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Sonatine
EAN : 9782355846823
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La Saison des feux

Date de parution : 12/04/2018
Quand le voile des apparences ne peut être déchiré, il faut parfois y mettre le feu.
À Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec...
À Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d’abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence commence à mettre en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.
 
Après Tout ce qu’on ne s’est jamais dit (Sonatine Éditions, 2016), Celeste Ng confirme avec ce deuxième roman son talent exceptionnel. Rarement le feu qui couve sous la surface policée des riches banlieues américaines aura été montré avec tant d’acuité. Cette comédie de mœurs, qui n’est pas sans rappeler l’univers de Laura Kasischke, se lit comme un thriller. Avec cette galerie de portraits de femmes plus poignants les uns que les autres, c’est aussi l’occasion pour l’auteur d’un constat d’une justesse étonnante sur les rapports sociaux et familiaux aujourd’hui.
 
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EAN : 9782355846823
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Sonatine

Ils en parlent

« Le charme envoûtant de ce roman nait de sa capacité à faire peser sur tous ses personnages sans exception – et au passage la plupart de ses lecteurs – la responsabilité d’un mensonge un peu naïf : celui de l’Amérique post-raciale. Qui propage l’incendie ? On lit page après page pour trouver la réponse, tout en pressentant que c’est peut-être nous qui avons les mains pleines de cendres. » –– New York Times
 
