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La Découverte
EAN : 9782707192189
Façonnage normé : RELIE-ALB.
Nombre de pages : 440
Format : 160 x 235 mm

L'Odyssée

Édition illustrée

,

Philippe Jaccottet (traduit par)
Date de parution : 03/11/2016
Sur le modèle des « hors-série » inauguré en 2015 avec L'usage du monde de Nicolas Bouvier, voici la superbe traduction de référence de L'Odyssée par Philippe Jaccottet accompagnée, pour cette édition grand format, de 25 pastels originaux de Julien Chabot. Elle est complétée par le bel essai de l'historien François Hartog, Des lieux et des hommes, qui parcourt l'espace géographique et maritime, mental et poétique du monde d'Ulysse.
« Ô Muse, conte-moi l'aventure de l'Inventif :
celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra,
voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d'usages,
souffrant beaucoup d'angoisse dans son âme sur la mer
pour défendre sa vie et le retour de ses marins
sans en pouvoir sauver un seul, quoi qu'il en eût :
par leur...
« Ô Muse, conte-moi l'aventure de l'Inventif :
celui qui pilla Troie, qui pendant des années erra,
voyant beaucoup de villes, découvrant beaucoup d'usages,
souffrant beaucoup d'angoisse dans son âme sur la mer
pour défendre sa vie et le retour de ses marins
sans en pouvoir sauver un seul, quoi qu'il en eût :
par leur propre fureur ils furent perdus en effet,
ces enfants qui touchèrent aux troupeaux du dieu d'En-Haut,
le Soleil qui leur prit le bonheur du retour ...
À nous aussi, Fille de Zeus, conte un peu ces exploits ! »

Ainsi s'ouvre le premier des vingt-quatre chants de L'Odyssée - mais faut-il présenter ce « très vieux poème » ? La superbe traduction (en vers) de Philippe Jaccottet fait revivre l'épopée d'Homère, qui vient « à son lecteur ou, mieux peut-être, à son auditeur un peu comme viennent à la rencontre du voyageur ces statues ou ces colonnes lumineuses dans l'air cristallin de la Grèce... ». D'après la tradition antique, Homère, l'aède aveugle, aurait vécu au IXe siècle avant J.-C. et serait l'auteur de cette épopée universellement connue, composée après L'Iliade.

Cette traduction de référence est accompagnée, pour cette édition grand format, de pastels originaux de Julien Chabot. Elle est complétée par le bel essai de l'historien François Hartog, Des lieux et des hommes, qui parcourt l'espace géographique et maritime, mental et poétique du monde d'Ulysse.
 
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EAN : 9782707192189
Façonnage normé : RELIE-ALB.
Nombre de pages : 440
Format : 160 x 235 mm
La Découverte

Ils en parlent

Faut-il présenter ce très vieux poème ? La superbe traduction de Philippe Jaccottet fait revivre l'épopée d'Homère qui vient à son lecteur ou, mieux peut-être, à son auditeur un peu comme viennent à la rencontre du voyageur ces statues ou ces colonnes lumineuses dans l'air cristallin de la Grèce...
La Semaine du Roussilon
L’Odyssée,cette épopée de l ’errance, est aussi une histoire d’hospitalité. Celle de Nausicaa, par exemple, qui fait donner ici à Ulysse vêtements, nourriture et boissons. Accueillir l ’étranger, c'est alors respecter les dieux. Être humain, en somme. Au contraire de Polyphème, monstre cyclope, qui se nourrit des migrants,
Louis Chevaillier / Le 1

