Lisez! icon: Search engine
Lizzie
EAN : 9791036613470
Façonnage normé : MP3
Durée : 420 min

Le sel de tous les oublis

Date de parution : 12/11/2020
Une exploration mystique de la nature humaine

Lorsqu’une femme claque la porte et s’en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l’apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l’instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l’errance,...

Lorsqu’une femme claque la porte et s’en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l’apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l’instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l’errance, quitte tout pour partir sur les chemins. Des rencontres providentielles jalonnent sa route : nain en quête d’affection, musicien aveugle au chant prophétique, vieux briscards, galériens convalescents et simples d’esprit le renvoient constamment aux rédemptions en lesquelles il refuse de croire. Jusqu’au jour où il est rattrapé par ses vieux démons.
À travers les pérégrinations d’un antihéros mélancolique, flanqué d’une galerie de personnages hors du commun, Yasmina Khadra nous offre une méditation sur la possession et la rupture, le déni et la méprise, et sur la place qu’occupent les femmes dans les mentalités obtuses.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9791036613470
Façonnage normé : MP3
Durée : 420 min
Lizzie
En savoir plus
PRIX CONSEILLÉ
19.99 €
Acheter sur Lizzie

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • BlandineBergeret Posté le 9 Janvier 2022
    Choqué. Dévasté. Tel est l'état d'Adem quand sa femme lui apprend qu'elle le quitte. Il abandonne sa vie, sa maison, son métier d'enseignant pour prendre la route. Je l'ai suivi dans sa traversée du désert, espérant qu'il se relève, qu'il finisse par rebondir, se relever plutôt que d'errer telle une âme en peine, seul et solitaire. Perdu et perclus d'une douleur infinie. D'une souffrance sans fond. Des rencontres jalonnent son chemin, des possibilités d'un lendemain, mais Adem nous offre son désespoir, son arrogance et sa misanthropie sans faillir chaque jour qui passe. Un livre sombre, dans une Algérie qui panse ses blessures au lendemain de son indépendance, au même titre que notre antihéros, meurtri et habité par ses fantômes.
  • fcathp Posté le 1 Janvier 2022
    Livre étrange car le " héros" est un personnage antipathique, qui repousse les autres malgré leurs bonnes intentions et leurs actions en sa faveur. Malgré tout cette histoire de non rédemption m'a tenue en haleine jusqu'au bout et j'ai beaucoup aimé le style.
  • maryjane Posté le 18 Novembre 2021
    Le style, l'expression, les phrases si bien construites et imagées, m'ont toujours épatée chez Yasmina Khadra pour lequel j'ai la plus grande admiration. J'ai eu moins de plaisir à lire "Le sel de tous les oublis" d'un noir total, mais riche d'enseignements sur la mentalité, le ressenti, les préjugés et la culture des Algériens tout juste sortis de la période coloniale. J'ai beaucoup aimé cet aspect du roman, moins la posture résolument négative du héros envers les autres et envers lui-même. Je n'ai pas compris cette auto-flagellation permanente.
  • Stelphique Posté le 31 Octobre 2021
    Ce que j’ai ressenti: « Tu crois qu’on peut sécher la mer? » Je ne sais pas, mais je sais que certains hommes peuvent avoir le cœur desséché, se mettre du sel, encore et encore, sur la plaie et sombrer dans des eaux troubles. Je sais aussi qu’on peut arriver à s’enfermer tout seul, même en étant libre. J’imagine très bien l’oubli. L’oubli de soi, des autres, de tout, de l’essentiel. Je sais que la solitude et la négativité font des héros taciturnes, et pourtant, Adem Naît-Gacem restera dans ma mémoire. Parce que des fois, ils s’en vont tout simplement. Par manque de courage, d’intérêt, d’amour, les jours heureux s’en vont. Les êtres humains, aussi. Reste alors le vide, le sel sur la plaie, la fuite en avant…Adem Naït-Gacem est un homme brisé. En perdant sa femme, il