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10/18
EAN : 9782264066176
Code sériel : 4968
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

Hélène MORITA (Traducteur)
Date de parution : 03/09/2015
« Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d'université jusqu'au mois de janvier de l'année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort. »
 
À Nagoya, ils étaient cinq amis, inséparables. Puis Tsukuru a gagné Tokyo. Un jour, ils lui ont signifié qu'ils ne voulaient plus jamais le...
« Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d'université jusqu'au mois de janvier de l'année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort. »
 
À Nagoya, ils étaient cinq amis, inséparables. Puis Tsukuru a gagné Tokyo. Un jour, ils lui ont signifié qu'ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans raison. Pendant seize ans, celui qui est devenu architecte a vécu séparé du monde. Avant de rencontrer Sara. Pour vivre cet amour, Tsukuru va entamer son pèlerinage, et confronter le passé pour comprendre ce qui a brisé le cercle.Renouant avec le réalisme onirique de ses débuts, le maître conteur de la trilogie 1Q84 tisse une fable initiatique d’une envoûtante étrangeté, à la mélancolie apaisée.
 
 
« Entrer dans ce livre, c'est comme faire un rêve dont on sait d'avance qu'on se réveillera plus heureux. » Elle
 
 Traduit du japonais par Hélène Morita

 
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EAN : 9782264066176
Code sériel : 4968
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Murasaki Posté le 12 Juin 2020
    L'excellente écriture est toujours là, on retrouve les thèmes chers à l'auteur : jeunesse perdue, solitude, amour de la musique etc... Le personnage central est attachant, éprouvé par le rejet de ses amis il avance seul dans la vie et fait une grave dépression dont il guérit. Son périple pour découvrir la vérité est comparable à celui de bien des personnages des romans de Murakami. Il y a presque toujours ce tournant dans leur vie où ils prennent la route, soit pour fuir soit pour courir après quelqu'un ou quelque chose. C'était le cas dans "la ballade de l'impossible", "les amants du Spoutnik", "1Q84", et on retrouve ce ressort d'intrigue dans "le meurtre du commandeur", on pourrait citer d'autres titres... Ce n'est pas ce qui m'a dérangée car la récurrence des thèmes de prédilection d'un auteur participe à créer son univers littéraire, comme son style. Cependant cette fois la magie n'a pas opéré et j'ai été agacée par les scènes érotico-oniriques qui ne sont que des bribes reprises sur 1Q84, où ces scènes étaient déjà déplaisantes bien qu'elles participent à l'intrigue basée sur deux dimensions. Ici Murakami frôle le thème du dédoublement spacio-temporel, il jette quelques miettes, des... L'excellente écriture est toujours là, on retrouve les thèmes chers à l'auteur : jeunesse perdue, solitude, amour de la musique etc... Le personnage central est attachant, éprouvé par le rejet de ses amis il avance seul dans la vie et fait une grave dépression dont il guérit. Son périple pour découvrir la vérité est comparable à celui de bien des personnages des romans de Murakami. Il y a presque toujours ce tournant dans leur vie où ils prennent la route, soit pour fuir soit pour courir après quelqu'un ou quelque chose. C'était le cas dans "la ballade de l'impossible", "les amants du Spoutnik", "1Q84", et on retrouve ce ressort d'intrigue dans "le meurtre du commandeur", on pourrait citer d'autres titres... Ce n'est pas ce qui m'a dérangée car la récurrence des thèmes de prédilection d'un auteur participe à créer son univers littéraire, comme son style. Cependant cette fois la magie n'a pas opéré et j'ai été agacée par les scènes érotico-oniriques qui ne sont que des bribes reprises sur 1Q84, où ces scènes étaient déjà déplaisantes bien qu'elles participent à l'intrigue basée sur deux dimensions. Ici Murakami frôle le thème du dédoublement spacio-temporel, il jette quelques miettes, des petits résidus de 1Q84 qu'on s'attend à le voir développer d'une autre manière... mais non. Par ailleurs, j'ai trouvé que les passages sur les voitures et la musique n'étaient que du remplissage. En revanche, son point de vue sur les organisateurs de séminaires d'entreprise est intéressant, ainsi que la description des gares et l'évocation des salarymen qui se pressent par millions à Shinjuku ou ailleurs. Déguisée sous les