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Pluiedor Posté le 12 Janvier 2022
    L'odyssée, c'edt le récit du retour d'Ulysse chez lui à Ithaque, après les dix ans qu'il a passes à guerroyer à Troie. Malheureusement, lors de la première étape de son voyage, Ulysse rencontre le cyclope Polypheme, qui est un mangeur d'hommes. Pour se sauver et sauver ses compagnons, Ulysse enivre le monstre et crevé son oeil unique. Mais le cyclope est fils de Poséidon et ce dieu va empêcher Ulysse de rentrer chez lui pendant dix ans. Au fil des naufragés et des péripéties, Ulysse va perdre tous ses compagnons. Il sera captif de Circé la magicienne, puis de la nymphe Calypso qui, au bout de sept ans, recevra l'ordre de Zeus de libérer Ulysse. Après un ultime naufrage, Ulysse est accueilli par la princesse Nausicaa. Son père, le roi Alcinoos lui demande de leur faire le récit de son retour et fait armer un vaisseau pour le reconduire à Ithaque. De retour dans son île, Ulysse rencontre le porche Eumee et son fidèle chien, puis Telemaque, son fils qui était bébé quand il est parti à la guerre. Las, il découvre que sa maison fourmille de prétendants, que Pénélope a réussi à repousser jusqu'à présent (sa tapisserie, oui!) Après un dernier exploit, Ulysse va pouvoir reprendre... L'odyssée, c'edt le récit du retour d'Ulysse chez lui à Ithaque, après les dix ans qu'il a passes à guerroyer à Troie. Malheureusement, lors de la première étape de son voyage, Ulysse rencontre le cyclope Polypheme, qui est un mangeur d'hommes. Pour se sauver et sauver ses compagnons, Ulysse enivre le monstre et crevé son oeil unique. Mais le cyclope est fils de Poséidon et ce dieu va empêcher Ulysse de rentrer chez lui pendant dix ans. Au fil des naufragés et des péripéties, Ulysse va perdre tous ses compagnons. Il sera captif de Circé la magicienne, puis de la nymphe Calypso qui, au bout de sept ans, recevra l'ordre de Zeus de libérer Ulysse. Après un ultime naufrage, Ulysse est accueilli par la princesse Nausicaa. Son père, le roi Alcinoos lui demande de leur faire le récit de son retour et fait armer un vaisseau pour le reconduire à Ithaque. De retour dans son île, Ulysse rencontre le porche Eumee et son fidèle chien, puis Telemaque, son fils qui était bébé quand il est parti à la guerre. Las, il découvre que sa maison fourmille de prétendants, que Pénélope a réussi à repousser jusqu'à présent (sa tapisserie, oui!) Après un dernier exploit, Ulysse va pouvoir reprendre sa place chez lui. J'ai préféré l'odyssée à l'iliade. Il y a de belles rencontres (de monstres, notamment). Les dieux continuent d'intervenir et empêche le retour d'Ulysse.
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  • crisiro22 Posté le 4 Novembre 2021
    L'Odyssée nous raconte le retour d'Ulysse chez lui après dix années de combat en guerre de Troie. Pénélope son épouse et son fils Télémaque attendent son retour. Après de nombreux périple, Ulysse arrive à Ithaque sous l'apparence d'un mendient. Il n'est pas reconnu par Pénélope et Télémaque mais bien par sa nourrice à qui il demande de garder le secret. Les prétendants de Pénélope étaient invités à utiliser l'arc d'Ulysse et décocher une flèche à travers l'oeil de douze haches alignées, comme Ulysse savait le faire ; celui-là, Pénélope le prendrait comme époux. Les prétendants tiraient et finalement Ulysse se montra le seul capable de tirer corde et flèche tant il fallait de la force pour manier cet arc. Il fut reconnu ainsi par les prétendants ainsi que par Pénélope et son fils Télémaque.
  • JBLM Posté le 28 Octobre 2021
    Là où l'Iliade était plutôt un poème de l'amitié, l'Odyssée est plutôt un poème de l'hospitalité. On en apprend effectivement la dimension sacrée, mais également les abus qui ne doivent pas être tolérés en son nom. C'est également un poème de la fidélité, à travers les figures de Télémaque, Pénélope et de quelques serviteurs. Curieusement, les pérégrinations d'Ulysse qu'on associe en premier lieu à l'oeuvre, au point qu'odyssée est rentré dans le langage courant comme synonyme de périple, ne représente qu'une part mineure de l'oeuvre. Un gros passage à vide a lieu entre le moment où Ulysse repose le pied sur son île et le moment où il se venge effectivement des prétendants de Pénélope et des serviteurs félons. Le déterminisme des dieux occupe une place beaucoup moins importante que dans l'Iliade. Il se contente d'encadrer l'oeuvre par deux décisions de Zeus, et de quelques actions anecdotiques de Poséïdon et Athéna. Par conséquent, l'identification aux personnages est plus accessible, contrairement aux héros de l'Iliade qui se contentent de