de science-fiction de Robert Silverberg appartenant au genre Planet Opéra publié en 1991. L'auteur est né le 15 janvier 1935 à Brooklyn (New-York). Romancier et nouvelliste américain. C'est à travers le challenge Robert Silverberg, que je me suis enfin décidée à reprendre la lecture de ses romans. Jusqu'à présent je n'avais lu que Roma Aeterna que j'avais bien aimé. Cette fois-ci c'est une toute autre situation, un groupe d'humains en exil de la Terre qui a explosé plusieurs générations auparavant, se retrouve donc sur une planète océan Hydros, dépourvue de terre. Même toujours après cinq générations, l'adaptation de l'humain est très difficile au contact des Gillies, les autochtones de cette planète les acceptent tout juste, du moment qu'ils ne se côtoient pas. Ils sont réfugiés sur des îles artificielles créées par les Gillies Ce monde, Hydros, héberge de nombreuses créatures dont certaines sont plus ou moins intelligentes et semblent toutes reliées entre elles. Suite à une grosse bévue de l'un des humains de l’île, la petite communauté dont fait partie le héros principal Lawler, médecin de son état, se retrouve doublement en exil, car chassée de l'île artificielle qu'ils ont toujours connue. Je n'en dévoilerai pas trop, sur l'histoire, il vaut mieux la découvrir, car ce sont de nombreuses descriptions de faune, de flore toutes plus extravagantes les unes que les autres, mais grâce à l'écriture de Robert Silverberg, que j'aime beaucoup on a l'impression de les voir apparaître devant nous. C'est très coloré, très angoissant, car on ne sait jamais ce qui va tomber sur la tête de nos héros. Ce sera un voyage très dépaysant, très compliqué, où les incidents alternent avec les périodes de calme pendant lesquels les passagers du bateau se confrontent autour de considérations philosophiques, religieuses, sociétales. On y découvre un tas de métaphores d'origine bibliques. On sent une recherche métaphysique de l'auteur à travers ses héros. J'ai bien aimé ce roman, c'est un récit lent, plein de descriptions mais ponctué de scènes d'action : confrontation avec les Gillies, attaque du navire par différentes créatures, tempêtes et trombes d'eau et puis la Face des eaux. Tous ces éléments nous éclairent sur la personnalité, les buts, les doutes et les délires de chacun des personnages. Un personnage central, Sundira, la petite amie de Lawler, pose aussi les bonnes questions sur le pourquoi, le comment sur la planète et ses habitants. Je pense que d'eux tous c'est elle qui s'approche le plus de la nature de cette planète dans sa volonté de comprendre le tout. Chouette livre, mais un peu lent pour moi. Il faut prendre le temps de l'assimiler niveau faune et flore et aimer les voyages maritimes. L'action est quand même présente, on se sent sur le chemin d'une quête. Et que donnera-t-elle ? Je vous laisse le découvrir. Très bon moment de lecture.