traits d'humour on perçoit la compassion de l'auteur pour ses compatriotes esclaves des grandes entreprises qui les traitent comme des pions. Murakami a visiblement une dent -ou plusieurs - contre les traditions anciennes et les usages modernes qui étouffent l'individu. Dans ses romans, et ici c'est encore le cas, le héros cherche à s'affirmer, à trouver une voie professionnelle et sentimentale qui corresponde à ses véritables aspirations. Donc, au final, il y a du très bon, et malheureusement un peu de remplissage et un peu de "sous-développé". C'est un bon roman si on n'a pas lu les autres, mais comme j'en ai lu plusieurs, écrits avant celui-ci, je suis un peu déçue.
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  • JeanPierreV Posté le 22 Mai 2020
    Que serait l'amitié sans les ruptures amicales? Sans la douleur de ces ruptures ? Tsukuru Tazaki est étudiant. Il a quatre amis avec lesquels il s'entend bien, quatre amis qui ont chacun une couleur dans leur prénom . Ils s'appellent Pin Rouge, Mer Bleue, Racine Blanche, Champ Noir...prénoms japonais faisant référence à la poésie, plutôt qu'à des saints! Autre culture! Son nom, quant à lui ne représente aucune couleur. Avec ses amis ils forment, malgré tout, un groupe d'étudiants inséparables... Un jour "pendant qu’il n’était pas là, quelque chose était arrivé ici, qui poussait les autres à garder leurs distances avec lui." Le groupe d'amis a éclaté, ou plutôt, ses amis se sont éloignés de lui, n'ont plus souhaité le voir. Ils ont continué à se rencontrer, à se retrouver..mais sans jamais l'associer à leurs retrouvailles. Pourquoi? Était-ce parce qu'il était celui qui avait le plus d'argent ? Tsukuru est miné par ce manque, par ce rejet. Qu'a t-il fait pour mériter une telle attitude de leur part ? Il est parfois hanté par des idées noires, et envisage même de se supprimer. Alors que ses amis se passionnaient pour le sport, les animaux, la lecture....maniaient l'humour, et recherchaient les plaisirs variés qu'offrent la vie,... Que serait l'amitié sans les ruptures amicales? Sans la douleur de ces ruptures ? Tsukuru Tazaki est étudiant. Il a quatre amis avec lesquels il s'entend bien, quatre amis qui ont chacun une couleur dans leur prénom . Ils s'appellent Pin Rouge, Mer Bleue, Racine Blanche, Champ Noir...prénoms japonais faisant référence à la poésie, plutôt qu'à des saints! Autre culture! Son nom, quant à lui ne représente aucune couleur. Avec ses amis ils forment, malgré tout, un groupe d'étudiants inséparables... Un jour "pendant qu’il n’était pas là, quelque chose était arrivé ici, qui poussait les autres à garder leurs distances avec lui." Le groupe d'amis a éclaté, ou plutôt, ses amis se sont éloignés de lui, n'ont plus souhaité le voir. Ils ont continué à se rencontrer, à se retrouver..mais sans jamais l'associer à leurs retrouvailles. Pourquoi? Était-ce parce qu'il était celui qui avait le plus d'argent ? Tsukuru est miné par ce manque, par ce rejet. Qu'a t-il fait pour mériter une telle attitude de leur part ? Il est parfois hanté par des idées noires, et envisage même de se supprimer. Alors que ses amis se passionnaient pour le sport, les animaux, la lecture....maniaient l'humour, et recherchaient les plaisirs variés qu'offrent la vie, lui se passionnait pour les gares....plus qu'une passion de jeunesse, c'est devenu une obsession... il y passe son temps, aime les étudier, envisage des possibilités pour fluidifier leurs trafics de trains et de voyageurs...et ceci depuis ses années d'études Un loisir pas banal, vous en conviendrez! Un loisir dont il a, depuis, fait son métier. Un métier qui lui apporte une aisance matérielle, mais ses pensées sont toujours hantées par ce pourquoi ! "Pourquoi m'ont-ils rejeté? Pourquoi m'ont-ils dit qu'ils ne souhaitaient plus me voir?" Ses proches supportent difficilement ses états d'âme, ses absences..Sara son amie, lui suggère de vider l'abcès, de partir à la rencontre de chacun de ses amis Alors Tsukuru va parcourir le Japon et le monde pour les retrouver, avoir avec chacun et chacune d'eux une discussion pour tenter de comprendre afin de se débarrasser de cette obsession qui le taraude depuis plus de 16 ans ! Quatre rencontres..Ils ont tous et toutes fait leur vie, des vies bien différentes...quatre rencontres pour guérir le mal par le mal, pour accepter peut-être d'avoir mal, afin de guérir un état d’âme permanent. Ce livre était abandonné dans