suivre un destin préétabli. Si certains aspects moraux sont discutables selon nos critères actuels (non-discrimination dans le massacre des prétendants, fidélité obligatoire de l'épouse mais pas de l'époux, cruauté gratuite), cette... Là où l'Iliade était plutôt un poème de l'amitié, l'Odyssée est plutôt un poème de l'hospitalité. On en apprend effectivement la dimension sacrée, mais également les abus qui ne doivent pas être tolérés en son nom. C'est également un poème de la fidélité, à travers les figures de Télémaque, Pénélope et de quelques serviteurs. Curieusement, les pérégrinations d'Ulysse qu'on associe en premier lieu à l'oeuvre, au point qu'odyssée est rentré dans le langage courant comme synonyme de périple, ne représente qu'une part mineure de l'oeuvre. Un gros passage à vide a lieu entre le moment où Ulysse repose le pied sur son île et le moment où il se venge effectivement des prétendants de Pénélope et des serviteurs félons. Le déterminisme des dieux occupe une place beaucoup moins importante que dans l'Iliade. Il se contente d'encadrer l'oeuvre par deux décisions de Zeus, et de quelques actions anecdotiques de Poséïdon et Athéna. Par conséquent, l'identification aux personnages est plus accessible, contrairement aux héros de l'Iliade qui se contentent de suivre un destin préétabli. Si certains aspects moraux sont discutables selon nos critères actuels (non-discrimination dans le massacre des prétendants, fidélité obligatoire de l'épouse mais pas de l'époux, cruauté gratuite), cette lecture est très bénéfique du point de vue du rapport filial, de la ruse ou du rapport à l'autre (étranger, mendiant).
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  • lebelier Posté le 27 Octobre 2021
    Que dire encore de l'histoire de "l'inventif", du "héros aux mille ruses" sinon que l'Odyssée est une oeuvre sur laquelle on ne cesse de revenir, oeuvre universelle avec un héros et des épreuves que narre un visionnaire aveugle avec toute la force de son imagination. "L'importance d'une oeuvre se mesure à sa postérité", écrit Pierre Bergounioux dans "Jusqu'à Faulkner" et l'Odyssée , premier récit écrit en vers et en vingt-quatre chants a inspiré toute la littérature qui a suivi jusqu'au "Ulysse" de Joyce, il y a un siècle seulement. C'est justement en parallèle à cette lecture que j'ai relu l'Odyssée dans cette traduction de Philippe Jaccottet, d'une rare fluidité, avec un rythme et des trouvailles comme seul un poète est capable de les produire. Cette édition est d'ailleurs largement annotée, quand il le faut, par le traducteur. Il s'adresse aux hellénistes (ce que je ne suis pas) mais tout le monde est renseigné sur l'origine du texte, sur les choix de traductions, sur les mots ou tournures inconnus avec lesquels il faut trouver une solution. Et puis, on lit un peu de grec, ça ne peut pas faire de mal! Bien sûr si l'on considère le récit pur, on a déjà... Que dire encore de l'histoire de "l'inventif", du "héros aux mille ruses" sinon que l'Odyssée est une oeuvre sur laquelle on ne cesse de revenir, oeuvre universelle avec un héros et des épreuves que narre un visionnaire aveugle avec toute la force de son imagination. "L'importance d'une oeuvre se mesure à sa postérité", écrit Pierre Bergounioux dans "Jusqu'à Faulkner" et l'Odyssée , premier récit écrit en vers et en vingt-quatre chants a inspiré toute la littérature qui a suivi jusqu'au "Ulysse" de Joyce, il y a un siècle seulement. C'est justement en parallèle à cette lecture que j'ai relu l'Odyssée dans cette traduction de Philippe Jaccottet, d'une rare fluidité, avec un rythme et des trouvailles comme seul un poète est capable de les produire. Cette édition est d'ailleurs largement annotée, quand il le faut, par le traducteur. Il s'adresse aux hellénistes (ce que je ne suis pas) mais tout le monde est renseigné sur l'origine du texte, sur les choix de traductions, sur les mots ou tournures inconnus avec lesquels il faut trouver une solution. Et puis, on lit un peu de grec, ça ne peut pas faire de mal! Bien sûr si l'on considère le récit pur, on a déjà beaucoup des éléments qui vont servir les romanciers : le changement de voix d'abord. Ulysse conte ses hauts-faits chez Alcinoos, le prince Phéacien qui l'a hébergé après son naufrage. Il sort de sa captivité chez Calypso. Et c'est là qu'il déploie déjà une partie de son génie, de son humanité tout en flattant la nymphe : "Pardonne-moi, royale nymphe! Je sais moi aussi tout cela; je sais que la très sage Pénélope n'offre aux regards ni ta beauté ni ta stature: elle est mortelle, tu ignores l'âge et la mort. Et néanmoins, j'espère, je désire à tout moment