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EAN : 9782264074843
Code sériel : 5501
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Les chevelues

Collection : Grands Détectives
Date de parution : 19/09/2019
Dans la paisible cité de Lugdunum Convenarum, une vague de crimes ravive les haines et fait vaciller le fragile équilibre de la toute nouvelle Pax Romana.

Au pied de l'actuel Saint-Bertrand-de-Comminges, dans la paisible civitas de Lugdunum Convenarum, une vague de crimes ravive les haines et fait vaciller le fragile équilibre de la toute nouvelle Pax Romana. Valerius Falco n'a que quelques jours pour mener son enquête avant l'arrivée de la légion romaine dépêchée de Tolosa.
 
EAN : 9782264074843
Code sériel : 5501
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • RocketBabyDolls Posté le 10 Décembre 2019
    Un roman historique court, trop court sans doute, qui aurait mérité un développement supplémentaire de certains aspects. Il est agréable à lire, le style est facile d'accès, cependant la trame principale est quelque peu légère, on a l'impression qu'il manque quelque chose, on aurait aimé aller plus loin dans l'enquête, les motivations, les sentiments des personnages. Il reste néanmoins une lecture agréable dont on en aurait voulu un peu plus.
  • MAPATOU Posté le 25 Septembre 2019
    70 ans après la naissance d’Astérix, » Les chevelues » nous entraîne dans la Gaule romaine.Mais la cité de Lugdunum Convenarum, dans les Pyréenées, n’est pas le village des irréductibles gaulois ! La Pax Romana s’est installée depuis quelques années, la cité semble vivre en bonne intelligence : d’un côté les patriciens, leurs esclaves, leurs artisans ; de l’autre les gaulois. Ces deux mondes ne se mélangent pas mais le chef gaulois, Gedemo participe aux réunions du Quatuorvirat (que l’on pourrait comparer à un conseil municipal) présidé par Hadrianus, ancien sénateur exilé car tombé en disgrâce aux yeux de l’empereur Auguste. Or, un matin, le corps sans vie de Cracius Vespasianus, fils d’un aristocrate romain, est retrouvé au sommet d’une colline. Le jeune homme était connu pour sa vie de débauche. Il a été poignardé dans le dos par une arme gauloise. Hadrianus confie l’enquête au centurion Valerius Falco, tout en lui ordonnant de cacher l’arme du crime et de mentir sur l’origine de la blessure mortelle. Ceci afin de ne pas déclencher des troubles entre les deux communautés. D’autres meurtres vont survenir dans les jours qui suivent : les victimes sont toutes des amis proches de Cracius. Valerius va tenter tant bien que... 70 ans après la naissance d’Astérix, » Les chevelues » nous entraîne dans la Gaule romaine.Mais la cité de Lugdunum Convenarum, dans les Pyréenées, n’est pas le village des irréductibles gaulois ! La Pax Romana s’est installée depuis quelques années, la cité semble vivre en bonne intelligence : d’un côté les patriciens, leurs esclaves, leurs artisans ; de l’autre les gaulois. Ces deux mondes ne se mélangent pas mais le chef gaulois, Gedemo participe aux réunions du Quatuorvirat (que l’on pourrait comparer à un conseil municipal) présidé par Hadrianus, ancien sénateur exilé car tombé en disgrâce aux yeux de l’empereur Auguste. Or, un matin, le corps sans vie de Cracius Vespasianus, fils d’un aristocrate romain, est retrouvé au sommet d’une colline. Le jeune homme était connu pour sa vie de débauche. Il a été poignardé dans le dos par une arme gauloise. Hadrianus confie l’enquête au centurion Valerius Falco, tout en lui ordonnant de cacher l’arme du crime et de mentir sur l’origine de la blessure mortelle. Ceci afin de ne pas déclencher des troubles entre les deux communautés. D’autres meurtres vont survenir dans les jours qui suivent : les victimes sont toutes des amis proches de Cracius. Valerius va tenter tant bien que mal de débusquer le coupable, la tâche lui étant rendue difficile par Hadrianus, qui cherche à protéger sa situation personnelle et les familles des défunts qui ne veulent pas être importunées. La situation va se compliquer quand le propreteur Rufus Riego est envoyé de Tolosa avec une garnison de renfort pour trouver un coupable. Les choses sont très claires pour lui : le coupable ne peut être que gaulois. Valerius arrivera-t-il à trouver le