New York Times

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • phomanon Posté le 3 Février 2020
    Après avoir refermé ce livre, je ne sais toujours pas comment le qualifier. Certains passages m'ont glacé le sang, d'autres m'ont réchauffé le cœur. Est-ce une tragédie, une fable de vengeance ou une simple critique sociale qui invite à réfléchir? Celeste Ng décrit la vie en banlieue avec justesse et poésie, si bien que Shaker Heights m'était presque familier, comme si j'y avais déjà vécu. Les personnages, leurs relations et le déroulement final révélé dès le premier chapitre créent une tension qui ne fait que croître jusqu'aux dernières pages, comme un ballon qu'on gonfle jusqu'à ce qu'il explose. La force de l'histoire réside dans l'humanité qui s'en dégage. Rien n'est tout noir ou tout blanc, des erreurs sont commises, des liens se forment et se brisent, des larmes sont versées puis essuyées et les personnages continuent de vivre. Je me suis particulièrement attachée aux adolescents, dont les passions et les sentiments apportent une lumière à l'univers gris que dépeint l'auteur. J'aurais d'ailleurs préféré qu'ils aient plus d'importance que les adultes, au lieu de partager l'intrigue avec eux. Bien-sûr, la critique des classes sociales, du conformisme mais aussi du racisme a une place importante. Parfois subtile, parfois un peu trop évidente, elle est... Après avoir refermé ce livre, je ne sais toujours pas comment le qualifier. Certains passages m'ont glacé le sang, d'autres m'ont réchauffé le cœur. Est-ce une tragédie, une fable de vengeance ou une simple critique sociale qui invite à réfléchir? Celeste Ng décrit la vie en banlieue avec justesse et poésie, si bien que Shaker Heights m'était presque familier, comme si j'y avais déjà vécu. Les personnages, leurs relations et le déroulement final révélé dès le premier chapitre créent une tension qui ne fait que croître jusqu'aux dernières pages, comme un ballon qu'on gonfle jusqu'à ce qu'il explose. La force de l'histoire réside dans l'humanité qui s'en dégage. Rien n'est tout noir ou tout blanc, des erreurs sont commises, des liens se forment et se brisent, des larmes sont versées puis essuyées et les personnages continuent de vivre. Je me suis particulièrement attachée aux adolescents, dont les passions et les sentiments apportent une lumière à l'univers gris que dépeint l'auteur. J'aurais d'ailleurs préféré qu'ils aient plus d'importance que les adultes, au lieu de partager l'intrigue avec eux. Bien-sûr, la critique des classes sociales, du conformisme mais aussi du racisme a une place importante. Parfois subtile, parfois un peu trop évidente, elle est cependant efficace et procure à la fois colère et satisfaction. Malgré tout, il m'a manqué un petit quelque chose, une étincelle, pour faire de ce roman un véritable coup de cœur. On se perd parfois entre les différents points de vue et, bien que le nombre de personnages soit nécessaire à l'intrigue, il empêche de tous les développer correctement, ce qui laisse un petit sentiment de manque et de superficialité. "La saison des feux" reste cependant une belle lecture.
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  • LeChameauBleu Posté le 1 Janvier 2020
    un roman que l'on dévore avec des personnages en mosaïque comme dans le précédent (tout ce qu'on ne s'est jamais dit). On les reconstitue peu à peu au fil de la lecture, mais il semble toujours manquer une partie, un élément, jusqu’à ce que l’interaction avec un autre personnage donne un sens nouveau à ce qui constituait une énigme. Les lieux sont également un mystère. Shaker Heights est pour moi une prison dorée, un décor baroque, inquiétant comme une gélatine sur laquelle rien ne s’imprime en apparence. C’est ce qui m’a plu sans doute dans le récit. L'auteur fait éclater ce cadre avec la venue du tandem mère-fille qui à la manière d’un instantané va révéler des fragments des personnages qui n’attendaient qu’à être dévoilés ou enterrés. Sans dévoiler la fin, on se sent un peu abandonné à Shaker Heights dans les dernières pages alors que l'on voudrait partir avec elles, à l’aventure, sa maison dans la voiture.
  • Annette55 Posté le 10 Décembre 2019
    Que dire après toutes ces critiques ? Cet ouvrage revêt une apparence tranquille au coeur d'une banlieue chic et paisible où rien ne dépasse: Tout est lisse, planifié, dans un ordre immuable, à l'image de la famille d'Elena Richardson, femme bien rangée, sûre d'elle et de ses valeurs——-intransigeante,conventionnelle, profondément soucieuse du bien et du mal———pourtant, pourtant ....un FEU COUVE, tout EXPLOSE soudain sous cette surface brillante et policée où chacun est à sa place, immuablement .... «  La colère est le garde du corps de la peur. » L'auteur construit habilement une comédie de moeurs ironique , intelligente, bâtit une critique fine , acerbe ,éloquente , sans en avoir l'air ....de cette société américaine, cette sorte de « Bulle Idéale » si trompeuse.... Elle dépeint avec finesse et ingéniosité tout une galerie de personnages où les femmes ont la part belle, rapports sociaux et familiaux d'aujourd'hui, questions fondamentales : mère porteuse, femme carriériste ou au foyer, désir d'enfant, adolescente fugueuse, Yzzy excentrique en décalage avec sa fratrie, secrets et non - dits, sexualité, apparences, ambitions, origines, accident, relations mère - fille, vie de bohème , art de la photographie ... C'est un roman social passionnant , Intrigant , lumineux, subtil, bien écrit, riche... Que dire après toutes ces critiques ? Cet ouvrage revêt une apparence tranquille au coeur d'une banlieue chic et paisible où rien ne dépasse: Tout est lisse, planifié, dans un ordre immuable, à l'image de la famille d'Elena Richardson, femme bien rangée, sûre d'elle et de ses valeurs——-intransigeante,conventionnelle, profondément soucieuse du bien et du mal———pourtant, pourtant ....un FEU COUVE, tout EXPLOSE soudain sous cette surface brillante et policée où chacun est à sa place, immuablement .... «  La colère est le garde du corps de la peur. » L'auteur construit habilement une comédie de moeurs ironique , intelligente, bâtit une critique fine , acerbe ,éloquente , sans en avoir l'air ....de cette société américaine, cette sorte de « Bulle Idéale » si trompeuse.... Elle dépeint avec finesse et ingéniosité tout une galerie de personnages où les femmes ont la part belle, rapports sociaux et familiaux d'aujourd'hui, questions fondamentales : mère porteuse, femme carriériste ou au foyer, désir d'enfant, adolescente fugueuse, Yzzy excentrique en décalage avec sa fratrie, secrets et non - dits, sexualité, apparences, ambitions, origines, accident, relations mère - fille, vie de bohème , art de la photographie ... C'est un roman social passionnant , Intrigant , lumineux, subtil, bien écrit, riche en interrogations et rebondissements qui résonneront longtemps en nous après la lecture. On ne lâche pas cet ouvrage addictif abouti : on ne s'ennuie pas une seconde mais mieux vaut laisser aux lecteurs le plaisir de la découverte de tous ces personnages hauts en couleur merveilleusement décrits ... Je pense lire le premier ouvrage de cette auteure que je ne connaissais pas . Aux éditions Sonatine . Le hasard des choix de la médiathèque.