Me retrouver chez moi et vivre l'heure du retour." (V, 215-220) Un narrateur parallèle raconte le voyage de Télémaque, à la recherche de son père chez Nestor puis chez Ménélas. La quête du père est devenu un lieu commun de la littérature moderne aussi. Puis, la structure avec ses pauses et ses rebondissements, si le héros se repose sur les rivages qui l'accueillent, c'est pour mieux repartir et accomplir sa mission. Homère fait traîner Ulysse à Ithaque qui doit reconnaître les fidèles déguisé en mendiant crasseux, d'abord chez Eumée, le porcher puis dans sa propre maison, raillé par les prétendants, décrits comme de jeunes gommeux ambitieux. On peut dire que Homère ménage son suspense -comme dans un roman policier- et chaque insulte, chaque coup donné aux faibles prépare le sang bouillonnant du lecteur comme il prépare Ulysse à la vengeance. Quand elle arrive enfin au Chant XXII, on a presque honte d'éprouver une joie sadique à la description extrêmement réaliste du massacre des prétendants et d'Antinoos, le plus bravache, en particulier: "Ulysse tira et le frappa de sa flèche à la gorge, la pointe traversa de part en part la tendre nuque. Il bascula, la coupe lui tomba des mains, frappé d'un trait, un flot épais jaillit, par ses narines, de sang humain; d'un mouvement brusque du pied il renversa la table, les mets se répandirent par terre, le pain, les viandes rôties furent souillées." (XXII, 15-21) C'est ce qu'on appelle rendre gorge. Après s'être goinfré éhontément au détriment d'Ulysse, avoir convoité sa femme, avoir méprisé faibles et gueux, Antinoos -pense-t-on à ce stade du récit- est bien où il est. C'est bien fait pour lui! Et pour tous les autres, prétendants sangsues et servantes dévoyées. L'Odyssée a une valeur morale, celle de la justice voulue par les dieux. Pour montrer encore si besoin était l'impact de l'Odyssée sur la littérature, on peut aussi penser aux contes. Les dieux sont soit hostiles à Ulysse soit l'aident de leur mieux. Poséidon lui en veut depuis la guerre de Troie et cherche à le faire périr en mer mais Pallas-Athéna lui vient en aide jusqu'au bout, changeant d'apparence, influant le destin du héros en ralentissant le temps ou en le conseillant sous la forme de Mentor. Il y a donc du fantastique et surtout du merveilleux dans l'Odyssée, comme dans les contes. On pourrait rajouter les monstres fabuleux (Cyclope, sirènes..), les êtres étranges (Lotophages, Circée…). La lecture est elle-même une Odyssée. Il ne faut pas se perdre sur la carte. On suit Ulysse comme sur un GPS. Il vient d'aborder ici; il repart de là jusqu'au débarquement en Ithaque, il y a du mouvement marin, des pertes humaines , souvent dues à la cupidité des hommes. On converse comme dans une pièce de théâtre. Souvent on a l'impression que le narrateur est une espèce de dieu qui tutoie les personnages : "Porcher Eumée, tu lui répondis ceci…". Il y a de tout pour créer un monde littéraire, tous les genres (épopée, poésie, théâtre, récit à suspense, conte moral…), seuls les deux derniers chants semblent un peu bâclés, selon Philippe Jaccottet et j'en suis assez d'accord. Mais tout le reste est tellement inspiré, qu'on pardonne tout à Homère! Et quand on a finit ce festin littéraire, on dit avec Athéna : "Le jour descend déjà vers les ombres: c'est indécence que de traîner même au festin des dieux : il faut partir." (III, 335-336) ou avec Pénélope: " Ne m'en veux pas, Ulysse, toi qui fus toujours le plus sensé des hommes : les dieux nous ont élus pour le malheur, nous enviant la douceur de rester auprès l'un de l'autre pour goûter la jeunesse et atteindre le seuil de l'âge." (XXIII, 209-212)
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  • ochristian Posté le 10 Octobre 2021
    Après avoir lu Circé de Madeline Miller, j'ai eu l'envie de me plonger dans l'Odyssée du grand poète Homère. Bien sûr on connait l'histoire, du moins quelques passages apris à l'école mais prendre le temps de lire vraiment de bout en bout ce texte vieux de plus de 3000 ans est un véritable bienfait pour le lecteur ayant soif d'émotions et de grandes et belles histoires.. Tout y est, l'intrigue, la jalousie, les colères des Dieux et des hommes, Homère maitrisait déjà tous ces ingrédients qui font les grandes sagas qui traversent le temps. Les classiques ont ceci de déroutant on croit les connaîtres et lorsqu'on les parcours humblement on se surprend à enfin comprendre pourquoi ils sont restés des textes inoubliables, l'Odyssée d'Ulysse intemporelle et si magnifique, n'hésitons pas à la dévorer de la première à la toute dernière page.
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