coupable avant que la situation ne dégénère et que la paix ne vole en éclats ? Etre transportée au temps de la Gaule était très dépaysant . Déjà par certains termes de vocabulaire qui m’ont renvoyée à mes lointains cours de latin..même si je dois avouer que le lexique placé judicieusement en dernière page m’a beaucoup aidée ! Et puis, je me suis aperçue que j’avais totalement oublié, ou en tout cas ne le percevait plus comme tel, que la Gaule avait été colonisée par Rome : » Je ne doute plus de notre capacité à dominer et à tenir. Mais nous le faisons avec tant de violence que je doute que le prix à payer pour les peuples que nous occupons soit justifié. Je comprends mieux, maintenant, pourquoi Rome règne sur le monde connu. Elle conquiert, certes, mais va au-delà. Une fois un territoire soumis, si éloigné soit-il, elle n’a pas son pareil pour étendre ses tentacules. Elle envoie d’abord ses soldats, puis ses marchands et enfin son administration. Briser, séduire et tenir. » Ce que j’ai trouvé intéressant dans ce roman, c’est le questionnement du centurion Valerius par rapport à Rome, son mode de fonctionnement, son rapport avec les aristocrates, leurs mensonges, leurs bassesses, son désenchantement quant à sa vie de militaire toujours loin de chez lui : « Le service de Rome m’a appelé loin de vous, a exigé de moi ce sacrifice. Et si cela n’avait été que pour la gloire de quelques-uns, si cela m’apparaissait aujourd’hui comme une supercherie, après toutes ces années passées à croire en une vérité pour laquelle j’ai abandonné les miens. Tout est si confus. Je suis las de cette vie mais je n’en connais pas d’autre. » » Les chevelues » est un polar original par le choix de la période historique. Epoque que l’on a quelque peu oubliée. A redécouvrir.
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  • Azeline Posté le 21 Avril 2019
    Une enquête sur les meurtres de jeunes aristocrates romains, cyniques et débauchés, sous le règne de l'empereur Auguste, en Gaule romaine. Les personnages: Hadrianus Trevius est sénateur et premier magistrat de Lugdunum Convenarum, dont il veut faire la capitale de la Gaule lyonnaise; diplomate, il a nommé Gedemo, le chef des Convènes, quatrième magistrat du quattuorvirat. Son ambition et ses rêves de grandeur le poussent à chercher un faux coupable. Valerius Falco, légionnaire, va mener l'enquête entre obéissance et probité; cet exil forcé loin des siens, cette société hiérarchisée provoquent en lui une profonde lassitude. Rufus Riego, propréteur venu de Tolosa, tyrannique et cruel, va reprendre en main la cité et l'enquête. Pour lui, le coupable ne peut être qu'issu du peuple qu'il méprise, un Gaulois. Sa présence menace la Pax Romana. Outre l'originalité de l'enquête, c'est la peinture sociale de cette période de l'antiquité qui m'a passionnée: les mœurs et croyances de l'époque, les rapports humains faussés par le système de castes et les origines, la condition des femmes, romaines et gauloises, propriétés de leur père puis de leur mari. Merci une fois encore à Benoît Séverac pour ce partage de connaissances. (Une version remaniée doit sortir en poche prochainement).
  • lcath Posté le 14 Février 2018
    Les Romains ont gagné toutes les guerres et leur pouvoir s'étend sur un vaste territoire dont la ville de Lugdunum Convernarum, entre Toulouse et Tarbes. Là vivent en paix, Romains et Gaulois sous la houlette du premier magistrat Hadrianus Trevus. Petit empereur en son domaine, il rêve de grandeurs et de la reconnaissance de Rome. Hélas, un drame survient, le meurtre du fils d'un riche Romain, Cracius compromettant les rêves d'Hadrianus. Le centurion Valerius Falco est chargé de l'enquête quand survient un deuxième meurtre. L'arrivée du propréteur Rufus Riego, envoyé de Toulouse pour mener l'enquête, sème la panique sur la ville. Ce dernier, intransigeant et colérique, n'éprouve que haine pour les Gaulois et veut coute que coute trouver un coupable parmi eux. Une belle enquête en terre gallo-romaine qui fait de ce roman une lecture agréable. Les chassés-croisés des ambitions politiques, des haines raciales offrent un beau ballet de personnages navigant en eaux trouble. Les personnages sont bien campés et crédibles dans un décor et un mode de vie bien rendu.