perd l’envie d’être, de donner, de recevoir. Je l’ai donc suivi jusqu’au bout de son errance et ses interrogations sur un chemin très sombre, peuplé de chimères et de fantômes. Il ne reste, certes, plus rien des jours heureux, mais en devenant un vagabond aigri, il fera des rencontres étonnantes et me mettra face à mes propres questionnements. Il est des jours comme ça, où... Ce que j’ai ressenti: « Tu crois qu’on peut sécher la mer? » Je ne sais pas, mais je sais que certains hommes peuvent avoir le cœur desséché, se mettre du sel, encore et encore, sur la plaie et sombrer dans des eaux troubles. Je sais aussi qu’on peut arriver à s’enfermer tout seul, même en étant libre. J’imagine très bien l’oubli. L’oubli de soi, des autres, de tout, de l’essentiel. Je sais que la solitude et la négativité font des héros taciturnes, et pourtant, Adem Naît-Gacem restera dans ma mémoire. Parce que des fois, ils s’en vont tout simplement. Par manque de courage, d’intérêt, d’amour, les jours heureux s’en vont. Les êtres humains, aussi. Reste alors le vide, le sel sur la plaie, la fuite en avant…Adem Naït-Gacem est un homme brisé. En perdant sa femme, il perd l’envie d’être, de donner, de recevoir. Je l’ai donc suivi jusqu’au bout de son errance et ses interrogations sur un chemin très sombre, peuplé de chimères et de fantômes. Il ne reste, certes, plus rien des jours heureux, mais en devenant un vagabond aigri, il fera des rencontres étonnantes et me mettra face à mes propres questionnements. Il est des jours comme ça, où la rencontre se fait. Comme un appel, une évidence. La rencontre avec un livre, un personnage, un auteur, et ça marche. Parce que c’est le bon moment…Parce que sur la route de l’errance, ce bout de chemin ensemble, c’est mettre des mots sur l’amertume et réfléchir sur la volonté d’agir ou pas. De parler ou pas. De ruminer ou pas. Et c’est bien. Ce temps d’arrêt, ça permet de voir les mains tendues, les coups de pouces du destin, l’importance de la culture, l’ivresse de la poésie, l’essentiel de la vie. J’ai aimé ce conte initiatique, parce qu’il s’éloignait du merveilleux, qu’il racontait ces moments compliqués qu’on traverse, à un moment ou à un autre et qu’il faut affronter. J’ai aimé la résonance de la poésie et l’étrange écho de la marginalité. Et j’ai aimé le voyage. L’Algérie fragile, fébrile, belle, vivante, possible. Il y avait quelque chose dans cette histoire de mystérieux et d’intense, comme si, sous la douleur, il allait jaillir de l’eau ou du feu. Qu’il n’en tenait souvent à pas grand-chose, que d’un seul être souvent…Peut-être, celui qui tient en main, son destin ou le livre…Je vous laisse méditer là-dessus, et je vais voir si je peux pomper la mer ou ramener sur la rive, les quelques rêves que j’aurai laissé tomber à l’eau ou Le Sel de tous les oublis… « Tout ce que tu vois, c’est que du bruit et du vent, des turbulences qu’on ne fait que traverser pour aller à l’air libre. »
    Lire la suite
    En lire moins
  • Thomas_Harnois Posté le 24 Octobre 2021
    Avec « le sel de tous les oublis » Yasmina Khadra nous enchante encore en nous emmenant dans un véritable conte initiatique dans lequel un homme brisé rencontre sur son chemin de douleurs milles aventures et personnages pittoresques, pour la plupart des marginaux attachants comme Mika le nain, Laid le malade amnésique ou un duo de cousins cantonniers digne de Laurel et Hardy. Avec en toile de fond un pays instable et fragile, meurtri par la guerre d'Indépendance, Adem qui contient quelques similitudes avec l'écrivain (origine modeste, ascension sociale, intellectuel) accomplit son douloureux chemin d'expiation et finit par trouver la paix. Une oeuvre superbe illuminée par le style coloré, puissant, poétique et parfois humoristique d'un des plus grands écrivains de langue française !
LA NEWSLETTER LIZZIE, POUR QUE VOS LIVRES S'ÉCOUTENT AUSSI !
Avec Lizzie, les livres ont trouvé leur voix. Chaque semaine, laissez-vous transporter au cœur de nos nouveautés.