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            • Oliv Posté le 20 Mars 2019
              Hydros est une planète-océan sur laquelle vivotent de minuscules communautés humaines, disséminées sur des îlots artificiels et sans contact possible avec les autres planètes. "La Face des Eaux" nous fait découvrir l'une de ces communautés, composée de soixante-dix-huit personnes habitant l'île de Sorve. Robert Silverberg a pris le parti de se focaliser sur le médecin de l'île ; même si la narration est à la troisième personne et non à la première, tout ou presque est vu à travers son regard. Si j'ai autant apprécié ce roman, c'est sans doute car je me suis trouvé des affinités avec le docteur Lawler (bien plus, par exemple, qu'avec Gundersen dans "Les profondeurs de la terre") : son côté casanier, son destin d'exilé involontaire, sa nostalgie envers une Terre qu'il n'a jamais connue... Autant de traits de caractère qui m'ont parlé et même touché. Le revers de la médaille est que les autres personnages restent forcément en retrait, même si tout au long des 500 pages que comporte le roman certains d'entre eux auront l'occasion de se mettre en valeur. Malheureusement, ce ne sera pas le cas des Gillies, l'espèce autochtone de l'île de Sorve. J'aurais aimé qu'ils soient davantage développés, qu'on en... Hydros est une planète-océan sur laquelle vivotent de minuscules communautés humaines, disséminées sur des îlots artificiels et sans contact possible avec les autres planètes. "La Face des Eaux" nous fait découvrir l'une de ces communautés, composée de soixante-dix-huit personnes habitant l'île de Sorve. Robert Silverberg a pris le parti de se focaliser sur le médecin de l'île ; même si la narration est à la troisième personne et non à la première, tout ou presque est vu à travers son regard. Si j'ai autant apprécié ce roman, c'est sans doute car je me suis trouvé des affinités avec le docteur Lawler (bien plus, par exemple, qu'avec Gundersen dans "Les profondeurs de la terre") : son côté casanier, son destin d'exilé involontaire, sa nostalgie envers une Terre qu'il n'a jamais connue... Autant de traits de caractère qui m'ont parlé et même touché. Le revers de la médaille est que les autres personnages restent forcément en retrait, même si tout au long des 500 pages que comporte le roman certains d'entre eux auront l'occasion de se mettre en valeur. Malheureusement, ce ne sera pas le cas des Gillies, l'espèce autochtone de l'île de Sorve. J'aurais aimé qu'ils soient davantage développés, qu'on en sache davantage sur leur culture, leur mode de vie. Il aurait pu être judicieux, au moins sur cet aspect, de délaisser un peu Lawler au profit de son amie Sundira qui, elle, se passionne pour la culture des Habitants... Mais ceux-ci ne serviront qu'à provoquer l'exil des humains de Sorve et à les jeter sur des mers aussi mystérieuses que dangereuses. Voilà un roman qui, surtout dans sa partie centrale, devrait moins plaire aux lecteurs de SF purs et durs qu'aux amateurs de récits d'aventures maritimes. En plus des péripéties auxquelles on peut s'attendre (tempêtes et calmes plats, avaries, accidents bénins ou mortels), la promiscuité du navire sera propice aux rapprochements sexuels et à l'attisement des rivalités, aux débats philosophiques et aux questionnements métaphysiques... Et bien sûr, l'équipage de la "Reine d'Hydros" fera connaissance avec la faune locale : les poissons-pilon capables de transpercer une coque avec leur corne longue de cinq mètres, les poissons-taupe qui se déplacent en immenses nuées survolant les embarcations, ainsi que de nombreuses autres espèces inconnues... Mais le secret le mieux gardé d'Hydros est la Face des Eaux, qui prête son nom au roman. S'agit-il d'un continent légendaire, d'un lieu maudit, d'un authentique pays de cocagne ? C'est ce que les rescapés de l'expédition seront amenés à découvrir, aboutissant à une conclusion qui pourra laisser perplexes certains lecteurs... Mais cette fin, malgré son côté onirique et mystique (après tout, nous sommes chez Silverberg !) reste cohérente, elle est à la fois une vraie fin et une ouverture sur "autre chose", tout en bouclant la boucle par rapport à l'idée de communauté, d'appartenance ou non à un groupe, qui est au coeur du roman. En débutant la lecture de "La Face des Eaux" sont remontés à la surface des souvenirs de "Un monde d'azur" de Jack Vance et "L'Écorcheur" de Neal Asher, deux romans se déroulant eux aussi sur une planète-océan et mêlant donc la SF et le récit d'aventures maritimes... Sauf que là où Vance et Asher m'avaient laissé sur ma faim, Silverberg a su une fois de plus me combler. Je ne me faisais pas trop de souci sur sa capacité à nous présenter un univers aussi fascinant que cohérent, en revanche je l'attendais au tournant sur l'intrigue en elle-même, car c'est sur ce point qu'il m'avait déçu dernièrement, notamment dans "Ciel brûlant de minuit" : un univers génial mais une histoire un peu fourre-tout et des péripéties sans grand intérêt... Ici l'écueil est évité, l'auteur n'a pas cherché à plaquer une intrigue de manière artificielle sur son récit. "La Face des Eaux" s'intéresse essentiellement à la planète Hydros et aux personnages, à leurs rapports mutuels et à leur environnement. Par conséquent, on ne peut pas dire que le rythme du récit soit effréné, et c'est tant mieux. Quoi de plus logique que de prendre son temps quand on suit la progression d'une coquille de noix sur l'immensité des océans ?