  • Arakasi Posté le 30 Janvier 2015
    Le petit berger court pour rentrer chez lui. Il court, les larmes aux yeux et le cœur rempli de terreur. Il court le plus vite, le plus loin possible du cadavre du jeune noble romain qu’il vient de découvrir sur la colline qui surplombe la ville de Lugdunum Convenarum, un poignard gaulois planté dans la poitrine. Il court car il sait bien ce que signifie cette mort pour lui, pour sa famille et pour tous les habitants gaulois de la cité. Le sénateur romain en charge de la gestion de la ville, Hadrianus Trevius, le sait aussi et il tremble d’angoisse également, lui qui espérait faire de Lugdunum un exemple d’harmonie politique pour l’ensemble de la Gaule et rachetait ainsi son opposition à l’empereur Auguste qui l’a fait chasser d’Italie. Le centurion Valerius Falco le sait aussi et il se morfond de voir la paix civile si chèrement gagnée sur la point de voler en éclat parce qu’un imbécile trop riche est venu trouver la mort à des milliers de kilomètres de sa mère patrie. A Lugdunum, on est las de la guerre, las des incertitudes, las des cadavres amassés dans le creux des fossés, aussi... Le petit berger court pour rentrer chez lui. Il court, les larmes aux yeux et le cœur rempli de terreur. Il court le plus vite, le plus loin possible du cadavre du jeune noble romain qu’il vient de découvrir sur la colline qui surplombe la ville de Lugdunum Convenarum, un poignard gaulois planté dans la poitrine. Il court car il sait bien ce que signifie cette mort pour lui, pour sa famille et pour tous les habitants gaulois de la cité. Le sénateur romain en charge de la gestion de la ville, Hadrianus Trevius, le sait aussi et il tremble d’angoisse également, lui qui espérait faire de Lugdunum un exemple d’harmonie politique pour l’ensemble de la Gaule et rachetait ainsi son opposition à l’empereur Auguste qui l’a fait chasser d’Italie. Le centurion Valerius Falco le sait aussi et il se morfond de voir la paix civile si chèrement gagnée sur la point de voler en éclat parce qu’un imbécile trop riche est venu trouver la mort à des milliers de kilomètres de sa mère patrie. A Lugdunum, on est las de la guerre, las des incertitudes, las des cadavres amassés dans le creux des fossés, aussi romains et gaulois tremblent-ils tous en voyant l’ombre du chaos se profiler à nouveau à l’horizon. Mais quand un deuxième jeune romain est retrouvé assassiné, l’affaire devient impossible à étouffer. Le propréteur Rufus Riego est en route pour mener l’enquête, mais le magistrat est connu pour sa haine féroce des gaulois et sa présence risque d’envenimer les choses, voire de provoquer un massacre. Il ne reste donc plus que quelques jours au centurion Valerius pour trouver le meurtrier et éviter un drame dont Lugdunum pourrait ne jamais se relever. Autant le dire tout de suite pour ne pas décevoir les amateurs de polars, ce n’est clairement pas dans son enquête policière que réside l’intérêt des « Chevelues », celle-ci étant d’une extrême simplicité et prenant peu de place dans le récit. Si l’aspect investigation est plutôt superficiel, le roman soulève en revanche d’autres thématiques fascinantes et assez rarement évoquées dans le cadre de la littérature historique : les ambiguïtés de la relation entre envahisseurs et envahis, le mal du pays des soldats trop longtemps éloignés de leur foyers, l’angoisse sourde de l’oppresseur perdu dans une contrée étrangère même quand celle-ci est pacifiée en apparence… Le personnage principal incarne avec subtilité ces différents sentiments, officier fatigué et mélancolique, partagé entre sa sympathie pour les habitants de la région et son malaise profond face à ce pays troublant qu’il comprend mal et qui ne sera jamais le sien, quelle que soit la longueur de son exil. Il faut saluer également une écriture très agréable qui rend justice aux paysages ensoleillés du bord de la Garonne et à la ligne blanche et glacée des Pyrénées qui domine le récit. Beaucoup de charme et une originalité rafraichissante font donc de ce roman un plaisant moment de lecture !
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