une boite à livres, quelques jours avant ce confinement qui ferma bibliothèques et librairies..Abandonné ou plutôt laissé au bonheur d'un autre lecteur. Ce fut le mien. Combien sont ceux qui passeront leur vie, plus ou mois minés par un rejet remontant à l'enfance, ou hantés par un surnom qui leur collera à la peau? Murakami excelle dans cet exercice d'écriture dans lequel chacun pourra se reconnaître ici ou là. Les trains avancent....certains déraillent. Son texte qui se lit avec plaisir, nous fait voyager dans le monde et dans le temps...Voyages dans le monde et dans le temps, que nous n'osons pas tous affronter...je n'en dirai pas plus ! Quant au livre, il va poursuivre son voyage ...Il le mérite.
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  • bfauriaux Posté le 31 Mars 2020
    Une reussite comme toujours avec cet auteur un livre zen,une belle histoire tres bien ecrite qui fait plaisir à lire, une vraire decouverte pour moi et une belle histoire d'un jeune home qui veut comprendre son passé !
  • aminegi Posté le 20 Février 2020
    j'aurais aimé savoir qui a violé et tué blanche et si l'incolore était un psychopathe tout simplement ...
  • Arimbo Posté le 19 Janvier 2020
    Un roman bouleversant, et assez différent des autres romans de Murakami. Ce n'est pas ici le monde magique côtoyant le réel, mais plutôt un récit d'un réel parfois étrange. C'est en premier lieu l'histoire d'un être qui s'est réalisé sur le plan professionnel: il a réalisé son rêve de construire des gares et de les aménager, mais qui ne s'est pas réalisé sur le plan affectif, un être "incolore", effacé, ne sachant pas s'affirmer, et en cela, il est touchant mais aussi énigmatique. C'est aussi l'histoire d'un groupe d'amis adolescents très heureux et très soudés dont le héros va se trouver brutalement exclu, sans que ses amis lui en donnent la raison. Et, tel qu'il est, c'est à dire quelqu'un d'effacé et ne sachant pas communiquer, il ne demandera rien et souffrira terriblement au point de se laisser dépérir, puis se ressaisir par une sorte d'ascèse quotidienne, où l'activité sportive jouera une grande part. Mais il demeurera un être solitaire, ne s'attachant pas, sauf dans une amitié ambiguë avec l'étrange Haida (la seule partie où l'on retrouve cet univers parallèle et angoissant si caractéristique de Murakami). Puis sa rencontre avec Sara changera sa vie. Celle-ci le décidera à accomplir le... Un roman bouleversant, et assez différent des autres romans de Murakami. Ce n'est pas ici le monde magique côtoyant le réel, mais plutôt un récit d'un réel parfois étrange. C'est en premier lieu l'histoire d'un être qui s'est réalisé sur le plan professionnel: il a réalisé son rêve de construire des gares et de les aménager, mais qui ne s'est pas réalisé sur le plan affectif, un être "incolore", effacé, ne sachant pas s'affirmer, et en cela, il est touchant mais aussi énigmatique. C'est aussi l'histoire d'un groupe d'amis adolescents très heureux et très soudés dont le héros va se trouver brutalement exclu, sans que ses amis lui en donnent la raison. Et, tel qu'il est, c'est à dire quelqu'un d'effacé et ne sachant pas communiquer, il ne demandera rien et souffrira terriblement au point de se laisser dépérir, puis se ressaisir par une sorte d'ascèse quotidienne, où l'activité sportive jouera une grande part. Mais il demeurera un être solitaire, ne s'attachant pas, sauf dans une amitié ambiguë avec l'étrange Haida (la seule partie où l'on retrouve cet univers parallèle et angoissant si caractéristique de Murakami). Puis sa rencontre avec Sara changera sa vie. Celle-ci le décidera à accomplir le voyage vers ces anciens amis, un "pèlerinage", auquel l'oeuvre musicale de Liszt (Les années de pèlerinage) fera contrepoint. Il apprendra la vérité sur son rejet du groupe et derrière celle-ci, beaucoup de choses insoupçonnées: le drame de la déraison de Blanche, celle qui l'a accusé de viol, et la protection qui lui fut assurée par le groupe, l'amour que lui vouait Noire et qu'il n'avait pas perçu.. La fin, faite de sérénité (la contemplation des voyageurs dans une gare), et de l'attente de Sara (lui répondra-t-elle qu'elle veut vivre avec lui, il se résigne à attendre son appel) est merveilleuse. Un roman dont les résonances m'ont longtemps accompagné après en avoir fini la lecture, plus encore que les autres romans de l'auteur.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…