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  • nameless Posté le 15 Novembre 2019
    Parce que les meilleures communautés sont planifiées contrairement à celles qui se développent au hasard, Shaker Heights, banlieue de Cleveland créée en 1912 par un utopiste, a organisé puis policé la vie de ses résidents dans les moindres détails, jusqu'aux couleurs des façades de maisons et hauteur du gazon dans les jardins. A la fin des années 60, elle a représenté une sorte de paradis pour jeunes idéalistes comme Bill et Elena Richardson, qui y vivent et y élèvent leurs quatre enfants, dans le sillage des parents d'Elena, éduquée pour suivre des règles et persuadée que le fonctionnement du monde dépend de sa capacité à s'y conformer. Mais le problème avec les règles, c'est qu'elles supposent une bonne et une mauvaise manière d'agir. Alors qu'en fait, le plus souvent, il y a des manières différentes de faire dont aucune n'est totalement bonne ou mauvaise et qu'il n'y a rien pour indiquer de quel côté de la ligne de démarcation l'on se trouve. C'est ce que découvre peu à peu Elena, après l'arrivée de sa nouvelle locataire, Mia, accompagnée de sa fille Pearl, qui se moquent de ce que les autres pensent d'elles, ce qui les rend dangereuses. Au cours des... Parce que les meilleures communautés sont planifiées contrairement à celles qui se développent au hasard, Shaker Heights, banlieue de Cleveland créée en 1912 par un utopiste, a organisé puis policé la vie de ses résidents dans les moindres détails, jusqu'aux couleurs des façades de maisons et hauteur du gazon dans les jardins. A la fin des années 60, elle a représenté une sorte de paradis pour jeunes idéalistes comme Bill et Elena Richardson, qui y vivent et y élèvent leurs quatre enfants, dans le sillage des parents d'Elena, éduquée pour suivre des règles et persuadée que le fonctionnement du monde dépend de sa capacité à s'y conformer. Mais le problème avec les règles, c'est qu'elles supposent une bonne et une mauvaise manière d'agir. Alors qu'en fait, le plus souvent, il y a des manières différentes de faire dont aucune n'est totalement bonne ou mauvaise et qu'il n'y a rien pour indiquer de quel côté de la ligne de démarcation l'on se trouve. C'est ce que découvre peu à peu Elena, après l'arrivée de sa nouvelle locataire, Mia, accompagnée de sa fille Pearl, qui se moquent de ce que les autres pensent d'elles, ce qui les rend dangereuses. Au cours des premières pages, on peut penser à desperate housewives, mais non. Dans les chapitres suivants, on attend vaguement un barbecue entre voisins comme dans les romans de Liane Moriarty, mais non. Le roman de Celeste Ng est bien davantage qu'une énième resucée sur le mal-être des bourgeoises de banlieues favorisées aux Etats-Unis ou en Australie. Petit à petit, le roman s'éloigne des lieux communs, pour aborder des thématiques éternellement d'actualité : qu'est-ce qu'être une bonne mère ? Et qu'est-ce qu'une mère, biologique ou adoptive ? Peut-on choisir sa famille ? Suffit-il d'offrir une Barbie asiatique ou cuisiner des nouilles chinoises pour entretenir chez une fillette adoptée sa culture originelle ? Le but de l'adoption est de fournir un nouveau foyer aux enfants qui n'ont pas de famille. Mais que se passe-t-il lorsque l'enfant en a déjà une ? Et enfin et peut-être surtout, a-t-on le droit d'avoir envie d'un avenir qui ne contient pas une grande maison avec une grande pelouse et une belle voiture pour aller au travail dans un bureau ? Sommes-nous prêts à accepter chez d'autres, d'autres choix ou libertés que les nôtres ? Dans la famille Richardson, sous la surface brillante et polie, couve un feu qui attend une étincelle représentée par Mia et Pearl même si c'est Izzy, la plus indomptable, fougueuse et sauvage enfant Richardson qui tient l'allumette, mais au terme de quel cheminement ? Et comme après un feu de forêt, sur la terre calcinée et noire mais plus riche, repartent des pousses vertes. Un beau roman, émouvant, profond, riche, débordant d'humanité. Merci à l'auteure.
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  • Brooklyn_by_the_sea Posté le 8 Novembre 2019
    Je dois reconnaître que ce roman m'a agacée, mais c'est sans doute parce que la thématique à la "Desperate Housewives" ne m'attire plus (ce que j'ai découvert en lisant ce livre). On se retrouve donc dans une communauté "idyllique" de l'Ohio, bien WASP, bien propre, bien régie par des règles bien votées par tous, et où il fait bon vivre, etc. etc. Et voilà que débarque une artiste photographe qui, juste en assumant son altérité, va mettre à mal le conformisme ambiant. Je crois que j'ai simplement passé l'âge de me satisfaire de ce genre de chronique mordante. Car Celeste Ng décrit avec jubilation les travers de ces "protestants anglo-saxons blancs", allant jusqu'à perdre parfois la maîtrise de son roman (certaines transitions un peu abruptes entre les personnages et/ou les événements m'ont laissée perplexe). Néanmoins, il reste quelques protagonistes attachants, et l'adolescence est dépeinte avec sensibilité. L'ensemble se lit agréablement, mais à mon sens, ça manque de profondeur et de férocité. J'avais été beaucoup plus touchée par le précédent ouvrage de Celeste Ng, qui évoquait, de façon forte et émouvante, l'immigration chinoise aux USA et son désir fou d'intégration -et de "normalité". Mais je prends quand même rendez-vous pour son 3ème roman.

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