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EAN : 9782266249805
Code sériel : 6096
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Les Contes de la bécasse

Héléne LASSALLE (Préface), Annie SOLER (Préface)
Date de parution : 01/09/2014

Édition présentée et commentée par Hélène Lassalle (Muséum d'histoire naturelle)

et Annie Soler (collège de Val-de-Reuil, Normandie).

 

À la table du baron des Ravots, on célèbre la chasse, le gibier et l'art d'offrir aux convives les récits les plus surprenants. Toute la Normandie de Maupassant se dépeint dans ces tableaux...

Édition présentée et commentée par Hélène Lassalle (Muséum d'histoire naturelle)

et Annie Soler (collège de Val-de-Reuil, Normandie).

 

À la table du baron des Ravots, on célèbre la chasse, le gibier et l'art d'offrir aux convives les récits les plus surprenants. Toute la Normandie de Maupassant se dépeint dans ces tableaux plaisants ou cruels, une province où règne une lâche bourgeoisie et une misère presque médiévale. L'auteur de Bel-Ami révèle l'avarice des paysans, l'avidité sensuelle et le cynisme des gens des villes, la rouerie des filles, les laideurs de la vie, autant de peintures sarcastiques empreintes d'une philosophie désolée mais aussi pleines de pitié et de compassion.

L'argent, la bêtise « éternelle, indestructible », la luxure, l'angoisse : en quelques traits, quelques couleurs, quelques pages miraculeuses de simplicité et de force, naissent des personnages inoubliables.

 

Lire avec le texte intégral et la préface présentant l'œuvre et son auteur.

Comprendre avec « Les clés de l'œuvre » : 16 pages pour aller à l'essentiel ; 52 pages pour approfondir.