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            • Millencolin Posté le 20 Mars 2019
              Une belle croisière que voilà. Après nous avoir posé les bases de l'histoire, nous avoir expliqué qui sont les protagonistes et où ils se trouvent, puis avoir indiqué les raisons qui poussent tout ce petit monde à prendre le large, nous voici donc en route pour une incroyable traversée d'une durée totalement indeterminée, puisqu'il s'agit tout simplement de parcourir une planète dont la surface est entièrement constituée d'eau, à quelques exceptions près. Et dans ces exceptions se trouve la mythique et légendaire Face des eaux. Nous suivons le médecin de cette communauté d'humains, personnage solitaire, sage, réfléchi, parfois trop attentiste et neutre. Tout le monde l'apprécie et le tient en haute estime. Lui veut simplement vivre sa petite vie, tranquille, seul mais tout en tenant une place de choix dans cette micro société mais d'une manière assez passive. Il donne son avis souvent uniquement quand on le lui demande. Et les rares fois où il décide enfin, de lui-même, de prendre le taureau par les cornes et d'essayer de contrôler une situation en la changeant radicalement, le circonstances détruisent brutalement l'embryon d'initiative, comme par exemple au commencement de la première partie où ce bon docteur veut négocier avec les insulaires... Une belle croisière que voilà. Après nous avoir posé les bases de l'histoire, nous avoir expliqué qui sont les protagonistes et où ils se trouvent, puis avoir indiqué les raisons qui poussent tout ce petit monde à prendre le large, nous voici donc en route pour une incroyable traversée d'une durée totalement indeterminée, puisqu'il s'agit tout simplement de parcourir une planète dont la surface est entièrement constituée d'eau, à quelques exceptions près. Et dans ces exceptions se trouve la mythique et légendaire Face des eaux. Nous suivons le médecin de cette communauté d'humains, personnage solitaire, sage, réfléchi, parfois trop attentiste et neutre. Tout le monde l'apprécie et le tient en haute estime. Lui veut simplement vivre sa petite vie, tranquille, seul mais tout en tenant une place de choix dans cette micro société mais d'une manière assez passive. Il donne son avis souvent uniquement quand on le lui demande. Et les rares fois où il décide enfin, de lui-même, de prendre le taureau par les cornes et d'essayer de contrôler une situation en la changeant radicalement, le circonstances détruisent brutalement l'embryon d'initiative, comme par exemple au commencement de la première partie où ce bon docteur veut négocier avec les insulaires qui partagent l'île. Finalement il se contente essentiellement de subir les événements et de s'y adapter. Concernant la trame du roman, on peut voir, au fond, une métaphore sur la destinée de la vie dans un sens général. Notre héros est né sur une petite île, fils de l'unique médecin de l'endroit, et donc voué à lui succéder. Il ne peut pas quitter l'îlot à cause de cette responsabilité dans laquelle il est engagé, par la naissance et non pas par choix, mais il l'accepte comme une évidence. Toutefois, un jour, comme chacun des habitants humains qu'il côtoie, il est contraint de dire adieu à sa "terre" natale. Et même à partir de ce moment, il n'est jamais réellement en mesure d'influer sur son destin, se contentant simplement de survivre et se rendre l'existence la plus agréable possible, comme le représente sa prise quotidienne de drogue d'algue. Jusqu'au bout, il donne l'impression de demeurer spectateur de sa propre vie, acceptant inconsciemment n'avoir aucune emprise sur ce qui lui arrive et qui s'impose à lui. Les personnages secondaires, embarqués également malgré eux dans cette quête forcée, cette croisière à destination de leur destin, constituent finalement un intérêt au moins aussi grand que celui que nous pouvons porter au héros. Chacun a son caractère, ses défauts et qualités qui lui sont propres. Ils gravitent autour du médecin, et participent tous activement à ce théâtre qui se déroule en pleine mer et duquel notre docteur de bord est le seul spectateur. En tout cas, c'est ainsi que je l'ai ressenti. J'ai le sentiment que l'auteur a construit son narrateur à la troisième personne d'une façon relativement doucereuse, neutre et passive, exprès pour que chaque lecteur puisse regarder facilement à travers lui cette grande aventure humaine et maritime qu'il nous narre si bien. Robert Silverberg, avec sa formidable plume et son fabuleux talent de conteur, nous raconte l'histoire de l'évolution humaine, spirituelle, métaphysique, l'histoire de l'acceptation, parfois difficile et douloureuse, de tourner définitivement le dos à un passé pour en accepter le futur. Personnellement, je trouve que ce roman aurait pu être plus court sans perdre pour autant l'essence même du message et de la symbolique, mais l'auteur est assez doué pour ne jamais parvenir à nous ennuyer.