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EAN : 9782266249805
Code sériel : 6096
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • CamilleRabelle Posté le 14 Novembre 2020
    Des jolis contes normands, comme toujours Maupassant incisif est un régal. On est tout de suite transporté en Normandie, on sent les embruns et les crottins ! Mais j'ai trouvé ces contes vraiment enfantins, ils manquent de profondeur, ils ne questionnent qu'en surface les non-dits de la société. Ils ne sont pas assez "terribles" Mes préférés : La Peur et Un Fils. Ce sont les plus aboutis, ceux où les tripes de l'humanité sont mises à nues !
  • Okenwillow Posté le 1 Octobre 2020
    En dix-sept contes Maupassant nous dresse un portrait de son époque. Une étude sur les hommes, les femmes, les pauvre, les riches, et les relations entre tout ce petit monde. Certains contes sont cruels, d'autres émouvants, drôles ou poétiques.Le tout dans une Normandie plus vraie que nature, racontée dans un style agréable et coloré, aux dialogues souvent savoureux.On peut lire l'ensemble des contes sur WikipédiaExtrait :Chez le vieux baron des Ravots qui ne pouvait plus chasser, une coutume existait, qu'on appelait le " conte de la bécasse". Lorsque chaque convive avait dégusté son oiseau, le cérémonial voulait qu'après avoir graissé toutes les têtes, le maître de maison tirât au sort celui qui seul aurait le privilège de s'en régaler. "L'élu du hasard croquait le crâne suiffé en le tenant par le nez et en poussant des exclamations de plaisir. Et chaque fois les dîneurs, levant leurs verres, buvaient à sa santé. Puis, quand il avait achevé le dernier, il devait sur l'ordre du baron, conter une histoire pour indemniser les déshérités.
  • Diabolo44 Posté le 30 Août 2020
    Troisième recueil de nouvelles de Maupassant que je lis en peu de temps, il m'a semblé globalement un peu en dessous de La maison Tellier, mais au-dessus de Mademoiselle Fifi. Si la chasse, ce passe-temps aujourd'hui si controversé, et la guerre de 1870 (qui décidément a beaucoup marqué l'auteur) reviennent plusieurs fois en filigranes, le véritable fil rouge de ce misanthrope de Maupassant – j'ai envie de dire un peu comme toujours – ce sont les innombrables vices et tares du genre humain, parmi lesquels la vénalité occupera une place centrale. Petit florilège de celles de ces 17 courtes nouvelles qui m'ont le plus marqué : - Ce cochon de Morin : un homme paye toute sa vie son inconduite d'un jour, ou comment une réputation ruinée ne se rattrape jamais. - La folle : cruauté guerrière et bêtise de l'occupant contre une femme mentalement brisée par les vicissitudes de l'existence. - Pierrot : avarice et bêtise poussées à leur paroxysme. Ces deux greluches sont tout simplement consternantes. - Les sabots : la misère d'une petite métayère soumise aux caprices de son maître, un thème cher à Maupassant. - La rempailleuse : tout le monde est affligeant dans cette nouvelle. La rempailleuse qui s'accroche – et gâche... Troisième recueil de nouvelles de Maupassant que je lis en peu de temps, il m'a semblé globalement un peu en dessous de La maison Tellier, mais au-dessus de Mademoiselle Fifi. Si la chasse, ce passe-temps aujourd'hui si controversé, et la guerre de 1870 (qui décidément a beaucoup marqué l'auteur) reviennent plusieurs fois en filigranes, le véritable fil rouge de ce misanthrope de Maupassant – j'ai envie de dire un peu comme toujours – ce sont les innombrables vices et tares du genre humain, parmi lesquels la vénalité occupera une place centrale. Petit florilège de celles de ces 17 courtes nouvelles qui m'ont le plus marqué : - Ce cochon de Morin : un homme paye toute sa vie son inconduite d'un jour, ou comment une réputation ruinée ne se rattrape jamais. - La folle : cruauté guerrière et bêtise de l'occupant contre une femme mentalement brisée par les vicissitudes de l'existence. - Pierrot : avarice et bêtise poussées à leur paroxysme. Ces deux greluches sont tout simplement consternantes. - Les sabots : la misère d'une petite métayère soumise aux caprices de son maître, un thème cher à Maupassant. - La rempailleuse : tout le monde est affligeant dans cette nouvelle. La rempailleuse qui s'accroche – et gâche – toute sa vie pour un amour chimérique, et l'ingratitude, le mépris, le racisme puis la cupidité du pharmacien et de sa femme. L'argent n'a pas d'odeur ! - En mer : la vénalité est encore le sujet ici, quand un pêcheur a de bien curieuses priorités face au grave accident de travail qui touche son frère. - Aux champs (je pense avoir déjà lu cette nouvelle, probablement dans un des nombreux recueils faits de bric et de broc au XXe siècle en piochant dans les différents recueils de Maupassant) : des bourgeois ne peuvent pas avoir d'enfant, ils proposent d'adopter un enfant de fermiers contre finances. Une famille refuse, l'autre accepte, s'attirant le mépris des premiers qui n'ont pas "vendu leur t'chiot", eux. Mépris, ou jalousie, au fait ? La chute surprend autant qu'elle fait réfléchir et bouscule notre manichéisme. - Un fils : viol suivi de grossesse et mort en couche, filiation et culpabilité pour un bourgeois dont le mépris de classe lui revient en plein visage. - Saint-Antoine : du danger qu'il peut y avoir à faire son kakou en profitant du fait que l'interlocuteur ne comprend pas votre langue. La chute est terrible. - L'aventure de Walter Schnaffs : petit traité sur la couardise et l'exagération en temps de guerre.
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  • PascalMalosse Posté le 14 Juillet 2020
    L'humour noir domine ces contes, la plupart du temps situé dans la campagne normande et misérable. Un humour triste, amer, horrible. Les non-dits, les suggestions grivoises atteignent des sommets de maîtrise. Certains contes lorgnent du côté du fantastique comme "la peur." D'autres comme "la folle" nous marquent à vie, sans que l'on comprenne vraiment pourquoi. Peut-être la simplicité du tragique, la banalité de la cruauté qui fait mouche. La guerre avec la Prusse est aussi évoquée dans "Saint-Antoine" dont le titre ironique et le grotesque pourraient constituer un manifeste de la vision désespérée de Maupassant.
  • Chasto Posté le 19 Juin 2020
    Contes que l'on aurait peut être dû écrire compte par cette énumération de faits, d'états d'âmes. De ces petits traits de caractères si caractéristiques de tant de nos contemporains. L'auteur, par sa sagacité se joue de cette petite société "bien pensante" qui n'a de cesse, l'exercice de ces vices les faisant si remarquables. D'un dix neuvième siècle à un vingt et unième, rares sont les évolutions et différences constatées depuis ces contes de cette malheureuse bécasse. Est ce parce qu'elle est protégée que ces contes sont si actuels ? Ou tout simplement grâce à l'œil acéré de Maupassant aimant épingler les travers des uns et des autres pour en faire l'esquisse d'une société dans laquelle il ne se déplaisait pas d'évoluer.
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