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            • jmb33320 Posté le 16 Mars 2019
              La star de ce roman de SF c’est sa planète, Hydros, un monde presque entièrement aquatique où seules quelques îles artificielles, construites par l’espèce autochtone des Habitants, se déplacent au gré des courants marins et des saisons. Quelques humains y sont arrivés cent cinquante ans plus tôt. Ils sont tolérés par les Habitants, mais pas vraiment acceptés. Sur l’île de Sorve, Valden Lawler est ce qui se rapproche le plus d’un médecin, ses connaissances médicales lui ont été transmises par son père. Il a toujours habité cette île mais en sera chassé, au même titre que l’ensemble des humains présents, par les Habitants. Commencera alors une errance pour trouver un endroit où s’installer, qui pourrait être le mystérieux continent, peut être imaginaire, nommé La Face des eaux… Beaucoup de personnages secondaires au premier abord dans ce roman, mais un seul principal, Lawler. C’est lui que nous suivrons en priorité tout au long de cet exode. Je dois reconnaitre que Silverberg fait preuve d’une très belle imagination pour décrire ce monde. Là où ça se gâte pour moi, c’est quand les dialogues pseudo théologiques, les états d’âme de chacun, les scènes de sexe visiblement rajoutées pour apporter un peu de piquant, prennent le... La star de ce roman de SF c’est sa planète, Hydros, un monde presque entièrement aquatique où seules quelques îles artificielles, construites par l’espèce autochtone des Habitants, se déplacent au gré des courants marins et des saisons. Quelques humains y sont arrivés cent cinquante ans plus tôt. Ils sont tolérés par les Habitants, mais pas vraiment acceptés. Sur l’île de Sorve, Valden Lawler est ce qui se rapproche le plus d’un médecin, ses connaissances médicales lui ont été transmises par son père. Il a toujours habité cette île mais en sera chassé, au même titre que l’ensemble des humains présents, par les Habitants. Commencera alors une errance pour trouver un endroit où s’installer, qui pourrait être le mystérieux continent, peut être imaginaire, nommé La Face des eaux… Beaucoup de personnages secondaires au premier abord dans ce roman, mais un seul principal, Lawler. C’est lui que nous suivrons en priorité tout au long de cet exode. Je dois reconnaitre que Silverberg fait preuve d’une très belle imagination pour décrire ce monde. Là où ça se gâte pour moi, c’est quand les dialogues pseudo théologiques, les états d’âme de chacun, les scènes de sexe visiblement rajoutées pour apporter un peu de piquant, prennent le pas sur le récit de cette lutte pour la survie. Peut-on vraiment disserter à l’infini sur des questions philosophiques, religieuses alors qu’objectivement on est attaqué de toutes parts par des créatures aussi surprenantes que dangereuses, qu’on souffre de soif ou de faim ? Je n’en suis pas persuadé… D’autant plus qu’on voit mal comment ces concepts ont pu persister pendant quelques générations en l’absence de livres, la transmission du savoir se faisant presque uniquement oralement. Beaucoup de questions que se pose le lecteur sur cet environnement, le rôle des Habitants par exemple, ou l’arrivée des humains sur Hydros, restent dans le flou. Dommage.
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